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22 juin 2018

Est-il normal qu'ANTICOR, association privée, soit délégataire du rôle de la puissance publique?

NON !

Bien sûr, le moment serait mal choisi par Emmanuel Macron pour réviser maintenant l’étrange statut, privilégié et inadapté d’ANTICOR : l’association vient de dénoncer Alexis Kohler, Secrétaire général de l’Elysée, pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence. La source d’information d’ANTICOR aurait été Mediapart. Le moment propice viendra. La Démocratie française doit toujours gagner en rigueur.

Le responsable actuel de l’association est Jean-Christophe Picard.

L’association, créée en 2002, tire sa puissance d’un agrément qui lui aurait été donné en mars 2015 par la garde des Sceaux de l’époque, Christiane Taubira, qui fut membre du comité de parrainage de l’association, agrément renouvelé en 2018 par l’actuelle garde des Sceaux. Toute insinuation d’une prise illégale d’intérêt  ou d’un trafic d’influence fut évacuée...Cet agrément  permet à ANTICOR de se porter partie civile pour un certain nombre d’infractions et sous certaines conditions de contourner le Parquet.

« Est-il normal qu’une association qui défend des idées et a des positions idéologiques soit délégataire du rôle de la puissance publique et puisse se comporter comme un procureur ? Quelle légitimité a cette suppléance privée », s’insurge le pénaliste Jean-Yves Leborgne. « On peut comprendre qu’une veuve soit partie civile mais des intérêts privés peuvent-ils représenter l’intérêt général ? »

Maître Daniel Soulez Larivière renchérit : «Il y a deux parquets en France, celui de la République et celui privé, c’est-à-dire des parties civiles. Le Parquet National Financier n’était pas obligé d’ouvrir si vite. Cela ne se voit  nulle part ailleurs. » « ANTICOR, parquet bis, ne dépend en rien de l’Autorité publique et s’érige en autorité semi-judiciaire ».

L’avocat pénaliste Gilles-William Golnadel  s’interroge : « Est-il acceptable qu’ANTICOR joue les Savonarole alors qu’elle tire son agrément d’une ministre de la Justice qui était à l’époque un de leurs  membres (du comité de parrainage) ». C’est la question qui interpelle  clairement la légitimité d’ANTICOR.

ANTICOR humilie en décernant périodiquement des casseroles. Ce sont des fautes. Sans appliquer la présomption d’innocence (en la trahissant même dans la pétition contre Mme Fillon sur change.org),  sans s’impliquer jamais dans la défense, de droit, des mis en cause, ANTICOR ne peut prétendre rendre la Justice en récompensant ou en humiliant.

OUI, il faut combattre « l’inertie judiciaire » par  des réformes, afin que l’indispensable lutte anti-corruption   revienne en totalité à la Justice publique nationale.

ANTICOR, aux membres, pour certains, porteurs d’idéologies et sans la formation juridique de haut niveau obligatoirement requise,  doit perdre son agrément et cesser de se substituer à la Justice étatique. 

Extraits du texte de Paule Gonzalès, Le Figaro du 5/06/2018 et de la réponse d’ANTICOR.

Annie Keszey. LaREM- génération Puteaux.

Domaines : notreputeaux.com, rupture-et-metamorphose.org, atelier-idees.org

 

 

 

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20 mai 2018

Témoignage adressé au Comité d'éthique national de LaREM.

18/05/2018.  Annie Keszey, adhérente ordinaire de la société civile du comité « un-historique » et de « Génération-Puteaux » de LaREM, au

Comité d’éthique de LaREM nationale, avec copies à Christophe Castaner, au bureau exécutif, à des adhérents de LaREM et à des amis.

Objet : Témoignage, pour validation ou invalidation par le Comité d’éthique, sur des données de LaREM de Puteaux semblant contraires aux  statuts et aux idéaux de LaREM nationale, afin de juger la situation avec exactitude.

« D’abord nous allons continuer à tout nous dire. Y compris quand ça ne va pas. Surtout quand ça ne va pas... » Christophe Castaner à Lyon, 18/11/2017.*

Une transparence parfaite est attendue dans les relations internes au sein du mouvement et entre les adhérents.

Pour certains adhérents du « comité deux » de LaREM de Puteaux « Faire de la politique » et « Faire de la politique autrement » sont incompatibles.

Est-ce utile de témoigner ? Peut-être. Est-ce utile de ne pas témoigner ? Sûrement pas ! 

Mesdames, Messieurs, les Responsables.

Synthèse. Des hommes et des femmes, politiques traditionnels, engagés « perdants », de l’opposition permanente au maire de Puteaux, souvent  étrangers à l’impératif de « faire de la politique autrement », font aujourd’hui partie du «  comité deux » de LaREM. Doivent-ils, au sein du « comité deux », s’écarter des responsabilités internes et  éventuellement électives pour laisser la place aux engagés de la société civile, par application des statuts nationaux? 

L’acceptation de « Puteaux en Mouvement », groupe politique de Sylvie Cancelloni, n’est-elle pas une décision interrogeant ainsi sur la sincérité des valeurs proclamées par LaREM nationale que sont  la bienveillance et le respect d’autrui ainsi que d’autres valeurs, peut-être bafouées? 

  • Faire de la politique traditionnelle d’opposition, c’est, en général, parler et écrire « contre », selon ses opinions, pour servir  le plus souvent son intérêt personnel, sans se remettre en question.
  • Faire de la politique autrement, objectif fondateur du mouvement, c’est d’abord Savoir, étudier rigoureusement des faits et des situations, puis agir, quand c’est nécessaire, dans l’intérêt d’autrui, en évaluant le résultat de chaque action. C’est aussi, en tous lieux, ne pas « radicaliser l’adversaire », (conseil du groupe récent international de Jean- Pierre Raffarin) et « appliquer les technologies du dialogue », pour « servir la paix » ! 

Principaux principes des statuts et de la charte éthique de LaREM piétinés par des défaillances locales.

La République En Marche continue de construire les bases d’un mouvement politique nouveau dans le paysage politique français...

Nous croyons en l’intérêt général : la politique, telle qu’elle nous anime, doit transcender les intérêts particuliers...

Nous nous battrons pour que de nouvelles personnes osent s’engager en politique qui ne doit plus jamais être une profession réglementée...

Tous les adhérents respectent, dans leurs prises de position publiques ou au sein de leur mouvement les formes de la courtoisie,  de la bienséance républicaine...et du respect d’autrui...

Il est possible de refuser une adhésion si la personne concernée a tenu des propos  ou a eu des comportements contraires à la charte des valeurs ou si cette adhésion a manifestement  pour objectif de porter atteinte aux buts et principes du mouvement.

Les comités locaux permettent l’émergence de femmes et d’hommes politiques au service du renouvellement de la vie politique française...

Nous partageons les valeurs de Démocratie...d’égalité...de fraternité... de bienveillance, de

transparence,  d’honnêteté intellectuelle et le sens de l’intérêt général... 

Les défaillances locales. 

Je suis adhérente, non affiliée à un  autre parti, sans aucun intérêt personnel, du comité «un- historique » constitué avant les présidentielles et de « Génération-Puteaux », de LaREM, groupe né le 31/03/2018. J’ai participé à l’élection d’Emmanuel Macron pour une seule raison : il a mis fin au fossé belliqueux des haines entre la droite et la gauche, obstacle à toute fraternité. Or, certains adhérents du « comité deux » de LaREM de Puteaux, pour moi,  travestissent des idéaux de LaREM, au sens exclusif des arguments qui suivent.

(Les numéros renvoient à des situations vécues au sein du comité deux.)

Ce témoignage ne concerne en aucun cas les adhérents de la société civile du « comité deux »  de LaREM sur lesquels, au contraire, les citoyens doivent pouvoir compter. Ce sont eux qui pourraient faire de la politique autrement, sans galvauder, avec cynisme, le mot « bienveillance » (1), sans trahir « le respect d’autrui » y compris dans la critique (2). Ils s’appliqueraient à défendre avec rigueur, en respectant la liberté de conscience individuelle et la liberté d’expression, sans police de la  pensée (3), la loi de 1905 pour une laïcité sans concession cultuelle (4) : la spiritualité n’étant pas le monopole des croyants. Ils ne doubleraient pas inutilement l’organisation nationale par des productions locales de chartes éthiques et de gouvernance, doublons inutiles. Ils sauraient faire vivre, sans tricher, l’horizontalité de la démocratie directe, sans évacuer quiconque des boucles de communication (5) entre initiés afin de ne pas tomber dans  le « fan-club » dénoncé par Mariel Primois  Bizot. Ils militeraient pour « la réconciliation nationale » en particulier pour la réduction des inégalités, la réhabilitation sociale des pauvres, des classes moyennes, de la France périphérique et des banlieues, par un renouveau des solidarités et des protections de l’Etat. Ils casseraient, à leur niveau, le capitalisme «  de l’argent magique pour les 1% »,  et travailleraient pour remettre les salariés au cœur de l’Union européenne contre « la théorie de la suprématie actionnariale ». Ils militeraient pour concrétiser les valeurs exposées par Emmanuel Macron sur le monde... 

La critique démocratique de l’autre ne saurait s’exercer dans l’irrespect absolu. La preuve suit.

L’un des mots préférés de responsables actuels du « comité deux »   est « la bienveillance » détourné  publiquement de son sens.

 «... Au cours de cette soirée, il n’y a pas eu d’attaques contre d’autres responsables politiques... »* avait dit Christophe Castaner à Lyon, le 18/11/2017. 

« Emmanuel Macron, c’est cet homme qui a su nous rassembler en dépassant les vieux clivages... » 

Le renouvellement de la vie politique... !!!  A Puteaux ce serait un conte de fées (et d’elfes) ! Ainsi : depuis 2016, le comité « un- historique », a travaillé en équilibre jusqu’à l’arrivée de certains de ces anciens politiques J’étais absente en juillet et août 2017 quand des conflits verbaux violents ont fracturé le comité « un-historique ». Des jalousies de pouvoirs et des divergences d’organisations expliquent partiellement ces  brutalités verbales ...

Sandrine Engels et Joseph Veissid référents de LaREM 92 ont initié une réunion de concertation entre les deux comités. Ils n’ont pas pu résoudre cette quadrature de cercle. Deux présents sur trois du comité «  un-historique »  ont immédiatement démissionné : l’animateur de ce comité, absent ce soir-là,  Olivier Sulhin, avait démissionné le matin même. Un « comité deux » s’est constitué, celui qui agit aujourd’hui au nom de LaREM de Puteaux. De nombreux adhérents de la société civile ont renoncé. Je suis restée seule adhérente  présente du comité «  un-historique », en cette fin de réunion. Ces démissionnaires, depuis, heureusement, se sont regroupés sous le nom « Génération Puteaux de LaREM » dont le référent est Pascal Milon.  

L’avenir politique ne pouvant perpétuer le passé, seule la renonciation aux pouvoirs locaux et nationaux présents et futurs des anciens politiques d’opposition, et, leur remplacement par des volontaires de la société civile, permettrait au « comité deux » de représenter LaREM, à Puteaux. 

En ce début de mai 2018, de nombreux adhérents du « comité deux » et principalement ceux aux manettes des diverses responsabilités sont d’anciens engagés politiques traditionnels, soucieux de continuer à faire carrière en politique non plus dans des oppositions  mais, peut-être, dans de futures majorités. Leurs bilans au service de l’intérêt général, pour la plupart, auprès des citoyens de Puteaux sont, à ma connaissance, inexistants. Ils parlent, écrivent, dénoncent à l’’excès la politique du Maire mais sans agir, sans agir concrètement et fraternellement, auprès des citoyens démunis. Ils n’ont pas anticipé les leçons des  Mooks/Moocs de LaREM. 

 Issus souvent de partis ou de groupes locaux restreints, séparés, divisés, recomposés, mouvants, perdants, ils se régénèrent sous la bannière unique de LaREM, pour une nouvelle légitimité dans la perspective, sans doute, des futures élections. Ces engagés politiques traditionnels dans LaREM  ont appartenu ou appartiennent à une liste d’union RPR-UDF-DL pour une élection municipale, au MoDem, à « Puteaux Ensemble », au « Rassemblement », à « Puteaux En Mouvement »...

Depuis des années d’engagement, ils n’ont produit aucune étude approfondie sur une Vision d’une « ville intelligente », de plus réductrice des inégalités, par exemple, et, quant à l’Europe, elle semble n’être apparue lisiblement que depuis deux semaines, dans leurs préoccupations. 

Revenons aux Statuts. Un mouvement politique nouveau...de nouvelles personnes...Certes.

Mais les statuts de LaREM accordent la possibilité d’une double appartenance politique et si cette stratégie électorale a été payante, elle est, à mon avis, un obstacle majeur au renouveau des pratiques politiques d’opposition. 

Cela commence avec l’entente récente entre LaREM et « Puteaux en Mouvement » de Sylvie Cancelloni qui aurait été acceptée par Jean-François Rouzières, coordinateur des communes LaREM 92 Nord.

1 Certains affiliés de ce mouvement partagent, depuis des années, un combat constant contre le maire LR de Puteaux: Madame Ceccaldi-Raynaud. Leurs critiques permanentes, usantes, ne se concrétisent pas en progrès pour tous : ils ne font pas de la politique autrement ! Hypothétiquement, certains n’y arriveront pas. 

2 Par cette entente, le « comité deux » s’exclut aussi de l’obligation de LaREM de respecter l’autre par cette intégration de « Puteaux en Mouvement »: la langue française d’injures triviales utilisée par Sylvie Cancelloni est une offense  culturelle maximale à la langue française remarquable d’Emmanuel  Macron et à son éthique. Mon témoignage sur Sylvie Cancelloni l’atteste, témoignage public d’ailleurs puisque les sources d’information sont sur Internet.  

Sylvie Cancelloni : un mouvement perpétuel.

L’instabilité politique  de Sylvie Cancelloni, pour se placer, est ancien, vivace et permanent : conseillère municipale, pendant un mandat, de Monsieur Charles Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, adhérente de l’UDF, sympathisante du RPR puis affiliée au MoDem. En 2008, elle occupe la seconde place sur la liste sans étiquette « Puteaux Ensemble », de Christophe Grébert, pour les élections municipales. Après les élections, tous deux élus conseillers municipaux de l’opposition, ils « jettent » 80% de leurs colistiers. Sylvie Cancelloni et Christophe Grébert  participent à un essai de mainmise sur la direction de la section locale du MoDem, mais leur liste é n’est pas élue. En 2011, Sylvie Cancelloni est suppléante de Christophe Grébert à l’élection cantonale. En 2012, elle quitte le MoDem  et devient suppléante de Jean-Christophe Fromantin, candidat de la Droite et du Centre aux élections législatives de 2012. Elle soutient Nicolas Sarkozy et, en 2013, appartient  (peut-être) à l’UDI. En 2014, elle présente une liste Divers droite (DVD) pour l’élection  municipale à Puteaux. En 2017, elle écrit avoir voté pour Emmanuel Macron mais ne votera pas pour le candidat de La République En Marche aux élections législatives  de juin. Elle est actuellement à la tête de «  Puteaux en Mouvement », séparé du « Rassemblement » de Christophe Grébert, avec un conseiller municipal d’opposition élu, Christophe Hautbourg, et la jonction de son mouvement avec La République En Marche vient d’être acceptée. 

Pourtant le 15/05/2017, Sylvie Cancelloni écrivait sur Twitter : législatives # commençons à éloigner les vieilles sirènes locales. !!!   

Sylvie Cancelloni,  irrespectueuse et triviale.

Critiquer intelligemment une politique publique locale, celle du maire Mme Ceccaldi-Raynaud, par exemple, est une aide judicieuse au progrès collectif, à la condition toutefois de connaître parfaitement les dossiers pour dégager des contrepropositions positives. A la double condition nouvelle de savoir décrypter le négatif, mais aussi le positif. Ce positionnement, dans l’intérêt général, fondé sur la compétence personnelle, avec un impératif respect d’autrui, s’oppose aux expectorations inquisitoires  automatiques,  inopérantes, d’une étrange vulgarité de Sylvie Cancelloni. Le site Twitter de Sylvie Cancelloni ravive « L’injure à fleur de peau » d’Evelyne Largueche, psychanalyste, chercheur au CNRS. Cette analyse nous aide à déchiffrer une succession de tweets politiques de Sylvie Cancelloni, impulsions hostiles contre le maire de Puteaux. Sylvie Cancelloni recherche les défauts de sa cible afin de donner de celle-ci une image négative qu’elle pense plausible. L’injurié, le Maire, est choisi en fonction du « nous » qui pourrait se constituer dans l’intérêt personnel électoraliste de Sylvie Cancelloni  grâce aux caractéristiques négatives. Le Maire n’est pas immédiatement présent sur Twitter lors de l’injure et le « Tiers », celui que Sylvie Cancelloni veut mettre de son côté pour servir son but électoral est constitué par les adeptes de son mouvement et les lecteurs de Twitter, mais ces derniers ne valident pas obligatoirement cette opinion irrespectueuse d’autrui.  Les résultats de« Puteaux En Mouvement », lors des élections municipales de 2014 et de 2015, furent faibles.

Site Twitter de Sylvie Cancelloni, de 2016 à 2015.  (« La moralisation politique », déjà publiée le 30/05/2017 sur notreputeaux.com)

20/06/2016. La pol gnagnagna de la majorité de Puteaux. Pas plus haut que la braguette, on risquerait de regarder l’horizon.

22/05/2016. FOUZYTOUT et Cie ...chez@Joëlle CR.

14/03/2016. # Puteaux : la médiocrité du débat politique. Pour cacher celle de son fils, l’âne,

qui refuse de présenter le budget...

13/03/2016. # Puteaux, Joëlle CR, une démocratie pour les nuls...

10/03/2016. Puteaux,# Joëlle CR ...propose de voter des travaux dont l’appel d’offres a déjà été lancé ! Du Ceaucescu* pur jus ... (* Non, écrire Ceaușescu ou ne pas écrire d’ailleurs !)

10/06/2016. Immature, affligeant, le comportement de l’adjoint aux finances, fils de #Joëlle CR.

18/09/2015. Histoire d’une  vulgaire profiteuse cachée par un physique de dame patronnesse.

20/06/2015. Une star is borning* (rising ou born* ?) @Hautbourg C pendant qu’une vieille star à  la com indigne@ Joëlle CR entame son naufrage.  

20/06/2015.Intéressant de suivre sur Twitter @Joëlle CR. Ce n’est pas un maire qui s’exprime mais une chipie revancharde. Cela promet ! # Indigne.

14/06/2015. Le bing bang à Puteaux, c’est pour demain. Aujourd’hui un système familial en sursis, caricatural et indigent, reprend du service pour 4 ans.

8/06/2015. # Puteaux a besoin non pas d’un potentat à bout de souffle et d’aboyeurs serviles... Etc. 

Mais son mensonge classique politique du 14/05/2015, largement prouvé deux ans plus tard, souligne l’imposture de ces deux années : la même écrivait alors sur Twitter : « Espérer une campagne électorale belle et digne sur Twitter, à Puteaux, loin des invectives et des procès. Cela ferait du bien à la politique. »

13/04/2017, sur Facebook, Sylvie Cancelloni présente Le chef de bande de la majorité municipale et... c’est la photo de Kim Jong- un ! Le trait d’esprit évoquant une plaisanterie n’annule pas l’injure.

Rappelons encore que dans une de ses publications de mai 2017, on retrouve cette même « grâce épistolaire douce et aimable» ! Le candidat local de La République En Marche aux élections législatives, Laurent Zameczkowski, dont elle écrit mal le nom et qu’elle ne connaît pas « est d’une inexpérience totale avec un côté Jean de la lune, la minceur de son profil professionnel serait un obstacle. Il est assimilé à « un pâle clone ânonnant le catéchisme macroniste ».

 [Notons, de plus, que nul ne connaissait à ce moment la malversation de ce candidat.]

Quant au maire de Puteaux (cible obsessionnelle, à la fonction jalousée par Sylvie Cancelloni) « elle a tout d’une bleuette (écrire bluette) en matière de compétence et de légitimité ». 

Or, le Maire de Puteaux tient sa légitimité de son élection. Personnellement et comme professeur d’Histoire je regrette la monarchie élective locale dont le pouvoir est exercé par une  même famille, le père puis la fille, depuis 49 ans. Cependant, ce pouvoir est légitime puisqu’aucune loi ne l’interdit, il découle d’élections successives auxquelles participent des citoyens libres, majoritaires depuis un demi-siècle. 

Les critiques, plus souvent du Maire que de sa politique, ne reposent pas sur la connaissance des dossiers : deux exemples.

Sylvie Cancelloni publie en juillet 2017 : « Expulsion du 17/19 rue Collin. La mairie de Puteaux met à la rue une quinzaine de familles sans solution de relogement. » 

C’est un bâclage indigne qui substitue au Droit une sorte de compassion indignée.  C’est faux. Et puis, qu’a-t-elle fait avant et après pour ces familles ? RIEN. C’est mettre en cause la responsabilité du Maire par l’usage d’un message critique d’opposition, mais Sylvie Cancelloni ne connaît rien aux destins impliqués dans ce bâtiment évacué pour insalubrité irrémédiable. Personnellement, par anticipation, depuis 2009, j’ai appliqué les conseils des Mooks/ Moocs 2018 de LaREM, à l’intérieur de ce taudis de 55 familles. J’oppose deux cents pages d’actions concrètes à ces deux lignes de mots de Sylvie Cancelloni, actions d’aides physiques, financières, éducatives, administratives, gestionnaires et protectrices effectuées par solidarité basique et publiées pour des récepteurs précis.

Lors d’une récente réunion de ce « comité deux », un débat a été prévu «  à partir d’un constat étonnant : Puteaux a un mauvais classement dans le palmarès des villes où il fait bon vivre. »

http://leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/notre-classement-des-villes-ou-il-fait-bon-vivre-en ile-de-france-22-09-2017-7278789.php

Cette enquête n’a fait l’objet, apparemment, de la part du « comité deux », d’aucune étude analytique de la méthodologie des journalistes du journal Le Parisien. J’avais fait cette étude titrée « Puteaux : le bilan municipal de mi-mandat » et l’avais publiée, le 14/12/2017, sur mon blog notreputeaux.com 

Le résultat du classement était  ARBITRAIRE, SUBJECTIF, à partir de choix personnels de critères, du classement de ces 31 critères (indicateurs) entre eux, des coefficients qui leur avaient été attribués,  des sources  d’informations choisies. Le thème, primordial, de la sécurité n’avait pas été pris en compte. Neuilly, ville indigente en HLM, avec un pourcentage faible de pauvres avait le  « bon » classement de second, après Charenton ! A Neuilly- sur- Seine, le prix du logement neuf, fin 2017, était de 12 424 € le m2 ; une ville où il fait bon vivre, mais pour qui ? 

Puteaux, avec 30% d’HLM, a des qualités que l’on ne peut mépriser quand on connaît l’état du monde. 

Est-ce le respect de la courtoisie et de la bienséance républicaine des statuts de LaREM ? Pour moi : NON !

La critique démocratique de l’autre ne saurait s’exercer avec cet irrespect absolu. Le mot « bienveillance » est détourné de son sens. Il faut  que le « comité deux » en trouve un autre. 

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com, rupture-et-metamorphose.org, atelier-idees.org)

02 avril 2018

LaREM de Puteaux.

GÉNÉRATION – PUTEAUX

Nous, adhérents de la société civile et premiers collaborateurs de LaREM, à Puteaux, nous sommes unis au sein d’un comité indépendant: Génération-Puteaux.

Nous voulons nous libérer d’inutiles contraintes et revenir aux fondements de l’éthique politique et de la transparence démocratique.

Nous veillerons à ne jamais travestir l’égalité, l’ouverture, la bienveillance, l’honnêteté intellectuelle et le respect mutuel.

« Nous partageons la volonté d’être utiles : pas à nous-mêmes, mais aux autres, à notre pays.»

Faire de la politique autrement, c’est redonner la parole aux citoyens sans se substituer à eux par carriérisme personnel. Notre ambition commune, soutenue par les idéaux énoncés par Emmanuel Macron,  est de servir les intérêts de la Cité, et de penser, collectivement, paisiblement, à l’avenir proche de notre ville, dans l’intérêt de tous.

Responsable de notre comité indépendant : Pascal Milon.

Pascal_milon@mac.com

 

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19 mars 2018

LaREM : vers les élections européennes de 2019.

Les éditions Flammarion, en 2009, ont publié « Les grands discours du XXème siècle », présentés par Christophe Boutin. Cinquante - deux discours de chefs d’États internationaux ou de personnalités influentes dont l’Abbé Pierre, Martin Luther King, Simone Veil, Aimé Césaire, Robert Badinter...consignent, pour l’Histoire, des événements marquants du siècle passé.

 Le 25 juillet 1914, Jean Jaurès prononce un discours à Lyon-Vaise : « Citoyens, Je veux vous dire ce soir que jamais nous n’avons été, que jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la responsabilité de vous adresser la parole... » Le 18 juin 1940, par message radiodiffusé depuis la BBC, Charles de Gaulle, s’oppose à la demande d’armistice du gouvernement français de Philippe  Pétain : « ...Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle, elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser, sans limites, l’immense industrie des Etats-Unis... »  Le 25 août 1944, Charles de Gaulle sur le perron de l’Hôtel de Ville, déclare la Libération de Paris : « Paris ! Paris outragé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré par lui-même avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France toute entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle... »  Le 9 mai 1950 , Robert Schuman  (allemand de naissance), reconnu aujourd’hui comme le père de l’Europe, propose de faire l’Europe en liant d’abord économiquement les États entre eux , avant une union politique qu’il ne voit pas encore se dessiner et avec comme premier objectif les domaines alors essentiels du charbon et de l’acier ...Le 30 avril 1952, Jean Monnet prononce son discours sur l’Europe fédérée  devant la National Press  Club, à Washington. « ...Finalement, les Européens restent divisés entre eux. Dans ce cadre, la  coopération s’arrête quand les  intérêts nationaux  divergent et la guerre demeure leur ultime recours. L’établissement d’institutions et de règles communes assurant la fusion des souverainetés nationales unira les Européens sous une autorité commune et éliminera les causes fondamentales des conflits... » « L’appel de Cochin » de Jacques Chirac, le 6 décembre 1978, marque le début de la campagne pour les premières élections au suffrage universel du Parlement européen : ...C’est pourquoi nous disons NON. NON à la politique de supranationalité. NON à l’asservissement économique. NON à l’effacement international de la France...Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l’Europe de demain... » Le dernier discours du livre est celui de Barack Obama, prononcé à Chicago le 4 novembre 2008 : « Yes, we can. »  Américain, ce titre nous convient cependant !

Le 26 septembre 2017, le Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, a prononcé un long discours, de deux heures environ, titré « Initiative pour l’Europe », dans le grand amphithéâtre  de la Sorbonne, devant de jeunes étudiants. Ce discours pourrait avoir sa place  dans « Les grands discours du XXIème siècle ». La langue française de ce discours, parfaitement maîtrisée, soutient l’exposé d’une vision érudite d’une grande densité,  cohérente et ambitieuse de l’Europe de demain. L’Union serait à plusieurs vitesses et la réalisation du projet serait, bien sûr, longue.

Arnaud Benedetti, professeur de communication à la Sorbonne, a jugé que l’Europe vécue comme une fatalité parfois désastreuse fut ainsi réinvestie de sa puissance onirique, par  ce discours. 

Pour voter, il faut savoir. Ce discours est accessible, en totalité, sur de nombreux sites dont www.elysée.fr ou https://en-marche.fr (discours-page 2)

Le président souligne que les passions tristes de l’Europe sont bien là. L’Europe est exposée aux bourrasques de la mondialisation et aux idées ( néfastes) du nationalisme et du protectionnisme, en particulier...Le réveil de l’obscurantisme est un peu partout en Europe...Choisir la voie du repli national serait un naufrage collectif...A partir d’une impulsion franco-allemande décisive et concrète l’avenir  sera la refondation d’une Europe aux trois défis : la souveraineté, l’ unité et la démocratie. L’idéal de Robert de Sorbon « Vivre collégialement » et celui de Monnet « Unir les hommes » aboutiront à une Europe juste et protectrice...

Assurer l’unité sans chercher l’uniformité...

Les propositions sont très nombreuses, complexes et la dureté des négociations, à venir, ne peut  être sous-estimée. Certaines propositions sont anciennes, jamais abouties, comme celles touchant à la souveraineté ou à la solidarité financière entre États ! Le projet contient la création de nombreuses structures communautaires : une force commune d’intervention, un budget de défense commun, un super-ministre des finances, un Parlement et un budget de la zone euro, la création d’une Académie européenne du renseignement, la création d’un Parquet commun contre  la    criminalité organisée et le terrorisme, un Office européen de l’asile et de l’immigration, une Force européenne de protection civile, une police des frontières, une politique commune en Méditerranée et en Afrique, une taxe carbone aux frontières de l’Europe, une agence européenne pour l’innovation de rupture, une politique de transition énergétique commune, une taxation de la valeur créée, là où elle est produite, des interconnexions énergétiques, une assiette commune consolidée de l’impôt sur les sociétés, une autre politique agricole commune...

Il faut reconstruire la grammaire d’un modèle social rénové et construire là aussi des convergences...Des listes transnationales pour les élections européennes de 2019 sont souhaitables. Elles pourraient constituer la moitié du Parlement européen en 2024...

Le nouveau modèle productif de l’Europe ne sera pas qu’un modèle économique mais sera un modèle de société, de civilisation, qui permettra aussi de repenser les inégalités, les externalités d’une société dont les principales victimes des déséquilibres sont les plus faibles et les plus fragiles...

Les  principaux obstacles prévisibles, malgré la volonté très forte d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron, sont  le nouveau gouvernement allemand, les risques d’un nouveau protectionnisme après les menaces de Donald Trump, les divisions de Bruxelles, les replis de certains états dont la Hongrie et la Pologne, les stagnations idéologiques des extrêmes de gauche et de droite. Le scepticisme actuel de Français quant aux bienfaits de l’Europe  se guérira si, avant les élections européennes, on peut constater, en France, des résultats positifs des nombreuses réformes entreprises. La confiance reviendra.  Le projet visionnaire, concret, d’Emmanuel Macron, n’a pas de concurrence. Les oppositions traditionnelles  de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen ou de Florian Philippot sont partielles  et évanescentes.

La feuille de route prochaine entre la France, l’Allemagne et « Bruxelles » sera, espérons-le, validée et sortira grandie à partir de sa confrontation avec les analyses variées, parfois divergentes, des chercheurs sur l’Europe : Jürgen Habermas, Jean-Claude Barbier, Edgar Morin, Thomas Piketty, Camille Landais, Emmanuel Saez, Bernard Maris, Michel Aglietta, Susan George, Hubert Védrine et les nombreux auteurs des livres du Parlement européen...  

A suivre donc, plus tard ! Annie Keszey, comité « historique » de LaREM de Puteaux.

(Domaines : notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/ atelier idées.org) 

 

 

11 mars 2018

Lettre à Monsieur Éric Alauzet, député de LaREM.

Annie Keszey, adhérente du comité « historique » LaREM de Puteaux, à Monsieur  Éric Alauzet, médecin, député de la seconde circonscription du Doubs, rapporteur de la loi de Finance de la sécurité sociale.

Copie à Monsieur Christophe Castaner.

                Monsieur le Député,

Vous gagnez 5 700 € par mois, au titre de votre mission de député, sans que nous sachions, de plus, si vous continuez à exercer votre profession rémunératrice de médecin.

La majorité des Français, selon des sondages récents, pense qu’il y a trop de députés. Je partage ce point de vue.

Dans une interview accordée au « Parisien », vous avez déclaré, pour justifier la diminution des retraites, que les retraités d’aujourd’hui font partir d’une « génération dorée ». Les centaines de réactions indignées ont provoqué vos excuses « tempérées ». Vous pensez que les retraités doivent se ressaisir d’autant que les retraites vont continuer à diminuer du fait de l’allongement de la vie et de l’accroissement des difficultés économiques. Pour cette seconde raison, on peut déduire que vous n’imaginez pas appartenir à un parti qui pourrait être enfin plus efficace que les partis traditionnels antérieurs. Alors, à quoi servez-vous ?

Dans les commentaires légitimement consternés, suivant votre intervention, inscrits sur Internet, tout est dit. Replanter un couteau simpliste dans des « plaies ouvertes » était superflu. Un citoyen en colère, Monsieur Daniel Houard, par exemple, développe parfaitement de nombreux arguments,  auxquels on adhère sans réserve, pour contester vos propos.

Il faut apprendre l’économie Monsieur Alauzet : avez-vous lu le rapport de 2017 sur les inégalités de la France sous la direction d’Anne Brunner et de Louis Maurin? Avez-vous lu les rapports d’OXFAM et leurs compléments ? Avez-vous lu Les économistes atterrés, Joseph E. Stiglitz et Thomas Piketty? Avez-vous lu le rapport de l’Office français des conjonctures économiques (OFCE) : fin 2019, les 5 % des ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains liés aux réformes...

Le Peuple n’est plus préhistorique. Pour le convaincre il ne faut pas le mépriser.

Annie Keszey.

 

 

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16 février 2018

Monsieur le ministre de l'Education nationale.

16/02/2018. Annie Keszey, citoyenne ordinaire, membre du comité  historique de LaREM de Puteaux,  quarante-quatre ans au service de de l’ Éducation  nationale, à Monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale.

Monsieur le Ministre,

Votre présence au ministère de l’Éducation est appréciée par une majorité de Français, majorité à laquelle j’appartiens.

Recevez mes remerciements professionnels pour votre recours à des scientifiques pour repenser l’école : Stanislas Dehaene, Cédric Villani, Boris Cyrulnik...

Merci d’avoir supprimé l’usage du logiciel d’orientation APB, utilisateur discret du tirage au sort inique pour orienter les élèves.

Merci d’entreprendre la réforme du baccalauréat qui devrait avoir pour conséquence, en particulier, la résolution progressive de l’échec  d’un pourcentage anormalement élevé d’étudiants en première année de faculté.

Puis-je vous formuler certains souhaits issus de mon expérience professionnelle sur des points qui ne sont pas, semble-t-il, d’actualité?

Les conseils de discipline des collèges et lycées ne devraient plus exclure les élèves irrespectueux du règlement intérieur mais les inclure davantage. Les élèves exclus rencontrent majoritairement le vide de jours de classe à la maison ou, d’ailleurs, de jours dans la rue : c’est négatif.  Souvent les comportements déviants sont associés à des difficultés scolaires. Il faut donc convoquer ces élèves au CDI, par exemple, le mercredi  ou le samedi après-midi, quand l’établissement est vide mais avec la présence d’adultes actifs dont la documentaliste (après modification de son emploi du temps hebdomadaire), le chef d’établissement et son adjoint. Le travail scolaire demandé à ces élèves devra toujours être « soutenu » et contrôlé afin qu’il conduise l’élève vers l’acquisition d’une bonne note  au contrôle suivant fait en classe. Ainsi la situation négative  à l’origine devient-elle positive. Le travail demandé peut être aussi en liaison précise avec « l’égarement » afin de provoquer chez l’élève une réflexion salutaire.   Avec l’aide de parents d’élèves ou de la municipalité, il est possible également d’imposer à ces élèves un stage particulier, en dehors des horaires scolaires, portant sur des contenus divers, dont le résultat peut se concrétiser en « exposé » devant la classe ou en réalisation d’un dossier ou/et d’un film présenté(s) aussi à la collectivité et évalués. Ces horaires supplémentaires dissuasifs sont efficaces pour mieux assurer « l’égalité des chances » !   

Vous n’évoquez pas du tout le travail en équipe des professeurs : un travail hebdomadaire effectif d’équipes disciplinaires ou interdisciplinaires, au temps imposé, et non plus seulement l’usage du mot équipe « vide de sens». Le collège défunt expérimental audiovisuel de Marly-le-Roi, dans les Yvelines, avait octroyé aux professeurs trois heures hebdomadaires de travail collectif,  payées, pour réaliser des cours télévisés dans le studio intégré de télévision du collège. De 1995 à 2002, par exemple, le collège de Chambourcy a introduit, dans l’emploi du temps, le travail en équipe des professeurs de français et de mathématiques à partir des moyens ordinaires : la dotation horaire globale dépasse de quelques heures la couverture des horaires obligatoires. Les professeurs avaient accepté de travailler en équipe une heure par semaine (temps qu’ils dépassaient souvent), sans élèves, payée une demi-heure. Ce travail en équipe transforme les pratiques professorales vers plus d’efficacité. Les professeurs confrontent leurs pratiques et choisissent les meilleures, ils analysent les résultats de leurs élèves et modifient les cours dans leurs parties inefficaces pour ne pas les renouveler à l’identique l’année suivante. Ils se considèrent co-responsables des notes obtenues par leurs élèves y compris des « mauvaises notes » et c’est une transformation importante  des mentalités du corps enseignant. Cette méthode expérimentale  des équipes est au service de la réussite croissante du plus grand nombre. Plusieurs classes ayant des cours parallèles dans une même discipline, les professeurs concernés peuvent appliquer, pendant une durée définie, une  souplesse dans les effectifs des classes, pour des activités différenciées d’approfondissement pour les uns ou de reprises des connaissances non acquises pour les autres, par exemple... 

Les professeurs sont inspectés et évalués. Les inspecteurs devraient entendre les délégués des élèves exprimer leur point de vue sur leurs professeurs, en termes obligatoirement « apaisés ». Ainsi ces spécialistes pourraient-ils intervenir sur les excès de charges ou les graves insuffisances imposées aux élèves, comprendre l’imparable ennui scolaire quand les cours sont des discours  dictés, répétitifs des manuels scolaires, réguler le rythme des contrôles et vérifier l’objectivité des évaluations... Ils entendraient des propositions pertinentes de mineurs, à ne pas négliger...Ce n’est certes pas encore dans l’air du temps !  

L’inclusion scolaire est un droit pour tous. Or, les enfants et adolescents autistes, concrètement, sont négligés par l’État, malgré l’existence de plans précis et ambitieux. depuis 2015. La Cour des comptes vient de critiquer sévèrement la réalité de la politique pour les autistes. Je vous joins une synthèse de la vie d’un adolescent, autiste de Puteaux, que je viens de rédiger par solidarité élémentaire avec sa famille. C’est malheureusement la concrétisation parfaite des multiples difficultés, ruptures, contradictions et incertitudes que dénonce la Cour des comptes. Monsieur le Ministre examinez à nouveau le rôle accordé aux Commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) afin d’éviter leurs  « excès de pouvoir » par « excès de leurs (impossibles) certitudes ». Les parents d’autistes, très engagés, ne peuvent être « déshérités »  de leur volonté  permanente de refuser l’exclusion sociale de leurs enfants.   

Des consignes pour l’enseignement des mathématiques aux élèves autistes seront-elles publiées, comme elles viennent  de l’être pour l’enseignement « ordinaire » ?

Avec ma reconnaissance  très respectueuse.

Annie Keszey.

01 février 2018

Monsieur le Président de la République.

1/02/2018. Annie Keszey, citoyenne ordinaire, adhérente du comité  « historique » de LaREM de Puteaux,

à

Monsieur le Président de la République, avec copies à Madame Brigitte Macron et à Monsieur Christophe Castaner.

Objet : votre politique.

Monsieur le Président de la République,

J’ai adhéré à LaREM avant votre élection pour une raison essentielle : vous mettiez fin à la frontière agitée et stérile entre la droite et la gauche traditionnelles. Je n’avais aucune illusion cependant quant au futur, conditionnée, comme d’autres, par des décennies de promesses stratégiques bafouées.

Ce matin, par temps gris, j’ai constaté la diminution  de 66,28 € de ma retraite de janvier 2018.C’est une rupture unilatérale d’un contrat et cette mesure, annoncée antérieurement, reste injuste et inégalitaire. Mon mari et moi avons rempli notre devoir de parents en permettant à nos deux filles de réussir des études longues et d’avoir une qualification professionnelle rémunératrice. L’argument  commode du justificatif de la diminution des retraites afin d’aider les générations futures ne nous concerne pas.

Autant que les jours précédents, aujourd’hui nous apprenons d’autres pratiques inégalitaires de votre part. Vos très remarquables discours restent encore théoriques, tel que celui que vous avez prononcé au Forum de Davos sur les inégalités mondiales croissantes, reprenant ainsi les conclusions de Joseph Stiglitz (1 %/99 %), de Thomas Piketty et d’Oxfam (...Huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale...) Pourtant, semble-t-il, dans votre environnement immédiat, un certain Secrétaire général gagne  17 000 €/mois et bénéficie d’un logement gratuit, au cœur de Paris, de 182 m2. D’autres cadres très proches disposent aussi de logements gratuits, l’un de 167 m2, l’autre de 149 m2. L’obscurantisme de ces 1 700 m2 de logements de fonction gratuits contrarie l’idéal de transparence! Selon la Fondation Abbé Pierre, quatre millions de personnes souffrent du mal-logement, en France.

Vous êtes l’auteur de la première loi sur la moralisation de la vie publique. Vous vous engagiez à fiscaliser toutes les indemnités des parlementaires. Le site www.macronometre.fr de la Fondation IFRAP  et du Figaro  vous attribuerait la note de 2/10 pour cette initiative parce que vous n’avez pas tenu votre promesse.

Un référé récent de la Cour des comptes  interpellait votre gouvernement pour les nombreuses indemnités illégales et les surrémunérations des ministères de l’Economie et des Finances...

La liste serait longue.

Oui, Monsieur le Président de la République, la rumeur  s’est concrétisée depuis un an : vous seriez le Président des riches.

Mais afin de ne pas sombrer dans la mélancolie pleureuse des décennies passées, nous,  électeurs,  devons  préférer croire encore au lever du soleil « macroniste », dans un futur proche.

Avec regret pour le présent. Avec espoir pour l’avenir.

Annie Keszey.

http://www.notreputeaux.com             

http://rupture-et-metamorphose.org

http://atelier-idees.org

 

 

 

 

 

 

 

21 janvier 2018

Référé édifiant de la Cour des comptes.

On ne peut être adhérent de LaREM, parce que, ce mois-ci par exemple, à partir d’une rupture de contrat unilatérale de la part de l’Etat, les  retraites vont diminuer, mais dans l’espoir d’un avenir moins inégalitaire. Il serait plus juste d’imposer Google, Facebook, Twitter, LinkedIn...Il serait plus juste de réduire les inégalités. Il serait plus juste aussi d’imposer aux ministères économiques et financiers, donneurs de leçons de civisme, le respect des lois et un moindre gaspillage financier.
Cet espoir d’une évolution vers plus d’égalité vient d’être symboliquement agressé.  Sur le site https://www.ccomptes.fr/fr, l’on accède au rapport/référé de Monsieur Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, ayant pour objet les rémunérations de l’encadrement supérieur des ministères économiques et financiers, daté du 12/10/2017. Ce rapport est adressé à Monsieur Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances et à Monsieur Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics.  Ces deux ministres ne sont pas responsables cependant d’une gestion « frauduleuse » héritée de leurs prédécesseurs. Ce rapport est suivi, comme il se doit, de la réponse à la Cour des comptes écrite par Monsieur Gérald Darmanin, le 15/12/2017.
Nul citoyen ne peut échapper à ces lectures parce que pour penser et juger démocratiquement « il faut SAVOIR ». Or, c’est renversant !
Monsieur Didier Migaud, pour la Cour, formule en fin d’analyse les recommandations suivantes :
Recommandation n°1 : Mettre un terme sans délai aux irrégularités constatées au titre du versement d’indemnités sans base réglementaire ;
Recommandation n°2 : Mettre fin à la surrémunération relative des administrateurs généraux des finances publiques par rapport à celle des autres membres de l’encadrement supérieur de l’Etat.
Donc, la Cour des comptes a constaté, et ce n’est pas la première fois, la persistance d’irrégularités dans les rémunérations versées à certains cadres supérieurs des ministères économiques et financiers. Elle relève surtout que la cohérence de la politique de rémunération est mise à mal par le niveau élevé de la rémunération des administrateurs généraux des finances publiques. Après 2008 et 2011, la Cour rappelle la persistance de pratiques irrégulières en matière indemnitaire. Neuf dispositifs importants de rémunérations sont sans fondement légal. En clair, Ils sont donc ILLEGAUX !
Extraits discontinus. 1)
Le versement d’une indemnité différentielle des administrateurs des finances publiques repose sur une décision ministérielle du 18/06/2009, et non, comme la règle l’impose sur un décret du Premier ministre. Le montant des dépenses est encore estimé à 150 000 €, en 2017, et ce dispositif irrégulier pourrait persister jusqu’en 2024, date du départ en retraite du plus jeune bénéficiaire...
L’indemnité complémentaire des comptables d’établissements publics nationaux, créée par une simple décision ministérielle du 1/02/2011, et donc irrégulière, concernait encore 15 personnes en 2015, pour 0,56 M€.
Les rémunérations accessoires des contrôleurs budgétaires et comptables ministériels (CBCM) sont dépourvues d’un fondement légal. Cette situation est d’autant plus anormale que les CBCM sont en charge du respect de la régularité des dépenses de rémunération dans les ministères auprès desquels ils sont affectés. ..
Des mesures transitoires pour les administrateurs des douanes, irrégulières puisque le dispositif a été arrêté par une décision du secrétaire général du 18/06/2012 au lieu d’être établi par un décret, perduraient encore en 2015. Pour l’année 2015, les compléments de rémunération versés à ce titre  variaient entre 18 876 € et 60 117 €...
La Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) et la Direction Générales des Finances Publiques (DGFIP)  utilisent irrégulièrement l’allocation complémentaire de fonctions (ACF), instituée par décret n°2002-710 du 2/05/2002, comme support juridique pour verser d’autres indemnités, dans la limite des plafonds réglementaires de cette allocation, mais sans que cela soit prévu par un texte...
Une indemnité majore de 22% le traitement brut de six cadres en fonction dans les DOM. Le montant versé était de 67 131 € en 2015. Or l’arrêté du 2/05/2002 relatif à la détermination du montant de l’allocation complémentaire de fonctions en faveur de certains personnels de la DGDDI ne mentionne pas l’affectation dans un département d’outre-mer comme faisant l’objet d’une sujétion particulière donnant droit à indemnité...La DGDDI a mis en place une indemnité dénommée « modulation » qui peut atteindre 3 000 €/an, afin d’instituer pour l’encadrement supérieur une rémunération à la performance : cette « modulation » n’est pas légale. L’indemnité versée au titre de l’obligation  de résidence imposée à une partie des douaniers ne l’est pas non plus : elle est égale à 8,33 % du traitement brut. L’indemnité accordée aux récipiendaires de la médaille des douanes est irrégulière !
Au 31/12/2016, 17  ex-conservateurs des hypothèques ont touché 178 700 € d’indemnité différentielle. Or, comme pour les autres indemnités précitées, cette indemnité différentielle a été mise en place en prenant comme support l’ACF alors que le texte instituant l’ACF ne le permet pas.
Le ministère de l’action et des comptes publics, auquel il appartient notamment de s’assurer des dépenses publiques, doit mettre fin dans les meilleurs délais au versement irrégulier de ces différentes indemnités.
2) Une cohérence de la politique de rémunération mise à mal par le niveau élevé de rémunération des administrateurs généraux des finances publiques.
Le régime indemnitaire des AGFIP, dont une majorité exerce des fonctions comptables, est très élevé au regard de celui des autres corps  d’encadrement supérieur de l’Etat...La rémunération nette des AGFIP de classe exceptionnelle s’élevait en moyenne, en 2015, à 202 456 € (avec un maximum de 255 579 € et donc 21 298 €/mois), celle des CBCM à 174 979 € (maximum de 207 061 € et donc de
17 255 €/mois) et celle des AGFIP de 1ère classe à 161 450 € (maximum 204 681 €). Au total près de 85 % des hautes rémunérations des ministères chargés de l’économie et des finances sont perçues par des  agents exerçant des fonctions comptables, ce qui pose la question de l’adéquation entre le niveau de rémunération des comptables et les charges auxquelles ils peuvent avoir à faire face...
L’écart de rémunération entre les emplois fonctionnels et le réseau pose des problèmes d’équité et limite fortement la mobilité des agents...Les écarts de rémunérations sont très élevés...L’écart est de 95 % entre un AGFIP de classe exceptionnelle et un sous-directeur du groupe 3...La DGFIP doit donc mettre en œuvre un ajustement de ses plus hautes rémunérations comme la DGDDI vient de le faire.
[Le salaire brut de Nicolas Sarkozy fut de 21 300 €/mois, François Hollande avait dévalué ce salaire de 30 % et Emmanuel Macron touche donc 15 140 €/mois de salaire brut et des avantages de fonction, mais moins cependant qu’un fonctionnaire des finances publiques en classe exceptionnelle !]
Gérald Darmanin sur le site de la Cour des comptes écrit qu’il va tenir le plus grand compte des recommandations. Certaines mesures transitoires vont s’éteindre, les dispositifs devant perdurer recevront tous un fondement juridique.  La classe exceptionnelle des AGFIP va être supprimée. Les rémunérations indiciaires et indemnitaires de la DGFIP et de la DGDDI seront rapprochées...
La Cour des comptes, un jour, évaluera ces promesses.
Mais, quel est le total actuel de ces ... détournements de fonds ?
Annie Keszey.
 

30 novembre 2017

Réunion de conciliation des deux comités de LaREM de Puteaux.

27/11/2017. 20 h30, à la Coupole.
Un avis.
En 2016, avant l’élection présidentielle et jusqu’en août 2017, il n’y avait qu’un seul comité « historique » de LaREM  dans la ville. Une scission est alors intervenue après deux mois de conflits verbaux violents entre divers participants majoritairement masculins, peu nombreux cependant. Le comité un a continué à rassembler des affiliés de la société civile et le comité deux plutôt des politiciens traditionnels du PS, du MoDem et de Puteaux En Mouvement, opposants endémiques au maire de la ville, par désirs aussi de postes de responsabilités municipales. Les deux principaux représentants de la décennie  du MoDem et de Puteaux En Mouvement n’ont pas la dimension éthique attendue par notre démocratie : leurs failles sont critiquables. Deux exemples : celui d’une méconnaissance tragi-comique du droit pour l’un et d’un manquement lourd, rustaud, au respect d’autrui pour l’autre.
Absente en juillet et août, j’ai eu la chance de ne pas assister à ce désastre politique. La séparation était une stupidité, parce que les deux comités étaient à 200 mètres de distance l’un de l’autre, l’un à la Coupole, l’autre au Longchamp et qu’ils ne respectaient pas le maillage territorial espéré des responsables nationaux. Les noms des deux sites concurrents sur Internet, Puteaux en marche et En marche Puteaux produisaient une information incohérente préjudiciable à l’harmonie souhaitable. La situation désagréable conduisait au retrait de citoyens civiques compétents.
Malgré ce désordre et l’incapacité à s’entendre et à se respecter au sein d’un groupe restreint, les animateurs et certains membres de l’exécutif du comité deux continuaient à prôner la bienveillance, le renforcement du lien social, la transparence et la démocratie !
J’ai joint, par deux courriers recommandés  et par une visite rue Sainte-Anne à Paris, des autorités nationales de LaREM pour demander une réunion de conciliation entre les deux comités. Je pense avoir été la seule à le faire et à en posséder, bien sûr, les justificatifs. Lors de la réunion de conciliation pourtant l’animateur du comité deux m’a accusée d’être à l’origine du refus de conciliation : ceci à partir du processus politique parfaitement exposé par Jean-François Kahn de l’inversion tactique entre le coupable et  l’innocent. Un mensonge classique.
Lors de cette réunion de conciliation, il y avait huit présents, trois de chaque comité et deux représentants de LaREM du 92. L’animateur du comité un avait démissionné le matin même refusant définitivement toute rencontre avec les responsables du comité deux, à partir d’une amertume légitime et d’un dégoût personnel, mots forts mais porteurs de sens. Les propos « des comités opposés » sont restés aux antipodes. Les deux représentants extérieurs n’ont pas su, pas pu ou pas voulu entrer dans cette quadrature de cercle.  En conclusion, le comité un a mis fin à son existence « officielle », ses membres restent cependant inscrits à LaREM et liés entre eux dans une autre structure inventive vigilante, extérieure à la cordée hiérarchique macroniste mais non  sans liens.
Le comité deux  reste pour l’instant illégitime. Certes chacun est libre de créer son comité mais doit recevoir l’accord des autorités nationales. Or, l’accord aurait été donné par un membre sans nom, sans statut connu, dans un QG obscur sans lieu géographique précisé. Accepter cette situation serait se soumettre à un procédé  secret, redoutable et surtout anti-démocratique. La question reste posée.
Un tract du comité deux lors de la réunion est un exemple caricatural qui bafoue le nouvel idéal de LaREM : faire de la politique autrement. L’animateur local, celui qui a initié la rupture, se donne pour rôle de faire adhérer le maximum de personnes et de fédérer les équipes...
Annie Keszey

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21 novembre 2017

Faire de la politique autrement. L'autogouvernance.

Reinventing Organizations » de Frédéric Laloux, livre de 484 pages, traduit de l’anglais, publié en 2015 aux Editions Diateino, est un guide pour ceux qui aspirent à gérer autrement leur entreprise, association, école, hôpital  (ou d’autres groupes dont un comité, par exemple)...EXTRAITS.

Notre planète est devenue trop petite pour héberger notre modèle économique. Nos entreprises contribuent massivement à l’épuisement des ressources naturelles, de nos réserves d’eau et de nos terres arables, tout comme à la destruction des écosystèmes et au changement climatique. Nous jouons tous à la roulette russe avec l’avenir misant sur le fait que des solutions technologiques, encore à trouver, nous aideront à résoudre tous ces problèmes. Ce pari me paraît pour le moins risqué. Du point de vue économique, un modèle de croissance infinie dans un monde aux ressources finies nous mène droit dans le mur...
On cite souvent une phrase d’Einstein qui dit qu’on ne peut résoudre un problème depuis le niveau de conscience qui l’a créé. Si ce que dit Einstein est juste, une nouvelle façon de voir les choses, un autre niveau de conscience, une nouvelle conception du monde sont le préalable indispensable à la réinvention du monde... »
L’auteur présente d’abord l’histoire et le développement des organisations d’hier à aujourd’hui. Il attribue une couleur à chaque stade organisationnel qu’il décrit avec précision depuis le stade Réactif- Paradigme infra-rouge, 100 000 à 50 000 ans avant notre ère, jusqu’au stade Evolutif Opale, en cours de développement aujourd’hui. Douze entreprises du monde pionnières en organisation, dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’instruction, de l’informatique, de l’agroalimentaire ...sont détaillées et le cumul de leurs transformations permet une synthèse de la future société Opale, respectueuse de l’homme et de l’univers.
« Les entreprises pionnières du paradigme Opale font apparaître trois avancées majeures :
 - L’autogouvernance  permet un fonctionnement efficace sur la base de relations d’égal à égal, en dehors de toute hiérarchie et sans recherche de consensus.
- L’affirmation de soi devient possible  puisque les organisations Opale ont développé un ensemble de pratiques qui nous invitent à venir au travail avec tout ce que nous sommes, dans la plénitude de notre humanité. 
- La raison d’être Evolutive, au lieu d’essayer de prévoir et de maîtriser l’avenir, fait que ces entreprises invitent leurs collaborateurs à écouter et à comprendre ce qu’elles veulent devenir, et, à quelle finalité elles entendent répondre.
Chacune de ces avancées se manifeste à travers un certain nombre de fonctionnements concrets... »
L’autogouvernance.
« La concentration du pouvoir au sommet, qui crée une frontière entre ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas, engendre des problèmes qui empoisonnent la vie des organisations, aussi loin que nous puissions remonter. Le pouvoir est considéré comme une ressource rare qui mérite qu’on se batte pour l’avoir, et cette situation fait invariablement remonter la part d’ombre de la nature humaine, l’ambition personnelle, le calcul politique, la méfiance, la peur et la cupidité. A la base de la pyramide, elle fait souvent le lit des jumeaux de l’impuissance : la résignation et le ressentiment... 
Les organisations Opale introduisent une première rupture : elles dépassent le problème antédiluvien de l’inégalité de pouvoir grâce à des structures et à des modes de fonctionnement dans lesquels personne n’a de pouvoir sur qui que ce soit et pourtant, paradoxalement, l’entreprise dans son ensemble en devient considérablement plus puissante...Au sein de Buurtzorg (terme qui signifie soins de proximité en néerlandais), les 7 000 infirmiers et infirmières  travaillent en équipes de 10 à 12, chaque équipe suivant environ 50 patients...L’équipe n’a pas de chef et les décisions importantes sont prises collectivement...Les patients sont vus et reconnus dans la plénitude de leur être et au-delà de leurs besoins physiques, leurs demandes émotionnelles, relationnelles et spirituelles sont aussi prises en compte...Les équipes sont autonomes et auto-régularisées...Buurtzorg a développé des moyens très efficaces pour accompagner les équipes (formation, coaching, outils de gestion)...Les nouvelles équipes ou les nouvelles recrues des équipes confirmées suivent une formation intitulée  méthodes d’interaction orientées solution...Pendant la formation, les coéquipiers approfondissent leur connaissance des règles les plus fondamentales (et, ironiquement, souvent les plus négligées) de la collaboration entre des personnes : les différents types d’écoute et de communication, comment conduire une réunion, comment se coacher mutuellement et autres expériences  concrètes...En l’absence de chef, personne ne peut dicter sa loi ni trancher, pour le remplacer les équipes ont recours à une méthode collective de résolution de problèmes et de prise de décision très précise et efficace . Le groupe commence par se choisir un facilitateur, l’ordre du jour est discuté et fixé...Le facilitateur ne doit rien dire, rien suggérer, rien décider : il recueille les propositions, toutes écrites au tableau. Elles sont ensuite passées en revue, améliorées et précisées, puis soumises à la décision du groupe. La base de la décision n’est pas le consensus. Personne ne peut émettre un veto...Quel que soit le sujet, il y aura toujours quelqu’un qui aura plus à apporter que les autres...L’absence de lien de subordination ouvre un espace à d’autres hiérarchies, naturelles et spontanées : hiérarchies fluides de reconnaissance, d’influence et de talent, que l’on appelle parfois hiérarchies naturelles par opposition aux hiérarchies de pouvoir...
Les organisations Opale n’ont pas d’encadrement intermédiaire, les fonctions supports sont réduites au strict minimum, les cols bleus deviennent Opale, il n’y a pas de comité exécutif, peu de réunions, le savoir est partagé entre les équipes, il n’y a pas d’organigramme, pas de description ni d’intitulés de postes...En l’absence d’encadrement intermédiaire et de niveau fonctionnel important, les organisations Opale n’ont plus les mécanismes habituels des entreprises ; elles ont la confiance mutuelle comme fondation...La confiance plutôt que le contrôle...
Le chapitre 2.3 décrit le processus d’autogouvernance : il développe la sollicitation d’avis nécessaires à la prise de décision, sans consensus, la démarche de prise de décision en situation de crise, la concrétisation de la politique d’achats et des investissements, la communication interne, la gestion des talents, la définition des rôles et de l’allocation des ressources, les responsabilités, la gestion des performances, la résolution des conflits, les processus de nomination, les rémunérations et les incitations financières, les licenciements...
« Les entreprises autogouvernées sont des systèmes complexes, participatifs, interconnectés, interdépendants et en évolution continue, comme les écosystèmes de la nature. La forme y découle du besoin, les rôles se prennent, s’abandonnent, s’échangent de façon fluide. Le pouvoir est réparti. Les décisions se prennent là où elles émergent. Les innovations peuvent surgir de toute part. Les réunions se tiennent en fonction des besoins. Des groupes de travail se forment aussi spontanément et rapidement qu’ils se dispersent... »
Les jeunes pigent l’autogouvernance instinctivement. Selon Gary Hamel, sur le Web :
Personne ne peut tuer une bonne idée ; / tout le monde peut entrer  ;/n’importe qui peut prendre la direction ; /personne ne peut dicter sa loi: /chacun choisit sa cause ; /on peut facilement rebondir sur ce que les autres ont fait ; /on n’a pas à supporter les brutes ni les tyrans : / les agitateurs ne se font pas marginaliser ; / c’est en général l’excellence qui gagne (et pas la médiocrité) ; /  les façons de faire qui tuent l’enthousiasme se font renverser ; / les contributions géniales sont reconnues et célébrées. »
D’aucuns ne sauraient s’épargner la lecture attentive de ce nouveau management, dans l’intérêt de tous.               Annie Keszey