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05 avril 2020

PUTEAUX. Une analyse des résultats de l'élection municipale du 15/03/2020.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud. LR.   65, 03 % - 9629 voix.

Emmanuel Canto. La REM.       15, 02 % - 2225 voix.

Vincent Dubail. EELV.               13, 29 % - 1969 voix.

Francis Poézévara. D.GAUCHE.   6,64 % -   984 voix.

Participation des inscrits : 50, 43 %. (Participation plus élevée que la moyenne nationale).

Dès le premier tour, la réélection du Maire, Madame Ceccaldi-Raynaud, est acquise très largement. 

Les opposants, comme d’habitude, pendant la campagne électorale, avaient critiqué le maire en réactivant leurs anciens thèmes endémiques : le népotisme, la peur du maire que les Putéoliens éprouveraient, la démocratie grise et le clientélisme. Le thème nouveau de la prise en compte, dite insuffisante, de l’écologie, a été développé par les trois listes d’opposition. Ces discours ne se sont appuyés sur aucune évaluation globale scientifique et sur un seul cas prouvé !!!

Or, les électeurs tiennent aussi compte des programmes des différents candidats. Celui du maire sortant était le plus complet car listant les réalisations par quartier et par activité. Celui de la gauche était précis et montrait des évolutions significatives par rapport à la gestion passée. Ceux de LaREM et des « Verts » sont restés au niveau des grands principes.

Dans un graphique, sur http://www.francis.poezevara.com/ Francis Poézévara représente, en ordonnée, le score de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et, en abscisse, le taux de participation bureau de vote par bureau de vote. Une ligne en rouge montre la progression des votes en liaison avec le taux de participation : c’est objectif. Ce qui l’est moins, c’est l’amalgame qu’il fait entre le vote des électeurs des HLM et le clientélisme, même si un autre graphique montre que Mme le Maire recueille ses pourcentages les plus élevés dans les bureaux où votent les habitants des HLM. En effet, rappelons que le vote est individuel, libre et SECRET. Connaître la motivation essentielle de milliers de votants supposerait une enquête, comme l’ont fait les sociologues depuis un siècle. Les locataires d’HLM ne peuvent être intégrés autoritairement au clientélisme, sauf les éventuels bénéficiaires d’un passe - droit, les autres ont été dotés d’un logement social à partir de critères étatiques. Leur durée dans une HLM ne relève pas de la responsabilité du maire. Les choix des électeurs sont souvent déterminés par des variables lourdes, telles que le lieu de résidence, la religion, le statut socio- économique, l’âge et le genre. Le vote se fait sur des enjeux et sur l’interprétation de performances. Il est reconnu que chaque individu, par individualisme méthodologique, essaie d’obtenir, à travers son vote, la plus grande satisfaction possible par rapport à ses intérêts et la décision est le fruit d’un arbitrage rationnel entre gain et coûts. Le degré de compétence politique, à partir des informations reçues, favorise les votes. Certains électeurs ont aussi une identification partisane forte, un attachement affectif durable, déterminant principal de leur vote. Un maire sortant, qui se représente, comme à Puteaux, a l’avantage de comptabiliser les actions concrètes nombreuses du mandat passé, évaluables, alors que les opposants n’ont que des promesses théoriques. La sociologie électorale évolue depuis le milieu du 20ème siècle, les Français, en particulier, se reconnaissent de moins en moins dans l’idée d’un parti.

Par ailleurs, quel parti d’opposition a inclus dans son programme une loi contre le clientélisme, inlassablement critiqué mais nullement illégal à ce jour ?

La peur du coronavirus a certainement accru l’abstention qui a été de 49,57 % à Puteaux, bien supérieure aux 36,45% de 2014, mais ce n’est pas la seule cause. La volatilité électorale fut déjà reconnue antérieurement. La précarité favorise l’abstention de même que la prédictibilité du résultat de l’élection. Le manque d’intérêt pour la politique, le manque de formation et, plus récemment, la perte de confiance dans les élus, sont des facteurs qui expliquaient déjà l’abstention de 2014. Insinuer, à partir de la courbe, que cette peur légitime du coronavirus aurait davantage confiné à domicile les électeurs opposants au maire que ses adeptes est futile.

Je rejoins l’avis des personnes qui ne souhaitent pas de monarchies électives. Cet avis n’est pas universel et ne saurait remettre en cause la nouvelle légitimité de Mme Ceccaldi-Raynaud, réélue maire de Puteaux en 2020.

A partir de maintenant, souhaitons que Majorité et Oppositions exercent, enfin, le droit à une critique démocratique équilibrée, tenant compte du NEGATIF comme du POSITIF!

Annie Keszey.

 

 

              

 

 

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