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09 février 2009

Programme municipal citoyen 2008 : écologie et développement durable

Cette synthèse est issue du projet citoyen présenté par la liste Puteaux Ensemble aux élections municipales de mars 2008.

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L'écologie apparaît aujourd'hui à tous comme un thème majeur dans la gestion de la cité. Le déclencheur de cette prise de conscience a été l'accord des scientifiques sur la rapidité du changement climatique en cours, dû en grande partie aux activités humaines productrices de gaz à effet de serre (GES).

L'écologie c'est l'utilisation économe, et la moins nuisible possible pour l'être Humain et son Environnement, des ressources (énergie, eau, sols et espaces...) avec comme enjeu un développement qui nous amène un mieux-être à court terme, sans compromettre à moyen et long terme celui de nos enfants et petits-enfants, c'est-à-dire un développement durable.

Cette réflexion globale conduit à des actions à toutes les échelles. L'échelle locale est primordiale. La richesse financière de Puteaux nous impose l'exemplarité.

Nous quittons résolument les visions sectorielles classiques pour une action transversale entre les services et les territoires. Cette action est porteuse de cohérence entre TOUS les thèmes du développement durable qui entrent dans les champs de compétence de la commune.


Sur Puteaux voici ce que nous proposons pour créer une ville écologiquement et socialement responsable :

 

1 - LES MOYENS

La première action de l'équipe municipale sera de créer le poste d'adjoint spécial à l'écologie et au développement durable.

Pourquoi spécial ? Parce que cet adjoint aura un rôle transversal. Sa première mission sera de construire l'Agenda 21 de Puteaux.

Nous nous ferons aider par des acteurs publics, innovants et reconnus (ADEME dont l'Antenne IDF est à Puteaux, ARENE), en cohérence avec les Agenda 21 voisins (Nanterre, Paris...) et les autres niveaux de territoire (Département, Région...).

 

Qu'est ce qu'un Agenda 21 ?

C'est le cadre de référence pour l'action locale :

  • Phase 1: Elaboration collective d'une vision pour le futur de notre commune. Ce cadre permettra de modifier les façons d'agir au quotidien et de prendre des décisions politiques. Nous interrogerons TOUS les acteurs locaux: élus, décideurs et employés des services de la Mairie, simples citoyens, habitants, usagers et consommateurs, associations, grandes et petites entreprises, investisseurs, institutionnels. L'action reposera sur leurs perceptions, attentes et connaissances. Ils coproduiront l'Agenda 21.
  • Phase 2: Etat des Lieux
  • Phase 3: Plan d'action
  • Phase 4: Construction d'Outils d'Evaluation
  • Phase 5: Amélioration Continue

Le Plan local d'urbanisme sera articulé avec l'Agenda 21.

L'Agenda 21 intégrera également un plan Energie-Climat territorial, permettant d'atteindre localement les objectifs internationaux de baisse de 75 % à l'horizon 2050 de nos émissions de GES.

La majorité actuelle annonce depuis plusieurs années un « Agenda 21 » à Puteaux, mais c'est une coquille vide : la phase 1 consistant à coproduire le diagnostic n'est pas prévue. Parallèlement, nous formerons les enfants des écoles au développement durable, et les adultes via des conférences et le journal municipal. Des référents environnement conseilleront les Putéoliens.

 

2 - LES ACTIONS

A partir de l'Agenda 21, les actions seront déclinées. En matière d'écologie, nous proposons de privilégier les 4 aspects suivants, présentés par ordre de priorité. Ces aspects seront validés ou non lors de la 1ère phase de l'Agenda 21.

 

(i) LOGEMENTS, BATIMENTS ET EQUIPEMENTS ECOLOGIQUES

A - Rénovation et construction écologique des logements

Un grand programme de rénovation écologique des logements d'avant 1975 (HLM, privés) visera à assurer la salubrité et le confort, à diviser la consommation et les factures de chauffage par 10, et à réduire le CO2 rejeté.

La norme HQE est à géométrie variable, mais nous proposons comme base une forte diminution de la consommation de chauffage par une très bonne isolation. L'objectif d'efficacité énergétique que l'on peut se fixer est de 50 kWh/m²/an. Cela représente 10 fois moins que la consommation des immeubles les moins performants (500 kWh/m²/an). D'autres critères seront pris en compte comme l'empreinte écologique des matériaux utilisés et du chantier, qui doit être minimisée.

Pourquoi cette mesure en première position ?

  • Le chauffage des logements est la première source de rejet de CO2 dans l'atmosphère.
  • Les habitants de logements anciens, sans isolation thermique et vétustes, n'ont pas un confort correct: fuites d'air froid, manque d'homogénéité du chauffage, infiltrations d'humidité, absence de salle d'eau pour certains, voire insalubrité.
  • Les habitants de ces logements dépensent beaucoup d'argent en charges de chauffage, alors qu'ils manquent de pouvoir d'achat: en passant de 500 kWh/m²/an à 50 kWh/m²/an, l'économie annuelle pour un appartement de 50m² est de 1213 € pour un chauffage au gaz, 2700 € pour un chauffage électrique.
  • La rénovation écologique des logements, aujourd'hui maîtrisée, est une source potentielle de création de nombreux emplois (100.000 selon Nathalie Kosciusko-Morizet).
  • Enfin, les nouveaux logements seront obligatoirement construits en écologique à 50kWh/m²/an

 

B - Amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments et des équipements publics

Une conception intelligente et écologique des équipements publics permet de réaliser de nombreuses économies, tout en améliorant le cadre de vie. Les dernières réalisations (Palais des sports, médiathèque...) sont des contre-exemples en termes de développement durable : absence de panneaux solaires, bassin extérieur de la piscine chauffé l'hiver, grandes baies vitrées sans conception solaire passive. Nous examinerons ce qui peut être fait pour améliorer l'existant (isolation et énergies renouvelables, pose de panneaux solaires, couverture amovible du bassin). Les nouveaux bâtiments construits seront à énergie positive. Le Groupe Scolaire Jean-Louis Marquèze, récemment construit à Limeil Brevannes est un bon exemple. Les équipements en bon état ne seront pas remplacés (ex. : feux de circulation). Les éco-produits seront privilégiés dans les achats de la ville.

 

(ii) TRANSPORTS URBAINS

Il faut remettre en question le modèle du « tout voiture » actuel : un plan de déplacements urbains et de circulation douce constitue un bon outil. Nous proposons :

  • Une meilleure complémentarité des modes de transports et l'intervention auprès des acteurs concernés (RATP) pour améliorer les transports en commun (prolongation d'horaires, plus de Buséoliens...)

La valorisation des circulations douces : la priorité sera donnée aux piétons (zones 30, zones 15, cheminements verts, pédibus, piétonisation de certaines rues) et aux cyclistes (création d'un réseau continu de pistes cyclables séparées des voies de circulation, afin de traverser la ville d'est en ouest et du nord au sud, création de parcs à vélos, subventions de vélos électriques et manifestations conviviales autour du vélo, travail avec l'EPAD concernant la Défense).

 

(III) PROTECTION DE LA BIODIVERSITE - LA NATURE DANS LA VILLE

Sortons de la logique actuelle du tout béton et de la spéculation immobilière : la nature en ville doit être à la fois une source d'apaisement et un moyen d'améliorer notre bilan écologique.

En 2005, la municipalité a détruit le square Offenbach pour construire un parking souterrain. Nous ferons de la politique des espaces verts une priorité. Notre Schéma directeur développera deux axes : multiplication des surfaces végétalisées et gestion écologique des espaces verts.

Nous développerons de nouveaux espaces verts dans tous les quartiers de Puteaux. Nous soumettrons l'octroi de nouveaux permis de construire à la création simultanée d'espaces verts. Nous élargirons également les horaires d'ouverture des jardins publics.

L'espace disponible étant restreint à Puteaux, nous recourrons aux techniques de jardins sur toit et de façades végétalisées.

La gestion de ces espaces sera profondément révisée, axée sur la préservation des ressources et le respect de la biodiversité. Les jardins ne seront plus considérés de manière purement « décorative » mais comme de véritables espaces de nature.

Nous remplacerons le fleurissement à fort entretien (eau, énergie, travail) comme les bacs suspendus ou les palmiers de la rue Jean Jaurès par des massifs permanents alliant qualités esthétiques et écologiques.

Les mini-écosystèmes comme l'île de Puteaux seront préservés : les choix d'aménagement et de plantation favoriseront la biodiversité et tiendront compte de la flore existante. Nous utiliserons  des pesticides non-toxiques pour l'être humain et les abeilles. Les systèmes d'arrosage municipaux seront améliorés par la suppression de tout gaspillage et par la récupération des eaux pluviales. Lors de toute décision, les solutions alternatives plus respectueuses de la nature seront privilégiées.

 

(IV) GESTION DES NUISANCES ET DES RISQUES

A - Gestion des déchets

  • Des actions d'information apprendront à chacun à diminuer le volume de déchets produits (353 kg par an par personne).
  • Nous simplifierons le geste de tri, nous améliorerons le processus de collecte et recyclage des déchets. Il est essentiel de se fixer des objectifs transparents et ambitieux, en termes de pourcentage de déchets triés et recyclés. Nous envisagerons des mécanismes de pesée embarquée. Par exemple, nous améliorerons le ramassage des encombrants, la collecte du verre, le ramassage et le compostage des déchets organiques. Nous créerons des points dédiés de dépôts de déchets toxiques et de déchets d'activités de soins à risque infectieux, proposerons une collecte semestrielle de déchets informatiques, et davantage de colonnes à textiles.

 

B- Lutte contre la pollution de l'air  et le bruit

La lutte contre la pollution de l'air et le bruit dus à la RN13, au bd circulaire, à l'A14 se fera notamment dans le cadre d'intercommunalités, sur le plan départemental et régional, par l'incitation à la création de parkings relais sur le tracé du RER A. Ainsi, on réduira le flux de voitures, la pollution et le bruit sur ces grands axes.

Nous utiliserons des produits d'entretien non-toxiques.

Nous mettrons en œuvre un plan anti-bruit.

 

C- Risque industriel : la chaufferie Roque de Fillol

Source majeure de pollution de l'air, cette installation classée présente un risque industriel important. Des mesures doivent être immédiatement prises (mise en œuvre des préconisations de l'expert‑enquêteur, information transparente et objective de la population sur les dangers et les dispositions à prendre en cas d'accident, analyses indépendantes et régulières de l'air par AIRPARIF...). A long terme, un audit et une analyse coûts/bénéfices doivent être effectués. La concession accordée et le marché du chauffage urbain doivent être reconsidérés.

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