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14 janvier 2015

MESSAGE A MADAME CECCALDI-RAYNAUD,MAIRE DE PUTEAUX.

 

 Madame,

 

Votre parti, l’UMP, a accepté l’Union nationale voulue par le Président de la République, pour répondre aux carnages terroristes. Vous-même avez approuvé cet appel et vous êtes associée publiquement à l’hommage rendu aux victimes  de Charlie Hebdo, de l’hypermarché  casher et des forces de sécurité : « Nous sommes Charlie ».

Vous avez défendu la liberté d’expression et la liberté de la presse.

L’Union nationale est un rare moment  de paix parfaite et de fraternité, au-dessus des partis, qui suspend les rivalités et les critiques fondées ou infondées. Votre engagement, particulier, est à saluer : vous avez été une cible de Charlie Hebdo, qui vous a caricaturée,  et pourtant vous avez défendu la mémoire des dessinateurs, avec le même engagement apparent que le peuple anonyme.

L’un de vos opposants, conseiller municipal du MoDem, justicier permanent d’un tribunal populaire fantôme, s’est fait prendre en photo, au sein du cortège défenseur de la liberté d’expression, or, ce blogueur censure son blog ! Il s’est approprié la notoriété funèbre des «  Charlie Hebdo » en rééditant des caricatures  vous concernant : mitrailleur  opportuniste, cassant ainsi l’Union  locale de Puteaux par sa recherche exténuante de   promotion politique. Ce n’était pas le moment de réactiver le combat permanent interpartis, dont  les  nombreux électeurs abstentionnistes sont lassés. Bien sûr, de nombreux extraits de Charlie Hebdo ont envahi la presse et les réseaux sociaux, mais sans capturer le prestige des auteurs. L’erreur humaine   cesse d’être répréhensible quand elle est corrigée avant de nuire: ainsi, le directeur de BFM TV qui avait publié le nombre anormalement élevé de téléspectateurs sur la chaîne en liaison avec l’horreur djihadiste a-t-il vite effacé ses statistiques publicitaires, conscient de leur indécence.

Votre opposant est un dissident à l’intérieur de son parti. François Bayrou, en précurseur visionnaire, le 15 mai 2014, demandait « l’Unité nationale pour conduire une politique de restructuration et reconstruire massivement les piliers qui font la France »… L’erreur fut de ne pas l’entendre.

La belle France « debout » contre ce terrorisme barbare, est d’une  haute conscience,   rassurante, au-delà des partis. Chacun sait les graves préoccupations et les divergences que recouvre  cette apparente unité.

La France est un conglomérat de communautés diverses qui interroge l’indivisibilité républicaine, sans que cette lente évolution, irréversible, n’ait été prise en compte par les responsables politiques. Les confrontations et les ajustements sont devant nous.

Les politiques, en tête de cortège, ont récupéré la tristesse collective, sans pouvoir embrigader cependant la foule éprouvée et lucide qui avait, la première, défendu les valeurs républicaines. Les présences du ministre turc des affaires étrangères, du chef de la diplomatie russe, du premier ministre hongrois et du président gabonais, en particulier, représentants de régimes peu portés sur la liberté de la presse, n’ont pas fait illusion. La question de Reporters sans Frontières « Au nom de quoi les représentants de régimes prédateurs de la liberté de la presse viennent-ils défiler à Paris ? » était aussi la question des citoyens ordinaires. En ajoutant les représentants de l’Egypte, de l’Algérie et des Emirats arabes unis, il était très difficile de légitimer la seule exclusion « conceptuelle » du FN français, parti   d’extrême droite, mais toujours reconnu légal par la République! L’extrême gauche défilait !

La foule, convaincue du fait que « nous sommes en guerre asymétrique », n’a  pas davantage succombé aux discours atténués, contournés, enlisés dans l’impuissance relative des responsables chargés de la prévention des massacres terroristes. Amedy Coulibaly a été condamné sept fois, en douze ans, à vingt-deux ans de prison! Ce 13/01/2015, l’ennemi est clairement désigné en haut lieu : l’islamisme radical.

« Je suis Charlie » slogan unitaire remarquablement rassembleur de Français endeuillés   n’a pas signifié non plus l’adhésion à un art unique de la caricature: celui de Charlie Hebdo, art aux confins de la provocation courageuse et dangereuse.

Le peuple de la France laïque, a confirmé  sa Liberté. Il a reconnu l’efficacité de la Présidence de la République, de l’Exécutif et des Forces de sécurité pendant ces jours de traque.

La liberté d’expression, celle de la presse ne sont pas absolues. Des lois en marquent les limites. Les représentants politiques d’aujourd’hui et de demain devraient maîtriser pour tous, et donc d’abord pour eux-mêmes, cette valeur collective républicaine. Dans les Hauts-de-Seine, par exemple, le PS accepterait la candidature aux prochaines élections  d’un condamné, au pénal, pour diffamation, par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Le candidat a été sanctionné pour ses expressions  violentes et son extrême virulence. Ce choix est-il compatible avec la nouvelle rigueur des « engagés » qu’impose le risque national ? Non !

Le changement, c’est maintenant : laïcité ferme, éducation, instruction, autorité de la Justice, force du renseignement, sécurité de l’emploi, égalité et fraternité.  

 

Madame Ceccaldi-Raynaud, poursuivez, sans faillir, la défense de la liberté d’expression.

Chantez la Marseillaise, tous ensemble, lors du prochain conseil municipal, comme viennent de le faire, spontanément, tous les députés.

Annie Keszey. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 novembre 2014

UDI

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 Hervé Morin. J’aime, dirait-on sur Facebook !

Jean-Christophe Lagarde.

Mais non Jean-Christophe Lagarde ne pratique ni le clientélisme ni le népotisme, ni le trafic d’influence. Il n’est pas ambitieux, n’a aucun côté tranchant voire roublard, ni méthodes tranchées… Ses « troupes politiques » personnelles, pour une carrière nationale, sont déjà très vastes : la Seine-Saint-Denis !

La preuve ? Il vient d’être élu nouveau responsable de l’UDI et plus de 2 500 membres l’ont acclamé le 15/11/2014, à la Mutualité. Les électeurs, comme chacun sait, éthiques, exigeants, inspirés n’ont pu se tromper ! De plus, Jean-Louis Borloo,  depuis une ville lointaine, a manifesté sa satisfaction du résultat. 

Wikipédia  rappelle que Jean-Christophe Lagarde fut condamné en décembre 2012 à 5 000 € pour attribution illégale de marché public, dans le cadre confidentiel d’une procédure de plaider-coupable, à Paris.

Broutille ! Être condamné une fois est humain.

En 2013 surtout, l’association de soutien à l’action municipale de Jean-Christophe Lagarde remboursa 51 712 € à la municipalité de Drancy pour des frais qu’elle avait indûment engagés au profit de l’association, ce qui lui permit d’éteindre la poursuite.

Pertinence !

Jean-Christophe Lagarde attribue à la « nervosité » de ses concurrents toutes ces « imbécilités » contre lui.

Et puis, Marc Trévidic, Petit Méchant Juge, PMJ, par humour noir bien sûr, dans son dernier ouvrage, sous-tend  les méfaits des PMJ, les Petits Méchants Journalistes.

Ces PMJ, Marianne, Le Point, Le Figaro, Le Nouvel Observateur exagèrent en effet! UMPSUDIFN ? 

Jean-Christophe Lagarde aurait porté plainte contre Marianne : attendons ! 

Marine Le Pen avait porté plainte pour diffamation contre Mediapart qui avait dévoilé le 18/07/2013 qu’elle employait depuis deux ans, dans le cadre de son mandat de députée européenne, son compagnon, Louis Aliot, en tant qu’assistant parlementaire pour un salaire brut de 5 000 € par mois. Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Mediapart le 13/11/2014.

AUDE LAGARDE. UDI.

Aude, femme de Jean-Christophe Lagarde,  est conseillère régionale d’Île de France, Vice-présidente de la communauté d’agglomération de Drancy et 6ème adjointe, à mi-temps, de son mari, maire de Drancy. Cette dernière activité salariée n’est  sans doute pas liée directement  à l’exercice du mandat du maire puisqu’elle serait alors interdite à partir de l’article L 2122-6 du Code général des collectivités territoriales.

Aude Lagarde était aussi depuis 2002, jusqu’à sa démission très récente, attachée parlementaire à mi-temps de son mari, député. Elle était rémunérée mensuellement par une partie du crédit- collaborateurs de son mari de 9066 € mensuels. Des avantages s’ajoutent à la rémunération des collaborateurs : primes de 13ème mois, de prévoyance, avantage-repas, allocation pour enfant de moins de 3 ans.

Un tel cumul est-il légal ? La réponse viendra. Par communiqué du 29/10/2014, publié sur Twitter, Jacky Majda a annoncé son dépôt de plainte contre le couple Lagarde pour prise illégale d’intérêts…

Les rémunérations correspondantes de Madame Lagarde doivent être actuellement de  2647€ reçus du conseil régional et de 3823.16 € versés par la commune,  La réalité est peut-être plus élevée, pour trois raisons : la source sûre mais ancienne, les votes des conseils parfois plus généreux, l’opacité traditionnelle.

Jean-Christophe Lagarde, député, reçoit, approximativement, 7064 € d’indemnité brute par mois (montant 2010), plus 6209 € d’indemnité représentative de  frais de mandat (et donc, aussi, le crédit- collaborateurs).  Il faut ajouter bien sûr les aides aux transports, les frais de bureau, de téléphone… Son indemnité  de maire, après délibération du conseil municipal, est assujettie au plafonnement pour cumul. Une enveloppe de frais complémentaires allouée au maire est décidée librement par le conseil municipal.

Quel est le total de fonds publics que reçoit ce couple? Vincent Quivy, dans le chapitre II, « Petit guide de l’élu national » de son livre « Chers élus. Ce qu’ils gagnent vraiment » précise ces données financières. Ces rémunérations très élevées non légitimées par des évaluations de compétences, désacralisent la politique. 

Image:jdd.fr  Annie Keszey.