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08 janvier 2010

Janvier 2010 : avenir de la critique

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Les Institutions (préfectures, universités, mairies...)  sont des « êtres sans corps » nécessaires pour établir un accord minimal qui ne peut découler d'un échange de points de vue entre des personnes engagées dans des corps. Reconnaître leur nécessité, ne conduit pas à ignorer la validité d'une autre position, carrément critique : celle qui dénonce leur pouvoir de domination en y voyant la manifestation d'une violence symbolique ...

Le problème avec les Institutions, c'est qu'elles sont à la fois nécessaires et fragiles, bénéfiques et abusives...

Ces « êtres sans corps » ne peuvent parler autrement qu'en s'exprimant par l'intermédiaire de porte- parole, c'est- à- dire d'êtres de chair et d'os comme nous le sommes tous_ tels que les Maires, les Magistrats...Ces derniers, même lorsqu'ils sont officiellement mandatés et autorisés, ne sont néanmoins que des êtres corporels ordinaires- situés, intéressés- et, par là, condamnés à la fatalité du point de vue. C'est la raison pour laquelle on les dote souvent de marques symboliques spécifiques (l'écharpe du maire...) pour rendre manifestes     les occasions dans lesquelles ils s'expriment, non en leur nom propre et depuis leur corps propre, mais au nom d'une Institution qui les investit des propriétés d'un « être sans corps ».

D'un côté donc on fait confiance aux Institutions, on « croit » en elles. Comment faire autrement puisque sans leur intervention l'inquiétude sur ce qui est ne pourrait que croître en même temps que les désaccords ? Mais d'un autre côté, chacun sait bien que ces Institutions ne sont que des fictions et que seuls sont réels les êtres humains qui les composent, qui parlent en leur nom et qui, étant dotés d'un corps, de désirs, de pulsions...ne possèdent aucune qualité particulière qui permettrait de leur faire confiance. On balance ainsi entre « c'est un arrêté de la municipalité » et « tu parles, c'est le maire qui veut vendre à un prix surestimé la vieille bicoque héritée de sa tante »...

Croyance dans l'Institution et critique de l'Institution forment un couple indissociable car, si personne ne prenait la peine de dire ce qui est, que resterait- il à critiquer ?

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27 novembre 2009

La stratégie du deux-roues à Puteaux

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Notre ville connaît, comme beaucoup de villes de la couronne Parisienne, un accroissement considérable du nombre de deux-roues, circulant et surtout stationnant dans nos rues. Or, il ne semble pas que la Municipalité prenne à sa juste mesure le besoin d'aménagement urbain que cet accroissement demande. Hormis, peut-être, une augmentation relative (exponentielle ?) du nombre de PV distribués aux deux-roues mal garés... Certes depuis cet été, quelques emplacements de stationnement dédiés ont été crées, mais tellement insuffisants qu'ils sont en permanence saturés.

Maigre solution répressive à un problème de plus en plus conséquent...

Mais que fait la police ?

Quelques données en chiffres pour commencer. Hé oui, nous aussi nous cherchons ! Et d'abord une des plus spectaculaires :

Selon l'Officiel du cycle, le nombre d'immatriculations de deux roues motorisés neufs est passé de 168.264 en 2002 (dont 59.657 engins de 125 cm3 et moins de 125 cm3) à 237.695 immatriculations en 2008 (dont 117.844 125 cm3 et moins). Près de 50% de deux-roues en plus sur nos routes et dans nos villes en à peine 6 ans !

A Paris, pour 2 181 371 habitants[1], il n'y a que 34 000 places de stationnement possibles : soit un ridicule 1,5% de la population, et on connait le transit quotidien de la ville !

Cela dit ce parc trop modeste remprésente déjà près de 20% du trafic de deux-roues (150 000 motocycles circulant quotidiennement). Peut mieux faire mais bon début.

Par ailleurs, l'actuelle adjointe au maire chargée de la circulation envisage la possibilité d'un stationnement payant pour les 2 roues : « Je veux en parler avant avec les associations d'usagers mais poser la question n'est pas une injure, c'est déjà payant pour les voitures », a expliqué Annick Lepetit lors d'une conférence de presse sur le stationnement automobile, le jeudi 26 février 2009.

« L'espace public a un coût. Un commerçant installant une terrasse sur le trottoir règle une redevance. Les deux-roues sont de plus en plus nombreux dans la capitale.» Annick Lepetit justifie son point de vue par la circulation sur les trottoirs. «Beaucoup prennent la place des piétons, renchérit-elle. Je suis attentive avant tout à la circulation sur les trottoirs. Mais je ne veux pas lancer une polémique et créer un réflexe de repli chez les conducteurs de deux-roues à moteur. Nous en discuterons avant tout avec les représentants des usagers afin qu'il y ait consensus autour de cette question. »

Dans le 92, les situations sont très hétérogènes, mais toutes assez préoccupantes : on le sait, dès les années 90, bon nombre d'entreprises de services et du tertiaire s'y sont installées, et avec elles leur lot d'utilisateurs important de motos diverses. Que constate-t-on ?

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