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25 mai 2011

Une autre Europe

 

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Jean-Pierre Chevènement fut l’un des négociateurs du Programme commun de la gauche, en 1972. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, actuellement Président d’honneur du MRC et sénateur du territoire de Belfort, il ne cesse de défendre « une autre politique ».

Dans « La France est-elle finie ? » aux Editions Fayard, Jean-Pierre Chevènement analyse l’Histoire du XXème siècle, en profondeur, à partir de sa vaste culture pluridisciplinaire et  de son expérience politique au service d’idées et de valeurs républicaines fortes.

François Mitterrand, socialiste, dès son élection, et Jacques Delors, pour la France, Margaret Thatcher pour la Grande Bretagne, Helmut Kohl, pour l’Allemagne, ont été des acteurs importants de la construction de l’Europe. A partir de l’Acte Unique de 1985 et de la création de la monnaie unique, cette Europe néo-libérale et la globalisation financière ont privé la France (et les autres états européens) de toute marge de manœuvre monétaire et économique...

Dans l’univers globalisé, il n’y a plus de barrières, plus « d’écluses », donc plus d’amortisseurs. L’exploitation, l’avidité, les instincts prédateurs ne connaissent pas de bornes. Le repli égoïste, la démobilisation civique, le communautarisme, le racisme constituent de permanentes tentations en période de crise…La tentation de la guerre est toujours présente dans la crise du capitalisme comme « l’orage dans la nuée », selon Jaurès.

Le Moyen-Orient reste aujourd’hui ce que les Balkans étaient à l’Europe d’avant 1914: le foyer des guerres futures…Face à ce monde d’iniquité à l’accouchement duquel ils ont contribué- sans doute pour beaucoup involontairement- les sociaux-libéraux qui se voulaient, en France, au printemps 1991, « à l’avant-garde du nouvel ordre international » proclamé par George Bush père, restent aujourd’hui sans voix, comme la poule qui, croyant avoir pondu un œuf, se retrouve en présence d’un couteau…

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10 décembre 2010

Manifeste d’économistes atterrés

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Les politiques de soumission au pouvoir de la finance mettent en danger l’avenir du projet européen. Manifeste d’économistes atterrés. Il faut mettre en débat, dès maintenant, les grandes lignes de politiques économiques alternatives qui rendront possible une refondation de la construction européenne.

« La crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2007 et 2008 ne semble pas avoir affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans. Le pouvoir économique n’est nullement remis en cause dans ses fondements. En Europe, au contraire, les états, sous la pression des institutions internationales et des agences de notation, appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes de réforme et d’ajustements structurels qui ont démontré dans le passé leur capacité à accroître l’instabilité et les inégalités.Ils vont encore aggraver la crise européenne.»

Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d’ATTAC), André Orlean (CNRS, Président de l’Association Française d’Economie Politique), Henri Sterdyniak (OFCE : Centre de recherche en économie de Sciences Po), dans leur manifeste d’économistes atterrés, de novembre 2010, aux éditions « les liens qui libèrent », dénoncent dix fausses évidences, mal fondées scientifiquement, qui servent à justifier les politiques actuellement menées en Europe. Le manifeste soumet au débat  vingt-deux propositions pour une autre stratégie: 630 économistes d’horizons très divers l’ont signé : http://economistes-atterres.blogspot.com

Un exemple

- La fausse évidence n° 6

La dette publique reporte le prix de nos excès sur nos petits-enfants. C’est une affirmation hypocrite. La dette publique est un mécanisme de transfert de richesses des contribuables ordinaires vers les rentiers. Se fondant sur la croyance jamais vérifiée que les baisses d’impôts stimuleraient la croissance, les réductions d’impôts et de cotisations (sur les revenus des plus aisés, sur les patrimoines), depuis 1980, ont, en fait, aggravé les inégalités sociales et les déficits publics. Ces politiques fiscales ont obligé les administrations à s’endetter auprès des ménages les plus riches et des marchés financiers pour compenser les déficits. Avec l’argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres, porteurs d’intérêts, de la dette publique émise pour financer les déficits publics, provoqués par les réductions d’impôts : effet jackpot ! Au total se met en place un mécanisme de redistribution à rebours, des classes populaires vers les plus aisées, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente privée. Pour redresser de façon équitable les finances publiques en Europe et en France, deux mesures sont mises en débat.

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