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06 octobre 2015

LA France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires.

 

Christophe GUILLUY. Champs Actuel 6€. 2014. 186 pages

 

Les fondements logiques du vote FN.

 

Christophe Guilluy est géographe. Il est l’auteur avec Christophe Noyé, de l’Atlas des nouvelles fractures en France (Autrement 2004) et d’un essai remarqué, Fractures françaises (Champs-Flammarion, 2015).

 

Extraits discontinus.

 

« En réalité, le vrai débat n’est pas de savoir si le modèle républicain est pertinent économiquement. Il est de savoir s’il fait ou non société. S’il permet de tirer vers le haut les autres territoires et d’intégrer économiquement les catégories modestes qui vivent à l’écart des métropoles ou si le rôle des métropoles se limite à redistribuer un minimum de ressources vers des territoires condamnés et des populations inutiles...

 

Pourquoi a-t-on sacrifié les classes populaires sur l’autel d’une mondialisation communautariste et inégalitaire, aux antipodes des valeurs dont se réclame la classe politique ?

 

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27 septembre 2015

PUTEAUX : LYNCHAGE MEDIATIQUE*.

 

Lyncher ignore le droit républicain. C’est aussi, trop souvent, le signe d’une inculture générale ou de motifs inavouables tels que la jalousie maladive, le désir, comme les hyènes, de dévorer la chair et les os de l’autre, le conditionnement aux cris répétitifs des chacals... 

Mais ces « inquisiteurs » et ces « imprécateurs » amoureux des boniments parfois arbitraires et toujours vexatoires, qui n’instruisent qu’à « charge », contrairement aux juges autorisés spécialisés dans l’équilibre « à charge et à décharge »,   s’abritent toujours, par leurs mots, derrière leur vocation à agir pour l’éthique.  

Pas plus qu’eux, l’historien  ne dispose du « smoking gun proof », expression américaine pour « la preuve irréfutable par le pistolet qui fume encore » mais l’historien, lui, applique une méthode d’exactitude documentaire et raconte les événements non par vanité et narcissisme mais par esprit de responsabilité. Tel Patrick Boucheron, historien, qui au lieu de combler les manques, cerne les lacunes, circonscrit les silences,  fait ainsi l’expérience de l’insuffisance de l’histoire... 

Dans la quasi-totalité de ces hallalis médiatiques, la présomption de culpabilité remplace le droit fondamental de la présomption d’innocence. Parmi ces bricoleurs  en meutes, certains  prévoient même une pré-sanction, qui ne correspond nullement aux sanctions du code pénal, au nom de la morale publique et politique dont ils se souviennent dans ces moments-là !

Cette pré-sanction, folklorique, peut correspondre à un strict intérêt personnel : par exemple, le retrait  de son mandat, d’un maire élu... quand on veut obsessionnellement prendre sa place.

Mediapart, spécialisé en « chocs » au nom du très beau « droit de savoir pour tous les citoyens » piétine pourtant « le droit de garder le silence pour certains », principe du code. 

 

Il y a 5 ans, François-Gilles Egretier (lui aussi), haut fonctionnaire, conseiller discret auprès de Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie et des Finances, est entraîné dans un tintamarre  médiatique, conspué, où Libération et France 2, en particulier, mettent en cause son intégrité, en dehors de toute intervention de l’institution judiciaire...

Le juge Renaud Van Ruymbeke met le conseiller en examen l

 

En mai 2015, après une attente éprouvante, trop longue, grave imperfection judiciaire qui crée des impairs, le tribunal correctionnel de Paris  blanchit et relaxe François-Gilles Egretier. Il n’y aura pas d’appel.

 

Que disent alors les acteurs responsables du lynchage pré-jugement ?

RIEN !

Ils devraient avoir une qualité, impossible pour eux, celle de reconnaître leurs erreurs. 

Monsieur David Pujadas, présentateur du 20 heures de France 2, en particulier, doit être contraint à rétablir l’honneur perdu de François-Gilles Egretier. 

Ce cas n’est pas unique. 

François Pérol, conseiller économique de Nicolas Sarkozy, a plus de chance. La presse nous a annoncé le 26/09/2015, sa relaxation par le tribunal correctionnel.  Certes, François Pérol est un « puissant », président du directoire de la BPCE. Le parquet  a fait appel de la décision.   

Mieux vaut être sous la responsabilité professionnelle d’un juge à l’expérience talentueuse tel Marc Trévidic, par exemple, plutôt que sous la coupe d’amateurs trop souvent bourbeux, rarement aussi  puissants intellectuellement qu’Emile Zola dans « J’accuse », en d’autres temps !!!

 *Titre de l’article de Jean-Claude Jaillette, page 53, du numéro 961 de « Marianne ». 

Annie Keszey. 

http://www.notreputeaux.com 

http://rupture-et-metamorphose.org 

http://atelier-idees.org

 

 

 

Publié dans Communication, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lynchage médiatique | | |  Facebook