Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10 septembre 2010

Camp d'internement de Tsiganes de Montreuil-Bellay

camp_montreuil bellay.jpg

« Le camp, administré par la Préfecture du Maine-et-Loire et gardé par la Gendarmerie était organisé sur le modèle si typique de l'administration française, mélange d'ignominie, de corruption et de laisser-faire.

Le camp d’internement de Tsiganes de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire, France), le plus grand, fut ouvert le 8 novembre 1941, conséquence directe du décret signé le 6 avril 1940 par Albert Lebrun, dernier président de la IIIème République. Il était destiné à rassembler  tous individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le « type romani».

« Type romani » signe le caractère raciste de la mesure.

Manouches, Gitans, Roms, Sintis... ces Tsiganes, par familles entières, venaient d’une multitude de petits camps ouverts en France dès 1940.

Ce 8 novembre 1941, ils étaient 250, transférés du camp de la Morellerie (Avrillé-les-Ponceaux - Indre-et-Loire). Le 2 décembre, en arrivaient 213 nouveaux interceptés dans les trois départements de la Bretagne de l’Ouest. Pour ne citer que les entrées les plus importantes : 756 du camp de Mulsanne (Sarthe) le 3 août 1942, dont quelque 80 clochards raflés à Nantes qui moururent tous cette même année ; 56 du camp de Rennes, le 5 août ; 304 du camp de Poitiers (Vienne), le 27 décembre 1943.

L’effectif maximum fut atteint en août 1942 avec 1096 internés… Entre 2500 et 3000 personnes vécurent dans ce camp. La famine, de 1941 à 1943 surtout, fut la cause principale des décès. Un 10 novembre par exemple, le menu du déjeuner et du dîner se composait d’une soupe de choux pommés et de navets suivie de légumes : des choux pommés et des navets. Les internés cuisaient des hérissons et des oiseaux.

La médecine fut particulièrement défaillante …

Lire la suite

Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, nazisme, guerre, montreuil bellay, tsiganes, roms, internement | | |  Facebook

01 septembre 2010

La République exemplaire sous Nicolas Sarkozy

sarkozy.jpg

Juin- Juillet 2010. Les événements, sur ce même sujet, d'Août et de Septembre 2010, seront publiés ultérieurement.

Les faits contredisent le discours politique vertueux. La rigueur pour le Peuple ne peut s’accommoder de faveurs pour les nantis.

1. RAPPELS DE FAITS, CONTRE L’OUBLI

Christine BOUTIN, ministre de la santé, éconduite, a reçu, en compensation, une rémunération de 9500 € nets par mois pour « une mission ». Sous la pression médiatique, elle a renoncé à cette rémunération. Elle garde sa voiture avec chauffeur, ses bureaux et son secrétariat particulier. Cette rémunération s’ajoutait à son indemnité de conseillère régionale de 2605 € bruts et à sa retraite de députée voisine de 6000 €.

Rama YADE, secrétaire d’Etat aux sports, a dénoncé le prix élevé des chambres de l’hôtel de luxe de l’équipe de France de football, en Afrique du Sud. Mais la chambre d’hôtel qui lui fut réservée avait un prix supérieur!

Christian BLANC, secrétaire d’Etat au Grand Paris, a dépensé 12000 €, en 10 mois, sur fonds publics, pour ses cigares « havanes ». Il s’est engagé à  rembourser 3500 €, puis 1000 € de plus et a recherché un bouc émissaire dans son environnement proche !

Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat à la coopération, a obtenu un permis de  construire « amical » pour agrandir sa villa provençale, permis d’agrandir auquel il vient de renoncer. Le 22 mars 2010, il avait affrété un jet privé pour une visite éclair aux Antilles. Le coût du déplacement avait été de 116 500 €.

Fadela AMARA, secrétaire d’Etat à la ville et Christian ESTROSI, ministre de l’industrie, ont prêté leur logement de fonction, qu’ils n’habitent pas, à leur famille. Fadela a, de plus, prêté le cuisinier attribué par l’Etat!

Eric WOERTH, ministre du travail, au cœur de la négociation sur les retraites, ancien ministre du budget, trésorier de l’UMP, est pris dans la tourmente. Son épouse a géré certains actifs de Liliane BETTENCOURT, héritière de la fortune l’Oréal, soupçonnée d’évasion fiscale. Madame WOERTH vient d’annoncer sa démission de son poste. François-Marie BANIER, photographe soupçonné d’avoir profité financièrement de la vulnérabilité de Liliane BETTENCOURT a été décoré de la légion d’honneur. Le ministre du budget, François BAROIN s’engage à ce que l’administration fiscale examine la totalité des actifs de Liliane BETTENCOURT …

Six ministres, Roselyne BACHELOT (à la santé), Michèle ALLIOT-MARIE (à la justice), Patrick DEVEDJIAN (à la relance), Michel MERCIER (à l’espace rural), Henri de RAINCOURT (aux relations avec le parlement) et le secrétaire d’Etat Jean Marie BOCKEL ont renoncé à percevoir leur retraite de parlementaire cumulée à leurs rémunérations de membres du gouvernement : Cumul légal cependant! Hubert FALCO et Alain MARLEIX, par exemple, s’étaient dispensés de faire valoir leurs droits à la retraite parlementaire.

Gérard COURTOIS, dans « Le Monde » du 22/06/2010 montre que l’on assiste à un concours de petits arrangements, de prébendes et de cynisme et cite MONTESQUIEU, toujours d’actualité : « Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors, le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La République est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous ».

Le Premier Ministre, François FILLON, tance, au coup par coup et à posteriori, ceux qui se servent plutôt qu’ils ne servent, mais avec une efficacité réduite car l’exemple parfait de l’indécence financière vient du sommet !

Lire la suite

Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, republique, sarkozy, ministre, gouvernement | | |  Facebook