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27 octobre 2010

Altruisme et concurrence

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La politique de Bruxelles est stupide.

« …Une question se pose à nous : peut-on aller, par la concurrence, peu à peu, vers l’efficacité? C’est toute la politique de Bruxelles qui est en cause, toute la politique économique des nations du Nord (et du Sud d’ailleurs, avec l’intervention des pompiers pyromanes du Fonds Monétaire International). Une autre façon de poser la question serait : faut- il, par exemple, décentraliser au nom de l’efficacité ? Bien sûr que non.

Non, car il n’existe pas de théorie économique qui permette de dire qu’en libéralisant petit à petit, on va, pas à pas, vers plus d’efficacité.

Imaginons qu’un marché parfait existe et qu’on veuille aller vers lui. On peut, petit à petit, souhaiter libéraliser les marchés, celui du travail, des capitaux, puis privatiser, flexibiliser, supprimer les monopoles, mettre des péages là où il n’y en avait pas, bref, on peut souhaiter faire un peu comme l’Europe mais il y a toujours des îlots de non-concurrence, par exemple des monopoles publics. Je ne suis pas tout à fait en concurrence par conséquent mon économie n’est pas tout à fait efficace. Que faire? En tant que commissaire européen à la concurrence, je constate que les monopoles des postes, des transports aériens, du tabac, des alcools, l’exclusivité du service public de l’enseignement, de la santé, représentent autant d’entraves à la concurrence. Alors, démantelons. Que se passe- t- il ?

…On ne peut aller pas à pas vers la concurrence, car la concurrence est un tout. C’est un résultat destructeur. Privatiser, par exemple, n’a aucune justification économique…

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15 août 2010

Israël vs Gaza : conséquences d'une flottille

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LE  PRESIDENT  WARFIELD:  l’EXODUS 47

Le bateau « Président Warfield »,  propriété de l’organisation sioniste Haganah, quitta le port de Sète  le 11/07/1947.  Il avait à son bord 4515 personnes juives déplacées, survivantes, pour la plupart, de l’holocauste : hommes, femmes, adolescents, enfants (655). Toutes possédaient un passeport, leur identité était connue. S’y ajoutaient 5 cadres de la Haganah et 36 membres de l’équipage.

Après 5 jours de navigation, le capitaine hissa le drapeau sioniste  (israélien aujourd’hui), le bateau devint l’Exodus 47 et fit route vers la Palestine alors sous mandat britannique.

Dans les eaux internationales, la Marine britannique arraisonna l’Exodus. L’intervention armée de la flotte (6 destroyers, 2 mouilleurs de mine et le croiseur léger Ajax), contre ces juifs, fut très brutale.

800 passagers armés de boîtes de conserves et de barres de fer se défendirent contre le commando. Un membre de l’équipage sauva des marins d’un lynchage.

Les autorités britanniques se sont rendues coupables d’un acte de piraterie en haute mer en assaillant un navire dans les eaux internationales, en temps de paix.

Il y eut 2 morts et 150 blessés, dont certains par balles. Le capitaine fut emprisonné. « La cargaison humaine », d’abord conduite à Haïfa fut contrainte au retour, dans 3 cargos- prisons. Le 29/07, à Port-de-Bouc, en France, ordre fut donné aux rapatriés de quitter le navire. 138 réfugiés, épuisés, descendirent : tous les autres refusèrent et commencèrent une grève de la faim. La France leur avait cependant accordé le droit d’asile.

Ces « prisonniers » furent accueillis à Hambourg par l’opération britannique « oasis » ( !): 1000 hommes des forces policières et militaires, lances à incendie, grenades lacrymogènes, ambulances de la Croix Rouge.

Des trains bondés, grillagés, conduisirent ensuite ces « émigrés » dans des camps de personnes déplacées, près de Lübeck, en Allemagne.

La majorité d’entre eux refusa le statut de personnes déplacées : ils étaient des juifs en transit vers leur pays.

Les populations des camps d’Europe, par solidarité, firent la grève de la faim. L’émotion du monde dont celle du peuple anglais et la réprobation internationale de cette dureté répressive ont accéléré la reconnaissance de l’état d’Israël, déclarée en 1948.

L’histoire complète de l’Exodus est accessible à partir de nombreuses sources et, en particulier, sur le site www.palestine1967.voila.net Les versions, à part quelques données chiffrées, sont proches, fixées par les historiens.

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