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01 août 2010

Le règne des multinationales

 

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La multinationale est organisée pour faire « ce qu’elle veut où elle veut », comme le disait le patron d’ABB (leader mondial dans les technologies de l’énergie et de l’automation), Percy Barnevic, en profitant au maximum des législations, subventions et facilités nationales. Ce qui revient à aller là où les législations sociales sont faibles, à installer les centres et rapatrier les profits là où les législations fiscales sont favorables. Les multinationales sont européennes et américaines. Sur les cent premières en termes de capitalisation 54 sont américaines, 27 européennes, 5 japonaises et 5 suisses.

Les huit plus importantes sont américaines : General Electric, Microsoft, Exxon Mobil, Wall Mart, Citygroup, Pfizer, Intel, Jonhson and Jonhson, suivies par Shell et BP, européennes…

Les multinationales sont des entités autonomes, des féodalités aux marches de l’autorité des états. Aux « marches », le mot sonne juste ! Les marchés sont ce  que les états laissent en dehors de leur autorité, sous la loi des contrats privés : or, contrats privés sont eux-mêmes théoriquement soumis à la loi publique. Autrefois les marchés se réunissaient hors des remparts. Hermès, dieu des marchés, était aussi le dieu des portes de la ville…La création de marchés naquit de contradictions permanentes entre l’Etat représentant de la collectivité et de l’intérêt collectif, et les multinationales et les lobbies, représentant des intérêts particuliers.

Extrait de « l’Antimanuel d’économie : 1. les fourmis » de Bernard Maris.

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