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26 septembre 2011

Primaire Présidentielle 2012 : Manuel Valls

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Prochainement, des citoyens français volontaires qui adhèrent aux valeurs de la gauche, valeurs républicaines, voteront à la primaire de la gauche pour élire leur candidat (e) à l’élection présidentielle de 2012. Tous les électeurs français voteront ensuite pour la meilleure personnalité apparente, ce qui est simple et le meilleur programme, ce qui nécessite des informations sérieuses et du temps.

 

L’Atelier des Idées propose une grille de lecture unique de ces nombreux programmes aux électeurs libres de tout enfermement idéologique (enfermement qui les inciterait à voter droite ou gauche, par habitude).

 

Les programmes des candidats, faits d’extraits discontinus, suivront, si possible, le même plan. Pour ou contre : la mondialisation, le néolibéralisme, la suprématie de l’économie virtuelle, une taxation des spéculations, la nationalisation des banques, un gouvernement fédéral européen et des eurobonds, le passage des entreprises actionnariales aux entreprises partenariales, le développement durable, l’ouverture des frontières, le désendettement, la refonte du système fiscal, la création d’un nouveau système d’éducation et de formation, la ré-industrialisation, l’énergie nucléaire, le rétablissement de la morale en politique, la sécurité du plein emploi, l’accroissement des inégalités de toutes natures, la démocratie sanitaire, la sauvegarde des services publics, les valeurs de la République, la création d’un état palestinien, le droit d’ingérence militaire…


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L’ENERGIE DU CHANGEMENT.

 

 

L’ABECEDAIRE OPTIMISTE. MANUEL VALLS. Edition du Cherche Midi. 4.90 €

 

 

 

 

Site : www.valls2012.org

 

 

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Pierre Tambourin, biologiste, directeur général de Génopole à Evry et conseiller municipal, préside le comité de soutien de Manuel Valls. Il reconnaît à Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne les trois qualités essentielles pour exercer les plus hautes responsabilités politiques : l’honnêteté, la volonté et le professionnalisme.

 

 

 

Manuel Valls, actuellement, parle VRAI. Son programme de 200 pages est une ode militante aux combats optimistes.

 

 

 

 

Il revendique le vote obligatoire, à partir de 16ans. Socialiste, il critique le passé et le présent de son Parti qui ne parvient pas, entre l’idéal et le réel, à tracer un chemin crédible pour le futur. Le projet collectif récent pour 2012 doit être abandonné et sérieusement transformé puisqu’il était fondé sur une croissance annuelle de 2.50%, inaccessible !

 

 

 

 

Il propose à la gauche qu’elle place désormais, à la pointe de son but, l’utopie concrète de l’autoréalisation individuelle. L’objectif est d’ouvrir à l’individu les portes de lui-même en créant, à chaque âge de la vie, les occasions propices à tous les essais. Le nouveau socialisme permettra à chacun de devenir ce qu’il est…Ce qui ne s’oppose pas aux solidarités collectives. La gauche doit réhabiliter « le temps long » et s’opposer à la xénophobie.

Le clivage gauche-droite reste pertinent dans ce qu’il a de plus essentiel : la différence d’appréciation sur l’origine des inégalités entre les hommes. La droite prétend naturaliser les rapports entre les individus tandis que la gauche tend à les socialiser.

Pour lui, la proposition de dé-mondialisation est réactionnaire, dépassée et dangereuse. Le socialisme est intimement lié à l’internationalisation des échanges, des gens et des idées. Le libre-échange a ses vertus et ses limites, qu’il nous faut connaître, anticiper et réguler. Pour les secteurs bancaires et pétroliers, en particulier, il s’agira d’imposer davantage de transparence avec la mise en œuvre d’un « reporting » comptable pays par pays, avec des sanctions prévues dont le retrait de la cote sur les marchés financiers.

 

Les réunions G13, G14, G20 doivent cesser de faire le tour du monde offrant l’occasion à chaque chef d’Etat de surenchérir dans le faste et le bling-bling: il faut institutionnaliser le G 20, pour des conférences de travail sérieuses, discrètes et longues et reprendre le projet lancé  par Kofi Annan en 2005. Doter le monde d’un outil de gouvernance mondial pesant 90% du PIB mondial et 70% de la population de la planète est désormais un enjeu essentiel. Réformer les organisations internationales (OMC, FMI), leur permettra de jouer un rôle de garde-fou dans la régulation. Une nouvelle agence de notation, publique et interétatique ne pourra pas être suspectée de conflits d’intérêts.

L’euro, monnaie partagée, implique une gouvernance  économique et politique. Il faut permettre à la BCE, pour contrer les attaques spéculatives, d’acheter de la dette italienne et espagnole sur le marché, puis les dirigeants européens doivent se mettre d’accord pour augmenter les moyens du fonds européen de stabilité financière et du mécanisme européen de stabilité. Un gouvernement économique et monétaire de l’Europe devra promouvoir des projets communs en matière industrielle, de transport et de recherche que l’émission d’eurobonds (www.institutmontaigne.org) pourra faciliter. La nomination d’un ministre de l’économie  de la zone euro semble nécessaire et la réaffirmation du couple franco-allemand.

 

Nommer les discriminations (même à partir de statistiques sur le ressenti d’appartenance sur une base  auto-déclarative, facultative et sans constitution de fichiers) est indispensable pour les combattre. Enfin, il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre constitution. La politique devra prendre en compte, à la fois, les droits des migrants et les capacités d’accueil de notre pays.

Le désendettement est prioritaire. Les impôts ne pourront pas baisser. Tous les nombreux dispositifs d’exonérations seront revus. Notre système fiscal est devenu un dédale illisible, injuste car peu progressif et coûteux. Pour rendre l’impôt sur le revenu plus efficace et la CGS plus progressive, il faut les fusionner. Le bouclier fiscal et l’ISF, sources d’injustice  seront supprimés et l’instauration d’une tranche d’impôt supplémentaire, prélevée à la source, dont le pourcentage reste à fixer, sera étudiée.

 

L’Education nationale n’a pas réalisé l’égalité des chances. Une revalorisation du salaire des enseignants s’impose en compensation de l’obligation de suivre une formation continue et d’une présence accrue en dehors des heures de cours. Les établissements en difficulté se verront affecter les professeurs les plus expérimentés, et des moyens supplémentaires. Le temps scolaire des écoliers s’étalera sur  cent quatre-vingt-huit jours. La formation concernera les jeunes qui en ont besoin :ce n’est pas le cas. Chaque enfant du primaire pratiquera une activité artistique et fréquentera les œuvres qui s’y rattachent.

 

 

 

Protéger nos emplois et notre compétitivité ne suffit pas : il nous faut protéger notre environnement et favoriser le développement durable : cela passe par un signal prix fort sur les produits polluants, à partir d’une TVA modulable.

 

75% de notre énergie est nucléaire. Un objectif ambitieux et réaliste sera de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2022. Le prix de l’énergie augmentera.

 

La vraie sécurité suppose de relativiser la culture du chiffre, de ne pas falsifier les statistiques et de réhabiliter le volet préventif. L’instauration d’une police républicaine des quartiers serait constituée par les policiers les plus aguerris, incités financièrement à prendre en charge les zones les plus difficiles. Extirper le jeune de son environnement cassera la routine délinquante. Dernier recours avant la prison, les centres éducatifs fermés seront développés. Le recours au secteur privé ne peut être évacué faute de marges budgétaires suffisantes. Un nouveau service accompli par tous les citoyens et citoyennes, au service de l’intérêt général, serait un véritable levier pour le vivre- ensemble et le brassage social. La délinquance de l’Etat appelle des sanctions fortes* (*Entretien du 25/09, avec J P Elkabbach sur Europe 1)

 

La séparation des Eglises et de l’Etat n’a jamais signifié l’absence de dialogue et d’écoute. L’Etat français doit aider les musulmans à sortir des caves indignes dans lesquelles ils ont été réduits à prier.

 

Au champ des protections aujourd’hui évidentes, la protection sociale, de la vieillesse, de la santé et de l’emploi il faudra ajouter la protection des consommateurs par la mise en place d’actions de groupe, en particulier.

 

Les socialistes ne reviendront pas à la retraite à 60 ans pour tous, l’augmentation du nombre d’annuités est incontournable. Ils devront déployer des efforts considérables en faveur de l’emploi des seniors.

 

La réglementation du travail tient au fait qu’elle défend plus les postes que les personnes. Le chômeur danois bénéficie d’un revenu de remplacement élevé et d’un accompagnement approfondi. En contrepartie, il est incité à accepter l’emploi correspondant à son profil pour ne pas s’enliser dans le chômage.La politique étrangère n’est pas exposée dans ce livre mais *Manuel Valls appelle à la reprise urgente des négociations entre Israël et La Palestine.


 

www.atelier-idees.org

 

Annie Keszey

 

Programme suivant : Votez pour la démondialisation! Arnaud Montebourg

20 septembre 2011

Non-assistance à personne en danger

LE POIDS DES CARTABLES

enfantsac.jpgChaque rentrée scolaire, depuis des décennies, la presse a commenté, en vain, le poids excessif des cartables des collégiens. Les Ministres successifs de L’Education Nationale publient, depuis 50 ans, des directives volatiles, par exemple en 1995 sur la santé scolaire… en 2008…

Tous les collégiens, particulièrement en 6ème et 5ème   , restent exposés à la fatigue, aux scolioses et autres maux, à partir de la durée excessive de la position assise et du port de  cartables aux poids déraisonnables.

Le Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos, fortement sollicité par la FCPE, fédération de parents d’élèves, avait publié, dans le bulletin officiel (BO) de l’Education Nationale, numéro 3, du 17/01/2008, une circulaire, particulièrement détaillée, sur le poids des cartables, reproduite partiellement ci-dessous. Cette circulaire s’appuyait sur les recommandations du Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté dont certaines sont à faible coût.

A partir du constat d’un poids moyen de cartable de 8.50 kilogrammes, en 6ème, correspondant anormalement à 20% du poids du corps, le Ministre fixait un objectif précis, à court terme : diviser par deux le poids du cartable.

Le poids du cartable devenait enfin une question officielle de « santé publique ».

Les Conseils d’ Administration des collèges devaient inscrire ce point à leur ordre du jour, afin d’agir efficacement pour la rentrée scolaire 2009.

Un concours national était lancé, avec un cahier des charges précis, pour réaliser un cartable  adapté à l’âge, à la morphologie des élèves et solide, manipulable, écologique, à la mode… de moins de 1 kilogramme.

Xavier Darcos introduisait aussi, par sa circulaire, l’étude des diverses « postures », à l’école.

 

La FCPE, en particulier, avait publié sur son site une analyse expérimentée de la circulaire :

 www.fcpe.asso.fr/index.php/nos-campagnes/le-poids-du-cartable

La Fédération de parents d’élèves regrettait que les personnels de santé des établissements scolaires, infirmières et médecins, ne soient pas impliqués par le Ministère, dans la réalisation de l’objectif et qu’aucun contrôle local de l’application des directives ne soit prévu. La Fédération avait raison.

 

En septembre 2011, de très nombreux collèges ont encore ignoré cet impératif de santé publique. Le 10/09/2011, dans un collège public du 3ème arrondissement de Paris, Caroline, élève de 5ème, portait, plus exactement ne pouvait pas porter, son cartable de 10 kilogrammes. Les déséquilibres de l’emploi du temps avec deux journées de 7 heures de cours provoquant la « nécessité », pour l’élève, de 7 livres et de 9 cahiers grand format,  au moins, non conformes à la circulaire, expliquent cette grave anomalie. Par contre, le poids de chaque nouveau livre était bien inscrit sur la couverture et le cartable pesait moins de 1 kilogramme : les éditeurs et des parents suivent l’initiative ministérielle. Les manuels scolaires doivent encore être scindés en fascicules ou remplacés par des « e-books ». Le conservatisme d’organisation et l’individualisme de professeurs, l’indifférence de Principaux et d’Adjoints, la retenue de certains parents d’élèves, en dehors des associations, partagent la responsabilité de cette absurdité. Caroline, en ce début d’année scolaire, fait son aller et retour en transportant 652 pages vides des cahiers !

Les adultes concernés, supérieurs hiérarchiques, principaux, professeurs, parents, personnel d’éducation, par leur abstention volontaire d’appliquer la circulaire, restent coupables de NON- ASSISTANCE A COLLEGIENS EN DANGER.

www.atelier-idees.org

Annie Keszey

Poids des cartables
C. n° 2008-002 du 11-1-2008
NOR : MENE0701925C
RLR : 505-7
DGESCO B3-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux chefs d’établissement


Le poids du cartable est une question de santé publique pour nos enfants : je souhaite que les établissements scolaires s’emparent de cette question, dès à présent, dans le cadre de la prévention du mal de dos en milieu scolaire.
Au vu des pesées réalisées en ce début d’année scolaire, le poids moyen d’un cartable est encore de 8,5 kilos, ce qui correspond à environ 20 % du poids de l’enfant.
Le problème, du port de charge excessif, touche en priorité les jeunes collégiens des classes de 6ème et 5ème qui ont davantage de matière s enseignées que les élèves de l’école primaire et qui, en plus du transport scolaire, doivent se déplacer de salle en salle entre deux cours.
C’est pourquoi je vous demande d’agir de façon pragmatique et de trouver sans délai des solutions concrètes afin de diviser, sous brève échéance, le poids du cartable par deux. Elles concernent l’organisation des établissements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves.
Par ailleurs, d’autres dispositions seront prises pour la rentrée 2008, en concertation avec les partenaires de l’éducation nationale que sont les éditeurs scolaires, les entreprises de la grande distribution et celles qui travaillent sur les nouvelles technologies.

1 - Une réflexion immédiate dans les établissements

Chaque établissement doit se mobiliser pour trouver les solutions les mieux adaptées à son environnement. Le conseil d’administration doit, d’ici la fin du 1er trimestre 2008, aborder la question du poids du cartable et des fournitures scolaires en prenant appui sur les propositions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).
Cette réflexion doit permettre :
• d’agir sur l’organisation de la journée de l’élève par :
- la désignation, dans la mesure du possible, d’une salle de référence pour que les élèves de collèges limitent leurs déplacements au sein de l’établissement ;
- l’équilibrage des emplois du temps, en priorité pour les classes de 6ème et de 5ème ;
- la mise en place de casiers fermés, lorsque c’est réalisable, en lien avec les collectivités locales.
• d’impliquer les enseignants en leur demandant :
- de limiter le nombre de fournitures pour chaque cours. À cette fin, une liste commune à l’ensemble des enseignements pourra être élaborée et diffusée ;
- de supprimer le recours aux classeurs rigides qui seront conservés à la maison et remplacés en classe par une chemise ou un classeur souple. De la même manière, les enseignants favori seront l’utilisation des cahiers de 96 pages au lieu des cahiers de 192 pages, ainsi que les petits formats au “24x32” ;
- de préciser, pour chaque cours, le matériel qu’il convient d’apporter en donnant aux élèves, particulièrement aux classes de 6ème et 5ème, des conseils sur l’organisation des contenus de leurs cartables en indiquant par exemple le matériel à apporter pour le cours suivant, au moment de la distribution des devoirs. Le professeur principal, en début d’année de 6ème, devra consacrer, dans le cadre de l’apprentissage des méthodes de travail, un temps dédié à l’organisation du contenu du cartable.
À l’avenir, l’acquisition de ces méthodes et organisation de travail de l’élève sera envisagée dès l’école élémentaire.
• d’informer les parents sur les nouvelles mesures mises en place. Il convient de les alerter sur leur rôle essentiel dans la préparation du cartable de leur enfant, par l’intermédiaire du carnet de correspondance et en s’appuyant sur les délégués de parents.
Cette réflexion permettra de prendre les premières mesures dès cette année et garantira la mise en place de l’ensemble du dispositif à la rentrée 2008.

La suite est accessible sur le site : www.education.gouv.fr