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09 février 2012

LES DIFFICULTES AGGRAVEES DU 19 RUE COLLIN, A PUTEAUX.

 

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Façade sous les coups des camions de livraison des commerces : aucun constat pour les assureurs.

Qualité spécifique de l’isolation thermique.

 

 

 

 

Le site www.atelier-idees.org avait publié un rapport de synthèse de 15 années de gestion du 19 Rue Collin, « taudis » au cœur de Puteaux, le 1er juillet 2009. La situation précaire de cette copropriété s’est encore considérablement  dégradée. C’est l’ensemble de la copropriété des 111, 113,115 Rue Jean-Jaurès et 17, 19 Rue Collin qui est en « difficulté » au sens de la loi, du fait des impayés de charges.

A. Les 4 urgences.

Abaisser les charges de copropriété, très au-dessus des coûts moyens pour des prestations déficientes. (Les contrats SICLI, APPRO-SERVICES, ISS … sont à renégocier).

Traiter les lourds impayés de charges, souvent anciens, avec une aide juridique et judiciaire. Le nouveau syndic ne peut disposer seul du temps nécessaire à l’ampleur de la tâche.

Réaliser les travaux d’urgence en informant sur les aides financières possibles. La pose prévue d’une barrière automatique à l’entrée de la copropriété est une initiative sans doute à tenter, avec un risque d’échec, sauf qu’un seul devis sera soumis à l’assemblée générale d’un montant de 5649 € TTC. Cette somme nécessite la présentation de plusieurs devis concurrentiels afin d’éviter l’annulation de l’Assemblée Générale. La concurrence est obligatoire à partir de 1500 €, selon le vote de la précédente assemblée.

Engager la présidente du Conseil Syndical à agir avec compétence et motivation dans le respect des intérêts d’autrui. Le site  www.unarc-asso.fr, en particulier, propose des formations.

B. Les responsables impunis d’une faillite éventuelle.

  1. Trois syndics sans conscience professionnelle.

Trois syndics successifs sont les responsables majeurs de la lente marche vers la ruine du 19 Rue Collin. Ils restent « impunis», pour l’instant. M Poupon, syndic pendant de très nombreuses années, insouciant avec les lois, confiait, par exemple, à un nouveau locataire, la clé d’une chambre libre appartenant à un propriétaire injoignable. Il affirmait au locataire qu’en payant l’arriéré de charges, proche d’un prix d’achat, du précédent locataire, il devenait propriétaire de la chambre. Le nouveau locataire payait ensuite, pendant  des années, les charges du copropriétaire et l’arriéré, mais avec un généreux crédit du syndic à 0% ! Les syndics suivants n’ont jamais rectifié ces situations indignes. Une avocate de la Maison du Droit à Puteaux, en 2010, a informé ces locataires de leur situation qui n’est toujours pas réglée au niveau de la copropriété.

M Forabosco d’ABS Suresnes (représentant de Christelle Chanson) a été laxiste, selon son autocritique, quant à de nombreux faits . Il a payé un employé d’immeuble, sans contrat ni définition des tâches, pendant plusieurs années, qui ne venait pas travailler : ce que le syndic  savait mais niait par des arguments peu convaincants (l’employé était malade le jour du constat de l’absence, ou était à la Sécurité sociale…). La preuve de cette imposture fut tragique : l’employé est mort dans un étrange accident de voiture…au Maroc, où il vivait ! Un sans-papier le remplaçait en échange d’un lit dans divers lieux. Il n’y a jamais eu de nettoyage sérieux des parties communes avec WC collectifs de la copropriété.

Aujourd’hui, les copropriétaires sont enfin appelés à approuver les comptes de deux exercices qui comportent les salaires et charges de cet employé inexistant (25 000 €) et, de plus, à constater les dettes de charges impayées par cet ex-employé (5108.25€), également propriétaire d’appartements du 19. Ne pouvait-on relier ces deux situations contraires?

L’esclave sans papier de cet employé est devenu, après régularisation, employé à son tour, sans contrat ni définition des tâches : il ne peut occuper la loge coupée en deux et louée au noir par l’ex-employé. Les syndics et les conseils syndicaux le savaient, sans intervenir. Les comptes soumis à une prochaine approbation font payer aux copropriétaires les frais d’électricité de ces deux parties de loge, avec l’accord des membres du conseil syndical qui ont contrôlé les comptes (il est vrai que ces membres ne seront pas appelés à participer à ces frais de 1806.86 €). Les parties communes de l’immeuble sont exceptionnellement sales. Le poste des charges « produits d’entretien » est d’ailleurs à 0 €! Il faut solliciter l’aide de l’actuel employé, ami des squatters identifiables, pour les inviter à payer leurs charges ! La loi précise les modalités d’expulsion-relogement de ces squatters  Ce syndic, M Forabosco, a transmis son affaire « ABS Suresnes » en location- vente à ABS- FONCIA Marceau de Courbevoie dont le Président est M Bénazet, sans aucune autorisation des copropriétaires. Cette transaction du 1/11/2010 a pillé les fonds de la copropriété parce que ces deux « commerçants irresponsables » ont laissé passer la date de fin du contrat de syndic. La copropriété s’est trouvée sans syndic puisqu’il n’y a pas de substitution légale entre syndics. Messieurs Forabosco et Bénazet n’ont pas oublié de s’octroyer leurs honoraires, (26 660 €) illégalement pour le second si la justice ne reconnait pas les syndics de fait. Puis, M Bénazet a initié une ordonnance sur requête auprès du Président du Tribunal de Grande Instance de Nanterre afin d’obtenir la nomination d’un administrateur  judiciaire, syndic provisoire. L’avocat de FONCIA, du cabinet Elbaz, rédacteur de la requête, a été payé par la copropriété 1794 €, plus d’un SMIC, pour une petite page, avec un gros mensonge pour « blanchir » FONCIA. Maître Elbaz a écrit : des travaux avaient  été votés lors de l’assemblée générale de la copropriété qui n’avaient  pas pu être réalisés en l’absence de fonds disponibles. C’est faux. Des travaux  concrets n’ont pas été votés et il n’y a pas eu d’appels de fonds : le procès-verbal de l’assemblée générale l’atteste. La copropriété va aussi payer les honoraires du syndic judiciaire provisoire, anormalement élevés. C’est un déni de justice : cette procédure redoutable prive la victime (le syndicat des copropriétaires), du droit à être défendue et la paupérise mais libère le fautif (le syndic) de tout dédommagement. La prochaine assemblée générale, dans son ordre du jour, ne soumet au vote aucune sorte de poursuite d’ABS- FONCIA -Marceau.

  1. Les conseils syndicaux entre 2006 et 2010.

Le 19 Rue Collin n’avait qu’un représentant, trop effacé, au conseil syndical. Les autres membres appartenaient au petit groupe des copropriétaires, gros porteurs de tantièmes, logeant dans les bâtiments entretenus de la copropriété. Ils ont toléré l’intolérable de la part des syndics. De plus, ils ont servi leurs intérêts dans le sens inverse des intérêts collectifs en soumettant au vote, en assemblée générale, leurs acquisitions de combles à des prix très bas.

Lors de l’assemblée du 21/02/2012, un quatrième copropriétaire, nouvellement arrivé, souhaite acquérir 56 m2 de combles soit 17.20 m2, loi Carrez avant travaux, pour 10 000 € : 581 € le m2, en plein cœur de Puteaux. Le prix est encore plus bas que les précédents mais assuré d’une approbation  majoritaire.  Ce futur acquéreur justifie ce prix par trois arguments: il ne pourrait payer plus cher, les combles, selon la loi, ne peuvent être acquis que par le copropriétaire exactement en-dessous, cet achat apporte de l’argent à la copropriété. Ces arguments valent pour ce copropriétaire individuel mais occultent la spoliation financière de la collectivité puisque le bénéfice induit par cet agrandissement de l’appartement ne sera pas redistribué, sauf engagement de redistribution de cette plus-value joint à l’achat de combles.

Pour les copropriétaires, vendre les combles à bas prix reste un appauvrissement.

A cette même assemblée, les nombreux « petits porteurs de tantièmes »  des 19 et 17 n’auront pas à voter des travaux d’urgence, de première nécessité, pour leur bâtiment, une fois de plus, aucun devis pour l’intérieur n’étant proposé. Ils seront appelés paradoxalement à approuver  les charmants projets d’aménagement des combles, liés aux plus grands appartements, dans le bâtiment le mieux entretenu de la copropriété. Cette fracture sociale de proximité, sans fraternité, est difficile à vivre. Monoprix « grandirait »  en  ne votant pas ce nouvel achat de combles à bas prix, puisque son pouvoir est presque absolu, par respect pour les intérêts de tous et pourrait proposer une solution d’achat acceptable.

[La convocation à l’assemblée générale comprend 75 photocopies, dont 30 concernent des intérêts privés de 2 copropriétaires. Elle est diffusée à 117 exemplaires ce qui génère  3510 photocopies portant sur les combles. Qui va payer ?]

  3. Les copropriétaires endettés.

Des sommes très importantes ont été avancées par les copropriétaires au cours des 5 dernières années pour poursuivre les débiteurs. Ils n’ont jamais été remboursés et seules les poursuites rudimentaires ont été effectuées. Le plus gros débiteur qui doit aujourd’hui 43 387.72 € a ou aurait 104 ans. Il ne paie rien depuis des années mais reçoit toujours des convocations en RAR  pour les assemblées générales. Son appartement n’est pas hypothéqué ! D’autres cas mettent en péril la copropriété.

B.Les comptes.

Le nouveau syndic de la copropriété est le syndic OLT G I, 154  Rue Jean Jaurès à Puteaux, élu lors de l’assemblée générale sous la responsabilité de l’Administrateur judiciaire. Son grand  mérite est d’avoir accepté de gérer cette copropriété. Il a reçu l’exceptionnel soutien de Monoprix. Il présente les comptes de deux exercices lors de la prochaine AG. Ce seul travail représente un temps « fou » tant les comptes de ses prédécesseurs peuvent être confus, non experts, avec des libellés vagues et des sommes globales. Il a été récompensé par Madame Le Maire de Puteaux lors d’un repas public rassemblant les personnes engagées dans la gestion des copropriétés à titres divers : c’est un soutien juste. Madame Le Maire a d’ailleurs été particulièrement attentive aux problèmes complexes de cette copropriété privée.

Outre les observations comptables faites précédemment, on rappellera que le gaz relève de consommations individuelles privées (compteurs à relever), que le compte d’attente  47 de l’annexe 1 de chaque exercice doit être clos et que les comptes 102 et 40 doivent être détaillés. Il importe de vérifier s’il n’existe pas des sommes dormantes devant être remboursées !!!

Le résultat comptable, sur papier, correspond-il au solde bancaire du 31/03/2011?

L’information sur la situation immobilière de Planet-Sushi est attendue en AG.

L’achat par la Mairie des appartements du 19 mis en vente, le fait de murer les appartements acquis et  l’annonce, par le syndic, de la visite du mardi 8/02/2012 dans chaque appartement, avec présence obligatoire, pour «  expertise de référé éventuel » (termes hermétiques) génèrent une grande inquiétude. Les deux nouveaux membres, lucides, du Conseil Syndical des 17 et 19 Rue Collin, sauront informer: leurs coordonnées vont être diffusées, afin qu’ils ne soient plus exclus des réunions qui les concernent, en droit.

Annie Keszey www.atelier-idees.org

 

 

27 décembre 2011

VOEU POLITIQUE 2012: Halte aux fous !

 

L’urgence citoyenne est de se vacciner contre les fous, afin de ne plus les élire.

 

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Pascal de Sutter, professeur de psychologie à l’Université de Louvain-la-Neuve et expert auprès de l’OTAN, publia, en 2007 « Ces fous qui nous gouvernent », aux éditions Les Arènes.Il avait contacté les profileurs de la CIA qui observent les leaders politiques mondiaux. Ces profileurs procèdent par analyse des discours spontanés, des expressions faciales, des gestes et des réponses aux questionnaires adressés à des proches ou à des opposants. Les docteurs Langer et Murray de l’Office of Strategic Services, services secrets américains antérieurs à la CIA, avaient déjà, dans les années 40, dressé un portrait approfondi d’Hitler, psychotique paranoïaque, schizophrène et mégalomane…Le but était d’aider les armées à trouver des stratégies de combat efficaces. Ron Rosenbaum, Michèle Enriquez, Bokor et Wiener ont ensuite affiné le portrait psychique de ce tueur en série. « Cette voix, profonde, chaude et brûlante, devenait sourde et rauque par instants, et en public, s’élevant par degrés, poussait jusqu’à la véhémence, jusqu’à des rugissements et à des accents d’hystérie réelle ou simulée, dans un déluge de paroles sauvages, d’authentiques transes oratoires et une indéniable incontinence verbale, imprécatoire, vocifératrice »... « Le fait de haïr l’autre au point de souhaiter sa mort, par dégoût de soi-même, aurait donc poussé Hitler au pire »… «  Cette maladie de la haine consiste à attribuer systématiquement à l’autre ses propres impulsions et désirs : pour se justifier de vouloir éliminer les juifs, Hitler les accusait de désirer la perte de la race aryenne »…

Sur www.Dailymotion.com/.../xblazn_nicolas-sark...Pascal de Sutter,interrogé par Ursula Gautier présente son livre sur d’autres « fous », plus actuels, à des degrés divers. Ségolène Royalest méticuleuse, ambitieuse, consciencieuse, intègre, rigide et autoritaire. Nicolas Sarkozy est ambitieux dominant, narcissique compensatoire, inventif, hyperactif, méfiant et instable…

La psychologie politique ne peut pas prévoir le choix, émotif et non rationnel des électeurs. La communication non verbale des candidats est cruciale. (Le sourire de Ségolène Royal fut son meilleur atout). Le plus cocasse est que si les fous sont au pouvoir, c’est parce que nous les y avons mis.

Quitter un monde politique sans conscience suppose l’apparition de contre-pouvoirs efficaces afin que nos futurs élus qui ont toutes les chances de devenir complètement fous ne nous entraînent dans leur perte. L’urgence citoyenne est de se vacciner contre les fous en apprenant le plus possible sur la nature de la psychopathie et son influence sur nous. Il nous faut quitter aussi l’indulgence inouïe que nous avons pour les menteurs, par exemple. (Noël Mamère, pour un entretien, arriva après de Karl Zéro, essoufflé, parce que, venu à bicyclette, il avait lutté contre le vent. Or, sa voiture était à cent mètres! Jacques Chirac, gaspilleur champion en « frais de bouche » voulait lutter contre la fracture sociale)…Sur www.psychotherapeute.blogspot.com

Apprenons ! Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, auteur de « Les pervers narcissiques. Qui sont-ils ? Comment fonctionnent-ils ? Comment leur échapper ? », 155 pages, aux éditions Eyrolles veut aider les uns à se reconstruire, les autres à se remettre en question et chacun à prendre soin de soi dans la bienveillance et le respect de l’altérité.

Extraits discontinus. Les personnalités narcissiques ont des comportements « grandioses ». Elles se placent au-dessus des autres, ont besoin d’être admirées comme des êtres exceptionnels. Elles sont rapidement auto- satisfaites, manquent de modestie et le font sentir aux autres. Elles ont peu de scrupules à abuser des autres, surestiment leurs qualités et sous-estiment leurs erreurs ce qui peut entraîner des situations d’échec et des difficultés relationnelles. Elles ne comprennent pas les affects des autres qui ne sont là que pour les servir. Elles ne présentent aucune culpabilité et cherchent à dévaloriser l’autre, à le discréditer, pour tenter de prendre sa place…Le pervers narcissique, égocentrique, exige de l’autre, la perfection. C’est aussi un menteur. Généralement habile avec la parole, il se sert largement du double sens des mots pour manipuler, se positionner en victime pour se faire plaindre ou rendre l’autre volontairement mal à l’aise. Mais, il n’a aucune valeur propre, il utilise les valeurs des autres et la morale pour arriver à ses fins. Il ne supporte pas la critique mais critique sans cesse. Pour se revaloriser, il se nourrit de l’image de sa victime : plus il la dévalorise, plus il se sent fort. Il projette dans l’autre sa culpabilité en le culpabilisant. La perversion narcissique serait un moyen pour le sujet de ne pas délirer, de faire porter à l’autre son chaos et de ne pas entrer en psychose. Le pervers narcissique colle à sa victime, il ne lui permet pas de s’échapper, il l’englue  avant de l’entraîner dans un climat délétère, mais la retient en même temps : utilise-t-il un mot pour véhiculer une information ou bien pour obtenir un effet, pour blesser ou manipuler l’autre ? Pour justifier ses dévalorisations et se donner un air de respectabilité, il va se positionner en victime, c’est-à-dire qu’il va créer les circonstances qu’il reprochera ensuite à sa victime…Quand un pervers entre dans un groupe, il arrive souvent qu’une partie du groupe devienne perverse et que la communauté se coupe en deux : le pervers a su externaliser ses perversions en utilisant et manipulant une partie des gens, les plus fragiles. La force du pervers est de ne rien donner mais de beaucoup promettre. Le pervers est à l’abri de risques psychiques tant qu’il conserve une victime pour se décharger. Cependant la violence est l’un des mécanismes en réponse à ses attaques. Si la victime peut espérer sortir de son enfer, le pervers, lui, restera prisonnier de sa structure. On ne peut aider que dans la distance juste : distance et neutralité d’un tiers sont nécessaires dans la relation d’aide.

Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychothérapeute, dans « Le Harcèlement Moral, la violence perverse au quotidien », 243 pages, aux éditions Pocket, confirme et enrichit l’analyse précédente.

Un individu pervers l’est constamment, car il lui est impossible de se remettre en question. Ces individus ne peuvent exister qu’en « cassant » quelqu’un : il leur faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne image de soi, et par là même acquérir le pouvoir, car ils sont avides d’admiration et d’approbation. Même si l’on considère, très justement, la perversion comme un aménagement défensif (contre la psychose ou la dépression), cela n’excuse pas le pervers pour autant. Pour lui, la présence de l’autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité .Si le partenaire du pervers est trop docile, le jeu n’est pas excitant. Il faut qu’il y ait suffisamment de résistance pour que le pervers ait envie de poursuivre la relation, mais pas trop pour qu’il ne se sente pas menacé. Au moment où la victime donne l’impression de lui échapper l’agresseur éprouve un sentiment de fureur et se déchaîne. Les marques d’hostilité sont là d’une façon constante, permanente, à petites touches, tous les jours et plusieurs fois par semaine, pendant des mois, voire des années. L’agression est distillée lorsqu’il y a des témoins. Si la victime réagit et tombe dans le piège de la provocation en haussant le ton, c’est elle qui paraît agressive et l’agresseur se pose en victime. Comme le pervers donne peu et demande beaucoup un chantage est implicite : si je me montre plus docile, pense la victime, il pourra enfin m’apprécier ou m’aimer. Cette quête est sans fin car l’autre ne peut être comblé. Bien au contraire, cette quête d’amour et de reconnaissance déclenche la haine et le sadisme du pervers-narcissique. Si la victime réagit, elle est génératrice du conflit, si elle ne réagit pas, elle laisse se répandre la destruction mortifère. Ne pas emmener les autres dans le registre de la violence est un échec pour un pervers, c’est donc le seul moyen d’enrayer la propagationdu processus pervers. Les mots, pour lui, n’ont aucune importance, seule importe la menace. La version des faits, par la victime, n’intéresse pas le pervers qui refuse de l’écouter. Il s’agit de retirer à quelqu’un toute qualité, de lui dire et lui répéter qu’il (ou qu’elle) ne vaut rien, jusqu’à l’amener à le penser. Un paradoxe consiste également à faire ressentir à la victime de la tension et de l’hostilité sans que rien ne soit exprimé à son égard. Ce sont des agressions indirectes ou le pervers s’en prend à des objets : il peut jeter des objets et nier ensuite l’agression. Le discours du pervers est un discours totalisant qui énonce des propositions qui paraissent universellement vraies. Lorsqu’un pervers a désigné une proie, il ne la lâche plus: le seul but est de l’empêcher de vivre. Et il s’arrange pour que cela devienne vrai, sans aucune culpabilité: il ne le fait pas exprès, il ne sait pas faire autrement pour exister. Le moteur du noyau pervers c’est l’envie, le but, c’est l’appropriation. Pour le pervers-narcissique, tout commence et s’explique par le Narcisse vide, construction en reflet, à la place de lui-même et rien à l’intérieur, de la même manière qu’un robot est construit pour imiter la vie, sans la vie. De nombreux politiques pervers ne s’embarrassent pas de MORALE pour liquider un rival. Ils se posent en sauveurs pour obtenir le pouvoir et s’y maintiendront par des grandes et petites corruptions

.Image : www.bioutiful-photos-net 

www.atelier-idees.org Annie Keszey.