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11 septembre 2012

UNE REFONDATION DE L'EDUCATION NATIONALE? MAINTENANT!


Monsieur Le Ministre de l’Education Nationale,

Pourquoi n’apportez-vous pas, jour après jour désormais, les indispensables modifications pour améliorer l’efficacité du système éducatif, à moyens constants?
Le mot « refondation », utilisé par le gouvernement auquel vous appartenez, est ambitieux mais la définition de son contenu en actes concrets attendra sans doute, comme toujours, de nombreux colloques!
Quatre exemples de dysfonctionnements en quatre jours.
A l’initiative des Principaux, la rentrée scolaire, en collège, organisée par niveau, s’étale sur plusieurs jours. Ainsi, par exemple, des 6èmes sont-ils rentrés le mardi matin 4 septembre et n’avaient déjà plus classe ni le mardi après-midi, ni le mercredi matin, malgré leurs emplois du temps. De nombreux professeurs étaient ainsi dispensés de cours dès leur retour de vacances. La perte d’instruction,  si elle était calculée au niveau national, susciterait une certaine surprise. Les Chefs d’Etablissement sont responsables de ce gaspillage. Malgré les contraintes, rien ne justifie cet étalement, certes confortable pour les acteurs adultes du système.
Monsieur Le Ministre, indignez-vous!

Un décret initié par Monsieur Xavier Darcos, à la demande pressante des fédérations de parents d’élèves, limite le poids du cartable des collégiens et définit des caractéristiques adaptées aux fournitures scolaires. Qui respecte ce décret ? Certains professeurs abusent de « leur liberté pédagogique » en exigeant des fournitures  prétentieuses, coûteuses, inutiles. Faut-il que les jeunes collégiens transportent chaque jour de ce premier mois, six ou sept cahiers presque vides?... La concertation des équipes pédagogiques autour des listes proposées n’a pas lieu ou n’est pas toujours pertinente. Des Chefs d’Etablissement n’ ordonnent ni ne régulent! (Mieux vaut passer rapidement sur des caprices professionnels: une liste de CM1 recommande un cahier de texte qui, à peine acheté, ne vaut plus rien, le nouveau maître exigeant…un agenda!)
Les devoirs écrits sont interdits par la loi à l’école élémentaire mais Jean, 9 ans, dès le soir de la rentrée scolaire, en a reçu  pour la semaine suivante!
Monsieur Le Ministre, rappelez le Droit !

Les fournitures scolaires réclamées par les établissements ne font pas l’objet d’une recherche d’économies et reposent rarement sur des achats collectifs. Pourtant, dans un état surendetté, la diminution des dépenses eut été aussi importante (- 25%) et mieux adaptée que l’augmentation des aides étatiques de rentrée.
Monsieur Le Ministre, faites-mieux à moindre coût!

Estelle, professeur débutant de  la discipline « Vente », en classe de seconde de Lycée professionnel, n’a reçu ni aide, ni conseil, ni encouragement avant sa première heure de cours. Elle recevra ultérieurement  une formation à la construction d’un cours!
Monsieur Le Ministre, concrétisez un vieux discours radoteur ! Reconnaissez  qu’être professeur c’est exercer un métier très complexe : assurez enfin la formation au lieu de décourager les vocations.

Refonder, n’est-ce pas faire, déjà, avec entêtement, ce travail de fourmi permanent, réparateur des nombreuses dérives d’un management laxiste dont la somme conduit à un système défaillant?

Les jeunes élèves vous remercient.
www.atelier-idees.org
Annie Keszey

17 juillet 2012

LES CHAOS D'UNE PRESIDENCE ORDINAIRE.

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Image: meteobelle.com

JUIN 2012. Tout le monde le sait, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler,  journaliste, première dame de France et seconde femme du Président, au double second rôle  public et privé, s’est prononcée sur Twitter en faveur de l’adversaire de Ségolène Royal, dissident socialiste, au second tour des législatives de La Rochelle. Valérie Trierweiler  a préféré le mérite masculin à la parité.
Le tweet a réveillé, dans le désordre, le vieux débat, très compliqué,  sur le rapport entre la sphère publique et la sphère privée au sommet de l’état. L’évolution des mentalités et la reconnaissance de l’égalité entre l’homme et la femme tendent à supprimer la frontière étanche qui réduisait les épouses des présidents au « sois belle  (enfin, de préférence) et tais-toi » et à rompre avec une normalité conjugale*, mais un nouvel équilibre reste à inventer.  Valérie Trierweiler  souhaite conserver son métier de journaliste, ce qui ne saurait la contraindre à renoncer à son statut public de première dame, titre occasionnel et chimérique, concept machiste comique qui suppose de pratiquer la vertu classique  de faire-valoir du grand homme quitte à friser l’imposture et le quiproquo**. La demande des femmes d’avoir le droit de passer et repasser les frontières publiques et privées, personnelles et conjugales et donc de les bousculer exprime une exigence générale, moderne. Aujourd’hui, l’identité personnelle féminine refuse les enfermements et veut se rendre visible, sans être  obligatoirement  discrète.

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