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20 avril 2011

Le communautarisme du Conseil Municipal de Puteaux

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Le « COMMUNAUTARISME »  du conseil municipal représente   une rare étrangeté citadine. Si les luttes d’ambition sont inhérentes aux Partis, les excès, ici, sont une faiblesse partagée.

Le parti politique majoritaire, l’UMP et les deux principaux partis d’opposition, le PS et le « MoDem-Verts » se juxtaposent, rigides, radicaux, chacun d’entre eux fermé sur des convictions idéologiques relatives et assujetti à son leader, (très fortement pour l’UMP et le MoDem).

Ces Partis fonctionnent sur le modèle des « bandes organisées » ennemies, à fortes charges conflictuelles, incapables de se donner un projet commun pour servir l’intérêt collectif. L’obsession des conseillers municipaux de chaque « communauté » de rester ensemble, contre l’autre, aboutit à la disparition complète de ce qui fait la démocratie : une unité sociétale.

« Les positions partisanes et les intérêts particuliers ne sont pas mis à distance, des expressions plurielles du bien commun ne sont pas prises en compte et la reconnaissance des singularités reste imparfaite. Le désintéressement et la rationalité collective, à de rares exceptions près, au cœur du Conseil Municipal, sont insaisissables. »*

La majorité des blogs politiques de Puteaux travaille rarement à dessiner l’avenir de la ville : ces blogs racontent, mais chacun unilatéralement, épisodiquement, des histoires d’insultes, d’injures, de chamailleries, de bousculades…dont l’imprécision en fait des plaintes sans issue pour le lecteur :

« …J’ai été une première fois agressé verbalement par un homme, au bar, qui m’a menacé…Un groupe de cinq individus est arrivé, et après discussion avec les militants de Monsieur--------, l’un d’eux m’a arraché mes tracts et les quatre autres m’ont encerclé alors que je tentais de le poursuivre et ont menacé de me frapper…Un inconnu, portant la légion d’honneur est arrivé… »


Parfois les thèmes changent : tricheries, manipulations, malversations, intimidations…La lettre au Préfet, du 23 mars 2011,  de Francis Poezevara, du PS, énumère des pratiques apparemment indignes de membres de l’UMP mais explicables surtout par une grave méconnaissance des procédures électorales dont ils sont responsables.

Pour chaque clan, le coupable,  c’est l’autre, avec une surcharge, fatale, contre Mme le Maire puisque c’est elle qui agit et qu’il faut la « déboulonner symboliquement »  pour prendre ultérieurement sa fonction ou sa rente politique familiale. C’est le jeu classique, peu ludique pour 55%  des putéoliens, parce qu’il s’exerce aux  marges, en dehors de toute proposition de programmes politiques fondamentalement différents et crédibles.

L’UMP vit un désordre interne, par rapport à la loi, par exemple. Le Maire justifie, par son respect strict de la loi, le très court délai entre un conseil municipal et l’envoi préalable, aux conseillers de l’opposition, des documents de travail pour le préparer. Or, la loi est faite pour aider ! Pendant la même période, certains de  ses partisans,  auto-satisfaits, égratignent d’autres lois. Le dédain et l’ignorance se conjuguent  en interne, semble-t-il, contre les  autres « communautés ».

Le « MoDem-Verts »   s’englue dans une critique passive élémentaire, apte à irriter, réanimatrice zélée d’un climat nuisible, dont il se plaint. Une publication stakhanoviste de messages CONTRE- CONTRE…  le pouvoir en place, alimente sa campagne électorale permanente.

Le PS, réellement attaché aux valeurs fondatrices de La République, avec des militants fiables, a « fondu »  lors des élections cantonales. Invisible désormais, sa recherche actuelle d’alliance avec le MoDem, dans le contexte de Puteaux, compromet son éthique. Une cohésion retrouvée entre ses membres, autour d’un de ses leaders travailleur et charismatique à dimensions raisonnables, construirait  mieux sa nouvelle cohérence, sans trahison du type « la fin justifie les moyens ».

Ces deux derniers Partis, fait rare, ont eu au début du conseil municipal du 8/04/2011 une attitude commune, une sorte « d’INTEGRATION » minimale,  peut-être  contraire « aux intérêts du peuple » : ils ont quitté le conseil,  afin de punir l’absentéisme (blâmable) des conseillers de la majorité, annulant ainsi  le quorum … Mais après l’arrivée décalée de certains absents, rappelés à l’ordre judicieusement (légalement ?) par le Maire, le budget 2011 et les comptes 2010 ont été approuvés sans eux, sans discussion!  Militer, par usure légitime pour certains,  contre la forme d’un conseil et manquer le fond, sur un sujet essentiel, s’avère un choix critiquable.

« Le développement de la Démocratie implique que soit réaffirmée l’importance des choix tranchants et que soient simultanément valorisées des décisions plus unanimes. Les deux éléments forment, en effet, un jeu à somme positive, ils ne s’excluent nullement. Le conflit et le CONSENSUS doivent être également reconnus. » (*Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France)

Evelyne Hardy, conseillère municipale  indépendante, de l’opposition,  a « travaillé »  le budget et le compte financier, avec compétence et engagement. L’atelier des idées  publie son travail. Il est bien sûr accessible aussi  sur le site www.evelynehardy.com

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