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17 juillet 2012

LES CHAOS D'UNE PRESIDENCE ORDINAIRE.

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Image: meteobelle.com

JUIN 2012. Tout le monde le sait, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler,  journaliste, première dame de France et seconde femme du Président, au double second rôle  public et privé, s’est prononcée sur Twitter en faveur de l’adversaire de Ségolène Royal, dissident socialiste, au second tour des législatives de La Rochelle. Valérie Trierweiler  a préféré le mérite masculin à la parité.
Le tweet a réveillé, dans le désordre, le vieux débat, très compliqué,  sur le rapport entre la sphère publique et la sphère privée au sommet de l’état. L’évolution des mentalités et la reconnaissance de l’égalité entre l’homme et la femme tendent à supprimer la frontière étanche qui réduisait les épouses des présidents au « sois belle  (enfin, de préférence) et tais-toi » et à rompre avec une normalité conjugale*, mais un nouvel équilibre reste à inventer.  Valérie Trierweiler  souhaite conserver son métier de journaliste, ce qui ne saurait la contraindre à renoncer à son statut public de première dame, titre occasionnel et chimérique, concept machiste comique qui suppose de pratiquer la vertu classique  de faire-valoir du grand homme quitte à friser l’imposture et le quiproquo**. La demande des femmes d’avoir le droit de passer et repasser les frontières publiques et privées, personnelles et conjugales et donc de les bousculer exprime une exigence générale, moderne. Aujourd’hui, l’identité personnelle féminine refuse les enfermements et veut se rendre visible, sans être  obligatoirement  discrète.

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29 juin 2012

LES CARNETS A SPIRALE DE FRANZ-OLIVIER GIESBERT.

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Franz-Olivier Giesberg, journaliste, nous dit avoir tout noté depuis les années quatre-vingt, sur des cahiers à spirale, qu’il vient de vider dans « Derniers carnets- Scènes de la vie politique en 2012, et avant », édité chez Flammarion.
Le style est « percutant », les analyses sévères et les portraits sans complaisance. Quelques morceaux choisis.
Martine Aubry.
Martine Aubry pète volontiers les plombs. Elle ment comme une arracheuse de dents. Elle affuble tout le monde de noms d’oiseaux. Une cocotte-minute où bout un mélange de fiel et de vinaigre. Et pourtant elle peut inspirer de la sympathie, sans doute parce qu’elle fait penser irrésistiblement  à George Sand, l’une des héroïnes de  ma vie, dont  Gustave Flaubert disait : Il faut la connaître pour savoir tout ce qu’il y a de féminin dans ce grand homme …

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