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15 juillet 2010

BP ou le cauchemar de la Louisiane

bp flingue la planete.jpg

L’explosion de la plate-forme Deepwater-Horizon, au large des côtes de la Louisiane est à l’origine d’un désastre écologique et économique sans précédent. Elle met aussi en évidence les carences politiques de la gouvernance des très grandes entreprises comme BP.

L’histoire de BP se confond avec celle de la montée en puissance du pétrole comme source d’énergie vitale pour nos économies. En 2007, son chiffre d’affaires était de 220 milliards d’euros, soit l’équivalent du Produit Intérieur Brut (P I B) de la Pologne, 24ème puissance mondiale. Le quart du budget de la Louisiane est dû aux subventions de B P.

BP exploite 7 % du pétrole mondial et 40 % des réserves américaines dans le golfe mexicain et en Alaska. Le travail de ses 80 000 salariés a produit un bénéfice de 16 milliards d’euros en 2007.

BP est une société anglaise et américaine, cotée à Londres, britannique à 41% et américaine à  36 %. Son capital est dilué dans le public et réparti entre plus d’un million d’actionnaires, dont 21 % sont des petits porteurs et 79 % des fonds de pension ou d’investissement…

Effet collatéral important : l’évolution de son titre et de ses bénéfices affecte donc les placements de milliers de ménages et les retraites… Comment ce géant est-il gouverné ? Ni les salariés, ni les retraités, ni les clients ne sont représentés à son conseil d’administration. On n’y trouve aucun spécialiste de l’environnement.

BP est une entreprise gouvernée par une poignée de spécialistes du management

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01 juin 2010

Le triomphe de la cupidité

 

FANNIE MAE.jpgJoseph STIGLITZ, économiste aux prévisions justes, décrypte la crise actuelle d'un capitalisme dévoyé. Il définit les conditions pour créer un nouveau système financier, économique et politique, basé sur un idéal éthique, apte à réduire la fracture entre les nantis  et les autres.

Joseph E. STIGLITZ, économiste américain, Prix Nobel en 2001, est l'un des rares à mettre en garde, depuis plusieurs années, contre la libre circulation des capitaux, la financiarisation du marché et les déréglementations...

Son dernier livre, de février 2010, « LE TRIOMPHE DE LA CUPIDITE », publié chez « Les Liens qui Libèrent », est un combat d'idées fondé sur une analyse de la « fabrication » de la crise, des responsables, des réponses politiques et des hypothèses quant à l'avenir du monde.

Dix chapitres structurent cette étude dont le quatrième expose l'une des principales causes directes de la crise : le scandale des prêts hypothécaires américains. La conclusion, à la page 465, envisage deux issues possibles pour l'avenir du monde : l'une, tragique, reconduirait le même système capitaliste dévoyé, l'autre, développée par l'auteur, mettrait à plat les fondements de l'économie mondiale afin de réformer une science économique qui s'est fourvoyée entraînant dans son sillage l'accroissement des inégalités, de la pauvreté, de la crise environnementale et une faillite de la morale.

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