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22 février 2019

Refaire l'Europe. Suite n° 2. Les dilemmes de la démocratie.

REFAIRE L’EUROPE. Sous la direction de : Yves Charles ZARKA. Avec Jürgen HABERMAS. PUF. 22 €.

Yves Charles ZARKA est philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes et directeur de la revue Cités. Jürgen HABERMAS est un philosophe de notoriété mondiale, l’un des principaux représentants de l’Ecole de Francfort.

Extraits synthétiques. Suite n° 2 : Les dilemmes de la démocratie. (1/2 page sur 14 pages.)

De nombreux accords, très redondants, signés depuis mars 2011, par l’Europe, ont trois défaillances majeures :

  • Le diktat des politiques d’austérité répète l’erreur stratégique qui consiste à parier sur la stabilité fiscale...La stratégie n’est pas seulement désastreuse pour des raisons économiques et pour des conséquences sociales : elle est en outre contre-productive au regard d’une reprise de contrôle politique sur les marchés financiers débridés…
  • Le mouvement vers une gouvernance supranationale au moyen de la coordination des politiques nationales selon des règles identiques ne parvient pas à éliminer les causes structurelles des cycles économiques destructeurs. L’idée d’un système à une règle pour tous ne s’accorde pas avec la nécessité d’établir des programmes publics différentiels en fonction des niveaux de développement économique différents, dans le contexte de cultures économiques différentes…
  • Quant à la pratique visée par le pacte fiscal, elle ne saurait être déguisée : en fonction d’accords informels, dans le clair-obscur des pressions et de la soumission à contrecœur, les chefs des gouvernements de l’Union monétaire européenne imposent leur volonté à chacun des parlements nationaux pris individuellement…

Aujourd’hui, l’Europe semble la proie d’un dilemme entre la nécessité et l’impossibilité simultanées d’un approfondissement des institutions européennes…

Même si nous concédons la faisabilité  constitutionnelle et économique du projet d’amener des cultures économiques différentes à se développer ensemble, nous sommes toujours confrontés au problème majeur et immédiat de la résistance des majorités eurosceptiques au sein des électorats de presque tous les Etats membres de l’Union monétaire européenne. Depuis le début des années 1990, les élections attestent d’un rejet croissant de l’Union européenne en général et d’une abstention croissante lors des élections au Parlement européen. Plus récemment, la crise financière a encouragé l’euroscepticisme dans toute l’Union ; elle a également suscité  un nouveau type d’agression mutuelle entre les nations européennes. Si nous devions envisager l’organisation d’un référendum à propos de l’alternative « plus » ou « moins » d’Europe, les enjeux  les plus « polarisants » et les plus liés seraient le transfert supplémentaire de droits souverains et la création d’un impôt de base pour un gouvernement économique européen (avec des clauses de redistribution). Laissez-moi considérer deux questions : quel intérêt les partis politiques pro-européens auraient-ils à engager une mobilisation politique risquée des citoyens à propos d’enjeux à ce point controversés ? Et quelles raisons y aurait-il de penser qu’ils vont réussir ?

...L’entreprise d’un référendum supposerait un « lourd travail politique » préalable.

J Habermas pense la constitution européenne autour de cinq thèmes :

  • l’idée qu’une union politique de l’Europe ne peut se faire non seulement sans une harmonisation des économies, mais aussi sans une homogénéité des conditions de vie au sein des peuples européens ;
  • l’idée que l’Europe doit être une entité politique mais non étatique. Autrement dit, elle ne saurait avoir les prérogatives des Etats touchant à la violence, l’application de la justice, la protection des libertés : mais il y aurait cependant subordination des droits nationaux au droit supranational ;
  • le partage de souveraineté doit être pensé entre les peuples européens et les citoyens de l’Union, les individus jouant un rôle constituant à deux niveaux, dans le cadre des Etats et dans celui de l’Union ;
  • l’égalité des peuples européens et des citoyens européens doit se traduire au niveau institutionnel par une stricte égalité du Parlement et du Conseil européens, devant lesquels la Commission serait responsable ;
  • l’exercice de la citoyenneté européenne rendrait progressivement possible une solidarité des Citoyens de l’Union…

La crise de l’Europe est essentiellement due au délitement politique asservi au marché. Or, il se pourrait bien que la relance de l’idée d’une Europe politique et du projet constitutionnel qui lui est lié soit la voie par laquelle l’idée démocratique pourrait retrouver son sens y compris au niveau des Etats-nations...

Suite n°3, en attente. Trois concepts nouveaux : le sujet-acteur doublement constituant, l’union politique non étatique et la distinction entre légitimité de titre et légitimité d’exercice.

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com/rupture-et-metamorphose.org/atelier-idees.org)

 

11 février 2019

REFAIRE L'EUROPE.

REFAIRE L’EUROPE. Sous la direction de : Yves Charles ZARKA. Avec Jürgen HABERMAS. PUF. 22 €.

Yves Charles ZARKA est philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes et directeur de la revue Cités.

Jürgen HABERMAS est un philosophe de notoriété mondiale, l’un des principaux représentants de l’Ecole de Francfort.

Extraits synthétiques.

  1. Introduction. Quel avenir pour l’Europe ? Y-Ch. ZARKA. (1/2 page sur 4 pages.)

Rien n’est plus difficile à concevoir que l’avenir… Prévoir l’avenir ou prétendre le dire, en dessiner même des modèles est non seulement risqué mais exposé à un échec assuré...Il s’agit donc de déterminer ce que nous pouvons faire pour que le projet d’Union européenne ne soit pas rangé dans le grenier des utopies humaines, pour que l’horizon de démocratie et de paix ne disparaisse pas sous les coups redoublés de forces adverses. C’est le présent qu’il s’agit de penser et de faire dans la perspective de l’avenir. Considérer l’avenir dans le présent, telle est la tâche philosophique qui anime cet ouvrage...L’idée européenne fut dès le départ politique. Elle visait à sauver l’Europe de l’effondrement qu’elle venait de connaître au cours de la Seconde Guerre mondiale...Mais cette dimension politique est vite passée au second plan, parce qu’elle risquait de compromettre l’aspiration qu’elle avait promue...Les politiques mirent donc au premier plan autre chose que le politique, à savoir l’union économique, avec le marché commun, puis monétaire, avec l’euro comme monnaie unique. On pensait ainsi faire progresser la construction européenne sur le plan des échanges, de la circulation des biens et des personnes (Schengen).

La transition de l’économique et financier au politique n’a pas eu lieu pour deux raisons au moins.

  1. Les institutions européennes ont été conçues et mises en place sans la participation des peuples. Comment s’étonner que ceux-ci puissent vivre l’Europe comme une réalité étrangère leur imposant une volonté hétéronome, administrative, bureaucratique, sans légitimité démocratique ?
  2. Les dérégulations successives de l’économie et surtout de la finance qui ont été réalisées depuis les années 1970, en particulier par Valéry Giscard d’Estaing, Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont rendu possible l’expansion sans limites du néolibéralisme, en supprimant les limites que le premier libéralisme avait posées. Résultat : le politique a perdu pied. L’emprise du néolibéralisme a été telle qu’il s’est mondialisé...Or, dans ce cadre, l’économie et surtout le système financier ont pris le pouvoir ; Un pouvoir que l’on peut dire antipolitique… La croyance (de la droite et de la gauche) en la capacité d’autorégulation d’un marché libéré de toute réglementation politique ou juridique est la principale cause de ce déplacement des lieux de pouvoir… Loin que nous ayons atteint un stade terminal de l’histoire, nous connaissons actuellement une double régression sociale et politique…

Les peuples ressentent l’Europe comme étrangère. Le politique s’est lui-même soumis aux lois des marchés dérégulés. Tels sont les deux aspects de la crise gravissime de l’Union européenne.

Que faire ? Réponse : non pas tout refaire depuis le début, mais réorienter la construction européenne en mettant au centre de celle-ci la réflexion sur l’idée d’une Europe démocratique…

Il s’agit de construire les concepts susceptibles de permettre de penser : d’abord, un objet politique nouveau parce que ni le paradigme fédéral, ni le paradigme confédéral ne peuvent convenir. Ensuite, une démocratie européenne qui ne supprime pas les démocraties nationales : une démocratie supranationale donc, mais non postnationale.

A suivre. Prochain chapitre de Jürgen HABERMAS, « Les dilemmes de la démocratie : l’exemple de la crise actuelle de l’Union européenne.

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/atelier-idées.org)

 

 

20 janvier 2019

Une participation au Grand débat.

19/01/2019. Annie Keszey, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux. keszey.annie@neuf.fr. Participation au Grand débat.

Ce Grand débat, avec ses cahiers de doléances, nous renvoie en 1789. Les fractures françaises sociales, sociétales et géographiques sont l’œuvre négative de la droite et de la gauche : F. Hollande, N. Sarkozy, J. Chirac, F. Mitterrand. Les membres actuels des oppositions gagneraient à remplacer leur acidité critique par de l’humilité : réagir au lieu d’agir est de tout repos !

Europe : Promouvoir l’économie réelle contre l’économie virtuelle. Prévoir des votes à la majorité, les votes à l’unanimité sont paralysants. Passer de l’Europe financière et économique à l’Europe sociale et écologique. Imposer (et c’est en cours) les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), Netflix, Air BNB, Telsa...et puis les entreprises du CAC 40 qui ont augmenté leurs bénéfices tandis que leurs impôts diminuaient.

France.

Les Forces de l’ordre, les Pompiers, les Secours médicaux, les Marins et les Militaires, sont, en 2019, remarquables. Qu’ils soient assurés de notre reconnaissance.

Quatre urgences :

- réaliser enfin l’égalité des chances à l’école, base de toute égalité future.

- Respecter strictement la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Afin d’y parvenir, remplacer J. L. Bianco, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité.

- * Cesser de « brader », à des puissances financières étrangères, des terres agricoles, des industries, des aéroports, des bâtiments prestigieux et le savoir- faire français. Combattre l’espionnage industriel. Lutter contre les  politiques-fossoyeurs.

- Créer une structure de participation citoyenne continue entre le début et la fin des mandats présidentiels.

Diminuer d’I/3 les députés et sénateurs, diviser par 2 leurs fonds spéciaux d’activité (de nombreux élus ont acquis des biens privés avec ces sommes). Réduire les inégalités croissantes entre les riches et les pauvres (La société des 1 %/99 % de Joseph E. Stiglitz : il explique les moyens de ce rééquilibrage dans « La grande Fracture »). Thomas Piketty, dans « Le capitalisme au 21ème siècle », conseille les Etats pour inverser l’évolution et atteindre davantage d’égalité sociale. Rééquilibrer, réévaluer et justifier les écarts des salaires extravagants des Hauts fonctionnaires (L. Nunez (DGSI) : 9 500 € nets/mois- Ch. Jouanno : 14 660 € bruts/mois)…Supprimer les 26 Autorités Administratives Indépendantes, très coûteuses et inefficaces, supprimer les 378 comités placés auprès des ministres dont les dépenses, sur fonds publics, ne sont pas justifiées avec rigueur. (*Numéro 1140 de Marianne, page 31). Leur remplacement éventuel ne saurait intervenir sans des propositions saines, de nécessité absolue, venant de spécialistes dont l’ex-député PS R. Dosière.

Définir un maximum d’écart entre les bas et hauts salaires : 10 fois/20… ? Augmenter le SMIC de 25%. L’Assemblée nationale devrait mieux représenter l’ensemble des citoyens de la Nation en respectant leurs pourcentages nationaux. Combien y a-t-il de représentants d’ouvriers, d’employés et de techniciens, aujourd’hui? Il faut aussi que le gouvernement mette un terme à l’usage coûteux de nombreux palais que diverses instances dirigeantes occupent, pour des résidences moins monarchiques et moins coûteuses. Les retraites dorées des anciens présidents de la République sont des provocations : elles sont trop élevées.

Appliquer les superbes textes officiels qui se concrétisent dans de nombreux domaines de façon désastreuse :

-L’égalité des chances dans l’Education nationale. Former sérieusement les professeurs et les contrôler sans assujettissement à leurs syndicats à des fins électoralistes.  Apprendre par des leçons régulières l’orthographe et la grammaire, évacuer le cours magistral (S. Dehaene), les cours dictés d’autant plus que l’orthographe n’est pas corrigée par le professeur, les évaluations subjectives, avec des notes sur 20 sans barème explicite, sans conseil pour mieux faire, la correction de la langue étant parfois ignorée par la correction professorale, organiser le travail en équipe  des professeurs dans l’emploi du temps annuel de chaque établissement pour planifier les contrôles des élèves afin de ne pas en planifier 2 ou 3 le même jour, stopper les contrôles-surprises, inutiles, et choisir les meilleurs cours entre tous.  Former les professeurs aux diverses manières, pacifiques, d’avoir de l’autorité. Supprimer toutes les exclusions des élèves pour des inclusions consacrées à l’instruction et à l’éducation...Observer ces hauts lieux pédagogiques que devraient être  les années de licence en Sciences de l’Education pour adapter ces enseignements aux étudiants présents, malmenés.

L’école veillera à éduquer au respect d’autrui, à l’usage permanent du registre courant de langue, sans insulte, injure, outrage ou diffamation afin que les jeunes générations échappent à la délinquance d’adultes d’aujourd’hui, au repérage des infox pendant des cours d’apprentissage de la critique démocratique.

-L’insertion, l’autonomie et l’indépendance voulues pour les autistes ne sont pas concrétisées. Les Instituts médicalisés sont insuffisants et inadaptés à ces buts. Les familles, engagées, ne sont pas assez écoutées, des pratiques sont à supprimer à très court terme : il est inacceptable que la direction d’une MDPH accepte une demande familiale de changement d’IME mais en donnant des adresses d’établissements complets. Il est inacceptable d’assimiler une critique démocratique familiale à un manque de confiance et de proposer à cette famille de garder son adolescent autiste à la maison, il est inacceptable d’assimiler la pose d’un « gilet » (de contention) à un acte de tendresse maternelle, il est inacceptable d’avoir un emploi du temps hebdomadaire qui ne repose sur aucune donnée scientifique et qui ne peut conduire à l’autonomie nécessaire à l’exercice d’un emploi, même aidé...Des neurologues et autres scientifiques devraient remplacer les encadrements  de psychiatres et psychologues.

-L’Etat est coupable de maltraitance dans les instituts spécialisés et les hôtels chargés d’accueillir les enfants retirés à leurs familles pour incompétences et violences. Il faut les accompagner vers un métier rémunérateur au lieu d’abandonner certains SDF et mendiants.

-La démocratie participative, naissante en France dans les budgets participatifs par exemple, doit progresser, mais il ne sera pas possible de recommencer périodiquement le Grand débat, épuisant. Une assemblée populaire, constituée par tirage au sort, permanente, parallèle  à l’Assemblée nationale et au Sénat, renouvelable périodiquement, pourrait avoir un rôle consultatif constant, à la condition toutefois d’être en relation permanente avec le peuple, peuple qui n’a pas toujours des projets réalisables! D’autres solutions sont possibles.

-Le fonctionnement d’un gouvernement ne peut se soustraire aux règles de la psychologie élémentaire. Il est évident maintenant que la diminution de l’ISF précédant de peu la diminution des retraites a « révolté » le peuple. Certes l’Etat dispose de la violence légitime dit-on, mais n’est-il pas illégitime, de la part de L’Etat, de modifier unilatéralement des contrats, en négligeant les parties ? De plus, il était simpliste d’évoquer la nécessité, pour les retraités, de soutenir les générations futures alors que la grande majorité des retraités a veillé à insérer positivement ses enfants dans la société.

-Pôle-Emploi devrait entreprendre la rédaction d’un ouvrage listant les nouveaux emplois mis sur le marché lors des 10 prochaines années, afin que les conseillers d’orientation scolaire ne continuent pas à orienter vers des impasses professionnelles.

-L’Etat peut-être hors-la-loi, en toute sérénité. C’est une violence inadmissible contre des « démunis ». Dans le 92, par exemple, la loi DALO n’est pas respectée. Les prioritaires ne sont pas relogés dans les 6 mois après leur acceptation, ils doivent refaire un procès contre le préfet au tribunal administratif. Ils gagnent le procès et doivent être relogés dans les 4 mois. Ils ne le sont pas. Ils demandent alors une indemnité. Après, ils continuent d’attendre !!! Les responsables étatiques restent impunis. Qui aura les compétences pour résoudre le problème ?

-Il faut régler la question des urgences hospitalières, envahies, sans les moyens nécessaires, résoudre la pénurie de certains médicaments, en les produisant en France et en Europe, en revoyant l’éthique des producteurs et les prix actuels. Les moyens humains des Hôpitaux, des Ehpads, des centres d’accueil pour migrants et sans domiciles fixes doivent être repensés.

-Les lobbies ne peuvent fréquenter les centres du Pouvoir.

-L’immigration ne doit plus être traitée à partir d’idéologies, mais au cœur de sa complexité et inscrite dans l’ensemble des problèmes français, hiérarchisés  selon les urgences. Chaque nouvel  immigré accepté devrait être doté d’un logement, d’une obligation d’apprendre la langue dans un lieu défini et pourvu d’un travail correspondant à ses compétences. Ses problèmes de santé seraient bien sûr pris en charge sans longue attente.

- L’écologie occupe les discours. Les mesures urgentes, connues, ne sont pas prises. Il faut craindre « Monsanto »,  interdire le glyphosate, les plastiques, l’obsolescence programmée et poursuivre.

Les journalistes conditionnés à « l’émotionnel » pourraient être formés au « rationnel ». Les auteurs, conscients, d’infox, gagneraient à être dispensés de publications pendant un temps à définir : pour réfléchi et se former.

Les chartes de toute nature, par exemple celle des journalistes et de LaREM, très belle (respect d’autrui, bienveillance…) sont souvent bafouées par certains qui les signent. L’intérêt de ces déviances est d’être une évaluation de la sincérité du peuple ! L’on sait ainsi de qui il faut douter !

-Quant à la question essentielle de la justice sociale, tout me semble dit dans « Le dictionnaire des inégalités et de la justice sociale » sous la direction de Patrick Savidan, puf,  pensé par 170 éminents  spécialistes de France et du monde, 1711 pages. Il faut réhabiliter l’Etat social. 

L’incomplétude de cette participation est sans gravité puisque s’y ajouteront, certainement, quelques 45 millions de témoignages! (60 000 cahiers en 1789 !) L’on attend, avec intérêt, la synthèse transparente des discussions.

Annie Keszey.

 

 

 

29 octobre 2018

APPRENDRE!

Comment les ministres Luc Chatel, Vincent Paillon, Benoît Hamon, Najat Vallaud- Belkacem, par exemple, ont-ils pu occulter les découvertes des neurosciences?

L’actuel ministre de l’Education nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer, a appelé Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique, pour présider le Conseil scientifique de l’Education nationale et c’est une décision opportune: de même, imposer certains dédoublements de classes, des évaluations objectives et envisager la scolarité obligatoire à 3 ans, sont des mesures de progrès.

Au moment où l’Education nationale réfléchit à des propositions nouvelles contre la violence à l’école, il est utile, en particulier, de consulter  Stanislas Dehaene, le déchiffreur du cerveau, qui propose des réformes du système éducatif dans son ouvrage de 380 pages « Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines » aux Editions Odile Jacob.

Stanislas Dehaene nous livre enfin un descriptif  savant, précis, complet, justifié du métier de professeur : apprendre et   apprendre à apprendre. L’idée d’un métier spécifique fut longtemps réfutée par de nombreux intellectuels. Bien sûr, les enseignants possèdent, implicitement, un modèle mental de ce qui se passe dans la tête de l’apprenant « quelles sont ses intuitions, correctes ou erronées, quelles sont les étapes par lesquelles il doit passer pour progresser et quels facteurs l’aident à développer ses connaissances... » Mais les connaissances du « savoir invisible », des principes fondamentaux de la plasticité cérébrale et de l’apprentissage, du fonctionnement du cerveau en liaison avec les activités externes et internes multiples pendant le jour et la nuit,  n’ont jamais encore été évoquées, avec autant de rigueur, lors des formations des enseignants, par exemple.

De nombreuses pratiques professorales expérimentales, malgré la méconnaissance totale du fonctionnement du cerveau, s’approchent pourtant, semble-t-il, des conseils essentiels de Stanislas Dehaene.

L’auteur développe aussi les mécanismes scientifiques de l’intelligence artificielle et définit ce qui lui manque par rapport à l’intelligence humaine... Les logiciels de l’intelligence artificielle  ne parviennent pas encore à imiter « la faculté d’apprendre »...

Les neurosciences, dont la connaissance du cerveau et de son fonctionnement, les démarches complexes, successives pour apprendre à apprendre, doivent occuper une place majeure dans la formation  initiale et la formation continue des enseignants.

Les réformes du système éducatif que Stanislas Dehaene propose, dans cet ouvrage, sont d’actualité.

Quelques extraits discontinus.

  • « Le cours magistral, où l’élève reste passif tandis que l’enseignant pérore pendant cinquante minutes a fait son temps. Lorsqu’on compare ce cours magistral traditionnel aux pédagogies qui promeuvent l’enseignement actif, l’effet est manifeste : dans toutes les disciplines, des maths à la psychologie en passant par la biologie ou l’informatique, un étudiant actif réussit mieux... Toutes les solutions sont bonnes à condition de forcer les élèves à renoncer au confort de la passivité...»
  • «Et c’est l’occasion ... de clarifier un point très important : l’idée que l’enfant doit être attentif, actif, engagé, acteur de son propre apprentissage- idée fondamentalement juste- ne doit pas être confondue avec le constructivisme ou les pédagogies de la découverte : une vision généreuse, séduisante, mais dont l’inefficacité a été cent fois démontrée. La distinction est fondamentale mais rarement comprise, en partie du fait que l’on connait également ces dernières sous le nom de « pédagogies actives » ce qui est source de nombreuses confusions... »
  • « Lorsqu’un enfant  est découragé, qu’il soit brillant ou en difficulté, il faut avant tout lui redonner le goût d’apprendre en lui proposant des stimulations adaptées à sa curiosité...   Il est donc possible  de décourager la curiosité en sanctionnant chaque tentative d’exploration par une punition. Imaginez un enfant qui, chaque fois qu’il essaie d’intervenir est tancé, moqué ou puni...  La solution ? Elle est bien connue de la plupart des  Il s’agit de récompenser la curiosité au lieu de la punir... »
  • L’un des travers de la note « est d’être totalement dépourvue de précision. Simple cumul de nos fautes, elle résume, sans les distinguer, différentes sources d’erreurs. Elle n’est donc pas suffisamment informative, car elle ne permet pas, à elle seule, de savoir pourquoi on s’est  trompé ni comment se ..La note sèche, lorsqu’ elle n’est pas accompagnée d’appréciations détaillées et constructives, constitue donc un bien piètre retour sur erreur ...
  • « Les professeurs doivent désormais savoir qu’il faut espacer les apprentissages...C’est donc toute l’organisation des manuels qu’il faut revoir. La plupart d’entre eux sont organisés en chapitres qui font le point sur un  sujet spécifique (ce qui est bien) et qui sont suivis d’exercices qui ne portent que sur cette leçon (ce qui est moins bien). Cette organisation a deux conséquences néfastes : les révisions ne sont pas suffisamment espacées, et le travail est prémâché car l’élève n’apprend pas de lui-même quelles connaissances ou quelles stratégies permettent de répondre à un problème donné. L’expérience montre qu’il vaut mieux mélanger les exercices, sans se cantonner à ce qui vient d’être étudié, de façon à remettre régulièrement en jeu la totalité de ses connaissances... »
  • « Les examens à court terme, qui ne portent que sur les acquis des semaines précédentes, ne suffisent pas à garantir un souvenir à long terme. Mieux vaut un examen cumulatif, qui porte sur l’ensemble du programme depuis le début de l’année... »
  • « La chronobiologie a démontré qu’avec la puberté le cycle du sommeil se décale : les adolescents ne ressentent pas le besoin de se coucher tôt, mais, comme chacun a pu le constater, ils éprouvent les plus grandes difficultés à se lever. Ce n’est pas  de la mauvaise volonté mais la simple conséquence d’une réorganisation des réseaux neuronaux et hormonaux qui contrôlent le cycle veille/sommeil. Malheureusement, personne ne semble en avoir informé les directeurs d’école qui continuent d’exiger que  les élèves fassent acte de présence en tout début de matinée... »
  • « Les organismes de recherche devraient inciter les chercheurs à mener de grands programmes de recherche fondamentale dans tous les domaines des sciences de l’apprentissage, depuis les neurosciences et l’imagerie cérébrale jusqu’à la  neuropsychologie des enfants « dys », la psychologie cognitive et la sociologie de l’éducation... »

                                                                                                                             

Des extraits de ce livre sur les principes fondamentaux de l’apprentissage suivront ultérieurement.

notreputeaux.com         rupture-et-metamorphose.org                atelier-idees.org

Annie Keszey.                 

 

25 octobre 2018

Jean - Michel Blanquer, Gabriel Attal.

25/10/2018.

Annie Keszey, LaREM- Génération-Puteaux,  44 ans d’Education nationale, à Monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse et à Monsieur Gabriel Attal, secrétaire d’Etat.

Objet : Rappel de quelques mesures contre la violence dans les établissements scolaires publics.

Monsieur le Ministre, Monsieur le Secrétaire d’Etat,

Existe-t-il un rapport de synthèse sur les nombreuses mesures concrètes existantes propres à éradiquer la violence dans les établissements scolaires publics ? Il m’est difficile de partager les témoignages de professeurs sur #pasdevague parce qu’ils ne correspondent que très peu à mon expérience professionnelle. 

Ma carrière de professeure puis de principale ne m’a qu’exceptionnellement exposée à des faits de violence interne. Une expérience difficile, inattendue,  a  cependant marqué mon entrée dans la carrière de principale et m’a convaincue de la nécessité d’une formation permanente. Nommée pour la première fois principale de collège à la cité scolaire Joliot -Curie de Nanterre, je remplaçais, en janvier, la précédente principale entrée en dépression nerveuse. Un imposant graffiti mural, dans les toilettes « indécentes » des élèves portait son nom suivi de « Pute » ! Ma première décision fut de demander la réfection des toilettes, avec de belles couleurs.

 Le premier jour de la rentrée de janvier, j’étais retenue prisonnière devant la machine à café, pendant la récréation, par l’ensemble des professeurs mécontents du passé récent, une chaise était lancée volontairement du 3ème étage, dans la cour, pendant la récréation, deux élèves « se  piquaient » dans les toilettes et, enfin, le gymnase était, volontairement aussi, inondé : un cours était suspendu. Un bon début, donc, de prise de fonction qui oblige à la réflexion et à un travail très intense, en heures de présence et en décisions appliquées. Un mois plus tard, le collège était devenu un paisible lieu de travail jusqu’à la fin de l’année scolaire, fin aussi de mon remplacement en ce lieu.

Quelles mesures ont permis cette transformation ? Elles ne relèvent en aucun cas d’un talent particulier !

Quelques exemples :

Avec le principal adjoint nous sommes allés aux domiciles de deux élèves, qui avaient été exclus par conseils de discipline en fin de premier trimestre, afin de les réintégrer. Ils ont terminé leur « punition » au Centre de Documentation du collège avec des devoirs, toujours corrigés, par la principale : moi-même. Deux de ces devoirs préparaient deux contrôles que ces élèves ont fait en classe ultérieurement après les avoir travaillés « en profondeur » : ils ont obtenu des « bonnes notes », à leur surprise, et ce fut « un changement » important. Ils pouvaient réussir ! Exclure est incompatible avec « l’égalité des chances » encore non atteinte!

Nous avons prévenu les professeurs qu’il n’y aurait plus d’ici la fin de l’année scolaire d’ exclusions du collège, antérieurement trop fréquentes, mais uniquement des inclusions, en heures supplémentaires, le mercredi après-midi  et le samedi, toujours consacrées à l’acquisition de connaissances nouvelles, sous la surveillance et l’engagement pédagogique de la principale. Tous les principaux peuvent le faire. Il a fallu discuter longuement avec les professeurs qui craignaient d’être démunis mais ce ne fut pas le cas. Ces retenues d’élèves, en dehors du temps scolaire, se sont montrées très dissuasives et quelques rares élèves sont venus deux fois! Ils ont cessé, à partir de cette contrainte possible, de perturber.

Le lendemain de la rentrée, nous avons organisé une réunion des délégués des élèves qui n’avaient encore jamais pu s’entretenir avec la hiérarchie du collège. Nous avons écouté et noté leurs doléances afin d’y remédier. Nous les avons informés qu’ils pouvaient nous rencontrer librement, dans nos bureaux respectifs, à chaque fois qu’ils le souhaitaient. Nous avons maintenu ces réunions, une fois par mois.

La partie du bâtiment unique occupée par le lycée était en très bon état, la partie occupée par le collège n’avait pas été entretenue. Les murs étaient désespérément grisâtres. Avec des élèves volontaires de 4ème et de 3ème, en accord avec les familles, nous avons organisé des ateliers de reprise des peintures des murs de couloirs, les mercredis après-midi. Je peignai les parties hautes et les élèves les parties basses pour des raisons de sécurité. Le couloir refait n’a jamais reçu aucun graffiti.  Ces graffitis ont d’ailleurs disparu de l’ensemble des murs sans doute parce que chaque matin, avant la rentrée, on vérifiait leur présence éventuelle pour les effacer et l’on veillait aussi à ce qu’il y ait toujours une belle plante d’accueil à l’entrée des élèves...

A tout moment de la scolarité, la principale devait être « autoritaire » et « juste ». Être juste avec un élève demande une diplomatie particulière, compliquée, quand il s’agit de ne pas donner raison à un professeur, malgré l’évidence.

Avec les professeurs volontaires, pendant quatre mois, nous avons rédigé un nouveau projet d’établissement, accepté par les autorités.

Dans les collèges suivants, d’autres mesures ont contourné la violence. Dans un collège des Yvelines, par exemple, les professeurs  de français et de mathématiques essentiellement, ont accepté de travailler en équipes hebdomadaires, limitatrices du « turnover professoral », ils ont été payés une demi-heure pour une heure de présence sur « l’excédent » de la dotation horaire globale. Cette pratique n’étant pas définie dans les textes officiels j’avais averti le ministre de l’Education nationale par un courrier auquel il n’a pas répondu. Dans l’emploi du temps, plusieurs classes d’un même niveau avaient leurs horaires disciplinaires alignés. Chaque contrôle, préparé en équipe, était le même sur l’ensemble d’un niveau, en français et en mathématiques. Corrigé en équipe, il était toujours suivi d’une heure d’explication des erreurs. Pendant cette heure, les effectifs des classes alignées pouvaient être modifiés afin de faire travailler en groupe réduit les élèves ayant le moins bien réussi. Cette structure et sa stratégie répondent partiellement aux observations que Stanislas Dehaene fait sur l’imperfection des notes dans son remarquable livre « Apprendre! Les talents du cerveau, le défi des machines ». Tous les professeurs du collège avaient suivi une formation collective sur l’évaluation objective de l’élève. Tous les contrôles, y compris de rédaction, annonçaient aux élèves le barème de correction du professeur. Tous les contrôles étaient annoncés à l’avance et il n’y avait pas de contrôles « surprises ».  En 2018, de nombreux professeurs utilisent encore des notations arbitraires, vécues comme injustes par leurs élèves, ce qui ne favorise pas un climat paisible. Antoine, en classe de 3ème dans un collège public, vient de recevoir une rédaction corrigée. La note est de 11/20, sans aucune autre remarque. Quatre incorrections orthographiques ont été soulignées, mais il y en a quinze ! Et puis, comment progresse un élève avec 6/20 ?

D’autres étrangetés professionnelles ne peuvent que renforcer la demande d’une formation exigeante, multidisciplinaire y compris, absolument, les neurosciences et la dynamique des groupes, au métier de professeur.

Un professeur doit avoir de l’autorité et ne saurait en appeler régulièrement à un tiers pour réguler ses classes. Les pratiques de régulation sont nombreuses, l’une est particulièrement efficace mais le professeur doit accepter une certaine mobilité de son emploi du temps et un engagement spécifique : tous ne l’acceptent pas. La rigidité du système est bloquante. Il s’agit, en début de cours, d’observer le début d’un décrochage de l’attention et de la discipline collective qui ne concerne souvent qu’un ou quelques élèves .Le professeur arrête son cours et prévient ces élèves que s’ils continuent à perturber, il sera malheureusement obligé de les séparer de la classe   mais, bien sûr, il leur fera cours à un autre moment puisqu’il souhaite leur réussite: tel jour à telle heure. Le plus souvent, la proposition du professeur dissuade les perturbateurs. S’ils continuent, ils sont exclus du cours avec la solidarité du chef d’établissement qui les accueille et encadre leur travail. Ils assistent ensuite au cours décidé à leur intention. Or, les élèves n’aiment pas se retrouver ainsi, exclus de leur groupe et en dehors de leur emploi du temps. Ils ne reviennent  deux fois que très rarement.

Il ne s’agit là que de quelques exemples des pratiques multiples, nées des expériences du corps enseignant, qui participent  à la guérison d’une école qui serait frappée, nous dit-on, d’une violence illégitime.

Annie Keszey

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17 octobre 2018

Le Verbe contre la barbarie.

17/10/2018.

« Le Verbe contre la barbarie. Apprendre à nos enfants à vivre ensemble ». Alain Bentolila. Edition Odile Jacob. 2008. 200 pages. 

Alain Bentolila est un éminent linguiste, spécialiste de l’apprentissage de la langue et engagé dans le combat contre l’illettrisme.

Jean- Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, concrétise enfin les analyses approfondies d’Alain Bentolila, par exemple. Le dédoublement de classes en zones d’éducation prioritaire, les nouvelles évaluations en cours d’année scolaire, la scolarité obligatoire à partir de 3 ans sont des mesures appropriées pour lutter, en particulier, contre « les ghettos  de l’insécurité linguistique ». L’insuffisante efficacité de l’Education nationale, incapable de valider son slogan « l’égalité des chances », ne saurait perdurer.

Extraits discontinus. Ces extraits ne peuvent remplacer la lecture de ce livre majeur.

« Tous les systèmes linguistiques du monde obéissent au principe selon lequel rien ne relie la forme phonique (orthographique) au sens des mots sinon une convention collective non négociable. L’arbitraire du signe linguistique constitue la condition nécessaire à l’indépendance de la forme d’un mot par rapport à son sens…

A la maîtrise du langage (celle qui est développée dans le livre), bien des enfants n’accèderont pas. Ce sont des enfants qui ont un développement cérébral normal, qui ne souffrent d’aucun trouble psychologique sévère et qui pour autant sont dans une situation d’insécurité linguistique dès que s’impose à eux la distance et une moindre prévisibilité. Ce sont des enfants qui, à 4 ou 5 ans, ne savent « parler qu’à vue ». L’absence de ce dont ils parlent, l’absence de celui à qui ils parlent, rendent leur parole hésitante et les obligent à garder un silence prudent. Effrayés par la distance, démunis par l’inconnu, ces enfants auront les plus grandes difficultés à aborder la lecture...Le fossé qui sépare leur langage oral de proximité de l’écrit à conquérir est immense et pour beaucoup infranchissable…

Le degré de maîtrise de la langue auquel parvient un individu est directement fonction de la qualité de la médiation dont il a bénéficié dans ses premières années…

La lucidité d’un enfant apprenant à lire dépend de la clarté dans laquelle a baigné son apprentissage du langage oral…

Le délabrement de la médiation familiale que ne peuvent ou ne savent compenser les institutions éducatives a pour conséquence que bien des enfants dès leur plus jeune âge se trouvent en situation d’insécurité linguistique…

Combien sont-ils ceux qui ont la chance de trouver sur le chemin de la découverte des enjeux de la langue les médiateurs bienveillants et exigeants qui sauront reconnaître l’intelligence sous les tentatives maladroites, analyser les approximations pour les transformer en conquêtes nouvelles ? Combien sont-ils ceux qui, livrés trop tôt à eux- mêmes, puis à la machine scolaire, verront leurs essais  langagiers se perdre dans le silence et l’indifférence ?...

Être parent, c’est être conscient que la maîtrise de la langue conditionne le destin scolaire et le destin social de ses enfants…

Ce n’est pas le fait de déchiffrer qui est responsable d’une lecture dépourvue d’accès au sens, mais c’est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l’enfant d’y accéder. La responsabilité de l’école maternelle est ainsi essentielle ; dès la petite section, elle doit, avec patience et obstination, s’attacher à nourrir le stock lexical des enfants, à travailler sur le sens des mots en contexte et hors contexte. C’est là que se gagne la bataille future de la lecture…

L’école doit mettre tout en œuvre pour distribuer de la façon la plus équitable le pouvoir linguistique : celui qui permet de se défendre contre la tromperie, les mensonges et la propagande…

Echec scolaire, échec professionnel, échec civique, voilà ce que promet l’absence de véritable pouvoir linguistique…

Depuis plus de trente ans, nous avons accepté - et parfois aveuglément encouragé- le regroupement dans des lieux enclavés de populations qui avaient en commun d’être pauvres et pour la plupart de venir d’un ailleurs estompé et confus...Ces cités socialement abandonnées sont devenues des ghettos dans lesquels  les liens sociaux sont en fait très relâchés et la solidarité quasi inexistante. Il faut bien reconnaître  que ce système d’intégration dont, nous Français, sommes si fiers, a engendré des lieux honteux de repliement et de relégation. Dans ces lieux confinés, bien de jeunes adultes de langue maternelle française vivent en situation d’impuissance linguistique. Pour la plupart d’entre eux, le langage qu’ils utilisent a été forgé dans un milieu restreint, souvent indifférent, parfois hostile. De ce fait, ils ne se sont pas dotés (comment et pourquoi l’auraient-ils fait ?) de moyens propres à véhiculer  le sens au-delà du trivial ou de l’invective…

Tous les langages ne sont pas égaux : certains livrent les clés du monde et d’autres ferment les portes du ghetto…

C’est donc bien  la marginalisation culturelle et sociale qui engendre l’insécurité linguistique ; mais la réduction des outils lexicaux, grammaticaux et discursifs qui en résulte rend cet enfermement de plus en plus sévère, et de plus en plus faibles la volonté et les chances d’évasion…

L’impuissance linguistique conduit à la violence...Lorsqu’on ne peut pas s’inscrire pacifiquement  sur l’intelligence des autres (par le Verbe ; la langue juste et précise), la seule façon d’exister, c’est de laisser physiquement des traces sur le corps de l’autre…

Nous devons donner à nos enfants les moyens linguistiques de résister intellectuellement  à la tentation de la passivité, au piège de la manipulation politique et aux sirènes des discours sectaires…

Être capable de vigilance et de résistance contre toutes les utilisations perverses du langage, être prêt à imposer ses propres discours et ses propres textes en accord avec sa juste pensée voilà ce qu’on doit à  un enfant si l’on veut qu’il contribue à donner à ce monde un sens honorable…

C’est bien parce que la langue donne à ceux qui l’utilisent un pouvoir exorbitant qu’elle impose une exigence éthique sans faille à celui qui parle ou écrit comme à celui qui écoute ou lit…

Faiblesse d’âme et illettrisme sont les meilleurs alliés des intégristes religieux, des gourous sectaires et des leaders politiques extrémistes… »

notreputeaux.com, rupture-et-metamorphose.org, atelier-idees.org

Annie Keszey.

 

11 octobre 2018

Le premier budget participatif de Puteaux.

11/10/2018.

Insertion du « budget participatif » de Puteaux dans une histoire européenne des budgets participatifs.

Yves Sintomer, professeur de sociologie politique, directeur-adjoint du Centre Marc-Bloch de Berlin,  Carsten Herzberg, doctorant aux universités de Paris VIII, de Postdam et au Centre Marc-Bloch  et Anja Röcke, doctorante à l’Institut universitaire européen de Florence, à l’université Humboldt et au Centre Marc-Bloch ont rédigé et publié ensemble le livre de 350 pages « Les budgets participatifs en Europe. Des services publics au service du public » aux Editions La Découverte, 2008.

Extraits discontinus.

C’est une première synthèse  de la recherche comparative menée à partir d’une grosse cinquantaine de budgets participatifs existant en 2005 dans une dizaine de pays d’Europe...Le budget participatif touche à l’argent, le nerf de la guerre… Des villes françaises concernées par cette recherche sont, par exemple : Paris XXème, Saint-Denis, Aubagne, La Courneuve, Arcueil, Limeil- Brévannes, Poitiers, Bobigny (OPHLM), Pont- de- Claix ...L’écrasante majorité de ces budgets participatifs se situe dans des villes à gauche de l’échiquier politique mais cette situation évolue avec le temps : la « voie allemande », en particulier est politiquement originale…La taille moyenne des communes concernées diffère d’un Etat à l’autre. Les points communs entre ces villes sont rares.  Le public qui participe aux dispositifs est  dans la grande majorité des cas étudiés composé de personnes appartenant aux classes moyennes et aux fractions supérieures des couches populaires…Dans l’écrasante majorité des cas, il s’agit d’un processus venu d’en haut qui ne rencontre qu’un faible élan citoyen…

 En 1999, les expériences européennes de budgets participatifs se comptaient sur les doigts de la main, elles décollaient en 2001 (Hilden  par exemple), en 2002 elles dépassaient les deux dizaines (dont Bobigny) et le mouvement a continué…

Pour que les services publics puissent s’affirmer face aux logiques marchandes, ils doivent se mettre véritablement au service du public. C’est pourquoi le couplage de la modernisation et de la participation représente un enjeu crucial…

C’est, entre 1988 et 1992, à Porto Alegre, au Brésil, ville où le Parti des travailleurs (PT), dont Lula est issu, est fortement implanté, que nait le premier budget participatif…Les effets de cette démarche qui associe de simples citoyens  à la prise de décision ont été importants: constitution d’un espace public plébéien, émergence d’un contre-pouvoir coopératif venu de la société civile, réduction notable du clientélisme, mise en place d’un quatrième pouvoir institutionnalisé appuyé sur un dispositif participatif… Ses règles de fonctionnement précises, testées et améliorées au cours du temps, représentent un véritable « kit professionnel » qui peut être importé, adapté et modifié dans d’autres contextes...Dans les cas suivants latino-américains la participation s’inscrit dans le contexte plus large d’une dynamique d’émancipation des classes subalternes...Ces budgets participatifs, sans nul doute, ont contribué globalement à une démocratisation de la démocratie…Les auteurs classent les procédures diversifiées des budgets participatifs en six-idéaux types procéduriers à partir de l’analyse des origines, de l’organisation des réunions, du processus de la délibération, de la société civile concernée, des lieux influencés…Ils déduisent qu’un fort contraste marque les dispositifs qui accordent, au moins sur le papier, un véritable pouvoir à la société civile (capacité décisionnelle, autonomie procédurale, et influence sur la définition des règles du jeu, définition claire de ces règles) et ceux qui prennent soin de respecter la division du travail entre les élus, seuls détenteurs de la volonté générale et donc de la décision, et les citoyens qu’il faut écouter mais qui ne sauraient avoir une vue  d’ensemble, ou, en tout cas, prendre des décisions. D’autres paramètres sont eux aussi variables : seuls certains dispositifs incluent à l’exemple de Porto Alegre  une dimension sociale à travers des critères de justice distributive ou d’action affirmative…De nouveaux modèles sont perceptibles...Dans l’ensemble des budgets participatifs quatre rôles peuvent être assignés aux citoyens impliqués : consommateurs, codécideurs, coréalisateurs, contrôleurs ou évaluateurs...Beaucoup  de budgets participatifs relèvent plus de la politique d’image que de l’innovation réelle…

Contrairement aux latino-américains, les budgets participatifs européens n’ont jusqu’à présent constitué qu’à la marge un instrument de justice sociale ou de justice entre les genres et ils n’ont pas été liés à un mouvement d’affirmation des couches subalternes. C’est l’une de leurs principales limites, et cet enjeu constitue un défi central qu’ils devront affronter un jour ou l’autre…

Les budgets participatifs ont des faiblesses, par exemple, l’absence de garanties procédurales quant à la société civile favorise le risque de clientélisme et de populisme. Ils ont aussi des forces : en s’appuyant sur les citoyens- usagers, la modernisation administrative peut trouver la base sociale d’appui qui lui fait souvent défaut pour bousculer les pesanteurs des fonctionnements traditionnels et pour contrebalancer la puissance croissante des services marchands.

Gestion et démocratie de proximité, démocratie technique et intégration du savoir d’usage, gouvernance participative et en réseau, impératif délibératif et tournant communicationnel de la démocratie représentative : ces quatre logiques se retrouvent peu ou prou dans toutes les expériences actuelles.

Le premier budget participatif de Puteaux, initié par le Maire LR, s’est déroulé sur une période  précise du 15/06/2018  au 1/10/2018 (date de la fermeture du vote), mais il avait été abordé dès le 3/05/2018 et jusqu’au 13/5/2018 dans les réunions de quartiers. C’est un nouveau contrat démocratique : « Vous décidez, nous réalisons ». Les étapes du déroulement ont été publiées, en particulier, dans «  Puteaux Infos » de mai, sur le site de la mairie (le règlement y était téléchargeable) et par des publications spécifiques dont celle sur le vote. Les motivations étaient de faire appel à l’expertise des habitants aptes à faire des propositions innovantes, sur les crédits d’investissement et dans l’intérêt général. Tous les budgets participatifs existant ont pour but de faire participer les citoyens à la décision politique, en réponse aussi à la défiance citoyenne actuelle envers les institutions politiques. Les consignes du budget participatif étaient claires, écrites, schématisées et illustrées, compréhensibles donc. L’initiative est venue du « haut », c’est-à-dire du maire et peut-être des conseillers municipaux de la majorité. Les acteurs- décideurs prévus étaient tous les Putéoliens  majeurs, pour un seul vote et pour un seul projet sur les vingt proposés. Les conseillers municipaux n’avaient pas le droit de voter. Cette structure horizontale remplace  peu à peu l’ancienne structure pyramidale des budgets participatifs.  Le pouvoir décisionnel quant au choix des projets soumis aux votes a été exercé par des élus et autres professionnels réunis en commissions. Les citoyens n’ont exercé leur pouvoir décisionnel que lors de leur choix final, par vote.  Le montant de ce premier budget participatif, de 150 000 € correspondait environ à 1/ 1 200 ème des recettes  d’investissement 2018 de 180, 9 M€. Le montant par habitant est parmi les plus faibles des 80 budgets participatifs communaux d’aujourd’hui auxquels s’ajouteront  les initiatives de deux départements, deux régions et deux universités. C’est en Île-de-France qu’il y a actuellement la plus forte concentration des budgets participatifs : 29. Le montant du budget participatif de Puteaux, par habitant,  est de 150 000 € : 45 150 (en 2015) = 3,4 €, environ. Le montant médian national baisse depuis 2014, il est de 5€/hab. Pour quatre budgets participatifs, le montant par habitant était supérieur à 20 €, en 2017, dont celui de Paris à  plus de 40 €/hab. La faiblesse des propositions correspond à  l’une des deux raisons principales : un enthousiasme très mesuré pour la démocratie participative ou une prudence légitime s’il s’agit d’une première expérience. Les thèmes des sujets proposés à Puteaux rejoignent les thèmes des autres villes concernées et empruntent au développement durable : réduction de la consommation d’électricité, végétalisation, ramassages collectifs, réduction des déchets, circulation douce…Aucun projet, à Puteaux, ne correspond à une première nécessité, le projet 20 touche  au « luxe ». Aucun projet, proposé par des citoyens, ne concerne une mesure de justice sociale. La pauvreté est ignorée. Les « démunis » de Puteaux ont-ils participé ? C’est peu probable ici, comme ailleurs, mais l’évaluation terminale le précisera. Les « démunis » ne viennent pas, il faut aller les chercher, comme le fit Porto Alegre : ce que ne sait pas faire  l’Europe.  Dans « Puteaux Infos » de septembre Mme le Maire remercie les Putéoliens qui ont été nombreux à envoyer  des projets pour la ville, ce qui témoigne de leur engagement dans la vie démocratique. Cependant ce premier budget devrait être répété chaque année et dans cette perspective, il faut l’évaluer selon l’une des méthodes existantes. En particulier, il faut rapporter la participation au nombre d’habitants  afin de connaître le taux de participation. La médiane nationale en 2018 est de 4%, à Rennes, en 2017, le taux de participation fut de 7% et à Paris de 10%. Certes, dans une ville, mais chilienne, il est de 25%.

Lors du prochain conseil municipal, les projets choisis seront annoncés puis, ensuite, réalisés. L’évaluation scientifique de cette nouvelle expérience, fondée sur un idéal progressiste, sera sans doute publiée dans un prochain « Puteaux Infos ».

Annie Keszey. LaREM-Génération   notreputeaux.com

01 octobre 2018

LETTRE à MONSIEUR CHRISTOPHE CASTANER. LaREM.

1/10/2018. Annie Keszey LaREM- Génération/ Puteaux à Monsieur Christophe Castaner, délégué général de la République En Marche.

Rappel d’une demande urgente.

Monsieur Castaner,

Monsieur le Président de la République doit nous faire part de sa VISION politique globale pour l’avenir de la France. Les demandes nombreuses dont celle récente de François Bayrou ont été vaines jusqu’à présent. Or, LaREM ne peut risquer un échec aux futures élections tant les  opposants politiques actuels sont régressifs : M Le Pen, J-L Mélenchon...

Les réformes successives, nombreuses, dont certaines particulièrement discutables, mais c’est habituel, ne permettent, en aucun cas, actuellement, d’anticiper une synthèse sociale, sociétale, politique,  économique, financière du « macronisme »... Des spécialistes  sérieux de formations diverses le confirment.

Christophe Guilluy, éminent géographe, auteur de « La France périphérique », s’exprime à nouveau dans « No Society. La fin de la classe moyenne occidentale ». « La rupture  entre le haut (de la société) et le bas  nous conduit à un modèle qui ne fait plus société...Le monde d’en haut refuse d’écouter celui d’en bas qui le lui rend bien notamment en grossissant les camps de l’abstention ou du vote populiste...Trump et Macron...ont enterré le vieux clivage gauche droite. Les deux ont compris que nous étions entrés dans le temps de la disparition de la classe  moyenne occidentale...Si le président français est conscient de la fragilisation sociale de la France périphérique, il pense que la solution passe par une accélération de l’adaptation de l’économie française aux normes de l’économie mondialisée...Pour éviter la  catastrophe, et si elles ne veulent pas être balayées dans les urnes, les classes dirigeantes n’ont pas d’autre choix que celui de rejoindre le mouvement réel de la société, celui de la majorité, des plus modestes...

François-Xavier Bellamy, agrégé de philosophie, écrivain novateur à la « profondeur » indiscutable, publie « Demeure ».  « La mondialisation techno-marchande a fait du mouvement perpétuel un impératif universel... "En Marche " c’est le slogan d’une politique  qui n’a plus d’autre obsession que celle du changement, de la « transformation » universelle...Être « en marche »  ne saurait être un but : faire un pas en avant est un beau progrès si vous allez vers la terre promise, mais une très mauvaise idée si vous avez un précipice sous les pieds. Comment croire que le mouvement pourrait devenir un projet politique suffisant en tant que tel ? C’est tout simplement absurde...Nous ne retrouverons le sens de la marche que si nous pouvons dire de nouveau vers quel but elle se dirige »...

Dans « La grande fracture. Les sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire pour les changer », Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, défend l’idée que «  notre choix ne doit pas se faire entre la croissance et l’équité ; avec les bonnes politiques, nous pouvons choisir les deux à la fois ». Son combat n’est pas contre le capitalisme mais la façon dont le capitalisme du XXIème siècle a été perverti. Les mesures concrètes proposées dans ce livre de 477 pages sont difficilement repérables dans les nouvelles lois françaises. Des précisions paraissent nécessaires.

Et puis, Jeremy Rifkin dans «La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence  des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme », nous rendrait encore plus impatients...

Merci Monsieur Castaner pour votre engagement.

Annie Keszey

notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/ atelier-idees.org

 

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22 juin 2018

Lettre à Monsieur le Responsable d'ANTICOR.

Annie Keszey, LaREM-Génération Puteaux, à Monsieur Jean- Christophe  Picard, responsable d’ANTICOR.

Copies à Monsieur Emmanuel Macron et à Monsieur Christophe Castaner.

Monsieur,

Dans votre dernière lettre aux adhérents vous regrettez une récente campagne de dénigrement contre votre association. Les citoyens ordinaires et civiques ne critiquent évidemment pas votre engagement contre la corruption à combattre énergiquement en effet. Pour avoir lu plusieurs avis sur votre association, de personnels de l’Institution judiciaire en particulier, je regrette aujourd’hui l’agrément et son renouvellement que vous avez reçus de ministres, gardes des Sceaux, qui vous donnent un pouvoir de dénonciation alors que vous êtes une association privée.  Vous avez reçu le droit de vous substituer à l’Institution judiciaire ce qui est une anomalie de la République et de la Démocratie. Je vous joins ma première position écrite (publiée sur mes blogs) : je précise pourquoi j’estime anormal qu’ANTICOR soit délégataire du rôle de la puissance publique.

Sur Internet, l’on apprend, si c’est exact, que vous êtes radical de gauche : c’est une difficulté pour juger équitablement indépendamment des idéologies et convictions contraires. Vos termes spécialisés s’écartent parfois, me semble-t- il, de la rigueur du vocabulaire juridique : vous écrivez que « vous portez plainte ». Cette expression n’est-elle pas réservée aux victimes et ne devriez-vous pas utiliser plus exactement : « dénoncer » *? Votre association a des membres et je préfèrerais n’en connaître aucun. Or, ces membres qui combattent la corruption  ne devraient-ils pas respecter strictement la morale et l’éthique, connaître les lois, pour les appliquer,  dont celles sur la présomption d’innocence et l’autorité de la chose jugée, éviter les injures envers autrui telle que, sur Twitter, « La majorité municipale : une bande de vieux croulants »..., s’interdire le harcèlement indécent, pendant des années,  contre une personne dénoncée pour corruption en dehors de toute décision de justice ? Ces pratiques « radicalisent » les adversaires, légitimement, et sont contraires à tout climat de paix. Ces pratiques ne risquent-elles pas de discréditer votre association que l’on souhaiterait « parfaite » ?

Pourquoi ne militez-vous pas plutôt pour redonner à l’Etat français son indépendance ? L’association parallèle « Transparency International » reconnaît que les pays nordiques sont les moins corrompus du monde (Danemark, Finlande, Suède...). Pour quelles raisons ? Leur contexte constitutionnel est très fort, ils ont un médiateur public, un National Audit Office chargé de surveiller la gestion de l’argent public, des effectifs et des moyens suffisants quant à la Justice et à la Police, la culture appliquée de la transparence  et, surtout, une Justice  indépendante du Pouvoir politique.

Tracfin, l'Agence française anti-corruption et autres peuvent aussi progresser.

Alors, bon courage et merci. Bien sûr, pour cette nouvelle action/réforme indispensable j’accepterais de faire un don à ANTICOR.

*Maître Eolas.

Annie Keszey. LaREM-Génération Puteaux.

Domaines : notreputeaux.com/rupture-et-metamorphose.org/ atelier-ides.org.

 

20 mai 2018

Témoignage adressé au Comité d'éthique national de LaREM.

18/05/2018.  Annie Keszey, adhérente ordinaire de la société civile du comité « un-historique » et de « Génération-Puteaux » de LaREM, au

Comité d’éthique de LaREM nationale, avec copies à Christophe Castaner, au bureau exécutif, à des adhérents de LaREM et à des amis.

Objet : Témoignage, pour validation ou invalidation par le Comité d’éthique, sur des données de LaREM de Puteaux semblant contraires aux  statuts et aux idéaux de LaREM nationale, afin de juger la situation avec exactitude.

« D’abord nous allons continuer à tout nous dire. Y compris quand ça ne va pas. Surtout quand ça ne va pas... » Christophe Castaner à Lyon, 18/11/2017.*

Une transparence parfaite est attendue dans les relations internes au sein du mouvement et entre les adhérents.

Pour certains adhérents du « comité deux » de LaREM de Puteaux « Faire de la politique » et « Faire de la politique autrement » sont incompatibles.

Est-ce utile de témoigner ? Peut-être. Est-ce utile de ne pas témoigner ? Sûrement pas ! 

Mesdames, Messieurs, les Responsables.

Synthèse. Des hommes et des femmes, politiques traditionnels, engagés « perdants », de l’opposition permanente au maire de Puteaux, souvent  étrangers à l’impératif de « faire de la politique autrement », font aujourd’hui partie du «  comité deux » de LaREM. Doivent-ils, au sein du « comité deux », s’écarter des responsabilités internes et  éventuellement électives pour laisser la place aux engagés de la société civile, par application des statuts nationaux? 

L’acceptation de « Puteaux en Mouvement », groupe politique de Sylvie Cancelloni, n’est-elle pas une décision interrogeant ainsi sur la sincérité des valeurs proclamées par LaREM nationale que sont  la bienveillance et le respect d’autrui ainsi que d’autres valeurs, peut-être bafouées? 

  • Faire de la politique traditionnelle d’opposition, c’est, en général, parler et écrire « contre », selon ses opinions, pour servir  le plus souvent son intérêt personnel, sans se remettre en question.
  • Faire de la politique autrement, objectif fondateur du mouvement, c’est d’abord Savoir, étudier rigoureusement des faits et des situations, puis agir, quand c’est nécessaire, dans l’intérêt d’autrui, en évaluant le résultat de chaque action. C’est aussi, en tous lieux, ne pas « radicaliser l’adversaire », (conseil du groupe récent international de Jean- Pierre Raffarin) et « appliquer les technologies du dialogue », pour « servir la paix » ! 

Principaux principes des statuts et de la charte éthique de LaREM piétinés par des défaillances locales.

La République En Marche continue de construire les bases d’un mouvement politique nouveau dans le paysage politique français...

Nous croyons en l’intérêt général : la politique, telle qu’elle nous anime, doit transcender les intérêts particuliers...

Nous nous battrons pour que de nouvelles personnes osent s’engager en politique qui ne doit plus jamais être une profession réglementée...

Tous les adhérents respectent, dans leurs prises de position publiques ou au sein de leur mouvement les formes de la courtoisie,  de la bienséance républicaine...et du respect d’autrui...

Il est possible de refuser une adhésion si la personne concernée a tenu des propos  ou a eu des comportements contraires à la charte des valeurs ou si cette adhésion a manifestement  pour objectif de porter atteinte aux buts et principes du mouvement.

Les comités locaux permettent l’émergence de femmes et d’hommes politiques au service du renouvellement de la vie politique française...

Nous partageons les valeurs de Démocratie...d’égalité...de fraternité... de bienveillance, de

transparence,  d’honnêteté intellectuelle et le sens de l’intérêt général... 

Les défaillances locales. 

Je suis adhérente, non affiliée à un  autre parti, sans aucun intérêt personnel, du comité «un- historique » constitué avant les présidentielles et de « Génération-Puteaux », de LaREM, groupe né le 31/03/2018. J’ai participé à l’élection d’Emmanuel Macron pour une seule raison : il a mis fin au fossé belliqueux des haines entre la droite et la gauche, obstacle à toute fraternité. Or, certains adhérents du « comité deux » de LaREM de Puteaux, pour moi,  travestissent des idéaux de LaREM, au sens exclusif des arguments qui suivent.

(Les numéros renvoient à des situations vécues au sein du comité deux.)

Ce témoignage ne concerne en aucun cas les adhérents de la société civile du « comité deux »  de LaREM sur lesquels, au contraire, les citoyens doivent pouvoir compter. Ce sont eux qui pourraient faire de la politique autrement, sans galvauder, avec cynisme, le mot « bienveillance » (1), sans trahir « le respect d’autrui » y compris dans la critique (2). Ils s’appliqueraient à défendre avec rigueur, en respectant la liberté de conscience individuelle et la liberté d’expression, sans police de la  pensée (3), la loi de 1905 pour une laïcité sans concession cultuelle (4) : la spiritualité n’étant pas le monopole des croyants. Ils ne doubleraient pas inutilement l’organisation nationale par des productions locales de chartes éthiques et de gouvernance, doublons inutiles. Ils sauraient faire vivre, sans tricher, l’horizontalité de la démocratie directe, sans évacuer quiconque des boucles de communication (5) entre initiés afin de ne pas tomber dans  le « fan-club » dénoncé par Mariel Primois  Bizot. Ils militeraient pour « la réconciliation nationale » en particulier pour la réduction des inégalités, la réhabilitation sociale des pauvres, des classes moyennes, de la France périphérique et des banlieues, par un renouveau des solidarités et des protections de l’Etat. Ils casseraient, à leur niveau, le capitalisme «  de l’argent magique pour les 1% »,  et travailleraient pour remettre les salariés au cœur de l’Union européenne contre « la théorie de la suprématie actionnariale ». Ils militeraient pour concrétiser les valeurs exposées par Emmanuel Macron sur le monde... 

La critique démocratique de l’autre ne saurait s’exercer dans l’irrespect absolu. La preuve suit.

L’un des mots préférés de responsables actuels du « comité deux »   est « la bienveillance » détourné  publiquement de son sens.

 «... Au cours de cette soirée, il n’y a pas eu d’attaques contre d’autres responsables politiques... »* avait dit Christophe Castaner à Lyon, le 18/11/2017. 

« Emmanuel Macron, c’est cet homme qui a su nous rassembler en dépassant les vieux clivages... » 

Le renouvellement de la vie politique... !!!  A Puteaux ce serait un conte de fées (et d’elfes) ! Ainsi : depuis 2016, le comité « un- historique », a travaillé en équilibre jusqu’à l’arrivée de certains de ces anciens politiques J’étais absente en juillet et août 2017 quand des conflits verbaux violents ont fracturé le comité « un-historique ». Des jalousies de pouvoirs et des divergences d’organisations expliquent partiellement ces  brutalités verbales ...

Sandrine Engels et Joseph Veissid référents de LaREM 92 ont initié une réunion de concertation entre les deux comités. Ils n’ont pas pu résoudre cette quadrature de cercle. Deux présents sur trois du comité «  un-historique »  ont immédiatement démissionné : l’animateur de ce comité, absent ce soir-là,  Olivier Sulhin, avait démissionné le matin même. Un « comité deux » s’est constitué, celui qui agit aujourd’hui au nom de LaREM de Puteaux. De nombreux adhérents de la société civile ont renoncé. Je suis restée seule adhérente  présente du comité «  un-historique », en cette fin de réunion. Ces démissionnaires, depuis, heureusement, se sont regroupés sous le nom « Génération Puteaux de LaREM » dont le référent est Pascal Milon.  

L’avenir politique ne pouvant perpétuer le passé, seule la renonciation aux pouvoirs locaux et nationaux présents et futurs des anciens politiques d’opposition, et, leur remplacement par des volontaires de la société civile, permettrait au « comité deux » de représenter LaREM, à Puteaux. 

En ce début de mai 2018, de nombreux adhérents du « comité deux » et principalement ceux aux manettes des diverses responsabilités sont d’anciens engagés politiques traditionnels, soucieux de continuer à faire carrière en politique non plus dans des oppositions  mais, peut-être, dans de futures majorités. Leurs bilans au service de l’intérêt général, pour la plupart, auprès des citoyens de Puteaux sont, à ma connaissance, inexistants. Ils parlent, écrivent, dénoncent à l’’excès la politique du Maire mais sans agir, sans agir concrètement et fraternellement, auprès des citoyens démunis. Ils n’ont pas anticipé les leçons des  Mooks/Moocs de LaREM. 

 Issus souvent de partis ou de groupes locaux restreints, séparés, divisés, recomposés, mouvants, perdants, ils se régénèrent sous la bannière unique de LaREM, pour une nouvelle légitimité dans la perspective, sans doute, des futures élections. Ces engagés politiques traditionnels dans LaREM  ont appartenu ou appartiennent à une liste d’union RPR-UDF-DL pour une élection municipale, au MoDem, à « Puteaux Ensemble », au « Rassemblement », à « Puteaux En Mouvement »...

Depuis des années d’engagement, ils n’ont produit aucune étude approfondie sur une Vision d’une « ville intelligente », de plus réductrice des inégalités, par exemple, et, quant à l’Europe, elle semble n’être apparue lisiblement que depuis deux semaines, dans leurs préoccupations. 

Revenons aux Statuts. Un mouvement politique nouveau...de nouvelles personnes...Certes.

Mais les statuts de LaREM accordent la possibilité d’une double appartenance politique et si cette stratégie électorale a été payante, elle est, à mon avis, un obstacle majeur au renouveau des pratiques politiques d’opposition. 

Cela commence avec l’entente récente entre LaREM et « Puteaux en Mouvement » de Sylvie Cancelloni qui aurait été acceptée par Jean-François Rouzières, coordinateur des communes LaREM 92 Nord.

1 Certains affiliés de ce mouvement partagent, depuis des années, un combat constant contre le maire LR de Puteaux: Madame Ceccaldi-Raynaud. Leurs critiques permanentes, usantes, ne se concrétisent pas en progrès pour tous : ils ne font pas de la politique autrement ! Hypothétiquement, certains n’y arriveront pas. 

2 Par cette entente, le « comité deux » s’exclut aussi de l’obligation de LaREM de respecter l’autre par cette intégration de « Puteaux en Mouvement »: la langue française d’injures triviales utilisée par Sylvie Cancelloni est une offense  culturelle maximale à la langue française remarquable d’Emmanuel  Macron et à son éthique. Mon témoignage sur Sylvie Cancelloni l’atteste, témoignage public d’ailleurs puisque les sources d’information sont sur Internet.  

Sylvie Cancelloni : un mouvement perpétuel.

L’instabilité politique  de Sylvie Cancelloni, pour se placer, est ancien, vivace et permanent : conseillère municipale, pendant un mandat, de Monsieur Charles Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, adhérente de l’UDF, sympathisante du RPR puis affiliée au MoDem. En 2008, elle occupe la seconde place sur la liste sans étiquette « Puteaux Ensemble », de Christophe Grébert, pour les élections municipales. Après les élections, tous deux élus conseillers municipaux de l’opposition, ils « jettent » 80% de leurs colistiers. Sylvie Cancelloni et Christophe Grébert  participent à un essai de mainmise sur la direction de la section locale du MoDem, mais leur liste é n’est pas élue. En 2011, Sylvie Cancelloni est suppléante de Christophe Grébert à l’élection cantonale. En 2012, elle quitte le MoDem  et devient suppléante de Jean-Christophe Fromantin, candidat de la Droite et du Centre aux élections législatives de 2012. Elle soutient Nicolas Sarkozy et, en 2013, appartient  (peut-être) à l’UDI. En 2014, elle présente une liste Divers droite (DVD) pour l’élection  municipale à Puteaux. En 2017, elle écrit avoir voté pour Emmanuel Macron mais ne votera pas pour le candidat de La République En Marche aux élections législatives  de juin. Elle est actuellement à la tête de «  Puteaux en Mouvement », séparé du « Rassemblement » de Christophe Grébert, avec un conseiller municipal d’opposition élu, Christophe Hautbourg, et la jonction de son mouvement avec La République En Marche vient d’être acceptée. 

Pourtant le 15/05/2017, Sylvie Cancelloni écrivait sur Twitter : législatives # commençons à éloigner les vieilles sirènes locales. !!!   

Sylvie Cancelloni,  irrespectueuse et triviale.

Critiquer intelligemment une politique publique locale, celle du maire Mme Ceccaldi-Raynaud, par exemple, est une aide judicieuse au progrès collectif, à la condition toutefois de connaître parfaitement les dossiers pour dégager des contrepropositions positives. A la double condition nouvelle de savoir décrypter le négatif, mais aussi le positif. Ce positionnement, dans l’intérêt général, fondé sur la compétence personnelle, avec un impératif respect d’autrui, s’oppose aux expectorations inquisitoires  automatiques,  inopérantes, d’une étrange vulgarité de Sylvie Cancelloni. Le site Twitter de Sylvie Cancelloni ravive « L’injure à fleur de peau » d’Evelyne Largueche, psychanalyste, chercheur au CNRS. Cette analyse nous aide à déchiffrer une succession de tweets politiques de Sylvie Cancelloni, impulsions hostiles contre le maire de Puteaux. Sylvie Cancelloni recherche les défauts de sa cible afin de donner de celle-ci une image négative qu’elle pense plausible. L’injurié, le Maire, est choisi en fonction du « nous » qui pourrait se constituer dans l’intérêt personnel électoraliste de Sylvie Cancelloni  grâce aux caractéristiques négatives. Le Maire n’est pas immédiatement présent sur Twitter lors de l’injure et le « Tiers », celui que Sylvie Cancelloni veut mettre de son côté pour servir son but électoral est constitué par les adeptes de son mouvement et les lecteurs de Twitter, mais ces derniers ne valident pas obligatoirement cette opinion irrespectueuse d’autrui.  Les résultats de« Puteaux En Mouvement », lors des élections municipales de 2014 et de 2015, furent faibles.

Site Twitter de Sylvie Cancelloni, de 2016 à 2015.  (« La moralisation politique », déjà publiée le 30/05/2017 sur notreputeaux.com)

20/06/2016. La pol gnagnagna de la majorité de Puteaux. Pas plus haut que la braguette, on risquerait de regarder l’horizon.

22/05/2016. FOUZYTOUT et Cie ...chez@Joëlle CR.

14/03/2016. # Puteaux : la médiocrité du débat politique. Pour cacher celle de son fils, l’âne,

qui refuse de présenter le budget...

13/03/2016. # Puteaux, Joëlle CR, une démocratie pour les nuls...

10/03/2016. Puteaux,# Joëlle CR ...propose de voter des travaux dont l’appel d’offres a déjà été lancé ! Du Ceaucescu* pur jus ... (* Non, écrire Ceaușescu ou ne pas écrire d’ailleurs !)

10/06/2016. Immature, affligeant, le comportement de l’adjoint aux finances, fils de #Joëlle CR.

18/09/2015. Histoire d’une  vulgaire profiteuse cachée par un physique de dame patronnesse.

20/06/2015. Une star is borning* (rising ou born* ?) @Hautbourg C pendant qu’une vieille star à  la com indigne@ Joëlle CR entame son naufrage.  

20/06/2015.Intéressant de suivre sur Twitter @Joëlle CR. Ce n’est pas un maire qui s’exprime mais une chipie revancharde. Cela promet ! # Indigne.

14/06/2015. Le bing bang à Puteaux, c’est pour demain. Aujourd’hui un système familial en sursis, caricatural et indigent, reprend du service pour 4 ans.

8/06/2015. # Puteaux a besoin non pas d’un potentat à bout de souffle et d’aboyeurs serviles... Etc. 

Mais son mensonge classique politique du 14/05/2015, largement prouvé deux ans plus tard, souligne l’imposture de ces deux années : la même écrivait alors sur Twitter : « Espérer une campagne électorale belle et digne sur Twitter, à Puteaux, loin des invectives et des procès. Cela ferait du bien à la politique. »

13/04/2017, sur Facebook, Sylvie Cancelloni présente Le chef de bande de la majorité municipale et... c’est la photo de Kim Jong- un ! Le trait d’esprit évoquant une plaisanterie n’annule pas l’injure.

Rappelons encore que dans une de ses publications de mai 2017, on retrouve cette même « grâce épistolaire douce et aimable» ! Le candidat local de La République En Marche aux élections législatives, Laurent Zameczkowski, dont elle écrit mal le nom et qu’elle ne connaît pas « est d’une inexpérience totale avec un côté Jean de la lune, la minceur de son profil professionnel serait un obstacle. Il est assimilé à « un pâle clone ânonnant le catéchisme macroniste ».

 [Notons, de plus, que nul ne connaissait à ce moment la malversation de ce candidat.]

Quant au maire de Puteaux (cible obsessionnelle, à la fonction jalousée par Sylvie Cancelloni) « elle a tout d’une bleuette (écrire bluette) en matière de compétence et de légitimité ». 

Or, le Maire de Puteaux tient sa légitimité de son élection. Personnellement et comme professeur d’Histoire je regrette la monarchie élective locale dont le pouvoir est exercé par une  même famille, le père puis la fille, depuis 49 ans. Cependant, ce pouvoir est légitime puisqu’aucune loi ne l’interdit, il découle d’élections successives auxquelles participent des citoyens libres, majoritaires depuis un demi-siècle. 

Les critiques, plus souvent du Maire que de sa politique, ne reposent pas sur la connaissance des dossiers : deux exemples.

Sylvie Cancelloni publie en juillet 2017 : « Expulsion du 17/19 rue Collin. La mairie de Puteaux met à la rue une quinzaine de familles sans solution de relogement. » 

C’est un bâclage indigne qui substitue au Droit une sorte de compassion indignée.  C’est faux. Et puis, qu’a-t-elle fait avant et après pour ces familles ? RIEN. C’est mettre en cause la responsabilité du Maire par l’usage d’un message critique d’opposition, mais Sylvie Cancelloni ne connaît rien aux destins impliqués dans ce bâtiment évacué pour insalubrité irrémédiable. Personnellement, par anticipation, depuis 2009, j’ai appliqué les conseils des Mooks/ Moocs 2018 de LaREM, à l’intérieur de ce taudis de 55 familles. J’oppose deux cents pages d’actions concrètes à ces deux lignes de mots de Sylvie Cancelloni, actions d’aides physiques, financières, éducatives, administratives, gestionnaires et protectrices effectuées par solidarité basique et publiées pour des récepteurs précis.

Lors d’une récente réunion de ce « comité deux », un débat a été prévu «  à partir d’un constat étonnant : Puteaux a un mauvais classement dans le palmarès des villes où il fait bon vivre. »

http://leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/notre-classement-des-villes-ou-il-fait-bon-vivre-en ile-de-france-22-09-2017-7278789.php

Cette enquête n’a fait l’objet, apparemment, de la part du « comité deux », d’aucune étude analytique de la méthodologie des journalistes du journal Le Parisien. J’avais fait cette étude titrée « Puteaux : le bilan municipal de mi-mandat » et l’avais publiée, le 14/12/2017, sur mon blog notreputeaux.com 

Le résultat du classement était  ARBITRAIRE, SUBJECTIF, à partir de choix personnels de critères, du classement de ces 31 critères (indicateurs) entre eux, des coefficients qui leur avaient été attribués,  des sources  d’informations choisies. Le thème, primordial, de la sécurité n’avait pas été pris en compte. Neuilly, ville indigente en HLM, avec un pourcentage faible de pauvres avait le  « bon » classement de second, après Charenton ! A Neuilly- sur- Seine, le prix du logement neuf, fin 2017, était de 12 424 € le m2 ; une ville où il fait bon vivre, mais pour qui ? 

Puteaux, avec 30% d’HLM, a des qualités que l’on ne peut mépriser quand on connaît l’état du monde. 

Est-ce le respect de la courtoisie et de la bienséance républicaine des statuts de LaREM ? Pour moi : NON !

La critique démocratique de l’autre ne saurait s’exercer avec cet irrespect absolu. Le mot « bienveillance » est détourné de son sens. Il faut  que le « comité deux » en trouve un autre. 

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com, rupture-et-metamorphose.org, atelier-idees.org)