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11 octobre 2014

LA SUCCESSION DE JEAN-LOUIS BORLOO.

Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical et, depuis 2012, de l’Union des Démocrates Indépendants, l’UDI, a mis fin à son engagement politique actif, depuis avril 2014, après 25 ans de travail. Jean-Louis Borloo s’engage dans l’éclairage de l’Afrique. La présidence de l’UDI se renouvelle actuellement. 

Jean-Louis Borloo est un politique hors normes, « loin de toute posture », très travailleur, fédérateur, attaché concrètement au service de l’intérêt général et non dans son seul discours. Sa relation avec autrui, en apparence,  a le plus souvent été souriante, attentive et proche. Il n’a pas été concerné par des malversations cupides pourtant courantes en politique. Son expérience  est étendue et ses initiatives particulièrement conséquentes. Avant sa carrière politique, il a exercé les professions d’avocat d’affaires, (avocat célèbre : Bernard Tapie fut l’un de ses clients), puis de professeur à HEC. Il a connu ensuite toutes les fonctions politiques possibles : maire, conseiller régional, député, député européen, ministre aux attributions nombreuses pendant 8 ans.  En 1996, l’hebdomadaire « Le Point » l’a inscrit dans le club des 15 meilleurs maires de France. Il a su transformer et promouvoir sa ville sinistrée de Valenciennes. Social, attentif à l’ensemble de ses administrés, il y a créé, en particulier, un programme de remise en activité des personnes en difficultés et innové dans la construction des logements. Il présida aussi l’union sportive Valenciennes-Anzin. Concerné par la protection de la terre, ministre de l’Ecologie, il reste le premier artisan du «  Grenelle de l’environnement »  pendant lequel il rechercha le consensus, indispensable en politique, selon lui, pour redresser le pays.  Il n’a pas eu les résultats escomptés. 

Dans « Libre et engagé », publié chez Plon en décembre 2011, Jean-Louis Borloo livre six règles d’or : 

  • Maîtrise des comptes publics et justice fiscale : 50 milliards d’euros dès 2012.

  • 100 % des enfants sachant lire, écrire et compter.

  • Reconquête économique par la production industrielle en France et  stratégie de filière dans tous les domaines.

  • Abaissement du coût du logement de 20 % en 5 ans et construction de 600 000 logements par an.

  • Justice plus efficace, plus sereine, plus libre et mieux équipée. Une seule justice pour tous.

  • Accélération de la transition énergétique et de  la croissance verte.

  • «  Il nous faut revenir sur les valeurs, (écrit Jean-Louis Borloo) et pour nous ces valeurs sont la République, l’humanisme, la solidarité, le respect de l’autre, le refus de toute discrimination, les majorités de projet…C’est dans ces périodes qu’il faut changer nos manières d’agir et sortir des méthodes de gouvernance traditionnelles pour aller vers des modes d’action nouveaux, fédérateurs, partagés et collectifs…La question n’est pas de choisir entre la droite et la gauche mais entre le sursaut ou le déclin… »  

Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly-sur-Seine, est un des candidats à cette succession. Non ! 

Cette candidature à la présidence de l’UDI ne semble pas à la hauteur : l’expérience politique  est réduite, 6 ans par rapport à 25 ans, c’est peu,  la clarté du propos et des choix fluctue. Jean-Christophe Fromantin,  peu apte à sortir des chemins politiques traditionnels inopérants, n’est pas « social», Il souffre aussi d’un mal répandu : celui du décalage entre les paroles et les actes. 

Dans le journal « L’Opinion » du 1/09/2013, contrairement à Jean-Louis Borloo, il s’est dit très réservé quant au rapprochement entre l’UDI et le MoDem : «… ce parti est la quintessence de l’opportunisme politique. C’est une vraie girouette. Il est allié au PS dans beaucoup de territoires…L’UDI est, elle, ancrée dans une alliance de centre droit avec l’UMP ». 

Pourtant, selon le blog de Gérard Lambilliotte, Jean-Christophe Fromantin aurait eu l’intention de voter pour François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle de 2012! 

Critique du « MoDem- girouette », il choisit pour suppléante une parfaite girouette politique de Puteaux, Sylvie Cancelloni, pour l’élection législative du 20/06/2012, « une femme dynamique et compétente » écrit-il.  

Le blog www.notreputeaux.com/archive/2014/01/31 présente, en détail, Sylvie Cancelloni, prisonnière de son labyrinthe. Cette suppléante est plus connue à Puteaux pour son opportunisme politique et le néant de son action communale. Ses engagements variables ne veulent servir que ses intérêts personnels.  

Dans son livre « Le temps des territoires. Pour un modèle de croissance » Jean-Christophe Fromantin déclarait pourtant « L’exemplarité du comportement de ceux qui s’engagent en politique pour le bien commun, est de ce point de vue fondamental… ». Parfois ces duperies politiques sont contrariées et c’est juste : ce ne sont pas les électeurs putéoliens qui ont promu député Jean-Christophe Fromantin, associé  à  cette suppléante controversée, mais surtout ceux de Neuilly-sur-Seine. En mars 2011, Sylvie Cancelloni, pourtant candidate du MoDem, lors de l’élection cantonale, avait été soutenue, paradoxalement, par Jean-Christophe Fromantin, par le PS, précisément  par Arnaud Montebourg et par Europe- Ecologie Les Verts. 

Tête d’une liste Divers droite, cette fois, à l’élection municipale 2014 contre la maire sortante de l’UMP, Sylvie Cancelloni n’a pas conquis la mairie. « L’UMP, cette droite républicaine qui est naturellement notre partenaire politique»,  avait dit Jean Louis Borloo. Alors, Jean-Christophe Fromantin et sa suppléante : pour qui, contre qui et quand ? 

La confusion  et l’instabilité des positionnements politiques ne correspondent à aucune des attentes des électeurs, surtout après l’élection européenne. 

Jean-Christophe Fromantin a certes hérité d’une ville au très faible pourcentage de logements sociaux, inférieur à 5%, mais il n’a pas eu le désir social de changer la donne : en 2013, Joël Cagnon, policier municipal à la retraite, s’est fait le porte- parole des 400 à 500 habitants des HLM des 167 et 169 avenue Charles de Gaulle à Neuilly-sur-Seine, dénonçant l’indécence des logements, l’insécurité, les trafics internes et l’immobilisme des responsables ! Jean-Christophe Fromantin est trop préoccupé par sa promotion personnelle, en un temps court : maire, conseiller général pendant 1 an 1/2, député, vice-président de l’UDI, vice-président de Paris- Métropole, initiateur de l’exposition universelle de 2025, à Paris. Pourquoi en vouloir davantage ? 

Très hautes compétences, désintéressement, sincérité, moralité, humanisme, solidarité, aptitude à rassembler sont les qualités attendues du nouveau responsable de l’UDI. Une succession  fondée sur des copinages, des pressions,  des promesses  factices, des ambitions classiques,  ne saurait correspondre à l’idéal de l’UDI, encore moins répondre au rejet citoyen des partis politiques.  

Une pensée solidaire, reconnaissante et très respectueuse pour Jean-Louis Borloo. Cet avis d’une citoyenne ordinaire hors-partis est adressé à Hervé Morin et à Yves Jégo. Un principe de précaution contraint à éviter actuellement Jean-Christophe Lagarde « aux pratiques épinglées » dans le numéro 912 de Marianne. Annie Keszey.

 

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