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02 février 2009

Echauffourées lors du Conseil Municipal de Puteaux du 29/01/2009

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Le dernier Conseil Municipal de Puteaux s'est déroulé le jeudi 29/01/2009 dans un climat tendu entre la majorité et l'opposition. Un mélange de provocations et d'insultes de part et d'autre, peu propice à la bonne marche de la démocratie.

Les putéoliens, grands oubliés de ce conseil, doivent rester seuls juges des comportements de leurs élus. Pour les éclairer, voici ci-dessous une revue de blogs qui exprime six versions différentes pour une vécue :

 

VERSION 1/ Frédéric Chevalier : Conseiller Municipal Indépendant UMP (liste Puteaux Ensemble). Extrait de son blog. Graves incidents lors du Conseil Municipal de Puteaux le 29 janvier

La séance du Conseil municipal de Puteaux du 29 février a été jalonnée d'incidents suite à des provocations des élus du groupe Alternance Puteaux. Premier incident, vers 20h15 Bruno Lelièvre (Les Verts) qui assure la présidence tournante du groupe Alternance Puteaux se lève avec son micro et le tend à un élu de la majorité à qui il reproche de faire des commentaires sur l'intervention de Christophe Grébert. Le maire lui demande de rejoindre sa place, mais rien n'y fait. Le ton monte, obligeant Joëlle Ceccaldi-Raynaud à formuler plusieurs rappels à l'ordre. Il faudra l'arrivée de deux policiers municipaux  et la menace d'une expulsion de l'élu perturbateur pour que le calme soit rétabli.

Une heure trente plus tard, c'est au tour de Christophe Grébert de provoquer un nouvel incident.  Après que Bruno Lelièvre a lu une question "de Daniel" relative à la présence de femmes dénudées sur les couvertures de magazines présentées en vitrine de marchands de journaux de la ville, Christophe Grébert n'écoute pas la réponse de Joëlle Ceccaldi Raynaud.  Tandis que celle-ci tente de lui expliquer qu'il s'agit d'une question relative à la liberté de la presse et donc du ressort de la compétence du Préfet, Christophe Grébert prend à parti les élus de la majorité en hurlant à plusieurs reprises "les élus de la majorité n'aiment pas les enfants". Face aux réactions offusquées de l'assistance, l'élu MoDem  perd son sang froid, se lève, prétend être menacé par un élu de la majorité et exige que le Maire prenne des sanctions à l'égard de cet élu. Malgré les appels au calme du Maire, Christophe Grébert continue de vociférer, donnant ainsi une piètre image de la démocratie.


Face à l'impossibilité de continuer sereinement les débats, la séance est levée privant du même coup le groupe socialiste et Evelyne Hardy de poser leurs questions au Maire.

Je suis profondément attristé d'un tel spectacle. Christophe Grébert, qui a fondé toute sa notoriété sur les procès intentés contre lui par la mairie, cherche à provoquer un incident pour redorer son image  largement entachée par l'implosion de Puteaux Ensemble et ses échecs successifs au MoDem. Son comportement de jeudi soir ne sert ni la démocratie, ni les électeurs qui ont porté leurs voix sur la liste Puteaux Ensemble. Je les appelle à ne pas rentrer dans son jeu et à exiger d'être représentés dignement par leurs élus, conformément aux engagements pris et aux principes de la Charte éthique qu'ils ont signé.

 

VERSION 2/ Christophe Grébert : Conseiller Municipal MoDem (liste Puteaux Ensemble), Groupe Alternance Puteaux. Extrait de son blog personnel. Insultes et menaces physiques au Conseil Municipal de Puteaux

« Je vais te retrouver à la sortie », m'a lancé très menaçant [ X- censure] , un conseiller municipal ceccaldiste !

Jeudi soir, la séance du conseil municipal de Puteaux s'est une fois de plus déroulée dans le plus grand chahut. Il est pratiquement impossible pour les élus de l'opposition de s'exprimer sans être continuellement interrompus soit par le maire, soit par les membres de sa majorité. Insultes, moqueries, rires gras, attaques personnelles... une véritable cour d'école !

Le [Y- censure] y apparait comme un petit chef de bande entraînant les autres. La maire faisant celle qui n'entend rien, ne réagissant que lorsque l'opposition proteste.

En effet, quand je me suis levé pour lui demander de réagir face aux menaces physiques lancées contre moi par un élu UMP, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a levé la séance, empêchant l'opposition de poser les questions orales prévues.

 

VERSION 3/ Sylvie Cancelloni : Conseillère Municipale MoDem (liste Puteaux Ensemble), Groupe Alternance Puteaux. Extrait de son blog personnel. Cacophonie, Tohu Bohu et autres désordres : le Conseil Municipal de Puteaux du 29 janvier 2009

On ne fait décidément pas de la politique comme ailleurs à Puteaux. N'imaginez pas surtout pas notre Conseil Municipal comme une assemblée de « sages » où l'on deviserait posément de l'avenir de la ville... Cela, c'est chez les voisins, où, pourtant, on ne s'aime pas vraiment entre opposition et majorité !

A Puteaux, poser une question, exprimer une réserve, vérifier une hypothèse requiert d'abord les qualités d'un chanteur d'opéra, pour dépasser la cacophonie qu'engendre inévitablement toute expression de l'opposition. Ou plutôt, de celle qui s'exprime...

A Puteaux, la parole flûtée de l'Edile est reçue dans un silence religieux. C'est un désordre indescriptible, tribune et salle confondues, quand un élu de l'opposition dit... son opposition, et surtout quand il l'argumente.

A Puteaux, la seule expression « publique » des élus de la majorité consiste dans l'ânonnement laborieux de textes rédigés par d'autres. Pour certains, on peine à dire s'ils comprennent même ce qu'ils lisent...

A Puteaux, pour rompre l'ennui de la grande messe silencieuse du Conseil, les élus de la majorité ont inventé le Tohu Bohu systématique : à chaque prise de parole de l'opposition, ils expriment, par le chahut, leur indignation sincère à la désacralisation de l'icône ceccaldiste. Certains faisaient déjà de même avec la précédente. Ca vole haut, je ne vous en dirai pas plus.

Vous l'avez compris, c'est un billet d'humeur. Le Conseil d'hier était extravagant... Entre bâillements et insultes, incidents divers et mauvais procès, cris et appels à l'ordre, il s'agissait tout simplement de traiter la question, centrale, des orientations budgétaires de la ville pour l'année à venir.

Orientations qu'il faut inscrire dans un contexte difficile (la crise et un moindre engagement de l'Etat) et dans un climat d'incertitude (la réforme de la taxe professionnelle et notre participation à la Défense qui croît de 300% pour cette seule année).

Nous demandions au Maire, assez classiquement,  de nous dévoiler ses priorités municipales, et au Député Maire de nous exprimer ses réflexions face aux réformes, évolutions et contraintes pouvant impacter notre ville dans un avenir proche.

Vous espérez une réponse ? Nous l'attendions aussi. Fiat lux : à nous donc de la chercher...

C'est Christophe qui s'y met le premier ce matin, en publiant son intervention sur la question des orientations budgétaires. Elle n'a pas donné lieu à un débat, mais à des vociférations.

Bruno Lelièvre et moi-même ne manquerons pas à notre tour, dans les jours qui viennent, de vous faire vivre, sans les désordres, la diversité des autres questions abordées... et rarement débattues.

 

VERSION 4/ Claude Klein : Militante MoDem de Puteaux. Présente dans la tribune du public lors du conseil. Courriel publié avec son accord.

Placée dans la galerie des auditeurs au Conseil Municipal, je n'ai pas pu voir le déroulement physique de cette séance extraordinairement affligeante. Il y a de l'agressivité de part et d'autre; de l'ironie douce et violente dans l'opposition; des retours cinglants du Maire.

Bruno Lelièvre, le Conseiller de l'opposition a provoqué un premier esclandre en se levant et en refusant de se ré-asseoir avant que le maire ait fait appel à la police municipale pour l'y contraindre.  Il s'est assis avant d'y être contraint.

J'ai appris à cette occasion qu'aucun conseiller municipal n'avait le droit de se lever ou de sortir avant demande au Maire et son accord. Je crois que Bruno Lelièvre agacé par une remarque sotto voce d'un conseiller s'est levé pour lui mettre le micro sous le nez en lui disant qu'ainsi tout le monde l'entendrait.

Après, cela, le Maire a demandé un peu de tenue à toute l'assemblée, nommant aussi les conseillers de la majorité.  EN REALITE, LES CONSEILLERS FONT TOUS DES REMARQUES INAUDIBLES POUR LA GALERIE PENDANT QUE PARLENT LEURS COLLEGUES.  Comme à l'Assemblée Nationale, quoi.

En ce qui concerne l'interruption du Conseil, Christophe Grébert avait posé une question.  Le Maire avait répondu un peu sèchement lui demandant de lui écrire et qu'elle lui répondrait en tant que présidente de l'OPHLM. Christophe Grébert n'a pas voulu accepter cette réponse et a voulu entamer une discussion.  Même chose pour la seconde question sur les photos de femmes dénudées en vitrine des vendeurs de journaux. Le maire a répondu qu'une telle décision relevait du Préfet.

Or, le Conseil se trouvait dans la phase : 3 questions par groupe et réponses du Maire n'ouvrant pas de discussion.  Pas de débats  possibles, selon le règlement.

L'ambiance a donc dégénéré sur une remarque lancée par l'opposition : "vous n'aimez pas les enfants".  Brouhaha, cris etc.  CG aurait dit qu'il était attaqué et qu'il porterait plainte.  Le Maire a mis fin au Conseil.

Voilà ce que je peux vous dire au sujet de ce texte de Christophe Grébert.  Je suis restée jusqu'à l'interruption de séance.  Je ne sais pas plus.

Ce qui a été oublié ici, c'est que *Alternance Puteaux avait contesté les 3 questions accordées à E Hardy sous prétexte qu'elle était 'une' et eux 'trois'.  Le Maire avait expliqué qu'il y avait trois questions par groupe et non trois questions par personne.

Evelyne Hardy est sortie furieuse.  Je la comprends car ses questions sont pertinentes et documentées.  Elle garde son calme et poursuit ce qu'elle a à dire avec beaucoup de sang-froid.  De plus, l'assemblée l'écoute en silence.  Ce n'est pas le cas lorsqu'Alternance-Puteaux parle.

 

VERSION 5/ Nadine Jeanne : Conseillère Municipale (liste PS), Groupe PS. Extrait de son blog personnel. Orientations budgétaires 2009 : "Puteaux ne connait pas la crise" et les Putéoliens ?

 

P.S. Ambiance lors de ce conseil du 29 janvier: Les interpellations véhémentes et hors micro d'élus de la Majorité vis à vis d'élus de l'opposition ont provoqué plusieurs incidents. Au final, le Maire a levé la séance avant même que nous ayons eu le temps de poser les questions diverses...

 

VERSION 6/ Marie-Sophie Mozziconacci : Conseillère Municipale Indépendante (liste Charles Ceccaldi-Raynaud). Extrait de son blog. Voltaire et l'époque des luminaires

Ambiance délétère au Conseil Municipal de Jeudi dernier.L'écoute et l'argumentation délaissées au bénéfice d'invective ou d'une volonté de diminuer la parole des Conseillers, en portant systématiquement des jugements de valeur à rebours d'une argumentation construite nécessaire au débat.

Quelle ne fut pas notre surprise d'entendre Voltaire cité à mauvais escient, voire à contre-sens! Ce n'est plus Voltaire à l'époque des Lumières, mais Voltaire réduit à l'époque des luminaires!

Des millions dépensés pour les illuminations ne suffisent pas pour la saisie du contenu des œuvres des Lumières. La culture ne s'achète pas. Elle se transmet. Ou ne se transmet pas.

Quand Nadine Jeanne a légitimement suggéré que les individus auraient besoin d'une aide occasionnelle relative aux dépenses énergétiques, elle s'est vue affublée d'un "c'est bien un discours de socialiste que vous nous faites". Outre le truisme, on peut se demander ce qu'apporte un tel jugement, alors même que les faits attestent que la démarche de la conseillère est tout à fait fondée.

La cerise de cette volonté de rabaisser sans cesse la parole de l'autre, a sans doute été la remarque adressée à Evelyne Hardy. Ses propositions, légitimes, concrètes et nécessaires, ont été balayées de la caractérisation de "Vœux pieux".

La remarque prête à sourire quand on sait que la Conseillère en question occupe dans sa vie professionnelle un poste à hautes responsabilités, celui de Directeur Financier, dans un groupe leader au plan international, connu pour son excellence en termes de positionnement stratégique et de résultats. Raisonner en termes de contrat d'objectif, selon des méthodes d'entreprise, tel que le préconisait Evelyne Hardy, en termes de réussite scolaire notamment, serait donc un vœu pieux.

Enfin expliquer l'échec scolaire par le travail des femmes, c'est un argument absurde et rétrograde. Charles Ceccaldi-Raynaud, fils d'institutrice n'a pas eu de carences en termes de réussite scolaire.

Docteur en droit d'Etat, il a toujours aimé sa mère de cet amour fait d'admiration et d'illimitation, que seul Albert Cohen a eu le talent d'évoquer dans "le livre de ma mère".

Voltaire, c'est avant tout le respect des opinions différentes aux siennes. Ce n'est pas la volonté d'humiliation publique ou de domination.

Episode à suivre.....D'autres versions ne manqueront pas à paraître dans les prochains jours.

 

COMPLEMENT du 05/02/2009

 

VERSION 7 / Groupe PS (Stéphane Vazia, Nadine Jeanne et Eric Chaurial). Extrait de leur site « Vivre Ensemble à Puteaux » Carton rouge pour le groupe Altercation Puteaux et la Majorité Municipale

Lors du conseil municipal du 29 janvier 2009, nous avons participé à une séance mouvementée avec de nombreuses altercations entre les élus de la majorité et ceux du groupe Alternance Puteaux (Grébert, Cancelloni et Lelièvre). Après un premier incident en début de séance, c'est au moment des questions au Maire que nous sommes arrivés à des échanges qui ont provoqué l'interruption du conseil. Le groupe Alternance Puteaux venait de poser une question, typique de la droite moraliste, sur la présence de femmes dénudées sur les vitrines des librairies. Alors que le Maire était en train d'expliquer qu'il s'agissait d'une compétence du préfet, Christophe Grébert a alors provoqué les élus de la majorité en disant : "les élus de la majorité n'aiment pas les enfants".

En réponse à cette provocation, un certain nombre d'échanges ont eu lieu entre les élus de la majorité et ceux du groupe Alternance Puteaux. Le ton est alors monté après qu'un conseiller de la majorité a dit à Christophe Grébert "on se retrouve à la sortie". Ce dernier s'est alors levé et s'est mis a hurlé dans l'assemblée qu'il était menacé et demandait au Maire d'intervenir.

Un conseil mouvementé et interrompu avant la fin

Dès lors, le retour du calme étant impossible à obtenir, le Maire a interrompu le conseil. Nous n'avons donc pas pu poser les questions que nous avions adressées à Mme le maire.

Les élus socialistes regrettent cette provocation permanente qu'il y a entre les élus Modem/Vert et les élus de la majorité municipale. Cela donne une très mauvaise image de la démocratie. Nous souhaiterions que le calme revienne et que l'on puisse débattre sur des questions de fond.

Nous pensons que notre rôle en tant qu'élus consiste à défendre nos idées et à convaincre la majorité de les suivre sur des valeurs importantes, comme les vœux sur le maintien des écoles maternelles et les RASED que nous avons proposés et qui ont été votés à l'unanimité.

Publié dans Conseil Municipal, Puteaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : puteaux, politique, démocratie, conseilmunicipal | | |  Facebook

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