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19 octobre 2013

UN TZIGANE TEMOIGNE.

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Belle Cécilia, ex-Sarkozy, d'origine tzigane.


Alexandre  Romanès, poète et cofondateur du cirque Romanès, préfère dire Tzigane et non Rom. Il s’exprime dans le journal « Le Monde » du 18/10/2013.
Parole rare.  Alexandre Romanès dénonce les persécutions massives quotidiennes des siens en Roumanie et le détournement des fonds européens  qui n’arrivent jamais aux populations tziganes.
« La communauté tzigane-rom est prise à partie aujourd’hui, avec violence, parce qu’elle n’est plus comprise par une Europe qui s’uniformise. Son rejet est scandaleux et éhonté. Après les propos de Manuel Valls comme après ceux de Nicolas Sarkozy, les gens se lâchent contre les Roms, dans la rue, les medias, les administrations, les cours de récréation…Alexandre Romanès, comme beaucoup, n’a jamais demandé d’allocations familiales et ses enfants n’ont jamais été scolarisés. Sa dernière fille a voulu aller à l’école mais a fait l’objet d’un rejet constant de la part de ses « camarades » de classe. La France s’enfonce dans un climat délétère.
La situation misérable dans certains campements est un problème fabriqué par la France qui n’a pas laissé ce peuple circuler et travailler librement au mépris des conventions européennes. Les malfrats de la mafia, principalement d’origine roumaine et non tzigane, encerclent un campement de village, choisissent 4 ou 5 filles de 17 ou 18 ans, puis les envoient en Europe sous la menace. Elles se retrouvent sur le périphérique à Paris.
Pourquoi la police ne démantèle pas ces réseaux plutôt que les campements des Tziganes?
Les Tziganes ne veulent pas s’intégrer, au sens où le monde sédentaire les a toujours rebutés. Une blague roumaine résume très bien leur étrangeté : « Ces gens-là sont bizarres. Ils mettent leurs chevaux dans leur maison et vivent en dehors ». La réussite, la mode, le sport, le vote ne font pas partie de leurs habitudes.
S’intégrer, mais à quoi ? Aller à l’école jusqu’à 25 ans, être au chômage à 45 ans, faire une dépression à 50 ans, divorcer à 55 ans dans un monde gagné par la perte du sens collectif, par le  repli sur soi, la réussite à tous crins, un monde de familles sans enfants. Et pourquoi pas la cuisine Mobalpa ? Alexandre ne veut que le ciel étoilé au- dessus de lui. Ces Français qui cancanent devraient noter que pour les Roms, chrétiens, seuls comptent Dieu et la famille.
L’identité des Roms est menacée par l’uniformatisation de l’Europe et du monde qui n’accepte qu’un seul mode de vie à la fois précaire et sédentaire, flexible et normé…Leur culture peu à peu s’efface.
Les pays européens si prompts à vouloir un monde sans frontières pour les capitaux empêchent les Tziganes et les Roms de circuler.
Paris et Bordeaux sont des villes accueillantes à partir de médiations pertinentes… »

Manuel Valls, Espagnol naturalisé Français, écoutez les Tziganes et les Roms ! L’intégration ne peut être évaluée par des critères simplistes. Les conditions d’accueil sont décisives. L’approche ethnique, au niveau politique, est stigmatisante et ségrégative. Il faut d’abord connaître ces populations.
Et puis, Monsieur le ministre de l’intérieur,allez au cirque !
Le spectacle du cirque Romanès se tiendra de nouveau à Paris du 19/10/2013 au 23/02/2014. Les artistes du cirque sont talentueux, créatifs, d’une humanité universaliste.
Ce n’est peut-être pas par hasard que ce nouveau spectacle s’appelle « Les voleurs de poules » !
Finesse de l’humour tzigane.
www.cirque-paris.com/romanes
Un cirque de rêve. Télérama. Un très grand moment poétique. Le Monde. De la poésie à l’état pur. Libération. Surprenant et beau comme un battement de cœur. La Croix
Image : www.gala.fr
Annie Keszey.

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19 septembre 2013

LES TURBULENCES DE LA DEMOCRATIE.

 

Un nombre important d’électeurs, en 2013, partage les mêmes jugements sur la Démocratie française, imparfaite.
Les  représentants élus ne représentent pas tous les Français. Le gouvernement, à partir des déclarations de biens des ministres, est « censitaire ». Trop de politiques sont corrompus, inscrits dans « la délinquance des riches », d’autres sont incompétents. « Les promesses électorales ne sont pas tenues, dans le mensonge et l’impunité ». Les réalisations des mandats ne sont pas évaluées. Les partis de droite, du centre et de gauche conduisent la France médiocrement, sans différences notables. L’économie plombe le social, « social plombé par le sociétal », l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît, les responsables politiques, auteurs de gaspillages insensés de fonds publics, creusent la dette et pèsent sur les impôts. Les gouvernements n’ont pas de visions à long terme. Un seul type de société est reconnu, le néolibéralisme,  mais avec deux faces : celle de l’économie virtuelle dominante au service des riches et celle de l’économie réelle dont le déclin, voulu, est responsable d’une immense « casse sociale ». Bien sûr, une partie de l’électorat reste complice du pire et ne se rallie pas à l’urgente critique du « bourgeoisisme ».Ces constats induisent cependant des réactions de citoyens lucides, nombreux, mais avec difficulté : par exemple, l’augmentation de l’abstention aux élections qui ne saurait s’expliquer par de l’indifférence.

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Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, spécialiste de la légitimité démocratique, éclaire les fondements de certains de ces jugements et les situe dans leur complexité historique et sociologique. Il analyse les raisons des transformations de la démocratie et prévoit l’avenir. Deux publications aident à penser : La Contre-démocratie (Seuil 2006) et La légitimité démocratique. Impartialité, réflexivité, proximité. (Seuil 2008). Cette seconde publication de 361 pages, si elle était résumée, perdrait de sa rigueur et de sa précision. La présentation choisie est celle d’une succession continue de courts extraits, discontinus dans le livre. Lire Pierre Rosanvallon demande du temps, mais le concentré qui  suivra, en quatre pages, ne prétend pas restituer le parfait éclairage de la complexité et de l’évolution de la démocratie.

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Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, dans leur dernier livre « La violence des riches. Chronique d’une immense casse sociale », (Zones, 2013), justifient aussi les jugements citoyens négatifs et inquiets sur la démocratie : ils les affinent et les approfondissent. La présentation de leur ouvrage suivra celle de la publication de Pierre Rosanvallon sur
www.atelier-idees.org

www.notreputeaux.com

Images: soyons-lucides.fr et libération.fr