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01 février 2010

Le « travail au noir » des élèves de l’Ecole Publique

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Les devoirs du soir

L'arrêté du 23/11/1956 aménage les horaires des écoles primaires et inscrit les devoirs pendant le temps scolaire. En application de l'arrêté, la circulaire du 23/11/1956 supprime, sans équivoque les devoirs à la maison :

« Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail ne peut qu'apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants. Enfin, le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité. En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l'enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte. Libérés des devoirs du soir, les enfants de 7 à 11 ans pourront consacrer aisément le temps nécessaire à l'étude des leçons. »

L'interdiction est rappelée en 1962, 1964, 1971, 1986, 1990, 1994, 2002.

Toutes les Ecoles Publiques transgressent la loi républicaine, alors qu'elles sont, de plus, chargées de l'instruction civique. Les élèves travaillent au noir.

Cette situation a des conséquences négatives:

  • Les devoirs du soir échappent au contrôle des Inspecteurs de l'Education Nationale qui évitent de s'y intéresser, par prudence diplomatique.
  • Aucune enquête de l'Education Nationale ne porte sur le temps qu'ils demandent aux élèves, ni sur les conditions de leur réalisation, ni même sur leur sens.
  • Nul ne peut dire s'ils sont efficaces ou non : ils ne font l'objet d'aucune évaluation globale quant à leur effet sur le système éducatif.

Au collège, les devoirs sont autorisés, mais la coordination entre professeurs d'une même classe est pratiquement inexistante, ce qui a pour effet d'éliminer les devoirs sur l'acquisition de compétences transversales, pourtant essentielles : savoir résumer, comparer, synthétiser...

Les collèges publics ayant défini collectivement (professeurs- parents- délégués des élèves) une politique des devoirs du soir, dans leur projet d'établissement, sont rares. (Un exemple suit ce texte).

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30 novembre 2009

A deux ans, tu seras grand, mon fils !

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Il y a quelques mois, notre ministre de l'éducation nationale du moment, très inspiré, fustigeait la redoutable efficacité des enseignants de maternelles, à mots choisis : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »*

Je vous fais part, en primeur, d'un choc reçu il y a deux semaines, lors de la réunion du Conseil d'Ecole à Défense 2000 (4 classes de maternelles). La Mairie souhaite que la directrice accueille quelques enfants de deux ans révolus (trois enfants, pour le moment), dans une des classes de petite section !

En d'autres termes, pour que le mot si vulgaire de M Darcos trouve sa pleine justification, on bouscule les règles de l'Education Nationale et on décide de placer en maternelle des petits qui, bien évidemment, ne sont pas encore propres, et ne peuvent en aucun cas, en débarquant ainsi en cours d'année (au 15 novembre), suivre un quelconque programme, qui de toute manière, n'est pas conçu pour eux. Inspecteur d'Académie, dites-vous ? Aux abonnés absents, politique de l'autruche... Elle est belle notre République de la Liberté, l'Égalité et la Fraternité...

En d'autres termes encore, Madame le Maire, qui ne fait pas beaucoup d'efforts, depuis sa prise de poste en 2004, pour faire mieux que son père, c'est à dire,  pour ouvrir des lits de crèche archi-nécessaires (en 2007, à la Rotonde, à une question que je lui avais posée à ce sujet, elle m'avait dit que toutes les statistiques indiquaient une baisse du nombre des enfants sur les 5 ans à venir ! La réalité, même statistique, est exactement inverse**... hormis pour les enfants de 2 ans, en effet ! Je ne sais pas qui lui communique ses chiffres...), préfère tordre le cou à certaines règles nationales pour pallier au manque de place en crèche. Sans compter la probable manipulation démagogique : l'école ne coûte rien aux parents (enfin, hormis la cantine) au contraire de la crèche...

N'est-ce pas un sujet qui vous fait bondir ? Personnellement, j'en suis resté « estomaqué » ! Et la directrice est "contrainte" d'accepter, parce que sur ses quatre classes, elle n'atteint pas le quota minimum francilien, de 26 enfants par classe ! Son inquiétude est la suivante : refuser, c'est s'exposer à une vérification de l'IA, et peut être voir celle-ci décider d'une fermeture de classe pour l'année prochaine...

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Publié dans Ecole, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : puteaux, ecole, maternelle, fcpe | | |  Facebook