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11 février 2019

REFAIRE L'EUROPE.

REFAIRE L’EUROPE. Sous la direction de : Yves Charles ZARKA. Avec Jürgen HABERMAS. PUF. 22 €.

Yves Charles ZARKA est philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes et directeur de la revue Cités.

Jürgen HABERMAS est un philosophe de notoriété mondiale, l’un des principaux représentants de l’Ecole de Francfort.

Extraits synthétiques.

  1. Introduction. Quel avenir pour l’Europe ? Y-Ch. ZARKA. (1/2 page sur 4 pages.)

Rien n’est plus difficile à concevoir que l’avenir… Prévoir l’avenir ou prétendre le dire, en dessiner même des modèles est non seulement risqué mais exposé à un échec assuré...Il s’agit donc de déterminer ce que nous pouvons faire pour que le projet d’Union européenne ne soit pas rangé dans le grenier des utopies humaines, pour que l’horizon de démocratie et de paix ne disparaisse pas sous les coups redoublés de forces adverses. C’est le présent qu’il s’agit de penser et de faire dans la perspective de l’avenir. Considérer l’avenir dans le présent, telle est la tâche philosophique qui anime cet ouvrage...L’idée européenne fut dès le départ politique. Elle visait à sauver l’Europe de l’effondrement qu’elle venait de connaître au cours de la Seconde Guerre mondiale...Mais cette dimension politique est vite passée au second plan, parce qu’elle risquait de compromettre l’aspiration qu’elle avait promue...Les politiques mirent donc au premier plan autre chose que le politique, à savoir l’union économique, avec le marché commun, puis monétaire, avec l’euro comme monnaie unique. On pensait ainsi faire progresser la construction européenne sur le plan des échanges, de la circulation des biens et des personnes (Schengen).

La transition de l’économique et financier au politique n’a pas eu lieu pour deux raisons au moins.

  1. Les institutions européennes ont été conçues et mises en place sans la participation des peuples. Comment s’étonner que ceux-ci puissent vivre l’Europe comme une réalité étrangère leur imposant une volonté hétéronome, administrative, bureaucratique, sans légitimité démocratique ?
  2. Les dérégulations successives de l’économie et surtout de la finance qui ont été réalisées depuis les années 1970, en particulier par Valéry Giscard d’Estaing, Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont rendu possible l’expansion sans limites du néolibéralisme, en supprimant les limites que le premier libéralisme avait posées. Résultat : le politique a perdu pied. L’emprise du néolibéralisme a été telle qu’il s’est mondialisé...Or, dans ce cadre, l’économie et surtout le système financier ont pris le pouvoir ; Un pouvoir que l’on peut dire antipolitique… La croyance (de la droite et de la gauche) en la capacité d’autorégulation d’un marché libéré de toute réglementation politique ou juridique est la principale cause de ce déplacement des lieux de pouvoir… Loin que nous ayons atteint un stade terminal de l’histoire, nous connaissons actuellement une double régression sociale et politique…

Les peuples ressentent l’Europe comme étrangère. Le politique s’est lui-même soumis aux lois des marchés dérégulés. Tels sont les deux aspects de la crise gravissime de l’Union européenne.

Que faire ? Réponse : non pas tout refaire depuis le début, mais réorienter la construction européenne en mettant au centre de celle-ci la réflexion sur l’idée d’une Europe démocratique…

Il s’agit de construire les concepts susceptibles de permettre de penser : d’abord, un objet politique nouveau parce que ni le paradigme fédéral, ni le paradigme confédéral ne peuvent convenir. Ensuite, une démocratie européenne qui ne supprime pas les démocraties nationales : une démocratie supranationale donc, mais non postnationale.

A suivre. Prochain chapitre de Jürgen HABERMAS, « Les dilemmes de la démocratie : l’exemple de la crise actuelle de l’Union européenne.

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/atelier-idées.org)

 

 

30 janvier 2019

Lettre à Monsieur le Délégué général de LaREM.

30/01/2019. Annie Keszey, LaREM-Génération Puteaux, à

Monsieur Stanislas Guerini, Délégué général de LaREM, 63 rue Sainte- Anne, 75002 Paris. LRAR.

Objet : Twitter.

Monsieur,

Dans le journal Le Monde du 29/01/2019, j’ai lu avec un grand intérêt, en page 23, l’article « 245 députés s’engagent contre la haine sur Internet ». Ce collectif, auquel vous appartenez, s’insurge légitimement contre les mots d’une rare violence sur les réseaux sociaux.

J’ai écrit le tweet personnel suivant sur  #Puteaux :

KESZEY @KESZEY. 28 janvier.

LaREM #Puteaux. Stanislas Guerini, Délégué général et 244 députés se sont engagés ce jour contre la haine sur Internet. Ils associent les GAFAM et les jeunes générations afin de s’élever contre la violence des mots. Merci à eux tous. (Copie  jointe de ce  tweet.)

Le tweet suivant est apparu, en réponse :

catpom@catpom27

En réponse à @KESZEY

Mémé Guerini ne devait pas croire à la violence des mots non plus ; pour d’autres raisons.

4:19 PM. 29 janv. 2019. Twitter Web Client (Copie jointe de ce tweet sur lequel une petite tête ronde dessinée précise l’ambiguïté du propos.) 

Je pense que ce second tweet est un exemple consternant et indigne de ce que les citoyens normalement équilibrés doivent combattre. Catpom rapproche votre nom, pour le salir, de celui de Barthélémy Guérini, appelé Mémé, trafiquant de drogue et proxénète corse dont l’histoire se confond avec celle du milieu marseillais.

Catpom ne serait pas adhérente de LaREM, selon son témoignage antérieur : présente, elle y serait d’ailleurs une traîtresse à la charte des valeurs du Mouvement/Parti.

L’on peut regretter cependant la proximité de Catpom avec le groupe « Puteaux en mouvement » qui vient d’être accepté dans le comité deux  de LaREM  de Puteaux malgré les propos de caniveau, d’une rare imagination haineuse, de sa responsable. 

Bon courage Monsieur le Délégué général.

Très respectueusement.

Annie Keszey