Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07 décembre 2019

Rectificatif d'un article de presse sur la situation de "Marie", en réponse à un tweet erroné.

9/12/2018. Annie Keszey, quarante- quatre ans d’Education nationale, au
Directeur de la rédaction du quotidien « Le Figaro ».
Observations sur l’article de Coline Vasquez, du 27/11/2018 à 20 : 12, mis,  à jour le 28/11/2018 à 10 : 18 : « Puteaux : Marie, 71 ans, vit dans sa voiture, en attendant un logement social ».
Madame Laurence de Charrette,
Mon mari est un fidèle lecteur du Figaro depuis très longtemps. Je lis souvent les deux avant-dernières pages de débats et d’opinions.
L’article cité précédemment, sur Marie, m’interpelle particulièrement parce que c’est une situation que je connais parfaitement. Par solidarité élémentaire j’ai aidé Marie Vieira pendant 18 mois et l’ai accompagnée dans de nombreuses démarches. Or, son camping devant la mairie a attiré les médias (Le Parisien 92, France Bleu, Le Figaro…). Les articles sont émotionnels au lieu d’être, si possible, émotionnels et rationnels : ils comportent des erreurs.
Marie Vieira, prioritaire DALO, a reçu trois propositions de logement : Vaucresson, Puteaux et Villeneuve la Garenne. Le directeur de l’OPH de Puteaux, rencontré hier, n’en connaissait que deux. Votre journaliste reprend les paroles de Marie : « j’ai écrit partout, mais je n’ai aucune réponse ». C’est faux. Plusieurs lettres ont d’ailleurs été écrites par moi-même ou par une personne de la Maison du droit de Puteaux. Marie a reçu des réponses du précédent ministre du logement, par exemple et du maire de Puteaux. Elle se présente aussi à l’OPH et elle y est accueillie. Marie, en remplissant son dossier de prioritaire DALO, a demandé plusieurs communes du 92 et pas seulement Puteaux. Coline Vasquez rapporte les paroles de Marie estimant trop court le délai de cinq jours pour renvoyer son dossier d’acceptation du logement de Puteaux. Or, Marie, malgré sa situation tragique, comptait refuser ce logement pour des raisons « non impérieuses » que votre journaliste pourra trouver, si cela l’intéresse, dans le dossier joint, strictement confidentiel désormais pour une raison spéciale. La situation des prioritaires DALO est scandaleuse : l’Etat est hors- la- loi dans le 92. Alors, quand un demandeur que je tente d’aider reçoit une proposition, je l’accompagne dès le lendemain ou le surlendemain à l’OPH, avec le dossier constitué en urgence ce qui est parfaitement faisable, afin d’accepter le logement. Son désistement pourrait intervenir ultérieurement si c’était nécessaire. Un même logement est attribué à deux prioritaires, en concurrence. Le nombre de jours pour renvoyer un dossier étant variable dans les médias, j’attends du bailleur des précisions sur ces délais supérieurs à cinq jours.
J’ai cessé de soutenir concrètement Marie quand l’opposant viscéral au Maire de Puteaux, Christophe Grébert, a récupéré le cas de Marie à des fins strictement personnelles, comme souvent : il veut devenir maire de Puteaux. La pétition est de « tout repos », quelques lignes à écrire, sans se déplacer !
La situation d’extrême urgence de Marie n’était pas compatible avec son exigence de n’être relogée qu’à Puteaux. Lui accorder ce « privilège » serait injuste pour d’autres familles (Ziada, M’Barek) qui auraient aussi cette préférence mais y renoncent en sachant que leur attente de relogement urgent pourrait être encore plus longue.
La journaliste rapporte des paroles de Marie : « On ne s’attend pas à ce qu’on puisse traiter comme ça une personne de 70 ans alors que j’ai toujours payé mon loyer. » Or, Marie connaissait parfaitement ce risque qu’elle prenait d’autant plus que je l’avais accompagnée au tribunal de Nanterre afin de solliciter un délai pour l’expulsion, délai qu’elle avait obtenu.
Marie Vieira a plusieurs solutions d’hébergement dont la première préparée par sa fille lorsqu’elle est revenue du Royaume- Uni pour soutenir sa mère au moment de l’expulsion. C’est de son plein gré que Marie Vieira a quitté ses hébergeurs...

Annie Keszey

Publié dans Logement, Puteaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marie, dalo, infox | | |  Facebook

27 novembre 2018

ERREURS DANS UN ARTICLE DE FRANCE BLEU.

27/11/2018. Annie Keszey, keszey.annie@neuf.fr, 44 ans d’Education nationale, à Monsieur Jean-Etienne Poirier, Responsable du site «France Bleu », LRAR, copie à Madame Jocelyne Jean, Rédactrice en chef.

Objet : https://www.francebleu.fr/infos/société/ vivre-dans-sa-voiture-le-quotidien-d-une-habitante-de-puteaux-1543257895

               Monsieur le Responsable,

Pendant 18 mois, par solidarité élémentaire, j’ai aidé  « l’habitante de Puteaux » Marie Vieira  et l’ai accompagnée dans de nombreuses démarches. Je connais son histoire.   

L’article cité en objet, de Florian Cazzola, trahit les obligations de la charte professionnelle des journalistes : « le journaliste publie une information de qualité qui ne peut se confondre avec la communication...Le sérieux de l’enquête et la vérification des sources sont primordiaux… Le journaliste fait en sorte de rectifier rapidement toute information qui se révèlerait inexacte…

Florian Cazzola ne connaît pas la différence entre les demandeurs ordinaires de HLM et ceux d’entre eux qui ont été déclarés prioritaires DALO. Marie Vieira est prioritaire DALO. Ce n’est pas le Maire de Puteaux qui ne fait rien pour elle puisque c’est le Préfet des Hauts-de-Seine qui doit lui attribuer un logement. Le nombre de logements et l’ordre des attributions de l’article sont faux. Marie Vieira, sur son dossier DALO, avait demandé plusieurs communes et ce fut une erreur dans la mesure où elle n’en souhaitait qu’une. Trois logements ont été proposés à Marie, dans l’ordre : Vaucresson, un second logement à Puteaux, un troisième à Villeneuve- la- Garenne. Elle a refusé Vaucresson, mais a eu au-delà de 48 h pour se décider puisqu’elle et moi avons eu le temps de le visiter ! Pour Villeneuve-la-Garenne, elle a bénéficié de beaucoup plus de 48 h. Florian Cazzola ignore aussi la rapidité avec laquelle il faut agir dès que l’on reçoit une proposition de logement DALO parce qu’un même logement est attribué à deux « prioritaires »   différents, en attente et en concurrence. J’ai aidé et aide plusieurs prioritaires DALO dans leurs galères et l’extrême rapidité de leur acceptation est impérative : dès le lendemain de la réception du courrier (un désistement est toujours possible après). Marie, après la réception de l’attribution d’un logement social à Puteaux, a décidé de le refuser : j’ai discuté avec elle pour lui signifier que son refus ne reposait pas sur des motifs impérieux reconnus par les bailleurs : seule, elle voulait deux pièces pour recevoir parfois sa fille résidant à l’étranger et ne voulait pas mettre son lit et sa table dans la même pièce. J’ai tenté de la faire changer d’avis, mais en vain.  Je me suis absentée deux mois et j’ai appris, à mon retour, qu’elle avait enfin accepté ce logement de Puteaux, mais avec retard, et il avait été attribué à un autre prioritaire.   Justifiez l’obligation de composer un dossier dans les 48 heures !

Malgré ces refus et cette hésitation dont elle est seule responsable, Marie est toujours reconnue « prioritaire » DALO !

Marie n’est plus tous les soirs devant la porte de la mairie et si elle dort dans sa voiture (ce que Florian Cazzola a dû vérifier !!!), c’est parce qu’elle dit refuser les propositions d’hébergements. Quand Marie a été expulsée, sa fille est revenue de l’étranger pour l’aider avec affection et efficacité. Elle est repartie après avoir constaté l’hébergement de Marie, sa mère, chez des amis bienveillants.  Marie a quitté cet hébergement, de son plein gré, et sans prévenir sa fille, pour venir s’installer devant la mairie. Qui le lui a conseillé ?

Une personne âgée, « dans un bel  appartement du 16ème », que Marie aide depuis de nombreuses années lui a aussi proposé de l’héberger. Marie ne le souhaite pas pour des raisons à respecter.

Cet article doit être rectifié. La source (ou les sources) d’information de Florian Cazzola  ne sont pas rationnelles et paraissent plutôt rejoindre un mouvement émotionnel, d’ailleurs de tout repos. Il est possible aussi, puisque nous sommes à Puteaux, que le malheur de Marie soit exploité, à leurs profits strictement personnels, par certains politiciens traditionnels qui veulent la place du maire actuel.

Je peux mettre à votre disposition l’histoire de Marie que je viens d’écrire, mais à titre strictement confidentiel, afin que vous puissiez mesurer l’égarement, certainement involontaire,  de votre journaliste.

Ne me demandez pas (comme d’autres journalistes) si je suis Pour ou Contre le Maire. Je suis pour la Vérité.

La vérité, c’est aussi l’intérêt de Marie, aucun responsable n’étant dupe.

Annie Keszey.

www.atelier-idees.org