11 octobre 2014

LA SUCCESSION DE JEAN-LOUIS BORLOO.

Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical et, depuis 2012, de l’Union des Démocrates Indépendants, l’UDI, a mis fin à son engagement politique actif, depuis avril 2014, après 25 ans de travail. Jean-Louis Borloo s’engage dans l’éclairage de l’Afrique. La présidence de l’UDI se renouvelle actuellement. 

Jean-Louis Borloo est un politique hors normes, « loin de toute posture », très travailleur, fédérateur, attaché concrètement au service de l’intérêt général et non dans son seul discours. Sa relation avec autrui, en apparence,  a le plus souvent été souriante, attentive et proche. Il n’a pas été concerné par des malversations cupides pourtant courantes en politique. Son expérience  est étendue et ses initiatives particulièrement conséquentes. Avant sa carrière politique, il a exercé les professions d’avocat d’affaires, (avocat célèbre : Bernard Tapie fut l’un de ses clients), puis de professeur à HEC. Il a connu ensuite toutes les fonctions politiques possibles : maire, conseiller régional, député, député européen, ministre aux attributions nombreuses pendant 8 ans.  En 1996, l’hebdomadaire « Le Point » l’a inscrit dans le club des 15 meilleurs maires de France. Il a su transformer et promouvoir sa ville sinistrée de Valenciennes. Social, attentif à l’ensemble de ses administrés, il y a créé, en particulier, un programme de remise en activité des personnes en difficultés et innové dans la construction des logements. Il présida aussi l’union sportive Valenciennes-Anzin. Concerné par la protection de la terre, ministre de l’Ecologie, il reste le premier artisan du «  Grenelle de l’environnement »  pendant lequel il rechercha le consensus, indispensable en politique, selon lui, pour redresser le pays.  Il n’a pas eu les résultats escomptés. 

Dans « Libre et engagé », publié chez Plon en décembre 2011, Jean-Louis Borloo livre six règles d’or : 

  • Maîtrise des comptes publics et justice fiscale : 50 milliards d’euros dès 2012.

  • 100 % des enfants sachant lire, écrire et compter.

  • Reconquête économique par la production industrielle en France et  stratégie de filière dans tous les domaines.

  • Abaissement du coût du logement de 20 % en 5 ans et construction de 600 000 logements par an.

  • Justice plus efficace, plus sereine, plus libre et mieux équipée. Une seule justice pour tous.

  • Accélération de la transition énergétique et de  la croissance verte.

  • «  Il nous faut revenir sur les valeurs, (écrit Jean-Louis Borloo) et pour nous ces valeurs sont la République, l’humanisme, la solidarité, le respect de l’autre, le refus de toute discrimination, les majorités de projet…C’est dans ces périodes qu’il faut changer nos manières d’agir et sortir des méthodes de gouvernance traditionnelles pour aller vers des modes d’action nouveaux, fédérateurs, partagés et collectifs…La question n’est pas de choisir entre la droite et la gauche mais entre le sursaut ou le déclin… »  

Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly-sur-Seine, est un des candidats à cette succession. Non ! 

Cette candidature à la présidence de l’UDI ne semble pas à la hauteur : l’expérience politique  est réduite, 6 ans par rapport à 25 ans, c’est peu,  la clarté du propos et des choix fluctue. Jean-Christophe Fromantin,  peu apte à sortir des chemins politiques traditionnels inopérants, n’est pas « social», Il souffre aussi d’un mal répandu : celui du décalage entre les paroles et les actes. 

Dans le journal « L’Opinion » du 1/09/2013, contrairement à Jean-Louis Borloo, il s’est dit très réservé quant au rapprochement entre l’UDI et le MoDem : «… ce parti est la quintessence de l’opportunisme politique. C’est une vraie girouette. Il est allié au PS dans beaucoup de territoires…L’UDI est, elle, ancrée dans une alliance de centre droit avec l’UMP ». 

Pourtant, selon le blog de Gérard Lambilliotte, Jean-Christophe Fromantin aurait eu l’intention de voter pour François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle de 2012! 

Critique du « MoDem- girouette », il choisit pour suppléante une parfaite girouette politique de Puteaux, Sylvie Cancelloni, pour l’élection législative du 20/06/2012, « une femme dynamique et compétente » écrit-il.  

Le blog www.notreputeaux.com/archive/2014/01/31 présente, en détail, Sylvie Cancelloni, prisonnière de son labyrinthe. Cette suppléante est plus connue à Puteaux pour son opportunisme politique et le néant de son action communale. Ses engagements variables ne veulent servir que ses intérêts personnels.  

Dans son livre « Le temps des territoires. Pour un modèle de croissance » Jean-Christophe Fromantin déclarait pourtant « L’exemplarité du comportement de ceux qui s’engagent en politique pour le bien commun, est de ce point de vue fondamental… ». Parfois ces duperies politiques sont contrariées et c’est juste : ce ne sont pas les électeurs putéoliens qui ont promu député Jean-Christophe Fromantin, associé  à  cette suppléante controversée, mais surtout ceux de Neuilly-sur-Seine. En mars 2011, Sylvie Cancelloni, pourtant candidate du MoDem, lors de l’élection cantonale, avait été soutenue, paradoxalement, par Jean-Christophe Fromantin, par le PS, précisément  par Arnaud Montebourg et par Europe- Ecologie Les Verts. 

Tête d’une liste Divers droite, cette fois, à l’élection municipale 2014 contre la maire sortante de l’UMP, Sylvie Cancelloni n’a pas conquis la mairie. « L’UMP, cette droite républicaine qui est naturellement notre partenaire politique»,  avait dit Jean Louis Borloo. Alors, Jean-Christophe Fromantin et sa suppléante : pour qui, contre qui et quand ? 

La confusion  et l’instabilité des positionnements politiques ne correspondent à aucune des attentes des électeurs, surtout après l’élection européenne. 

Jean-Christophe Fromantin a certes hérité d’une ville au très faible pourcentage de logements sociaux, inférieur à 5%, mais il n’a pas eu le désir social de changer la donne : en 2013, Joël Cagnon, policier municipal à la retraite, s’est fait le porte- parole des 400 à 500 habitants des HLM des 167 et 169 avenue Charles de Gaulle à Neuilly-sur-Seine, dénonçant l’indécence des logements, l’insécurité, les trafics internes et l’immobilisme des responsables ! Jean-Christophe Fromantin est trop préoccupé par sa promotion personnelle, en un temps court : maire, conseiller général pendant 1 an 1/2, député, vice-président de l’UDI, vice-président de Paris- Métropole, initiateur de l’exposition universelle de 2025, à Paris. Pourquoi en vouloir davantage ? 

Très hautes compétences, désintéressement, sincérité, moralité, humanisme, solidarité, aptitude à rassembler sont les qualités attendues du nouveau responsable de l’UDI. Une succession  fondée sur des copinages, des pressions,  des promesses  factices, des ambitions classiques,  ne saurait correspondre à l’idéal de l’UDI, encore moins répondre au rejet citoyen des partis politiques.  

Une pensée solidaire, reconnaissante et très respectueuse pour Jean-Louis Borloo. Cet avis d’une citoyenne ordinaire hors-partis est adressé à Hervé Morin et à Yves Jégo. Un principe de précaution contraint à éviter actuellement Jean-Christophe Lagarde « aux pratiques épinglées » dans le numéro 912 de Marianne. Annie Keszey.

 

22 février 2013

POUR SUPPRIMER LES PARTIS POLITIQUES!?

Daniel Cohn-Bendit.
Réflexions d’un apatride sans parti. Editions Indigène : « Ceux qui cherchent contre le vent ».

Un parti, c’est un blindage, une structure fermée, presque génétiquement hermétique à la société… Le débat politique, en son sein, se limite pour l’essentiel, à des questions d’organisation du parti, de répartition du pouvoir, de stratégie et de gestion des différents processus plus ou moins démocratiques auxquels il faut recourir…Dans un tout autre style on a aussi le « modèle » du parti politique qui fonctionne comme une machine électorale…Le parti-entreprise en est une autre version…La matrice idéologique d’un parti, c’est en fait une armure ; mais une armure fragile car le moindre coup risque de la désintégrer. Le blindage, c’est finalement l’artifice permettant de contrecarrer la moindre déviance….

Daniel Cohn-Bendit, député européen, co-fondateur d’ Europe-Ecologie,  en 2009, propose de constituer une forme d’action collective qui ne passe pas forcément par un parti politique.

Extraits discontinus.
La lecture de son livre court, de 37 pages, au prix bas de 3.10 €, est un plaisir intellectuel et un espoir.  C’est le témoignage profond, en fin de carrière, d’un homme politique intelligent, réfléchi, empreint de philosophie et qui parle fort et « vrai », aujourd'hui.
Les conditions de son enfance expliquent ses fondements de vie libertaires : Pour moi, un libertaire se définit dans une opposition à tout concept d’autorité qui s’imposerait autrement que par une volonté collective autonome, ni dieu, ni maître, il n’est pas de sauveur suprême, ni religion, ni idéologie, ni parti, ni Etat…

Les penseurs qui l’ont formé ont ouvert un chemin de pensée qui s’enracine dans la volonté de rester  (tous) libres, mobiles, critiques, de «ne pas appartenir » : refus d’adhérer à un camp, de suivre la ligne d’un parti. C’est le retour de l’autonomie du sujet…
Daniel Cohn-Bendit précise les apports, dans sa pratique politique, de l’Ecole de Francfort, d’André Gorz, premier théologien de l’écologie politique, d’Edgar Morin, du grec Cornelius Castoriadis, cofondateur du groupe « Socialisme ou barbarie ». Pour Castor, «  l’autonomie c’est soumettre ce qu’on a reçu à un examen lucide, à un examen réfléchi et se dire : cela je le retiens, cela je ne le retiens pas…C’est un travail perpétuel, et ce travail est…ce qui définit l’autonomie »…Daniel Cohn-Bendit croit à l’utopie plausible, celle des Etats-Unis d’Europe, par exemple, associée à deux notions, la responsabilité et la véracité du discours politique. Pour être vrais et responsables, les politiques doivent intégrer le risque, tel qu’il a été conceptualisé dans la «Société du risque » d’Ulrich Beck, sociologue à l’Université de Munich : risque nucléaire, risque médical, risque alimentaire, risque du chômage…Les politiques divers pourraient présenter plusieurs stratégies pour affronter les risques et les citoyens électeurs voteraient pour un type de risque en en partageant la responsabilité, au lieu de tout déléguer pour se retrancher dans l’irresponsabilité totale. La démocratie est un risque partagé entre les forces politiques et les citoyens.
La sociologue marocaine, professeur d’Université, Rabat Fatima Mernissi, lui dit : « Dany, il y quelque chose qu’il ne faut jamais oublier, c’est le miracle de la boîte noire, la boîte où tu mets ton bulletin de vote. La liberté de mettre un bulletin de vote change profondément les sociétés… ». C’est l’acte de participation le plus large à la vie publique.
Daniel Cohn-Bendit, à la suite d’Aristote et de Heidegger, rappelle la distinction entre la colère et l’indignation. Il rend hommage au combat « des Indignés » et au mouvement « Occupy Wall Street » mouvements efficaces hors partis, pour le bien commun. Une politique du bien commun ne peut se faire que si tu agis non pas pour les autres mais avec les autres…L’indignation est l’absence de tout intérêt personnel et la seule considération du prochain.

Le 22 mars 2010, Daniel Cohn Bendit , face à l’incurie des partis traditionnels incapables de développer un changement social avait appelé à la formation d’une Coopérative politique, à l’ouverture d’un espace autonome dans le paysage politique français.
Il renouvelle son appel aujourd’hui à former une  Coopérative, ouverte, qui s’appuierait  sur « les collectifs Europe-Ecologie 22 mars » et aurait la volonté de favoriser un rassemblement pour construire un « bien commun ».
Le dernier paragraphe, « En guise de conclusion: le réformisme subversif »,  est une critique très sévère du parti « Europe-Ecologie », perdant, de plus, nullement aidé par le pouvoir socialiste. Le duo Hollande-Ayrault fonctionne avec le disque dur d’un autre siècle. La modernité de la transformation écologique ne leur parle pas, elle leur est complètement étrangère. De « Notre-Dame-des-Landes » au « Lyon-Turin »  en passant par leur vision exclusivement productiviste de la compétitivité économique, ils ratent le rendez-vous avec l’histoire du XXIème siècle

Au regard de cette situation, Europe- Ecologie doit s’imposer en créant l’espace d’un réformisme moderne imaginatif et subversif. Défendre la majorité de gauche contre la droite tout en défendant un projet autonome de transformation écologique, d’une modernisation tout à la fois économique, sociale et politique. Etre simultanément dans la majorité et en dehors- pas contre elle- tout en l’imprégnant des  mobilisations sociétales et en l’investissant aussi bien d’initiatives que de propositions. La qualité subversive vient du refus de s’allier avec les oppositions- même celle à la gauche de la gauche- pour se constituer en force de propositions dans la majorité. Par conséquent, d’être aussi en opposition avec l’opposition. Faire de la politique avec humilité et clairvoyance.

La proposition de Daniel Cohn-Bendit séduit, en particulier, les abstentionnistes nombreux, fatigués du spectacle anachronique des partis politiques traditionnels, impuissants.
Mais qui aura l’énergie, le talent et le désintéressement personnel pour la concrétiser? Daniel Cohn- Bendit annonce sa retraite pour 2014.

Le 7 octobre 2009, l’atelier des idées a publié «  Note sur la suppression générale des partis politiques » écrite par Simone Weil, en 1940, parce que, disait-elle, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration.
www.atelier-idees.org
www.notreputeaux.com
Annie Keszey.

14 avril 2012

LA VILLE DE PUTEAUX EN 2050.

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Depuis près d’un demi-siècle, comme toutes les villes, Puteaux a proliféré sur un « impensé » de la ville, sorte de mouvement naturel irrépressible, irréversible, immaîtrisable. La capacité d’entreprendre pour dépenser les fonds s’y est substituée à la capacité de PREVOIR UNE VILLE INTELLIGENTE, d’harmoniser, d’ordonner et de contrôler.
La ville de l’avenir s’oppose aux anciennes conceptions : c’est une politique, à très long terme, de vastes communautés d’agglomérations en réseaux latéraux, démocratiques, moins consommatrices des ressources naturelles mondiales, ce qui suppose la mise en place d’une série d’interactions, complexes, entre la ville et la biosphère. (La seule minimisation des effets négatifs de la ville sur l’environnement est dépassée). La ville sera multipolaire, faite de mixités fondamentales fonctionnelles, contre la spécialisation des espaces, et sociales. Tous les espaces auront une « âme » et le même droit à la beauté. La production de richesses éradiquera les taudis, développera l’emploi et combattra la paupérisation croissante…*
Evelyne Hardy, Conseillère municipale indépendante d’opposition à la mairie de Puteaux, analyse, chaque année, l’orientation budgétaire proposée par Mme La Maire, Madame Ceccaldi-Raynaud.
L’avis d’Evelyne Hardy sur la dernière orientation budgétaire qui devait être débattue en Conseil municipal le 16/02/2012 et qui n’a pu l’être du fait de conflits répétitifs entre l’UMP et l’opposition du MoDem,  est accessible sur son site : www.evelynehardy.com
La conclusion d’Evelyne Hardy, qui répète ses observations antérieures, négligées par le pouvoir communal UMP, reste une critique fondamentale grave.
« Depuis que vous gérez Puteaux, Madame (la Maire), vous nous direz ce que vous avez créé comme richesse à Puteaux, comment vous avez anticipé l’avenir  en matière d’économies, d’investissements rentables et durables, comment vous avez inscrit la ville de Puteaux dans la voie de l’excellence. Vous avez égrené des mesures et des projets un peu dans tous les domaines,  mais sans véritable ambition ni priorités, sans  objectifs clairs, valorisés, mesurés. Ce projet de budget 2012 est toujours aussi indigent».
Cette critique trouve sa justification dans les importants rapports du Sénat *sur l’avenir des villes, publiés sous la responsabilité de Joël Boudin (UMP), président de la délégation à la prospective et de Jean-Pierre Sueur (PS), rapporteur. D’éminents spécialistes ont participé à cette réflexion, dont Julien Damon, Christian de Portzamparc  et Saskia Sassen, qui propose en conclusion 50 propositions pour les villes. http://www.senat.fr

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La gouvernance des villes est, en général, inadaptée, peu démocratique. Celle de Puteaux l’est davantage encore du fait de sa puissance financière. Des groupes d’experts, pour l’Etat, étudient une autre gouvernance, par des commissions d’élus, avec une forte participation citoyenne et une extension importante du périmètre d’intervention : les villes en réseaux, coordonnées, succédant à la ville isolée. Le Ministère de la ville, mieux relié aux autres ministères concernés, devrait voir son champ d’intervention élargi à toutes les fonctions de toutes les villes : ce n’est pas le cas aujourd’hui.
La Maire, planifie, par une liste d’opérations aux coûts élevés, sans hiérarchie, l’évolution de la ville sur des temps politiques courts, entre deux élections, sans schéma d’ensemble à long terme, 30 ans par exemple, fondé sur des études prospectives.  Le nouveau Plan Local d’Urbanisme, positif et impuissant quant à son éternel rappel d’éradication de l’habitat insalubre, intègre peu l’innovation, l’initiative économique, les réseaux intelligents, les économies de fonctionnement, le développement durable et la production de richesses. Les décisions d’aujourd’hui construisent la ville de 2050 en se fondant sur des pratiques passéistes. La conception concrète de la ville de Puteaux, depuis près d’un demi-siècle,  repose sur une seule famille: les Ceccaldi-Raynaud, à gestion de type autoritaire, anachronique. Deux maires ont appliqué, (comme ailleurs), les principes étatiques antérieurs, avec conviction et engagement, semble-t-il. Certains logements sociaux sont d’une grande qualité et leur proportion voisine de 35%, dans la cité, fut honorable. Ce pourcentage décroît depuis 5ans. La vieille ville restaurée, près de la Seine, est harmonieuse avec une identité villageoise. Mais les principes généraux du passé, rejetés aujourd’hui par les urbanistes, constituent les fondements sur lesquels reposera pourtant l’évolution de la ville de Puteaux. Concentrer les logements sociaux sur des hauteurs éloignées du centre- ville, est une politique condamnée, parce que fondée sur une option ségrégative, involontaire. La diversité homogène des populations urbaines deviendra un facteur de paix sociale. Les ZAC  et les ZUP ont vécu : elles ne correspondent pas aux nouveaux concepts de continuité et de mixité entre les différentes fonctions urbaines : bien intentionnées, ces ZAC ont trop souvent atteints des objectifs contraires aux attentes. Le projet d’éco-quartier pour les ZAC Charcot et Les Bergères, qui doit être réalisé en 2020, semble tenir compte des nouvelles orientations pour un développement durable : pour l’instant les économies attendues ne sont pas chiffrées. Le vieux Puteaux, rénové, a introduit du confort pour la population, de la modernité, de l’activité commerçante, parfois difficile du fait de la proximité de La Défense, mais sans volonté apparente d’harmonie architecturale, ni de vision globale. La seule place de la mairie  ne soutient pas la comparaison avec la cohérence remarquable de la « vieille » Place des Vosges, à Paris, par exemple. La place de la mairie dominée par le haut parallélépipède  2000 cumule les styles : soviétique, néo-haussmannien, moderne, international, briques 50, métallique, maisons de ville…Les nombreux Palais, trop grands, « énergivores », sont et seront des boulets financiers irresponsables. La ville de Puteaux  procède à des adaptations nécessaires au développement durable ou au bien-être social, par exemple, mais par des actions d’abord électoralistes, souvent  faibles, éclatées, quant aux enjeux et sans coordination, sans la « transversalité » ni la constance de la ville future. Les journées de l’eau, du développement durable, contre le sida, le cancer, pour l’aide aux enfants autistes… reviennent épisodiquement, séparément, sans aucune évaluation scientifique de leurs résultats. Nul citoyen ne connaît leur impact sur des temps longs, ni les études de besoins préalables à leur mise en place. Quel sera le taux d’occupation horaire de la grande salle de concerts du conservatoire de musique et le coût horaire de son fonctionnement ?Certaines décisions restent fortes : l’épicerie sociale (mais aux limites d’utilisation trop courtes), la maison du Droit, le lien police-éducation pour le prévention de la délinquance, la pédagogie sur le développement durable, les jardins (à condition de les ouvrir), l’aide au paiement des factures d’eau. Le soutien à l’emploi, urgent, n’a pas l’efficacité nécessaire et le système éducatif n’est pas soutenu avec pertinence, les résultats du lycée de Puteaux sont très mauvais.
 La ville de la Rochelle, par exemple, est pionnière en circulation à énergie propre, progressive, depuis 13 ans. C’est de la ténacité. Les villes des Landes se sont toutes associées, à l’initiative du Conseil Général, pour « se libérer » des entreprises privées de gestion de l’eau  par une organisation indépendante économique. Le Conseil Général des Landes a créé des comités consultatifs permanents, ouverts aux citoyens, pour définir l’évolution des besoins de la population…
Une des principales insuffisances décisionnelles de Puteaux, après le déficit de démocratie ,est le repli sur soi incompatible avec le développement. Puteaux communique peu avec les villes voisines, pas du tout avec l’Europe et le Monde. Elle fait peu référence au projet du Grand Paris. Son retard se mesure à partir de quelques comparaisons sur les thèmes prioritaires. Issy-les-Moulineaux, ville pionnière en «  relations latérales » par internet, entre citoyens, participe à des projets européens et dispose d’une direction des relations internationales. Elle implante des laboratoires internationaux de recherche en informatique. Aux traditionnels jumelages, plus ou moins actifs, s’ajoutent ici et là (mais pas à Puteaux) des initiatives de développement économique, pour produire des richesses et pas seulement dépenser des fonds publics. La ville d’Angers a un rendez-vous musical annuel avec Austin, au Texas, ses musiciens participent aux concours mais les dirigeants de 7 entreprises locales aux productions liées au monde musical (production, management, studio, ingénierie, promotion) font aussi le voyage pour développer leurs exportations…
Les créations locales dans les secteurs prioritaires sont faibles : bâtiments verts ou à énergie positive et création de réseaux intelligents, amélioration du cycle des déchets et de leur récupération, qualité de l’air, économies conséquentes d’énergie. Le soutien aux écoles publiques ne porte pas sur les fondamentaux, savoir lire et écrire, avant d’entrer en 6ème et la mairie n’essaie pas de créer des emplois en adéquation avec les demandes, contrairement aux villes brésiliennes. La transversalité d’objectifs ne semble pas exister : ainsi, c’est à l’école que devrait s’initier la nouvelle politique de santé préventive, en lien avec les espaces de santé, les résidences du 3ème âge, les entreprises…
La Défense- Paris, construite partiellement sur le territoire de Puteaux mais sous la responsabilité de l’Etat, est une ville verticale, coupée de l’ancienne ville, copiée sur les fronts de New-York, Singapour ou Dubaï. Ses nouvelles constructions prévues pour  développer le commerce et équilibrer les fonctions de la ville par additifs de logements, de locaux culturels et sportifs entraînent une conséquence connue qui a été traitée, mais avec des temps de réalisation décalés : l’insuffisance des transports. La ligne 1 du métro est une épreuve quotidienne pour ses usagers. Les différents acteurs n’ont pas agi en coordination. Or, les interconnexions sont la condition nécessaire au futur développement. Un projet de revitalisation du site est en cours.
Alors que des taudis perdurent, que la dette française interpelle, que le chômage paupérise, Mme la Maire, après la création d’un conservatoire de musique discutable, propose d’édifier un campanile à la vieille église catholique, le clocher en ayant été détruit par un bombardement ...Où est la cohérence entre le National et le Local ?
Aucune ligne directrice, pour le long terme, n’émerge de la politique locale de Puteaux. La flamme du futur lointain n’est pas entretenue*.

Images: Montréal durable en BD- Genève.
Annie Keszey.

27 février 2012

UNE VISION D'ENSEMBLE LUMINEUSE POUR LE MONDE.

LA TROISIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE DE JEREMY RIFKIN.

 

Jeremy Rifkin est maître de conférences au programme de formation des dirigeants d’entreprise de la Wharton school  (université de Pennsylvanie) et président de la fondation sur les tendances économiques de Washington.

Il conseille l’Union européenne et les chefs d’Etat du monde  entier.

 

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« La Nouvelle Révolution Industrielle (NRI) n’est pas une utopie qui nous conduira à la terre promise mais un plan économique pragmatique, sans fioritures, pour tenter la traversée jusqu’à une ère post-carbone durable.

La NRI est le début d’une ère nouvelle caractérisée par le comportement coopératif, les réseaux sociaux et les petites unités de main- d’œuvre technique et spécialisée. Dans le demi-siècle qui vient, les activités centralisées traditionnelles des première et seconde révolutions industrielles seront progressivement absorbées par les activités distribuées de la troisième ; et l’organisation hiérarchique traditionnelle du pouvoir politique et économique cédera la place au pouvoir latéral, qui étendra sa structure nodale à travers toute la société. La NRI rend obsolètes les clivages politiques gauche-droite, nécessite une refonte de l’école publique, sur la coopération, et un

engagement de tous pour créer un monde transparent, démocratique, durable et juste. Le fil conducteur de la NRI repose sur une observation : les grandes transformations économiques de l’Histoire se produisent quand une nouvelle technologie des communications (exemple : internet) converge avec un nouveau système énergétique (exemple: « l’internet » intelligent des énergies durables) ». 

La NRI applique la stratégie « 20-20-20 en 2020 » : réduire de 20% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, accroître de 20% les économies d’énergie et élargir de 20% le déploiement des énergies renouvelables.

 

« La NRI, met fin à l’âge du carbone fondé sur l’usage des énergies fossiles. La facture de l’énergie dépensée, des première et  seconde révolutions  industrielles  arrive à échéance. Les deux cents années où l’on a brûlé du charbon, du pétrole et du gaz naturel pour propulser un mode de vie industriel ont envoyé quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour l’avenir de la vie.

Cinq piliers constituent l’infrastructure d’un nouveau système économique global, qui peut nous faire entrer dans un avenir vert. La mise en place de ces cinq piliers doit se faire en même temps, chacun ne pouvant fonctionner sans l’autre.

La NRI passe d’un régime fossile à un système d’énergie renouvelable (énergie solaire, éoliennes, hydroélectricité, géothermie, biomasse). 2. Elle reconfigure le parc immobilier mondial en transformant chaque logement en mini-centrale électrique capable de collecter sur site des énergies renouvelables. 3. Elle installe dans chaque bâtiment et dans toute l’infrastructure de la société, des technologies de l’hydrogène et d’autres moyens de stockage pour conserver l’énergie renouvelable intermittente et garantir la satisfaction de la demande par une offre fiable et continue d’électricité verte. 4. Elle utilise la technologie de communication de l’internet pour convertir le réseau électrique en réseau intelligent, auquel des millions de personnes pourront renvoyer de l’énergie verte produite sur leur maison ou à proximité afin de la partager avec d’autres dans des communaux en source ouverte, un peu comme on produit et partage l’information sur internet.

[Vidéo sur une maison à énergie positive:

 www.paysdesolonnes85.com/article-25049185.html]

5. Elle rééquipe la flotte mondiale des moyens de transport- voitures, autobus, camions, trains- avec des véhicules à pile à combustible et des véhicules électriques branchables,  alimentés par les énergies renouvelables produites sur des millions de sites bâtis, et crée des stations de charge dans tous les pays et continents où chacun peut acheter et vendre de l’électricité sur le réseau électrique distribué.

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L’Union européenne s’est engagée à tirer des énergies vertes un tiers de son électricité en 2020. Il est impératif de numériser le réseau électrique et de le rendre intelligent, pour qu’il puisse gérer  les énergies renouvelables intermittentes que des dizaines de milliers de producteurs locaux vont lui envoyer. En même temps, les technologies de l’hydrogène (flexibles) et les techniques de stockage (pour ne pas couler le projet!) dans l’ensemble des infrastructures de l’Union doivent se développer. En 2007, José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, a annoncé un partenariat public-privé de 7.4 milliards d’euros pour déployer une économie de l’hydrogène sur le continent (mais l’Europe manque d’argent!).

Le réseau intelligent entraînera la création de milliers d’emplois dans les domaines de l’énergie, du bâtiment, du stockage par l’hydrogène et dans les transports. (En Allemagne en 2007, moins de 10% de l’énergie totale produite par des sources renouvelables a créé presque autant  d’emplois- 249 300- que les 90% des énergies traditionnelles, charbon, pétrole, gaz et uranium : 260 000 emplois). La fabrication de véhicules électriques branchables et à pile à combustible, en cours, induira plus d’un million d’emplois dans le monde en 2020 …Daimler, associé à sept partenaires prépare l’introduction massive des véhicules à hydrogène en 2015.

La NRI est en marche dans l’Union européenne, à Huesca en Espagne, à Rome, à Utrecht particulièrement, à Monaco (le Prince étant un écologiste scientifique) à San Antonio aux Etats-Unis, ville expérimentale »…

Les conséquences de la NRI sont, en effet, « révolutionnaires ». L’énergie centralisée, avec ses entreprises géantes telles EDF ou Areva, rencontre la concurrence avec « l’internet de l’énergie durable » aux relations obligatoirement latéralisées qui réduisent les hiérarchies traditionnelles. La continentalisation remplace progressivement la mondialisation, par la création de vastes réseaux intelligents distribués de circulation des énergies. L’évidence est que ces transformations sont fortement conflictuelles entre intérêts divergents : Desertec, l’initiative industrielle dans le Sahara en est un exemple. www.desertec.org

La salle de classe change de visage : les élèves ne sont plus punis s’ils copient sur leur voisin puisque la coopération et la solidarité sont la base du nouveau capitalisme « distribué », de l’entreprenariat social, des entreprises coopératives… Les programmes et les méthodes ne peuvent être celles d’aujourd’hui.

En économie, Adam Smith est « mis à la retraite ».

« La troisième révolution industrielle est, indissociablement la dernière phase de la grande saga industrielle et la première de l’ère coopérative  émergente. C’est un interrègne entre deux périodes de l’Histoire économique, la première caractérisée par le comportement industrieux et la seconde par le comportement coopératif ».

Extraits de : La troisième révolution industrielle de Jeremy RIFKIN aux Editions « Les liens qui libèrent », février 2012, 414 pages, 24 € TTC.

Images: France. Inter et www.agencebretagnepress.com

www.atelier-idees.org

 

COMMENTAIRE : La proposition de réseau énergétique indépendant, latéralisé, rencontrera en France les partisans de l’énergie centralisée, hiérarchisée, dont l’énergie nucléaire.  Les coûts comparés des deux choix contraires ne sont pas évalués et ce manque d’informations essentielles ne permet pas actuellement de choisir. Les travaux requis par la révolution de Jeremy Rifkin sont complexes et ne pourront exister avant des décennies !  Les réseaux démultipliés restent difficiles à coordonner et semblent plutôt adaptés aux zones isolées. Le projet du super-réseau électrique européen reliant les parcs éoliens en Ecosse et les fermes solaires en Espagne et en Afrique, dont le coût dépasserait les 100 milliards d’euros, rencontre pour l’instant de nombreux obstacles : réglementaires, idéologiques, politiques, financiers. Microsoft Research fait des serveurs informatiques une nouvelle source d’énergie et deux sociétés californiennes développent une autre technologie pour stocker la chaleur du soleil : le solaire thermique qui produit de l’électricité en utilisant les rayons du soleil pour faire bouillir de l’eau. Cette eau peut servir à chauffer du sel qui emmagasine l’énergie pour un usage extérieur…

Annie Keszey.

 

15 juillet 2011

L'éco quartier durable de Fribourg-en-Brisgau

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La ville Fribourg-en-Brisgau, capitale « écologique » depuis 1992, est située dans la région la plus ensoleillée de l’Allemagne, dans la Forêt Noire. La ville accueille 10 000 emplois directement liés aux activités environnementales. Elle est le siège, en particulier, de la Solar Fabrik 1.

Proche de la centrale nucléaire redoutée de Fessenheim, en Alsace, Fribourg a créé un concept local d’approvisionnement en énergie visant la protection contre le réchauffement climatique : la consommation d’énergie, d’eau et de matières premières est réduite, l’emploi de nouvelles technologies énergétiques et des énergies renouvelables est accéléré.

L’éco-quartier Vauban naît après le rachat, par la ville, en 1992, d’anciennes casernes, sur un terrain de 4 hectares. Ces casernes, rénovées, sont affectées aux 220 logements alternatifs du collectif SUSI (association dans laquelle se trouvent d’anciens occupants illégaux des casernes, légalement relogés), à 600 logements pour étudiants, à la maison de quartier et au centre culturel des associations.

Les 34 ha restants contiendront ensuite 2000 logements et un site d’activités artisanales et industrielles regroupées. L’éco-quartier se fonde sur la mixité sociale et la convivialité, à partir de services publics situés à de courtes distances dont les jardins d’enfants et les écoles. Ces écoles enseignent l’écologie et le développement durable. Les commerces, accessibles, vendent  les produits de la ceinture verte agricole de Fribourg.

La conception, l’évolution et la gestion du quartier sont prises en charge par une association privée et démocratique de résidents : le Forum Vauban. Les impasses conflictuelles, nécessitant les décisions de la seule municipalité ont été rares depuis 15 ans, de l’ordre de 10% des problèmes à résoudre. Le site boisé, traversé par un ruisseau, est à 4 kilomètres du centre-ville.

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02 février 2011

Avenir de l'Europe et du monde, après la Crise

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Prévisions d’une science économique qui ne sait pas prévoir.

Guy Sorman, essayiste, dans Le Figaro du 6/01/2011, estime que le capitalisme a digéré la crise, car les marchés, en forçant l’euro à la baisse, vont favoriser nos exportations et la croissance soldera nos dettes. Mais il envisage une « croissance sans emploi », parce qu’une partie de la population française (et européenne) n’est pas qualifiée pour les métiers complexes tandis que les métiers manuels sont exportés là où les salaires sont bas. . Il s’agit donc d’élever le niveau et la spécialisation de l’éducation, ce qui prendra une génération. Une réindustrialisation, à partir de nouvelles techniques, offrirait aussi une nouvelle source d’emplois de qualification moyenne

Le dernier bulletin en ligne du Fonds Monétaire International, le FMI publie un entretien de Jeremy Clift avec Olivier Blanchard, chef économiste du FMI.

Pour Olivier Blanchard, l’année 2011, sera vraisemblablement marquée par une reprise mondiale à deux vitesses : la faible croissance des pays avancés suffira à peine à faire baisser le chômage tandis que les pays émergents devront s’acquitter de la rançon de la réussite, notamment en évitant la surchauffe et en gérant des afflux massifs de capitaux.

Olivier Blanchard a rappelé que les pays devraient continuer de rééquilibrer leur économie durant l’année à venir, notamment par des mesures structurelles et des ajustements de taux de change

Durant cette interview, Olivier Blanchard a évoqué le rôle primordial du Groupe des vingt pays avancés et émergents (G-20) pendant la crise mondiale et rappelé que la coopération restait nécessaire pour affermir la reprise ainsi que les perspectives de l’Europe et des pays à faible revenu.

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22 décembre 2010

L'esprit du capitalisme et l'écologie

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« Au-delà de  l’horreur économique  voici venu le temps d’affirmer, contre les économistes, que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement »… Dans le monde des comptes, il ne faut pas s’en laisser conter !

Bernard Maris nommé « meilleur économiste », en 1995, est aussi un sociologue, un anthropologue, un romancier, un professeur d’université. Dans son «Antimanuel d’économie», en deux tomes, les Cigales puis les Fourmis, aux éditions Bréal, il convoque tour à tour des économistes de Keynes à Stiglitz , des philosophes et des romanciers tels que Montesquieu, Zola, Orwell ou Houellebecq…

L’atelier des idées publie, à nouveau, d’autres extraits de l’Antimanuel d’économie, après « Altruisme et concurrence ». Bernard Maris étudie et critique, sur un ton léger et incisif, les caractéristiques du capitalisme financier d’aujourd’hui : l’offre, la demande, la concurrence, le commerce, l’argent,  la rareté...

Le capitalisme crée la rareté

« Le capitalisme s’efforce toujours et encore de créer de la rareté là où elle n’existe pas, de la nécessité là où elle a enfin disparu, du manque là où il y a de l’excès, et des besoins là où ils sont inutiles…

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07 juillet 2009

Un autre monde en héritage

reduction dechets_puteaux.jpgNous avons le pouvoir et le devoir de changer le monde.

Acheter « durable » et moins jeter.

L’impasse de l’économie du jetable.

L’émergence de l’économie du jetable, vers 1950, se justifiait par l’accroissement des emplois lié à la multiplication de biens de consommation superflus mais pratiques. Cette économie était liée à une énergie bon marché.

Ainsi sont apparus les serviettes, mouchoirs et essuie-mains en papier, les sacs à commissions en plastique et les canettes jetables…

La situation actuelle de New York  est un exemple frappant des effets absurdes de ce choix économique.

Son dépotoir de Fresh Kills, le plus proche, saturé, a été fermé en 2001. La ville transporte donc ses déchets au New Jersey, en Pennsylvanie et même en Virginie! Parfois à 500 Kilomètres. L’Etat du New Jersey, débordé, renvoie une partie de ces déchets au Canada, dans le Comté de Wayne*

12 000 tonnes de déchets sont produites par jour, il faut donc 600 camions pour évacuer cette masse d’ordures hors de la ville. Ce convoi quotidien de 15 kilomètres de long pollue, obstrue les voies, augmente le bruit,  dégage du gaz carbonique dans l’atmosphère et entraîne un surcoût d’exploitation des routes.

En 2001, le gouverneur de Virginie a précisé son refus de devenir le dépotoir de New York.

Toronto, au Canada, a fermé sa décharge en 2002 et renvoie chaque année 1000 tonnes de débris de démolition a plus de 1000 kilomètres… dans le Comté de Wayne* !

L’économie du jetable est sur une trajectoire de collision frontale avec les limites géologiques de la planète en pétrole,  plomb,  fer-blanc,  cuivre …

JETONS MOINS, POUR UN AUTRE MONDE EN HERITAGE.

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26 juin 2009

La fiscalité verte

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La fiscalité verte est un ensemble de mesures incitant les particuliers et les entreprises à consommer moins d’énergie, à rejeter moins de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et à utiliser moins de produits polluants. Des allègements fiscaux récompensent les efforts et inversement.

En mai 2007,  Nicolas Sarkozy a proposé l’instauration d’une TVA à taux réduit sur les produits « propres ».

En mars 2009,   la Commission Européenne y a renoncé.

En Octobre 2007, Nicolas Sarkozy s’est engagé à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une taxe « climat-énergie » en contrepartie de l’allègement de la taxation du travail pour préserver le  pouvoir d’achat et la compétitivité.

La contribution climat-énergie, nationale, devrait faire partie de la loi de finances, mais  en… 2011, si tout va bien !

En Avril 2007, Nicolas Sarkozy a souhaité la mise en place d’une taxe sur le carbone importé applicable aux produits issus de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto.

Cette taxe aux frontières relève de la compétence de l’Union européenne. De nombreux pays sont réticents par crainte de ne pas respecter les règles du commerce international. Il faudra attendre les résultats du sommet de Copenhague en décembre 2009.

En 2007, dans le programme de l’ UMP pour les législatives, la création d’un crédit d’impôt environnement devait soutenir les ménages et les entreprises réduisant leur consommation énergétique ou investissant dans les énergies renouvelables. Un prêt à taux zéro complétait ce crédit sous certaines conditions.

Ce crédit d’impôt est, en réalité, apparu en 2005. Il a été étendu depuis. En particulier l’éco-prêt à taux zéro de 2009  s’adresse à tous les particuliers souhaitant rendre leur résidence principale plus économe en énergie.

[D’après l’analyse de Karine Le Loët , journaliste à Terra eco. www.terraeco.net].

« Dire ce que l’on fait », en politique, n’égale pas « faire ce que l’on dit ».

Les discours politiques gagneraient peut-être à intégrer les contraintes prévisibles.

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09 février 2009

Programme municipal citoyen 2008 : écologie et développement durable

Cette synthèse est issue du projet citoyen présenté par la liste Puteaux Ensemble aux élections municipales de mars 2008.

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L'écologie apparaît aujourd'hui à tous comme un thème majeur dans la gestion de la cité. Le déclencheur de cette prise de conscience a été l'accord des scientifiques sur la rapidité du changement climatique en cours, dû en grande partie aux activités humaines productrices de gaz à effet de serre (GES).

L'écologie c'est l'utilisation économe, et la moins nuisible possible pour l'être Humain et son Environnement, des ressources (énergie, eau, sols et espaces...) avec comme enjeu un développement qui nous amène un mieux-être à court terme, sans compromettre à moyen et long terme celui de nos enfants et petits-enfants, c'est-à-dire un développement durable.

Cette réflexion globale conduit à des actions à toutes les échelles. L'échelle locale est primordiale. La richesse financière de Puteaux nous impose l'exemplarité.

Nous quittons résolument les visions sectorielles classiques pour une action transversale entre les services et les territoires. Cette action est porteuse de cohérence entre TOUS les thèmes du développement durable qui entrent dans les champs de compétence de la commune.

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