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01 juillet 2011

la critique systématique interdit un débat démocratique

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La raison de la pauvreté du débat politique, en France, est que l’opposition (qu’elle soit de droite ou de gauche) critique de façon systématique et automatique toute réforme du gouvernement, même celle qu’elle aurait elle-même réalisée si elle était au pouvoir …

Cette opposition qui se veut « radicale » ne trompe personne, parce que chacun a pu constater que, depuis la ratification du traité de Maastricht, gauche et droite mènent des politiques assez voisines lorsqu’elles sont au pouvoir, les marges de manœuvre que leur laissent les traités européens qu’elles ont toutes deux ratifiés étant devenues assez faibles. La législation française est maintenant constituée de près de 70%  de transpositions devenues obligatoires, dans le droit français, des directives de la Commission de Bruxelles…

Le résultat de ce comportement qui se croit radical est la perte de toute crédibilité d’un discours qui est perçu comme « Je ne sais pas encore de quoi il s’agit, mais je voterai contre puisque c’est le pouvoir  qui le propose, même si j’avais voté pour si j’étais au pouvoir » : et, encore une fois, ceci est aussi vrai pour la droite que pour la gauche lorsqu’elles sont dans l’opposition. Ce qui est automatique, mécanique et prévisible n’est jamais crédible…

Ce comportement était justifié lorsque gauche et droite étaient porteuses –au moins en théorie- de deux projets de société totalement différents et incompatibles entre eux ; ce qui n’est plus le cas depuis que le Parti Socialiste s’est rallié à la social-démocratie (1983), puis à l’Union Européenne, puis au social-libéralisme (gouvernement Jospin)…

C’est sans doute cette opposition mécanique, systématique  et pavlovienne de l'opposition  (qu’elle soit de droite ou de gauche) qui est responsable de la pauvreté du débat démocratique, en France.

Dans sa publication intégrale sur un site de la Gauche Moderne du Pays de la Loire, Elie Arié compare le débat démocratique en France aux débats, plus constructifs, dans les autres démocraties occidentales : un « shadow-cabinet »  de l’opposition étudie chaque proposition gouvernementale afin de s’y opposer ou de proposer.

La critique systématique d’Elie Arié est disponible ici.

Annie Keszey

24 juin 2011

Les intellectuels faussaires

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Le triomphe médiatique des experts en mensonge. Pascal Boniface. Editeur : Jean-Claude Gawsewitch. Mai 2011.

Pascal Boniface est directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’université de Paris VIII. Parce qu’il dit et écrit ce qu’il pense, contre l’air du temps, certaines portes lui sont fermées, mais sa liberté d’expression  participe à l’équilibrage  des convictions, à condition toutefois que nul citoyen ne cesse d’exercer son esprit critique.

[A la suite d’une note interne au PS, en 2001, devenue publique, il subit une violente campagne d’accusation d’antisémitisme dans les médias. Il regrettait qu’on n’applique pas les principes universels au conflit israélo-palestinien et pensait qu’on ne pouvait mettre sur le même plan l’occupé et l’occupant…Un jugement de 2006, confirmé par la cour d’appel de Paris du 5/07/2007 ne reconnut pas le bien-fondé des accusations portées contre la note de Pascal Boniface et lui rendit justice: elle prêtait à discussion mais nullement à condamnation et avait été déformée par divers organes de presse.] www.iris.france.org http://fr.wikipedia.org/wiki/pascal_boniface

 

Extraits du livre.

Je suis estomaqué par tous ces intellectuels et experts qui n’ont pas de scrupules à employer des arguments de mauvaise foi, à énoncer des contrevérités, afin d’emporter l’adhésion. Loin de subir une réprobation générale, on les acclame de plus belle…

Plus grave que ceux qui se trompent, il y a ceux qui trompent : les « faussaires».

Pire encore : les «mercenaires ». Ceux-là ne croient en rien, si ce n’est à eux-mêmes. Ils vont adhérer (ou plutôt faire semblant d’adhérer) à des causes, non parce qu’ils sont convaincus de leur bien-fondé, mais parce qu’ils estiment qu’elles sont porteuses, qu’elles vont dans le sens du vent dominant… quitte d’ailleurs à s’auto-présenter, comme c’est souvent le cas, comme allant à l’encontre du politiquement correct.

Dans tous les cas, tous sont conscients qu’ils sont aux antipodes de l’honnêteté intellectuelle, et ils ne s’en soucient pas pour deux raisons.

La première est que pour eux la fin justifie les moyens.

La seconde est qu’à partir du moment où ils défendent les thèses dominantes, leurs méthodes répréhensibles ne seront jamais sanctionnées…

Celui qui dénoncera les mensonges d’intellectuels médiatiques n’aura pas toujours accès aux médias, ces derniers ne voulant pas se critiquer eux-mêmes… 

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Publié dans France, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture, france, société, pascal boniface, faussaire, bhl | | |  Facebook