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24 septembre 2014

LA DESAGREGATION.

 

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L’expérience politique de Jacques Julliard est rare. Il publie, chaque semaine, en particulier, un éditorial dans Marianne.

 

 

 

Extraits du n° 908.

 

 

 

 

 

« …Oui, on a perdu les couches populaires ! Mais on a trouvé à la place le Front national ! Voilà, en raccourci, la crise française actuelle dans toute sa profondeur. France, qu’as-tu  fait de ton peuple ?... 

Il est temps…de rassembler les éléments épars, constitutifs, de la crise que nous traversons. Un leadership politique défaillant, celui de François Hollande ; un milieu politique gangréné par l’argent et en proie à la corruption ; une société en lambeaux, du fait d’une mondialisation mal négociée et de l’individualisme communautaire. Fidèles au crétinisme institutionnel régnant, les politiques nous disent qu’il faut changer le numéro de la République. Et moi, je dis qu’il faut changer la politique ! 

« C’est le cœur du système qu’il faut changer, non la carrosserie » (Ernest Renan). Il faut donc croire au savoir et à la vérité. Il faut croire à l’honnêteté personnelle. Il faut croire au dévouement, à l’intérêt général. 

Si vous pensez qu’on y arrivera avec la télé que l’on nous fait voir tous les soirs, cette apologie permanente du fric, de l’égoïsme, de la violence, de la bassesse et de la dérision, vous vous trompez. J’en appelle à la révolte contre la veulerie, l’égoïsme petit-bourgeois, le despotisme de l’argent…Je déteste le matérialisme cynique de la droite. Je déteste l’hypocrisie pharisienne de la gauche. A la fin de sa vie François Mitterrand disait croire aux forces de l’esprit. Moi aussi. » 

Moi aussi. 

Image : le figaro.fr 

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

      

 

17 septembre 2014

L'ESPAGNE MIROIR DE LA FARNCE.

Le taux d’abstention aux élections espagnoles ne cesse  de s’élever. Les électeurs sont excédés par la corruption des principaux partis politiques : le PSOE, parti socialiste ouvrier espagnol et le PP, parti populaire, de droite. Ils demandent un durcissement des sanctions contre les politiques qui volent à partir de leurs charges publiques et une limitation des mandats.  Les citoyens exigent un discours économique crédible, une stimulation de l’emploi et une délimitation claire de la réforme territoriale. 

Trente et un « politiques » des Baléares  cumulent 163 années de prison. Huit échappent à leurs peines. Par exemple, l’ex-président de l’exécutif des  Baléares, Jaume Matas, est incarcéré à Ségovie, pour fraude à l’administration, trafic d’influence, pour 9 mois. Il a porté dommage à la dignité des institutions en utilisant sa charge sans le moindre égard pour l’intérêt public.  

Le 30/07/2014, le juge Pablo Ruiz a impliqué 45 personnes dans « le cas GÛRTEL », dont l’ex-trésorier du PP. Ce dernier utilisa une entreprise pour déposer ses fonds, 48 millions d’euros en 2008, en Suisse. Cet ex-trésorier et sa femme, complice, ont leurs comptes bancaires, leur maison à Madrid et leur chalet de montagne saisis depuis juillet 2013. L’ex-président de la Généralité catalane, Jordi PUJOL, a régularisé ses comptes en Andorre. Il admet avoir oublié de déclarer 4 millions d’euros hors d’Espagne pendant 34 ans- héritage de son père- ce politique s’était pourtant spécialisé dans les leçons de morale…Il est contraint de renoncer à sa solde d’ex-président de 82 000 €/an, à son bureau, son chauffeur, ses charges honorifiques et ses titres. L’un de ses fils, englué dans une affaire frauduleuse à Acapulco et sa femme, sont aussi convoqués par le juge Ruiz. 

Le PSOE est en danger d’évaporation ! Ainsi vient-il de changer de secrétaire. Pedro Sanchez, nouvel élu, veut mettre fin aux tendances indépendantistes, instaurer la transparence des comptes du parti, mettre fin à leur financement privé, limiter à 2 tout mandat et retrouver la confiance du peuple.

La guerre des « egos », pour de futures places lucratives, est ouverte dans le PP de Madrid. 

Le PP se présente toujours comme un excellent gestionnaire mais la légalité de l’appel d’offres pour la construction, terminée, du très grand hôpital de Palma est interrogée  par la justice. La gestion de cet « IB salut » dégage un surcoût de 486 millions d’euros à partir de déficiences de toutes sortes. Le délai d’’attente d’une mammographie y est de 225 jours et de 96 jours pour une opération. Le chantier du nouveau palais des congrès, à Palma, a été arrêté pendant 2 ans, le coût dépassant le devis. Pendant ces 2 ans, les structures métalliques ont rouillé, il manque donc encore 600 000 € pour le terminer... 

Des dizaines d’Espagnols combattent avec les combattants de l’Etat islamique. L’Espagne est une plate-forme de départ également pour des Français et des Marocains. L’Etat  réfléchit aux modalités de leur interpellation, quand ils reviennent. L’Espagne, depuis 2008, aurait versé 8.2 millions d’euros à « Al-Qaïda » et la France 43.3 millions d’€ pour le sauvetage de séquestrés. 

La pauvreté sévère touche 4 millions d’Espagnols : moins de 657 €/ mois pour 2 adultes et 2 enfants. La population souhaite une écotaxe et un impôt sur les grandes fortunes. 

Le milieu éducatif est en ébullition : aux Baléares 87% des centres éducatifs auraient refusé le projet TIL, rendant le trilinguisme obligatoire : le catalan, l’espagnol et l’anglais. 

Les taxis s’opposent, par la grève, à la concurrence venant de véhicules ou de motos illégaux. 

Ce ne sont-là que quelques exemples…Le passage de la France à l’Espagne et inversement ne demande actuellement aucun effort d’adaptation. 

Sources, du 27/07 au 30/08/2014: El Mundo, Ultima Hora, El País, La Quarta Vía. 

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

Publié dans ESPAGNE, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psoe, pp, corruption, justice, prison, puvreté, abstention | | |  Facebook