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08 janvier 2010

Janvier 2010 : avenir de la critique

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Les Institutions (préfectures, universités, mairies...)  sont des « êtres sans corps » nécessaires pour établir un accord minimal qui ne peut découler d'un échange de points de vue entre des personnes engagées dans des corps. Reconnaître leur nécessité, ne conduit pas à ignorer la validité d'une autre position, carrément critique : celle qui dénonce leur pouvoir de domination en y voyant la manifestation d'une violence symbolique ...

Le problème avec les Institutions, c'est qu'elles sont à la fois nécessaires et fragiles, bénéfiques et abusives...

Ces « êtres sans corps » ne peuvent parler autrement qu'en s'exprimant par l'intermédiaire de porte- parole, c'est- à- dire d'êtres de chair et d'os comme nous le sommes tous_ tels que les Maires, les Magistrats...Ces derniers, même lorsqu'ils sont officiellement mandatés et autorisés, ne sont néanmoins que des êtres corporels ordinaires- situés, intéressés- et, par là, condamnés à la fatalité du point de vue. C'est la raison pour laquelle on les dote souvent de marques symboliques spécifiques (l'écharpe du maire...) pour rendre manifestes     les occasions dans lesquelles ils s'expriment, non en leur nom propre et depuis leur corps propre, mais au nom d'une Institution qui les investit des propriétés d'un « être sans corps ».

D'un côté donc on fait confiance aux Institutions, on « croit » en elles. Comment faire autrement puisque sans leur intervention l'inquiétude sur ce qui est ne pourrait que croître en même temps que les désaccords ? Mais d'un autre côté, chacun sait bien que ces Institutions ne sont que des fictions et que seuls sont réels les êtres humains qui les composent, qui parlent en leur nom et qui, étant dotés d'un corps, de désirs, de pulsions...ne possèdent aucune qualité particulière qui permettrait de leur faire confiance. On balance ainsi entre « c'est un arrêté de la municipalité » et « tu parles, c'est le maire qui veut vendre à un prix surestimé la vieille bicoque héritée de sa tante »...

Croyance dans l'Institution et critique de l'Institution forment un couple indissociable car, si personne ne prenait la peine de dire ce qui est, que resterait- il à critiquer ?

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30 novembre 2009

A deux ans, tu seras grand, mon fils !

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Il y a quelques mois, notre ministre de l'éducation nationale du moment, très inspiré, fustigeait la redoutable efficacité des enseignants de maternelles, à mots choisis : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »*

Je vous fais part, en primeur, d'un choc reçu il y a deux semaines, lors de la réunion du Conseil d'Ecole à Défense 2000 (4 classes de maternelles). La Mairie souhaite que la directrice accueille quelques enfants de deux ans révolus (trois enfants, pour le moment), dans une des classes de petite section !

En d'autres termes, pour que le mot si vulgaire de M Darcos trouve sa pleine justification, on bouscule les règles de l'Education Nationale et on décide de placer en maternelle des petits qui, bien évidemment, ne sont pas encore propres, et ne peuvent en aucun cas, en débarquant ainsi en cours d'année (au 15 novembre), suivre un quelconque programme, qui de toute manière, n'est pas conçu pour eux. Inspecteur d'Académie, dites-vous ? Aux abonnés absents, politique de l'autruche... Elle est belle notre République de la Liberté, l'Égalité et la Fraternité...

En d'autres termes encore, Madame le Maire, qui ne fait pas beaucoup d'efforts, depuis sa prise de poste en 2004, pour faire mieux que son père, c'est à dire,  pour ouvrir des lits de crèche archi-nécessaires (en 2007, à la Rotonde, à une question que je lui avais posée à ce sujet, elle m'avait dit que toutes les statistiques indiquaient une baisse du nombre des enfants sur les 5 ans à venir ! La réalité, même statistique, est exactement inverse**... hormis pour les enfants de 2 ans, en effet ! Je ne sais pas qui lui communique ses chiffres...), préfère tordre le cou à certaines règles nationales pour pallier au manque de place en crèche. Sans compter la probable manipulation démagogique : l'école ne coûte rien aux parents (enfin, hormis la cantine) au contraire de la crèche...

N'est-ce pas un sujet qui vous fait bondir ? Personnellement, j'en suis resté « estomaqué » ! Et la directrice est "contrainte" d'accepter, parce que sur ses quatre classes, elle n'atteint pas le quota minimum francilien, de 26 enfants par classe ! Son inquiétude est la suivante : refuser, c'est s'exposer à une vérification de l'IA, et peut être voir celle-ci décider d'une fermeture de classe pour l'année prochaine...

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Publié dans Ecole, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : puteaux, ecole, maternelle, fcpe | | |  Facebook