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24 septembre 2010

Puteaux : caste héréditaire conflictuelle des Ceccaldi-Raynaud

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« Je veux que les nominations soient exemplaires »

Nicolas Sarkozy (élection présidentielle 2007)

 

« A six mois des élections cantonales, l’UMP des Hauts-de-Seine a choisi d’accorder son investiture à Vincent Franchi, pour être le candidat de la majorité dans le canton de Puteaux, canton « en or », comme celui de Neuilly-sur-Seine-Nord qui fut celui de Nicolas Sarkozy. « Le siège qu’il brigue est aujourd’hui détenu par son  grand-père, Charles Ceccaldi-Raynaud, bien décidé à s’opposer à son petit fils et  peut-être, à se représenter*… » *Said Marhane - Le Point - 16/10/2010

Vincent Franchi, est le 11ème adjoint du Conseil Municipal de Puteaux, « dont le Maire est sa mère * »!

Ce n’est point encore un illustre personnage. Il est jeune et, en conseil municipal, sous le regard inquisiteur de sa maman, il s’exerce à l’usage d’une langue châtiée  pour ses interventions de futur tribun, bien sûr respectueux d’autrui et de l’opposition en particulier.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, fille de Charles Ceccaldi-Raynaud, outre sa charge de Maire qu’elle exerce depuis 2004, est députée de la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine après y avoir été la suppléante de Nicolas Sarkozy. Elle est Présidente de l’Etablissement Public d’Aménagement de La Défense, après le renoncement de Jean Sarkozy, [«  fils de »  jeune prétendant à la présidence de l’EPAD], à la suite d’une campagne médiatique, éphémère, contre le Népotisme.

Charles Ceccaldi-Raynaud fut Maire de Puteaux de 1969 à 2004, donc pendant 35 ans, Député de 1993 à 1995 puisque suppléant de Nicolas Sarkozy, puis Sénateur des Hauts-de-Seine de 1995 à 2004. Il est actuellement Conseiller Général de Puteaux.

Lors des élections municipales de 2008, il fut l’un des opposants à sa fille, à laquelle il avait remis le pouvoir de Maire en 2004, pour maladie et qui avait refusé de le lui rendre en 2005. Il n’a pu siéger au conseil municipal en raison d’une règle interdisant que trois membres d’une même famille y siègent en même temps.

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16 septembre 2010

Gens du voyage : vocabulaire pour tenter de penser juste

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Atsingano, Bohémien, Egyptien, Gens du voyage, Gitan, Gitano, Gyftos, Gypsy, Kalé, Manouche, Rom (ou Rrom), Romanichel, Sinti, Tsigane (ou Tzigane), Yéniche, Zingeuner, Zingaro. Chib Romani, kalo.

Rom vient du mot Rrom, en langue romani qui signifie « homme » au sens d’être humain. Les Roms sont un peuple parti du nord de l’Inde vers l’an 1000 après J-C : leur  langue a des composantes sanskrites, arméniennes, grecques, indiennes...

Ils entrèrent, pour une partie d’entre eux, en Europe, au XIVème siècle, depuis la Turquie et s’installèrent dans l’Empire byzantin où ils furent appelés Atsinganos puis Tsigane, Zigeuner en allemand et Zingano en italien.    

« Les Tsiganes ne forment pas du tout un groupe homogène. Ceux qui se sont implantés dans les Pyrénées pendant une longue période ont plutôt rencontré là-bas des situations culturelles ou climatiques assez différentes de ce que pouvaient rencontrer leurs lointains cousins en Alsace ou en Lorraine. Forcément, ces rencontres dans la longue durée, avec des populations différentes, transforment inévitablement les gens et les singularisent les uns par rapport aux autres. En admettant qu’au départ les Tsiganes aient pu constituer un groupe homogène ou, à tout le moins, qu’ils aient pu provenir d’une même région, par la force des choses, les rapports avec les sociétés rencontrées, ils se distinguent peu à peu les uns des autres. En fait, plusieurs groupes sont aujourd’hui à prendre en considération. On parle de Manouches, de Gitans, de Roms, on parle également de Yénishes, on parle de Voyageurs, on évoque l’existence de Sinti ou Sinté, autant de termes qui trahissent en fait des origines et des parcours divers.

“ Tsigane ” est un terme de la langue grecque, pas un terme propre à la langue tsigane. Il désigne une secte religieuse du Moyen Âge dont les membres estiment impur tout contact avec les non-croyants. Cette secte exprimait sa religion à travers des manifestations culturelles liées à la musique et à la danse. Ceux qui vont être appelés Tsiganes, sont des gens qui, à l’époque, ne sont pas nécessairement membres de cette secte. Mais, parce qu’ils sont eux-mêmes musiciens et danseurs professionnels, parce que eux-mêmes pratiquent des activités liées à la divination, et parce qu’ils sont “ étrangers ”, ils seront assimilés à ces derniers. Quoi qu’il en soit, ces Tsiganes venus de l’Inde, ne composent pas du tout une population marginale. Un historien byzantin en parle comme étant l’une des huit grandes populations de l’Empire byzantin ».

Parce qu’ils exerçaient les métiers de chaudronniers et de ferronniers, ils furent appelés Gyftos,  Ejiptanos (à partir de la petite Egypte, région du Péloponnèse) puis Gitanos en espagnol, Gitans et Egyptiens en français, Gypsies en anglais.

L’Empereur Sigismond, de la Bohême, en particulier, au XVème siècle, leur accorda un passeport de circulation en Europe : Ils devinrent ainsi des Bohémiens.

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Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : france, politique, société, rom, gitan, europe, législation, nomades, gens du voyage | | |  Facebook