08 février 2010

Puteaux / La Rochelle : journaux municipaux de pages en pages

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Ce texte suit une précédente publication concernant « Puteaux-Infos » de décembre 2009. Pour changer Puteaux-Infos, il est possible de s'inspirer de villes plus en avance dont La Rochelle n'est qu'un premier exemple.

Contrairement à Puteaux, le coût de la publication de la ville, très dense en informations, est très inférieur, la participation citoyenne devance le narcissisme politique et les points de gestion sont situés dans une politique globale, cohérente.

« La Rochelle, le journal » est le journal de la ville de La Rochelle, ville près de 2 fois plus peuplée que Puteaux.

Cette publication relève d'un choix équilibré, financièrement maîtrisé et se distingue de Puteaux-Infos:

  • elle paraît tous les 2 mois,
  • le papier est plus ordinaire et plus léger, elle a, en ce mois de décembre, 35 pages (au lieu de 68), son poids est inférieur de 60 g,
  • des pages de publicité pour les entreprises locales, à partir d'un contrat de la mairie avec une régie publicitaire, couvrent 50% du coût de la publication.

 

Le maire de La Rochelle n'apparaît qu'une fois, son unique photo illustre son éditorial en début de journal. Il n'y a pas de photo  des conseillers municipaux.

La majorité n'y publie pas de tribune contrairement aux partis d'opposition.

La parole est donnée très largement aux citoyens des 20 comités de quartiers, sur 4 pages.

La « générosité » s'exerce avec rationalité : les associations diverses dirigent leurs initiatives (repas- cadeaux- chèques, animations...) vers des publics précis.

  • les retraités isolés,
  • les personnes en difficulté,
  • les sans- abri,
  • les bénéficiaires de l'épicerie sociale, (il y a aussi un « resto du cœur »)
  • les personnes hébergées,
  • les enfants des personnes hébergées (spécialement)
  • les enfants de la ville,
  • les adhérents des centres sociaux,

 

Les travaux concernent, en particulier, la progression de La Rochelle vers une ville « écologique » à circulation douce. Ville très en avance dans cette politique. Les photos des rues devenues piétonnes ou à circulation très ralentie s'insèrent dans un plan global, complexe, difficile à mettre en œuvre, qui concerne l'ensemble de la ville.

Ce plan  inclut de multiples changements liés entre eux pour éviter les erreurs : créations de parkings à durées et prix variables, pour tout type de véhicule, nouvelle ligne d'autobus transversale, pistes cyclables ...

Trois navettes de véhicules urbains sans chauffeur, les UP GO, sur un circuit ouvert au public, vont être mises en service début 2010, sur fonds européens...Une première !

01 février 2010

Le « travail au noir » des élèves de l’Ecole Publique

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Les devoirs du soir

L'arrêté du 23/11/1956 aménage les horaires des écoles primaires et inscrit les devoirs pendant le temps scolaire. En application de l'arrêté, la circulaire du 23/11/1956 supprime, sans équivoque les devoirs à la maison :

« Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail ne peut qu'apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants. Enfin, le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité. En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l'enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte. Libérés des devoirs du soir, les enfants de 7 à 11 ans pourront consacrer aisément le temps nécessaire à l'étude des leçons. »

L'interdiction est rappelée en 1962, 1964, 1971, 1986, 1990, 1994, 2002.

Toutes les Ecoles Publiques transgressent la loi républicaine, alors qu'elles sont, de plus, chargées de l'instruction civique. Les élèves travaillent au noir.

Cette situation a des conséquences négatives:

  • Les devoirs du soir échappent au contrôle des Inspecteurs de l'Education Nationale qui évitent de s'y intéresser, par prudence diplomatique.
  • Aucune enquête de l'Education Nationale ne porte sur le temps qu'ils demandent aux élèves, ni sur les conditions de leur réalisation, ni même sur leur sens.
  • Nul ne peut dire s'ils sont efficaces ou non : ils ne font l'objet d'aucune évaluation globale quant à leur effet sur le système éducatif.

Au collège, les devoirs sont autorisés, mais la coordination entre professeurs d'une même classe est pratiquement inexistante, ce qui a pour effet d'éliminer les devoirs sur l'acquisition de compétences transversales, pourtant essentielles : savoir résumer, comparer, synthétiser...

Les collèges publics ayant défini collectivement (professeurs- parents- délégués des élèves) une politique des devoirs du soir, dans leur projet d'établissement, sont rares. (Un exemple suit ce texte).

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28 janvier 2010

Coup de gueule contre les charities business

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Marre, marre, marre de recevoir tous les jours et, généralement le lendemain du jour où j'y ai déjà répondu favorablement, une nouvelle demande d'argent de la part d'un organisme patenté pour s'occuper des autres.

J'ai écrit, dit et redit par téléphone que nous donnions selon nos revenus et que ce n'était pas la peine de nous relancer jusqu'à dix fois par an ; que l'argent consacré à ces relances grevait le budget de l'organisation au lieu d'être employé sur le terrain. J'ai expliqué que cette façon de faire était agaçante, énervante, exaspérante ; qu'elle était perte de temps, d'énergie, de papier. Rien à faire. Au contraire, les envois postaux sont maintenant couplés d'appels téléphoniques pour relancer les heureux bénéficiaires d'un courrier.

Que dire devant cet acharnement, ce déploiement extraordinaire d'énergie épuisant ceux qui en sont l'objet ?

Donner, c'est normal. Donner c'est faire preuve de fraternité, de solidarité. Ca peut aussi être se dédouaner de toute responsabilité subsidiaire.

Ne pas donner tous les mois aux vingt-cinq organismes qui nous sollicitent plusieurs fois par an est culpabilisant, inhumain, égoïste et tout ce que vous voudrez.

Je ne fais pas d'ironie.

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25 janvier 2010

Hommage particulier à Philippe Séguin

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Premier Président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin a permis aux responsables d'organismes divers et, de plus, aux citoyens ordinaires, d'accéder aux rapports sur la légalité et la « qualité » de gestions financières.

Un exemple

Le rapport, du 13/04/2007, comportant les observations définitives arrêtées par la Chambre Régionale des Comptes d'Ile de France sur la gestion du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de Puteaux, de 2000 à 2004. Ce rapport complet est accessible sur le site http://www.ccomptes.fr/fr/CRC13/documents/ROD/IFR200706.pdf

A partir des informations de ce rapport, prochainement, avant le débat d'orientation budgétaire, le Maire devra fournir au Conseil Municipal l'analyse annuelle des besoins sociaux de l'ensemble de la population. Sur cette base, le CCAS adoptera, en fonction des moyens dont il dispose, les modifications à apporter aux critères d'accès aux prestations et activités relevant de sa compétence. De plus, un rapport municipal regroupant l'intégralité des activités 2009 du CCAS, obligatoire, facilitera le choix d'éventuelles re- orientations.

Les anomalies de gestion, antérieures, devraient avoir disparu. Les quelques rappels suivants en faciliteront le constat.

  • L'effectif réel du personnel de 94 personnes au 1/02/2006, était jugé « élevé » pour un CCAS et son écart avec l'effectif budgétaire autorisé, trop grand (164 personnes). La situation de quelques personnels contractuels du secteur administratif était critiquable (un déroulement de carrière particulièrement rapide, la rémunération illégale d'une collaboratrice de cabinet).
  • L'éventail des 10 prestations était particulièrement large, certaines s'écartaient des mesures prises au niveau national, avec des risques pour les allocataires. D'autres privilégiaient des jeunes sans condition de ressources des familles...
  • Les activités sociales et médico- sociales du CCAS auraient dû être retracées dans un budget annexe, appliquant les règles budgétaires et comptables de l'instruction M22.
  • La situation financière de l'unique foyer- logement pour les personnes âgées, la Résidence Wallace, était déséquilibrée. Les faibles taux de couverture des dépenses par les produits de gestion étaient dus à des défaillances dans l'analyse des besoins d'hébergement, des possibilités de facturation et des coûts. Cette politique du CCAS ne tenait pas compte des possibilités d'aide personnelle au logement ni des capacités contributives d'une moitié des résidents. (La fermeture du foyer Edgar Quinet en 2003, suppose une information sur l'usage actuel de ses locaux).
  • L'activité des repas à domicile, devait être rattachée au CCAS et financièrement intégrée au budget annexe « Maintien à domicile ».
  • Le club 102 était très peu financé par ses bénéficiaires, avant 2004.

La faiblesse du suivi et de l'analyse des besoins était illustrée par le manque de maîtrise des activités payantes (foyer- logement, aide- ménagère, animation).

La Cour Régionale des Comptes exigeait, du CCAS, une politique rigoureuse.

Philippe Séguin est décédé le 7 janvier 2010. Sa mémoire a été unanimement saluée par l'ensemble de la classe politique française qui a reconnu en lui « l'éternel Républicain ».

Annie Keszey

22 janvier 2010

Nouveau blog pour l’Atelier des Idées

logo_a-i.JPGBienvenue sur le nouveau blog de l'Atelier des Idées !

L'ensemble des articles publiés en 2009 est accessible depuis les catégories présentées dans la colonne de gauche.

Par ailleurs, nous vous invitons à vous inscrire dès aujourd'hui à notre newsletter pour être tenu informé régulièrement des nouveaux articles publiés.

 Bonne lecture...

08 janvier 2010

Janvier 2010 : avenir de la critique

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Les Institutions (préfectures, universités, mairies...)  sont des « êtres sans corps » nécessaires pour établir un accord minimal qui ne peut découler d'un échange de points de vue entre des personnes engagées dans des corps. Reconnaître leur nécessité, ne conduit pas à ignorer la validité d'une autre position, carrément critique : celle qui dénonce leur pouvoir de domination en y voyant la manifestation d'une violence symbolique ...

Le problème avec les Institutions, c'est qu'elles sont à la fois nécessaires et fragiles, bénéfiques et abusives...

Ces « êtres sans corps » ne peuvent parler autrement qu'en s'exprimant par l'intermédiaire de porte- parole, c'est- à- dire d'êtres de chair et d'os comme nous le sommes tous_ tels que les Maires, les Magistrats...Ces derniers, même lorsqu'ils sont officiellement mandatés et autorisés, ne sont néanmoins que des êtres corporels ordinaires- situés, intéressés- et, par là, condamnés à la fatalité du point de vue. C'est la raison pour laquelle on les dote souvent de marques symboliques spécifiques (l'écharpe du maire...) pour rendre manifestes     les occasions dans lesquelles ils s'expriment, non en leur nom propre et depuis leur corps propre, mais au nom d'une Institution qui les investit des propriétés d'un « être sans corps ».

D'un côté donc on fait confiance aux Institutions, on « croit » en elles. Comment faire autrement puisque sans leur intervention l'inquiétude sur ce qui est ne pourrait que croître en même temps que les désaccords ? Mais d'un autre côté, chacun sait bien que ces Institutions ne sont que des fictions et que seuls sont réels les êtres humains qui les composent, qui parlent en leur nom et qui, étant dotés d'un corps, de désirs, de pulsions...ne possèdent aucune qualité particulière qui permettrait de leur faire confiance. On balance ainsi entre « c'est un arrêté de la municipalité » et « tu parles, c'est le maire qui veut vendre à un prix surestimé la vieille bicoque héritée de sa tante »...

Croyance dans l'Institution et critique de l'Institution forment un couple indissociable car, si personne ne prenait la peine de dire ce qui est, que resterait- il à critiquer ?

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16 décembre 2009

Premier souhait pour 2010 : CHANGER Puteaux-Infos

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Puteaux-Infos est le journal mensuel communal. Dans sa forme actuelle, il semble convenir à certains putéoliens si l'on se réfère à la dernière enquête  de satisfaction de lecteurs.

Pour intéresser l'ensemble des putéoliens, beau projet démocratique, une mutation de cette publication, à dimension raisonnable, est nécessaire, pour concilier des lecteurs éventuellement contraires.

ANNEE 2009

Puteaux-Infos, de décembre 2009, reste une publication lourde de 66 pages, très illustrée, luxueuse et donc plus coûteuse que de nombreuses publications d'autres villes d'importances comparables, trop coûteuse, même si le papier est maintenant recyclé.

Les textes sont à forte tendance publicitaire optimiste. Les responsables de l'édition semblent tous sous l'emprise d'une « pensée positive », à l'américaine, telle qu'elle s'exerçait encore là- bas, il y a deux ans: « Demain sera meilleur qu'aujourd'hui : pensée- bouclier. Il faut professer sans faillir que tout va et ira bien. Cette idéologie  produit une capacité de l'ordre du réflexe à écarter les nouvelles qui dérangent ».

Sur 12 photos sur 13, Madame Le Maire sourit (notons l'avancée vers une normalisation du nombre de photos personnelles). [M Santini, Maire d'Issy-les-Moulineaux, dans « Point d'appui »  de décembre sourit aussi 6 fois, mais sur 6].

Presque tout le monde sourit d'ailleurs : le fils du maire, les enfants, les employés de la poste et de pôle emploi, les seniors, les policiers, les mariés, les parents d'enfants baptisés, M Devedjian et le père Noël.

le temps des cerises.jpgLe 11 novembre au cimetière et la réunion de travail du CES sont des pages aux visages sérieux.

En page 59, « La parole est à vous », titre extrait d'un manuel de Démocratie participative, ne comporte que des questions techniques, politiquement aseptisées.

Dans son éditorial, Madame Le Maire, en responsable, place Puteaux sous un triple signe : la solidarité, la générosité et la convivialité.

La convivialité est largement présente et commentée, ainsi que les activités culturelles et ludiques.

La générosité n'est pas celle de la mairie: il s'agit d'appels aux citoyens pour qu'ils «donnent » au Téléthon (controversé), à Action contre la faim, à la Croix Rouge, à Handicap International !!!

La valeur correspondante, pour une mairie, ne serait-elle pas plutôt la justice sociale ?

La solidarité, avec les handicapés, est plus théorique que concrète, dans ce journal en tout cas : « Marie-Dominique... se bat  pour garantir un réel accès aux droits fondamentaux à toutes les personnes en situation de handicap ». Marie Dominique réussit- elle comme elle le souhaite ?

Le développement durable n'occupe que 2 pages dont la page sur les bons gestes,   écrite pour les rares passionnés- agités d'un tel tri sélectif. Un village expérimental japonais fait encore mieux.

Chaque famille a 34 poubelles différentes pour tris divers, tous les objets, avant d'être mis dans les poubelles, doivent être lavés, mais il n'y a cependant qu'un lieu de dépôt, lieu également des recyclages  de 80%  des déchets.

Le Savoir a peu de place en décembre ...L'évocation de l'égalité des chances n'a pas la pertinence souhaitée.

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01 décembre 2009

Conseil Municipal de Puteaux : quand les délibérations passent, l’information publique trépasse

puteaux_conseil_municipal_rien_a_cacher.jpgLa ville de Puteaux, malgré l'importance de ses moyens financiers, n'est pas performante quant à l'information du public et des élus sur le fonctionnement des Conseils Municipaux: elle est moins démocratique que certaines des villes voisines.

Cette information du public et des élus  se fonde sur le règlement intérieur propre à chaque Mairie, règlement intérieur en partie modifiable.

Puteaux pourrait s'inspirer de pratiques pertinentes de villes voisines. Par exemple :

Sur le site internet de la ville de Neuilly, ce 9/10/2009, on accède déjà aux dates des prochains conseils municipaux : jeudi 12/11 et 17/12/2009.

Le compte-rendu sommaire des délibérations du conseil municipal du  24/09 a été mis en ligne une semaine plus tard.

Le procès-verbal, c'est-à-dire l'intégralité des débats, est mis en ligne après son approbation par le conseil municipal suivant.

Sur son site, la ville de Nanterre publie l'ordre du jour du prochain conseil 10 jours à l'avance au lieu des 7 jours officiels et les élus sont également prévenus 10 jours à l'avance.

Une semaine à l'avance, cet ordre du jour est publié à l'entrée de l'Hôtel de Ville, sur les panneaux administratifs de la ville et mis à disposition le jour de la séance.

Un  compte-rendu « sténotypique » s'ajoute à l'habituel compte-rendu analytique : c'est une reprise formelle de la totalité des débats au Conseil Municipal. Fidèle à la forme orale, il reproduit le discours original en le corrigeant des marques d'hésitation et des erreurs de syntaxe. Ces documents comportent entre 70 et 100 pages, téléchargeables au format pdf.

Les Conseils Municipaux de la Mairie de Paris peuvent être suivis, en direct, par vidéo. Ces vidéos sont consultables également en différé. De plus, il est possible d'accéder à l'ensemble des débats et délibérations par un moteur de recherche multicritères. La convocation des Conseillers Municipaux se fait 12 jours francs avant les conseils et si une délibération porte sur un contrat de service public le délai est porté à 15 jours francs.

 

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Et puis, à Gatineau, au Québec, le calendrier 2010  des conseils municipaux est déjà publié !!!

Pendant les Conseils Municipaux, le public peut poser des questions aux élus sur des sujets reliés au domaine municipal. Les séances sont télédiffusées  en direct sur les ondes de canal vox et sont offertes le lendemain sur le site web de la ville.

Quelles premières  mesures simples de rattrapage, peut-on espérer de la Mairie de Puteaux ?

  • L'annonce, très à l'avance, des dates des Conseils Municipaux.
  • L'envoi des documents, aux élus, 10 jours avant le Conseil, au moins.
  • Une télédiffusion intégrale, en direct (et donc possible en différé),  du déroulement du conseil. Cette dernière pratique exercera une contrainte sur les quelques élus spécialistes de provocations- parasites qui pourront mieux se concentrer sur leur travail de recherche du « bien public ».

Une prochaine publication comparera des règlements intérieurs de Conseils.

30 novembre 2009

A deux ans, tu seras grand, mon fils !

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Il y a quelques mois, notre ministre de l'éducation nationale du moment, très inspiré, fustigeait la redoutable efficacité des enseignants de maternelles, à mots choisis : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »*

Je vous fais part, en primeur, d'un choc reçu il y a deux semaines, lors de la réunion du Conseil d'Ecole à Défense 2000 (4 classes de maternelles). La Mairie souhaite que la directrice accueille quelques enfants de deux ans révolus (trois enfants, pour le moment), dans une des classes de petite section !

En d'autres termes, pour que le mot si vulgaire de M Darcos trouve sa pleine justification, on bouscule les règles de l'Education Nationale et on décide de placer en maternelle des petits qui, bien évidemment, ne sont pas encore propres, et ne peuvent en aucun cas, en débarquant ainsi en cours d'année (au 15 novembre), suivre un quelconque programme, qui de toute manière, n'est pas conçu pour eux. Inspecteur d'Académie, dites-vous ? Aux abonnés absents, politique de l'autruche... Elle est belle notre République de la Liberté, l'Égalité et la Fraternité...

En d'autres termes encore, Madame le Maire, qui ne fait pas beaucoup d'efforts, depuis sa prise de poste en 2004, pour faire mieux que son père, c'est à dire,  pour ouvrir des lits de crèche archi-nécessaires (en 2007, à la Rotonde, à une question que je lui avais posée à ce sujet, elle m'avait dit que toutes les statistiques indiquaient une baisse du nombre des enfants sur les 5 ans à venir ! La réalité, même statistique, est exactement inverse**... hormis pour les enfants de 2 ans, en effet ! Je ne sais pas qui lui communique ses chiffres...), préfère tordre le cou à certaines règles nationales pour pallier au manque de place en crèche. Sans compter la probable manipulation démagogique : l'école ne coûte rien aux parents (enfin, hormis la cantine) au contraire de la crèche...

N'est-ce pas un sujet qui vous fait bondir ? Personnellement, j'en suis resté « estomaqué » ! Et la directrice est "contrainte" d'accepter, parce que sur ses quatre classes, elle n'atteint pas le quota minimum francilien, de 26 enfants par classe ! Son inquiétude est la suivante : refuser, c'est s'exposer à une vérification de l'IA, et peut être voir celle-ci décider d'une fermeture de classe pour l'année prochaine...

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28 novembre 2009

Accueil des enfants de 2 ans en maternelle : la position d’Alain Bentolila

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Alain Bentolila est professeur de linguistique à l'Université Paris-V- Sorbonne, conseiller scientifique de l'observatoire national de la lecture et de l'agence nationale de lutte contre l'illettrisme.

« L'apprentissage de la langue conditionne le destin scolaire et social de chacun de nos enfants...

C'est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d'exigence les vertus pacifiques du Verbe que l'on peut espérer qu'ils en viennent aux mots plutôt qu'aux mains. »...

Une mère et un père devraient pouvoir conjuguer leur travail et l'éducation de leurs enfants.

« ... Avant d'exprimer ma façon de penser sur l'accueil des enfants de 2 ans à l'école, je voudrais dire combien il m'apparaît injuste et scandaleux qu'une femme ne puisse pas conjuguer avec sérénité son travail et son rôle de mère. Au lieu d'avoir octroyé à tous les français des loisirs supplémentaires à travers la loi sur les trente-cinq heures, j'aurais aimé que l'on fit un effort significatif pour permettre aux mères (ou aux pères d'ailleurs) de jeunes enfants de partager leur temps entre leur profession et l'éducation de leurs petits et ce, avec l'assurance totale que ce partage ne nuirait en rien à l'avancement dans leur carrière. On ne peut pas condamner un enfant de 2 ans à ne voir sa mère qu'une heure à peine par jour pendant la semaine: on ne peut condamner une mère à laisser toute la journée son enfant à des gens qui n'auront que peu de temps à lui consacrer...

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