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28 juin 2016

Thèse érudite et divergente de Michel Onfray sur le terrorisme.

Penser l’islam. Michel Onfray. Grasset. 169 pages. 17 €. Mars 2016.

Les régimes islamiques de la planète ne menacent l’Occident que depuis que l’Occident les menace.

Michel Onfray nous aide à prendre nos distances avec les discours calculés, harmonisés des journalistes, des politiques et de certains intellectuels... Les médias ne vivent qu’avec l’argent : l’argent est nécessaire pour créer le support du média, pour l’entretenir et le faire durer. Ce qui fait la loi chez eux n’est pas la vérité, la justice ou la justesse, mais le lectorat, le spectorat et le téléspectorat, deux néologismes que chacun comprendra... Ils promeuvent un même monde : libéral-libertaire, européaniste, mondialiste et cosmopolite, consumériste et hédoniste vulgaire, nihiliste et marchand, débarrassé de toute morale et de toute spiritualité... Parce que ces 169 pages analysent un sujet grave avec rigueur, ces 3 pages d’extraits (en noir) et de liaisons entre extraits (en bleu) ne peuvent se substituer à la lecture complète de Penser l’islam.

Michel Onfray est philosophe, créateur et conférencier de l’université populaire de Caen. Essayiste, Il a refusé pendant  plusieurs  mois toute intervention publique parce que la presse politiquement correcte avait le désir de lui faire la peau...Il a été sali, insulté, traité de tous les noms, pour avoir dit qu’hormis la parenthèse Chirac-Villepin, la France a été de tous les bombardements des pays décrétés voyous. Il se fait qu’il s’agissait de pays musulmans et que la France a contribué à la mort de quatre millions de musulmans. Quatre millions de morts musulmans* voilà qui ne compterait pour rien ?* Il nomme sa source, Nafeez Ahmed, qui dirige l’Institute for Policy Research and development de Brighton et s’interroge : Peut-on imaginer que ce reniement  de la tradition pacifiste de la gauche ait été sans relation avec le fait que la France soit devenue le terrain d’une guerre menée par certains de ses ressortissants, musulmans intégristes qui se réclament de l’Etat islamique ?...

Michel Onfray, par ses déclarations aurait fait le jeu du FN. Depuis qu’en 1983, avec le tournant de la rigueur, François Mitterrand a commencé à étrangler le socialisme, mort et enterré depuis, quiconque reste fidèle à l’idée socialiste, comme moi, est vilipendé par ceux qui, ayant épousé les trahisons de la gauche, prétendent lui être restés fidèles. François Mitterrand a trahi deux fois la gauche, en politique intérieure de rigueur en 1983, trahison qui a généré la montée en puissance du Front national et  en politique étrangère en 1991  qui a engagé  la France à penser  et agir comme Bush I puis comme Bush II.

Michel Onfray reste fidèle à la gauche. Une gauche sociale et socialiste ; une gauche pacifique et pacifiste. Je crois que cette gauche - là n’est plus possible dans le cadre institutionnel. C’est un autre sujet. Ma fidélité s’appelle trahison chez les traitres. Mais les traîtres à la gauche sont pour moi quantités négligeables. Je pense au peuple sacrifié, je reste à ses côtés...

En ce mois de juin 2016, les bougies, les fleurs, les marches blanches, les hommages et les discours émotionnels et compassionnels ne mettront pas fin à cette nouvelle guerre asymétrique civile et internationale. Les responsables politiques, surtout ceux qui ne connaissent pas le Coran tel Alain Juppé, et sauf ceux uniquement préoccupés égoïstement  par leur réélection tels que Sarkozy et Hollande parce que c’est inutile, doivent « apprendre » pour « penser » afin d’agir autrement.

Michel Onfray a étudié le Coran, les hadîts, la Sîra, et les biographies du Prophète, études rares. Ces textes fondateurs ne valident pas l’affirmation courante que l’islam est une religion de paix.  Michel Onfray publie de nombreux extraits prouvant le pire et le meilleur : le pire, ce que des minorités agissantes activent par la violence ; le meilleur, ce que des majorités silencieuses pratiquent de manière privée.  Comment la République doit- elle considérer ces deux façons d’être musulman ? Dans son livre, il développe sa réponse.

Quelques exemples du Coran : Sur les incrédules : « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier » (VIII) ; « Frappez sur leurs cous ; frappez-les tous aux jointures » (VIII. 12) ; « Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais Dieu les a tués » (VIII. 17). Sur  l’antisémitisme : « Tout juif qui vous tombe sous la main, tuez-le »  (Al-Sîra, II.58-60)...Sur la justification de la torture par le carcan : « Nous mettrons des carcans à leurs cous, jusqu’à leurs mentons ; leurs têtes seront maintenues droites et immobiles. Nous placerons une barrière devant eux et une barrière derrière eux. Nous les envelopperons de toutes parts pour qu’ils ne voient rien » (XXXVI) ; par la mutilation : « Nous lui ferons une marque sur le museau », autrement dit : nous lui couperons le nez (LXVIII. 15) ; par l’égorgement : invitation à trancher l’aorte » (LXIX) ; par la crucifixion : « Ils seront tués ou crucifiés » (V. 33)...Sur la misogynie : « Les femmes ont des droits équivalant à leurs obligations, et conformément à l’usage. Les hommes ont cependant une prééminence sur elles – Dieu est puissant et juste » (sic !)  (II. 228)... « Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les » (IV. 34) ; « Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leur voile sur leur poitrine, de ne montrer leurs atours  qu’à leur époux ou à leur père «  (XXXIV. 31)... Sur l’homophobie : l’homosexuel est la figure de « l’abomination » (VII. 81)...

L’islam ? Lequel ? Celui des origines ou celui de tel ou tel musulman anonyme aujourd’hui ? Celui  d’un salafiste ou celui d’un soufi ?...Celui du calife de l’Etat islamique ou celui de Maxime Rodinson ?...Celui des sunnites ou celui des chiites ? Celui du meilleur ou celui du pire ?...L’islam de paix, de tolérance et d’amour qui s’appuie sur la fameuse et unique sourate  « Pas de contrainte en matière de religion » (II.256) , ou l’islam de guerre, d’intolérance et de massacre qui se réclame des nombreuses sourates guerrières, belliqueuses, antisémites ou destinées à justifier le massacre des infidèles » (VIII. 7, VIII. 12, VIII.17, VIII. 39, etc.) ?

Il y aura toujours un islam pour donner tort à l’autre. Qui dit vrai ? Tous à la fois et personne en particulier, car l’islam c’est tout ça : le meilleur et le pire, le pire de l’islam ne devant pas être décrété arbitrairement comme ne relevant aucunement de l’islam. Car, que disent les tueurs de Cabu, Wolinski et les autres quand ils disent en s’enfuyant après le massacre : « On a vengé le Prophète » ? La question mérite d’être posée. Faute de l’être, elle ne recevra pas sa réponse et nous continuerons à ne pas pouvoir penser, car nous resterons dans le fantasme, l’idéologie, la politique politicienne... Dans l’islam politique c’est le prélèvement qui fait la différence...Si un pays effectue les prélèvements dans l’islam de paix, il n’aura pas la même histoire que celui  qui voudra l’islam de guerre. La France doit instaurer un islam de paix, un islam républicain appuyé sur les sourates pacifiques...

En même temps que d’être une spiritualité intime et personnelle, une religion privée, l’islam est une politique et, comme religion étatique, il est intrinsèquement théocratique...

Dans le dernier chapitre, Pour ne pas conclure, Michel Onfray  republie la  version de ses réflexions, rédigée à la demande de l’hebdomadaire « Le Point » et en réponse aux questions du journal, après les attentats du vendredi 13 novembre 2015 au stade de France, au Bataclan, et aux terrasses de cafés. Il y développe son tweet : Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l’islam politique récoltent nationalement la guerre de l’islam politique...

Il faut dès lors sortir du temps court du journaliste qui vit d’émotion pour entrer dans le temps long du philosophe qui vit de réflexion. Ce qui a eu lieu le vendredi 13 novembre est certes un acte de guerre, mais qui répond à d’autres actes de guerre dont le moment initial est la décision de détruire l’Irak de Saddam Hussein par le clan Bush  et ses alliés, il y a un quart de siècle. La France fait partie depuis le début, hormis l’heureux épisode chiraquien, de la coalition occidentale qui a déclaré la guerre à des pays musulmans, Irak, Afghanistan, Mali, Lybie, Syrie ...Ces pays ne nous menaçaient aucunement avant que nous ne  leur refusions leur souveraineté et la possibilité pour eux d’instaurer chez eux le régime de leur choix...

La France est-elle à ce point naïve qu’elle imagine pouvoir déclarer la guerre à des pays musulmans sans que ceux-ci ripostent ? ...Le premier agresseur est occidental, je vous renvoie à l’Histoire, pas à l’émotion. Il est même identifiable : il s’agit de Georges Bush qui invente d’hypothétiques armes de destruction massive pour attaquer l’Irak en 2003, en rétorsion prétendue au 11 septembre 2001 de Ben Laden. Je vous rappelle qu’avant cette date le même Ben Laden était de mèche avec les services secrets américains contre les soviétiques qui avaient envahi l’Afghanistan...Les différents chefs d’Etat des USA avaient besoin d’en faire des ennemis menaçants afin d’écouler leurs armes...

Les terroristes appartiennent à la frange radicale et politique de l’islam salafiste. Leur radicalisation obéit à un choix rationnel. C’est une guerre menée par l’islam politique avec autant d’intelligence que l’Occident mène la sienne, mais avec moins d’armes ou avec d’autres armes que les nôtres – des couteaux et non des porte-avions, des kalachnikovs à 500 € et non des avions furtifs coûtant des millions de dollars...Le califat a clairement livré ses intentions. Mais notre dénégation est coupable. Leur dénier le droit de dire qu’ils sont un état islamique doublé de l’invitation politiquement correcte à dire qu’il s’agit de Daesh (alors qu’il s’agit de l’acronyme d’Etat islamique en arabe) faire d’eux des barbares (alors qu’ils font à la disqueuse et au marteau-piqueur ce que l’Occident fait avec des avions furtifs- je vous rappelle qu’une partie des sites mésopotamiens a été détruite par les bombardements US sans émotion internationale), les qualifier de terroristes (alors que, certes, ils tuent des victimes innocentes avec des kalachnikovs et des couteaux mais que l’Occident fait de même à plus grande échelle avec des bombes lâchées à haute altitude qui tuent femmes et enfants, vieillards et hommes qui n’ont rien à se reprocher , sinon d’habiter le pays associé à l’ «axe du mal »), tout ça fait que  nous sous-estimons en tout point leur nature véritable...

Nature qu’il faudrait connaître pour envisager un jour la solution diplomatique que souhaite Michel Onfray...

La France devrait cesser cette politique néocoloniale et islamophobe alignée sur les Etats-Unis. Elle devrait retirer ses troupes d’occupation dans tous les endroits concernés. Elle devrait prendre l’initiative d’une conférence internationale qui viserait un front diplomatique à même de négocier une neutralité associée au respect de la souveraineté politique de chacun des états concernés...Affirmer que le terrorisme ne concerne la France que par ce qu’elle est et non par ce qu’elle fait est une erreur.

Avec sévérité, Michel Onfray, critique « le droit d’ingérence » (de Bernard Kouchner) exercé par la France, depuis un quart de siècle, pour faire respecter les Droits de l’homme. Mais pourquoi donc cette loi ne se trouve-t-elle jamais appliquée ailleurs que dans des pays dont la situation géostratégique (situation, pétrole, richesse des sous-sols) est utile à la France ?... Voilà pourquoi la France avec son allié américain, bombarde tel pays et pas d’autres ...La Corée du Nord, Cuba, ou même l’Algérie quand le GIA faisait des centaines de milliers de morts – 500 000 dit-on – n’ont jamais déclenché le réflexe du droit d’ingérence...Pourquoi ne pas bombarder la Chine ? L’Arabie Saoudite ? Le Pakistan ? Le Qatar ? (L ’Arabie et le Qatar financent le terrorisme mais le Pakistan a la bombe atomique !) Ou même les Etats-Unis qui exécutent à tour de bras ? Il suffit de lire le rapport d’Amnesty International pour choisir ses cibles, elles ne manquent pas...Tant que la loi du talion primera, il n’y aura ni droit, ni paix. Augmenter les frappes, c’est augmenter le risque terroriste en retour – car nulle personne censée ne niera la liaison...

Que tous ces politiciens qui se trompent et qui, hier, fêtaient Bachar et détestaient Poutine et qui, ce jour, détestent Bachar et quémandent en direction de Poutine, que tous ces professionnels de la politique qui conduisent dangereusement la politique étrangère de la France depuis vingt-cinq ans en exposant les Français sans pouvoir les protéger quand ripostent ceux qu’ils agressent, que tous ces assoiffés de pouvoir qui préfèrent  se servir de la France plutôt que de la servir, que ces pantins décérébrés qui traitent de fasciste l’intellectuel qui pense en regard de l’Histoire et non en regard de leur réélection, que ces gens-là, donc, manifestent un peu de modestie et beaucoup de sens de l’Histoire en convenant que la carte de la paix aurait valu la peine d’être jouée. Il y faut moins de testostérone et plus de matière grise. Je ne me fais pas d’illusions, je souhaite ce que je sais pourtant dès à présent perdu. L’exercice de la pensée, déjà, est mort sous les balles de cette guerre. Pas question pour autant de ne pas l’honorer. Je crains, hélas, trois fois hélas, que l’Histoire ne me donne raison...J’aurais tant préféré avoir tort. Je me serais tant réjoui, pour la France, de confesser mes erreurs.

Annie Keszey.

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20 juin 2016

Rétablir la vérité. Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron· lundi 13 juin 2016

Ces derniers jours, certains médias se sont fait l’écho de commentaires concernant ma situation de contribuable.

J’y ai d’abord répondu de manière lapidaire, préférant m’exprimer sur les sujets du ministère, et parce que ma situation fiscale est à la fois parfaitement régulière et à jour. Je n’ai rien à dissimuler.

Je soutiens l’idée que l’intimité de chacun doit être protégée. Je défends donc la mienne et celle de ma famille. Le secret fiscal qui protège chaque contribuable n’est rien d’autre que le droit à l’intimité de la vie privée.

Cependant, cette réponse n’a pas empêché certains de propager volontairement doutes, soupçons, et accusations. Des propos qui sont faux circulent pour me discréditer. C’est mon civisme et celui de ma famille qui sont visés par ces commentaires. C’est notre intégrité qui est questionnée.

Après mûre réflexion, j’ai décidé de rétablir la vérité sur ces sujets, même si cela me conduit à révéler ce qui devrait rester privé. 

1) Pour ce qui concerne mon assujettissement à l’ISF :

Je n’ai évidemment jamais rien dissimulé à l’administration fiscale. Je n’ai pas sous-évalué mon patrimoine en vue d’échapper à l’ISF, ni organisé de dispositif fiscal pour échapper à cet impôt.

Des échanges ont eu lieu avec l’administration fiscale au sujet de l’évaluation de la maison de famille de mon épouse au Touquet. Conscient de la nécessité, dans la fonction qui est la mienne, de faire les choses de manière irréprochable, j’ai fait appel à l’un des cinq experts nationaux indépendants près la Cour de Cassation. Cet expert a conduit un travail approfondi pendant plusieurs semaines, a étudié les valorisations des biens comparables situés à proximité, a visité la maison qui avait fait l’objet de travaux en 2011, et l’a au final évaluée à 1,2 million d’euros. Compte tenu des emprunts que j’avais contractés pour des travaux et pour acheter notre appartement à Paris, cette valeur nous plaçait en-dessous du seuil de l’ISF.

De son côté, l’administration fiscale a reconsidéré la valeur de la maison du Touquet. Après discussion, l’administration a arrêté sa valeur à 1.453.255 euros.

Compte tenu de mes fonctions, j’ai accepté cette évaluation administrative et j’ai renoncé à engager plus avant les discussions. Alors que j’estime être parfaitement dans mon droit, il n’était pas envisageable pour moi, comme ministre, d’entamer un dialogue plus long voire une action contentieuse contre l’administration. Le 18 septembre 2015, j’ai donc procédé au règlement d’un ISF, pour les années 2013 et 2014, respectivement de 4.174 euros et 2.264 euros.

Il est donc faux de dire que j’aurais fait l’objet d’une procédure de redressement fiscal, car c’est une régularisation que j’ai moi-même effectuée.

Il est à tout le moins étonnant que près de 9 mois plus tard, ces échanges aient été « révélés » le même jour et au même moment par deux titres de presse différents : ce sont des discussions tout à fait normales et fréquentes entre l’administration et les particuliers, et le sujet était résolu. 

2) Sur mes emprunts :

J’ai lu des interrogations sur les emprunts que j’ai contractés. Voici la situation exacte :

Lorsqu’en 2007 (alors que j’étais fonctionnaire), j’ai acheté un appartement à Paris, je l’ai financé en totalité avec des emprunts car je n’avais aucun apport personnel ou familial. J’ai donc emprunté une partie auprès du Crédit Mutuel, et auprès de mon témoin de mariage, Henry Hermand, une somme de 550.000 euros (prêt personnel à un taux de 3,5 %, déclaré à l’administration fiscale et contracté devant avocat). J’ai remboursé ce dernier à échéances régulières, selon les modalités prévues par le contrat de prêt établi en bonne et due forme. En 2011, j’ai effectué des travaux qui m’ont conduit à contracter un nouvel emprunt au Crédit Mutuel. Lorsque j’ai vendu en 2015 mon appartement parisien, j’ai remboursé intégralement mes emprunts et les intérêts courus, tant auprès du Crédit Mutuel que de mon ami. Je n’ai plus aujourd’hui qu’un prêt pour travaux contracté en 2011 auprès du Crédit Mutuel. Ma situation, y compris ces prêts, a été intégralement exposée et mise à jour dans mes déclarations d’intérêts à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. 

3) Enfin pour ce qui concerne ma déclaration d’intérêts auprès de la haute Autorité pour la Transparence de la vie Publique :

Certains ont cru pouvoir écrire que j’avais dissimulé des intérêts dans une société. C’est faux.

Dans ma déclaration de 2013, alors que j’étais Secrétaire général-adjoint de l’Elysée, j’ai précisé que j’étais membre du conseil d’administration de la revue Esprit et qu’à ce titre j’en détenais cinq actions. N’ayant plus participé aux conseils d’administration et aux travaux de cette revue – qui n’a d’ailleurs aucune espèce d’interférence avec mon périmètre ministériel –, je ne l’avais pas rappelé en 2014, mais la Haute Autorité en charge des contrôles des conflits d’intérêts en était pleinement informée.

Et comme chacun l’aura noté, il s’agit d’un mandat bénévole et la revue Esprit n’est pas une entreprise commerciale ou spéculative… mais une revue de débats intellectuels.

Voilà les faits. Que tous ceux qui ont pu à mon égard colporter des rumeurs ou tout simplement réclamer plus de transparence s’imposent la même avant de parler.

Sur le terrain idéologique, certains me reprochent d’avoir pu bien gagner ma vie pendant quelques années. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas de compte à leur rendre : je suis certes né dans un environnement provincial favorisé, mais pas dans les milieux de la haute finance, de la haute administration ni de la haute politique. J’y suis parvenu par mon travail. Ils pensent qu’avoir été banquier est une lettre écarlate infamante. Qu’ils sachent que ce que j’ai appris durant ces années me sert tous les jours dans ma fonction. Et qu’ils considèrent que j’ai fait le choix de diviser par dix mes revenus en 2012 pour servir mon pays et prendre mes responsabilités. Parce que précisément je ne suis pas réductible à la caricature dans laquelle ils voudraient m’enfermer.

Au lieu de combattre l’image qu’ils se font de moi, celle d’un homme cupide et méprisant, je leur propose de revenir à ce qui fait le seul intérêt de la politique : la construction d’un projet pour nos concitoyens. Le mien est très simple : je me bats pour que chacun, d’où qu’il vienne, réussisse la vie qu’il veut selon ses seuls mérites et talents ; pour que notre société, par des mécanismes de solidarité adaptés au monde d’aujourd’hui, donne à chacun non pas une unique chance, mais une nouvelle chance à chaque moment important de sa vie.

La vie politique peut être le théâtre de désaccords. Je les ai toujours assumés et continuerai à me battre pour mes idées, y compris sur le terrain. Mais la vie politique n’est pas une jungle où tout peut être dit pour salir, où le soupçon remplace la transparence et où les indispensables contre-pouvoirs deviennent un autre pouvoir lui-même intouchable.

Comptez sur moi pour agir en conviction jusqu’au bout et prendre tous les risques mais sans rien céder à la démagogie du moment ni aux médiocrités de tout genre ; sans rien céder non plus sur l’idée que je me fais de la responsabilité d’un citoyen engagé.

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