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02 mai 2012

REPONSE D'EMILIE TREVERT AU COMMENTAIRE DALLAS 9-2

Madame Emilie Trevert, auteur de « Dallas dans le 9-2 », dans l’hebdomadaire « Le Point » .

            Madame,

    Recevez nos remerciements pour la réponse faite à la lettre que l’atelier des idées avait adressée à votre hebdomadaire le 31/03/2012. 
Nous notons que vous aviez tenté de joindre Maître Drai, avocat de Madame Ceccaldi-Raynaud, pour un entretien qu’il a refusé. L’absence de cette information dans l’article induisait l’hypothèse que Madame Ceccaldi-Raynaud avait eu, certes, un avocat, mais seulement à charge: son père. Cette hypothèse est donc invalidée.
    Vous n’avez pas jugé les propos tenus par Monsieur Ceccaldi-Raynaud, contre sa fille, parce que vous souhaitez laisser chaque lecteur se faire sa propre idée. Votre choix, respectable, reste difficile à partager: une journaliste peut interpréter des faits, séparément de leur exposé. Les tentatives violentes verbales répétées de Monsieur Ceccaldi-Raynaud pour déshonorer sa propre fille ne semblent pas correspondre à une morale familiale républicaine, partagée. Mais sans doute avez-vous raison, la majorité des pères et mères aura su juger l’ignominie de tels propos paternels publics.
    Bon courage, transmettez nos remerciements aussi à M Giesbert qui a pris la peine de vous remettre notre correspondance.
    Annie Keszey.


10 janvier 2012

L'austérité juste : contre les privilégiés de l'Etat.

 

Supprimer Le Sénat.

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En 1969, le Général de Gaulle tenta de supprimer le Sénat qui avait perdu son pouvoir essentiel- celui de renverser un gouvernement- au profit de l’Assemblée Nationale.

 

 

 

 

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Le Sénat est une institution obsolète et inutile, repliée sur elle-même, comme assise sur un tas d’or, plutôt étrangère à la loi républicaine et qui rend peu de comptes.


La suppression totale du Sénat pourrait intervenir progressivement et s’achever en 2017, les sénateurs élus en octobre 2011 l’ayant été pour 6 ans. Les attributions sénatoriales seraient alors réparties, par exemple, entre l’Assemblée Nationale, le Conseil Constitutionnel et le Conseil Economique et Social…


L’économie annuelle minimale de l’Etat, si sa dotation actuelle restait constante serait proche de : 340 millions d’euros!


Le beau Palais du Luxembourg et ses jardins, protégés, pourraient, de plus, développer des activités internationales, rentables en devises. Un accueil touristique fondé sur l’Art de Vivre à la française attirerait les Chinois, Japonais ou Indiens dont le nombre ne cesse de croître à Paris.


Les nombreux appartements acquis par le Sénat dans ce quartier favorisé seraient loués ou vendus aux prix du marché.


En complétant ainsi l’abolition des privilèges de la nuit du 4 août 1789, plus d’un demi- milliard d’euros  allégerait la dette de l’Etat.

 

Yvan Stefanovitch, en 2009, avait énuméré les raisons de cette suppression. Ses observations restent justes. Deux modifications du mode de fonctionnement sont cependant intervenues depuis :


-Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, organisme extérieur au Sénat, contrôle les comptes et transmet les résultats à la Cour des Comptes. Ces résultats sont également accessibles sur le site www.senat.fr

-  Le nombre des logements à titre gracieux a été réduit.


Sur  348 sénateurs (nombre en augmentation), dont l’âge moyen est voisin de 60 ans, un quart travaille régulièrement, un autre quart épisodiquement et la moitié n’y travaille jamais, mais tous les sénateurs sont rétribués mensuellement! Le Sénat et ses 1222 fonctionnaires*, bardés de privilèges, sont coupés du réel de la vie et des Français. A qualification égale, pour 32 heures par semaine et 9 mois et demi de travail payés 12 mois, les salaires de ces fonctionnaires sont 50 % plus élevés que ceux de la fonction publique et 25 % supérieurs à ceux du privé. Tous les personnels touchent des primes de nuit (même les jardiniers), nuit qui débute à 19 H 05, alors qu’un tiers des personnels seulement assiste aux séances nocturnes. Tout en haut de la pyramide trônent les 220 administrateurs* et 131 administrateurs adjoints*, qui, en début de carrière émargent à 7800 euros, brut, mensuels et terminent à 20 000 euros comme secrétaire général du Sénat ou de la questure. Trois questeurs sont les grands ordonnateurs de ces privilèges : deux d’entre eux, en 2010, logeaient, gratuitement, dans des logements de fonction de 340 m2, avec personnel de maison, voiture de fonction avec chauffeur. Ces questeurs et plusieurs hauts fonctionnaires disposent aussi, chacun, d’un pied-à-terre dans une aile du château de Versailles. Les nombreux personnels hébergés luxueusement, sans justification professionnelle, par le Sénat, peuvent louer leurs propres logements inoccupés et bénéficier de prêts à taux préférentiels. La poche sans fond du contribuable a permis au Palais du Luxembourg  de se transformer en propriétaire d’une bonne partie des immeubles des rues de Tournon, Bonaparte, Garancière : tout cela résulte d’un dévoiement antidémocratique, unique au monde, du système parlementaire…


Le Sénat c’est le hit-parade des 4 P : Pognon, Privilèges, Planque et Pouvoir.

Quant au président du Sénat, outre son indemnité parlementaire nette de  5405.46 euros, il reçoit une indemnité de fonction de 7270.55 euros brut. L’Etat lui fournit, pour son logement de fonction, tout le personnel de maison nécessaire et prend en charges toutes ses dépenses quotidiennes. Ce président bénéficie d’une dotation téléphonique de plus de 6000 euros par an, d’une carte SNCF de première classe, de deux voitures 607 de fonction, avec chauffeur...


Le Sénat des Etats- Unis d’Amérique compte 100 Sénateurs (2 par état) pour une population de 307 millions d’habitants !


Les dérives monarchiques, les gaspillages et le luxe du Sénat, exposés dans le livre « Aux frais de la princesse. Enquête sur les privilégiés de la République » d’Yvan Stefanovitch, condamnent cette Institution.  

*Données de 2009. Images: www.lesjournéesdupatrimoine.culture.fr

 

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.