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15 août 2010

Israël vs Gaza : conséquences d'une flottille

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LE  PRESIDENT  WARFIELD:  l’EXODUS 47

Le bateau « Président Warfield »,  propriété de l’organisation sioniste Haganah, quitta le port de Sète  le 11/07/1947.  Il avait à son bord 4515 personnes juives déplacées, survivantes, pour la plupart, de l’holocauste : hommes, femmes, adolescents, enfants (655). Toutes possédaient un passeport, leur identité était connue. S’y ajoutaient 5 cadres de la Haganah et 36 membres de l’équipage.

Après 5 jours de navigation, le capitaine hissa le drapeau sioniste  (israélien aujourd’hui), le bateau devint l’Exodus 47 et fit route vers la Palestine alors sous mandat britannique.

Dans les eaux internationales, la Marine britannique arraisonna l’Exodus. L’intervention armée de la flotte (6 destroyers, 2 mouilleurs de mine et le croiseur léger Ajax), contre ces juifs, fut très brutale.

800 passagers armés de boîtes de conserves et de barres de fer se défendirent contre le commando. Un membre de l’équipage sauva des marins d’un lynchage.

Les autorités britanniques se sont rendues coupables d’un acte de piraterie en haute mer en assaillant un navire dans les eaux internationales, en temps de paix.

Il y eut 2 morts et 150 blessés, dont certains par balles. Le capitaine fut emprisonné. « La cargaison humaine », d’abord conduite à Haïfa fut contrainte au retour, dans 3 cargos- prisons. Le 29/07, à Port-de-Bouc, en France, ordre fut donné aux rapatriés de quitter le navire. 138 réfugiés, épuisés, descendirent : tous les autres refusèrent et commencèrent une grève de la faim. La France leur avait cependant accordé le droit d’asile.

Ces « prisonniers » furent accueillis à Hambourg par l’opération britannique « oasis » ( !): 1000 hommes des forces policières et militaires, lances à incendie, grenades lacrymogènes, ambulances de la Croix Rouge.

Des trains bondés, grillagés, conduisirent ensuite ces « émigrés » dans des camps de personnes déplacées, près de Lübeck, en Allemagne.

La majorité d’entre eux refusa le statut de personnes déplacées : ils étaient des juifs en transit vers leur pays.

Les populations des camps d’Europe, par solidarité, firent la grève de la faim. L’émotion du monde dont celle du peuple anglais et la réprobation internationale de cette dureté répressive ont accéléré la reconnaissance de l’état d’Israël, déclarée en 1948.

L’histoire complète de l’Exodus est accessible à partir de nombreuses sources et, en particulier, sur le site www.palestine1967.voila.net Les versions, à part quelques données chiffrées, sont proches, fixées par les historiens.

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01 août 2010

Le règne des multinationales

 

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La multinationale est organisée pour faire « ce qu’elle veut où elle veut », comme le disait le patron d’ABB (leader mondial dans les technologies de l’énergie et de l’automation), Percy Barnevic, en profitant au maximum des législations, subventions et facilités nationales. Ce qui revient à aller là où les législations sociales sont faibles, à installer les centres et rapatrier les profits là où les législations fiscales sont favorables. Les multinationales sont européennes et américaines. Sur les cent premières en termes de capitalisation 54 sont américaines, 27 européennes, 5 japonaises et 5 suisses.

Les huit plus importantes sont américaines : General Electric, Microsoft, Exxon Mobil, Wall Mart, Citygroup, Pfizer, Intel, Jonhson and Jonhson, suivies par Shell et BP, européennes…

Les multinationales sont des entités autonomes, des féodalités aux marches de l’autorité des états. Aux « marches », le mot sonne juste ! Les marchés sont ce  que les états laissent en dehors de leur autorité, sous la loi des contrats privés : or, contrats privés sont eux-mêmes théoriquement soumis à la loi publique. Autrefois les marchés se réunissaient hors des remparts. Hermès, dieu des marchés, était aussi le dieu des portes de la ville…La création de marchés naquit de contradictions permanentes entre l’Etat représentant de la collectivité et de l’intérêt collectif, et les multinationales et les lobbies, représentant des intérêts particuliers.

Extrait de « l’Antimanuel d’économie : 1. les fourmis » de Bernard Maris.

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