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05 avril 2020

PUTEAUX. Une analyse des résultats de l'élection municipale du 15/03/2020.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud. LR.   65, 03 % - 9629 voix.

Emmanuel Canto. La REM.       15, 02 % - 2225 voix.

Vincent Dubail. EELV.               13, 29 % - 1969 voix.

Francis Poézévara. D.GAUCHE.   6,64 % -   984 voix.

Participation des inscrits : 50, 43 %. (Participation plus élevée que la moyenne nationale).

Dès le premier tour, la réélection du Maire, Madame Ceccaldi-Raynaud, est acquise très largement. 

Les opposants, comme d’habitude, pendant la campagne électorale, avaient critiqué le maire en réactivant leurs anciens thèmes endémiques : le népotisme, la peur du maire que les Putéoliens éprouveraient, la démocratie grise et le clientélisme. Le thème nouveau de la prise en compte, dite insuffisante, de l’écologie, a été développé par les trois listes d’opposition. Ces discours ne se sont appuyés sur aucune évaluation globale scientifique et sur un seul cas prouvé !!!

Or, les électeurs tiennent aussi compte des programmes des différents candidats. Celui du maire sortant était le plus complet car listant les réalisations par quartier et par activité. Celui de la gauche était précis et montrait des évolutions significatives par rapport à la gestion passée. Ceux de LaREM et des « Verts » sont restés au niveau des grands principes.

Dans un graphique, sur http://www.francis.poezevara.com/ Francis Poézévara représente, en ordonnée, le score de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et, en abscisse, le taux de participation bureau de vote par bureau de vote. Une ligne en rouge montre la progression des votes en liaison avec le taux de participation : c’est objectif. Ce qui l’est moins, c’est l’amalgame qu’il fait entre le vote des électeurs des HLM et le clientélisme, même si un autre graphique montre que Mme le Maire recueille ses pourcentages les plus élevés dans les bureaux où votent les habitants des HLM. En effet, rappelons que le vote est individuel, libre et SECRET. Connaître la motivation essentielle de milliers de votants supposerait une enquête, comme l’ont fait les sociologues depuis un siècle. Les locataires d’HLM ne peuvent être intégrés autoritairement au clientélisme, sauf les éventuels bénéficiaires d’un passe - droit, les autres ont été dotés d’un logement social à partir de critères étatiques. Leur durée dans une HLM ne relève pas de la responsabilité du maire. Les choix des électeurs sont souvent déterminés par des variables lourdes, telles que le lieu de résidence, la religion, le statut socio- économique, l’âge et le genre. Le vote se fait sur des enjeux et sur l’interprétation de performances. Il est reconnu que chaque individu, par individualisme méthodologique, essaie d’obtenir, à travers son vote, la plus grande satisfaction possible par rapport à ses intérêts et la décision est le fruit d’un arbitrage rationnel entre gain et coûts. Le degré de compétence politique, à partir des informations reçues, favorise les votes. Certains électeurs ont aussi une identification partisane forte, un attachement affectif durable, déterminant principal de leur vote. Un maire sortant, qui se représente, comme à Puteaux, a l’avantage de comptabiliser les actions concrètes nombreuses du mandat passé, évaluables, alors que les opposants n’ont que des promesses théoriques. La sociologie électorale évolue depuis le milieu du 20ème siècle, les Français, en particulier, se reconnaissent de moins en moins dans l’idée d’un parti.

Par ailleurs, quel parti d’opposition a inclus dans son programme une loi contre le clientélisme, inlassablement critiqué mais nullement illégal à ce jour ?

La peur du coronavirus a certainement accru l’abstention qui a été de 49,57 % à Puteaux, bien supérieure aux 36,45% de 2014, mais ce n’est pas la seule cause. La volatilité électorale fut déjà reconnue antérieurement. La précarité favorise l’abstention de même que la prédictibilité du résultat de l’élection. Le manque d’intérêt pour la politique, le manque de formation et, plus récemment, la perte de confiance dans les élus, sont des facteurs qui expliquaient déjà l’abstention de 2014. Insinuer, à partir de la courbe, que cette peur légitime du coronavirus aurait davantage confiné à domicile les électeurs opposants au maire que ses adeptes est futile.

Je rejoins l’avis des personnes qui ne souhaitent pas de monarchies électives. Cet avis n’est pas universel et ne saurait remettre en cause la nouvelle légitimité de Mme Ceccaldi-Raynaud, réélue maire de Puteaux en 2020.

A partir de maintenant, souhaitons que Majorité et Oppositions exercent, enfin, le droit à une critique démocratique équilibrée, tenant compte du NEGATIF comme du POSITIF!

Annie Keszey.

 

 

              

 

 

18 mars 2020

Sociologie du clientélisme.

Sociologie du clientélisme. Hélène Combes- Gabriel Vommaro. Collection Repères. La découverte. 10 €.

La recherche au-delà des antagonismes. Quelques extraits discontinus.

Hélène Combes est chercheur au CNRS, rattachée au CERI*-Sciences Po. Gabriel Vommaro est chercheur au CONICET* (Argentine). [* Centres de recherches.]

Dans cet ouvrage, les auteurs étudient l’ensemble des acteurs et des pratiques concentrés dans le reportage « Puteaux, la ville où il fait bon vivre », l’œil du 20 heures sur France 2, du 18 juin 2015 : une émission de cinq minutes et vingt-huit secondes. Un personnel politique local très préoccupé par un travail de proximité. Des ressources publiques qui circulent, des administrés issus plutôt des milieux populaires et demandeurs d’accès à des services publics, et un intermédiaire-une secrétaire de mairie-qui se fait le porte - parole de ces demandes. Des opposants appartenant aux classes moyennes supérieures, extérieurs à ou exclus de ce qu’ils dénoncent comme des pratiques jugées antidémocratiques et qui ont trouvé un allié de taille : un grand journal télé. Enfin le recours à un concept initialement forgé dans les sciences sociales et qui est passé dans le discours courant : le clientélisme.

Le clientélisme, concept-valise, existe depuis l’Antiquité romaine même si le terme est apparu beaucoup plus tard. Des anthropologues ont proposé une nomenclature des systèmes clientélaires : féodal, patrimonial et industriel... La question est parfois de savoir, selon les lieux et les époques, si le clientélisme a été un vecteur de modernisation ou pas...

Deux raisons expliquent le choix des auteurs de faire du clientélisme l’objet de cette publication. En premier lieu, un ouvrage de synthèse fait défaut en langue française. En second lieu le clientélisme reste un thème d’actualité dans le débat universitaire, les medias et le champ politique, et ce dans de nombreux pays...Dans ce contexte d’aspiration à une vie politique vertueuse et de démocratie de la « défiance » (Rosanvallon-2006), force est de constater que tout lien politique tend à faire naître le soupçon...L’usage du conditionnel au fil du texte du livre sert précisément à marquer la distance entre la description des faits et sa construction par les acteurs.

Les auteurs démontrent que la mobilisation de « la boîte à outils actuelle »  du clientélisme pour comprendre les relations politiques d’interconnaissance, localisées et personnalisées, occulte souvent les phénomènes à l’œuvre plutôt qu’elle ne les rend compréhensibles. Il faut adopter une autre méthodologie scientifique pour mieux comprendre la diversité des liens politiques dans leur complexité et leur diversité...Il est impossible de s’en tenir aux résultats des enquêtes de terrain et d’exonérer de la critique les grilles d’analyse qui les ont informées, déformées parfois. Le dernier chapitre propose des pistes méthodologiques et théoriques pour renouveler le débat sur le clientélisme... Il s’agit aujourd’hui de dépasser une étiquette schématique et englobante pour comprendre la diversité des liens politiques dans leur complexité.

Le travail politique se nourrit le plus souvent de rapports d’interconnaissance...

La notion de clientélisme est ici interrogée de façon critique et comparatiste par les deux auteurs. L’évolution inachevée de la notion, le rapport clientélaire, apparaît déjà dans sa définition. En 1976, Jean-François Médard a proposé : « Le rapport de clientèle est un rapport de dépendance personnelle non liée à la parenté, qui repose sur un échange réciproque de faveurs entre deux personnes, le patron et le client, qui contrôlent des ressources inégales ». Cette définition a été nuancée et amendée au fil des décennies. En 2015, les deux auteurs, au début de leur voyage au long cours de 127 pages, définissent le clientélisme comme un rapport politique personnalisé entre des acteurs dotés de ressources inégales, où des échanges de biens - généralement publics - interviennent : un rapport régulé par des principes moraux mobilisés de manière contradictoire à la fois par les acteurs qui sont engagés dans cette relation et par ceux qui y restent extérieurs (intellectuels, experts, concurrents politiques), lesquels la dénoncent alors comme déviante ou pathologique.

Pitt-Rivers montre que l’asymétrie des prestations matérielles « peut très bien se doubler d’une certaine symétrie des prestations immatérielles », c’est-à-dire de l’honneur ou du prestige que le patron et le client retirent de leur relation. En effet, pour l’anthropologue britannique « l’honneur est l’épine dorsale du patronage », « le patron comme le client voient leur prestige augmenter par la relation de patronage ; le client participe au prestige du patron et celui-ci augmente le sien en accordant de la protection à ceux qui reconnaissent son pouvoir...Les clients ne cherchent pas obligatoirement à être achetés, mais plutôt de l’assistance...

Les rapports qualifiés de clientélisme sont des relations nouées d’échanges sur le temps long de la vie des individus et créateurs d’obligations de type moral...On n’échange pas seulement des biens matériels, mais aussi de sentiments et des valeurs : des reconnaissances symboliques, de la déférence, de la gratitude...

L’ouvrage s’attache à étudier l’histoire savante du concept, depuis l’anthropologie du monde méditerranéen des années 1950- 1960 jusqu’aux études récentes du vote buying et différents cas nationaux où ce concept a été utilisé pour rendre compte de rapports politiques personnalisés où interviennent des échanges de biens : la France et l’Italie, l’Argentine et le Mexique. Les acteurs de la relation clientélaire sont analysés à partir d’exemples tirés des Etats-Unis, de l’Egypte, du Japon. Une analyse comparative s’intéresse à l’Europe et à l’Amérique latine. La diffusion de normes internationales de la démocratie nécessite aussi de s’intéresser à l’échelon national.

Les principaux anthropologues, de Julian Pitt-Rivers en 1954 à Jean-François Médard en 1976, ne permettent pas de dégager un concept consensuel du clientélisme. Les Etats décentralisés où l’appareil administratif n’arrive pas à s’implanter de manière homogène sur l’ensemble du territoire et où les  élites locales « placent » leurs partisans dans l’administration, favoriseraient ce type de rapport. Les Etats centralisés et favorisant l’accès méritocratique à l’appareil administratif seraient des remèdes à la primauté des rapports personnalisés et de clientèle...

Le chapitre II décrit les acteurs du clientélisme : les machines politiques- le patron, un acteur classique mais aujourd’hui oublié - l’«intermédiaire», une figure clé - le client, un acteur longtemps peu écouté.

En Amérique, la machine politique est une organisation conçue pour gagner des élections en mobilisant des clientèles dans le cadre de relations personnelles et de solidarités ethniques. La fidélisation des clientèles repose sur la distribution d’incitations matérielles, notamment des emplois publics, réels ou fictifs...Au Japon le clientélisme joue un rôle central dans le système politique et est au cœur de l’échec de l’opposition (Scheiner 2006). Son ouvrage s’intitule d’ailleurs La Démocratie sans compétition au Japon...

Le «patron » est la figure tutélaire sise tout en haut de la pyramide du pouvoir clientélaire. Ainsi le boss américain apparaît au moment de l’instauration du suffrage universel alors que la démocratisation précède le développement de l’administration dans des villes en mutation, marquées par un fort afflux de population immigrée. Entre 1870 et 1900, les maires de New York, appuyés sur la machine politique, font passer le nombre d’emplois municipaux de 4 222 à 20 516 (de 2.86% de la population à 5.97%)...

L’intermédiaire est généralement sociable, bien intégré dans la vie du quartier. Le destin des intermédiaires dépend de leur capacité « à s’assurer une carrière dans un parti et la maîtrise, à l’intérieur des collectivités locales, des leviers de la redistribution des biens publics (emplois, logements sociaux, différentes allocations et subventions). Il étudie les courriers des administrés, les reçoit et transmet les demandes...Nous sommes là au cœur du métier politique de l’élu comme en témoigne le travail de proximité qu’il accomplit...

Le client : c’est sur son rôle que le concept de clientélisme évolue depuis quelques années. Auyero, en 1999, a remis le client au centre de l’analyse du clientélisme. Son travail « prend au sérieux les perceptions des acteurs des échanges clientélistes, et tient compte de l’interface entre la structure des réseaux d’échanges et les actions - individuelles et collectives - des acteurs engagés dans ces réseaux. Pour l’auteur, reconstruire la perspective du client implique de prendre en compte l’ensemble de ses actions, de ses évaluations et de ses croyances. Les relations patrons/clients sont à géométrie variable...Les clients ne sont pas répartis sur un seul cercle, aux relations les plus intimes mais sur des cercles concentriques. Pour Auyero, les voisins hors cercles ou les acteurs du quartier qui n’y résident pas et/ou qui ne sont pas intéressés par les échanges clientélaires sont ceux qui recodent ces rapports comme des formes de pression ou de domination des « pauvres »...Notons d’ailleurs que les classes moyennes ne sont pas partie prenante des relations clientélaires. Or, ce sont généralement elles qui dénoncent comme clientélistes certaines pratiques, à l’instar...des opposants de Puteaux - exemple qui ouvre cet ouvrage...Dès lors, il s’agit de comprendre comment s’articulent l’ensemble des évaluations morales -internes et externes - du légitime et de l’illégitime en politique. L’appartenance sociale des acteurs partie prenante de la relation est souvent essentielle. Ceux qui sont vus depuis l’extérieur comme des acteurs « manipulés »apparaissent dans leurs propres visions de leurs rapports au politique - lorsqu’ils doivent par exemple expliquer les raisons de leur participation à des meetings - comme des personnes qui savent « collaborer » ainsi que « remercier » et « reconnaître » l’aide prêtée par le dirigeant du quartier qui les sollicite...Les difficultés méthodologiques de l’analyse du clientélisme sont justement liées à cette tonalité morale des échanges et à une trop faible attention prêtée au contexte de construction de ses dimensions diverses et contradictoires...Les clients, peu étudiés jusqu’aux années 2000, font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Certains travaux portant sur ces derniers permettent de complexifier la perception de la relation de clientèle et de dépasser une vision misérabiliste de la politique en milieux populaires...

Contrairement à l’Italie par exemple, le cas français n’a pas produit de débats historiographiques nourris. Le patronage aristocratique de l’Ancien régime a été remplacé par un  répertoire d’action « national et autonome »...Le discours républicain, qui charrie la figure de l’électeur rationnel, se révèle peu propice au développement de travaux sur le maintien de solidarités locales influant sur les comportements civiques...Des accusations de clientélisme animent de manière sporadique mais régulière la vie politique française : la Corse, les élections législatives de 1977 dans la ceinture rouge parisienne, le RPR des champs (Corrèze) et celui des villes (Clichy), plus récemment les primaires du PS à Marseille ou les élections municipales à Sarcelles. Cependant, ces accusations restent locales et ne se structurent pas nationalement...Dans le cas français, si le clientélisme ne fait qu’occasionnellement débat, c’est qu’il a rarement été brandi par des hommes politiques à l’encontre de leurs adversaires. Ce travail de délégitimation des adversaires propres à la bataille politique a porté à différentes périodes, sur d’autres aspects de la vie politique : les scandales politico-financiers des années 1930, les financements illégaux des partis dans les années 1990 ou la corruption. De plus, la judiciarisation des activités publiques dans les années 1990 s’est accompagnée d’une batterie propre de qualifications : abus de biens publics, abus de confiance, trafic d’influence, etc. Si ces délits concernent avant tout les faits de corruption, leur condamnation a aussi une incidence sur le régime des faveurs (voir les emplois fictifs de la mairie de Paris ou l’affaire Elf)...Dans le cas français, le faible intérêt des universitaires pour la notion s’est donc doublé d’une distinction entre catégories de la lutte politique et catégories de l’incrimination judiciaire...La justice n’a pas recours à la notion de clientélisme...

Le renouvellement de l’intérêt politique et public pour le concept de clientélisme est désormais lié à la constitution d’un espace international de la gouvernance et à la circulation des normes en son sein. Pour les entreprises d’exportation de la démocratie libérale occidentale (Transparency International...), d’une part, et celles de promotion des programmes de lutte contre la pauvreté (le FMI, la banque mondiale...), d’autre part, la question du clientélisme est centrale. La mise en place de programmes sociaux « compensatoires » des politiques d’ajustement  est dès lors associée non seulement à la réduction de la pauvreté, mais aussi à la viabilité politique des réformes économiques...L’enjeu est de «cibler pour mieux administrer ». Sous l’influence de la théorie des « capacités » de l’économiste de Harvard Amartya Sen, pour réduire la pauvreté, il faut désormais renforcer les capacités des pauvres devenus entre-temps « des protagonistes de la lutte » selon la banque mondiale, ce qui signifie entre autres promouvoir la participation de la société civile à la mise en œuvre des programmes sociaux. L’empowerment-c’est-à-dire l’accroissement des capacités autonomes-serait incompatible avec le clientélisme. Le label « qualité de la démocratie » et la lutte pour la transparence ont pour cible toutes les pratiques corrompues depuis les années 2000 .Cette entrée sur le marché intellectuel « d’entrepreneurs moraux » s’est accomplie au moyen de deux opérations : le recours aux statistiques (touchant aussi les achats de votes) et la construction d’une définition des rapports de clientèle permettant d’identifier un moment d’échange social proprement pathologique. C’est Larry Diamond et Leonardo Morlino qui ont identifié les huit dimensions conceptuelles de la « qualité de la démocratie » : la liberté, l’empire du droit, l’accountability verticale (responsabilité, obligation de rendre des comptes), la réceptivité, l’équité, la participation, la concurrence politique et l’accountability horizontale. De nouvelles organisations de contrôles apparaissent...

« Anticor » association contre la corruption financière et pour l’éthique en politique surveille, dénonce... Anticor condamne, mais de quel droit ? Philippe Sanmarco, auteur d’une intervention très sérieuse lors d’un séminaire à l’Université d’Aix Marseille a dénoncé le clientélisme politique dans cette région, en 2003. Il a inspiré Anticor. Or, depuis treize ans, les chercheurs progressent. Anticor doit actualiser ses sources afin d’interroger le lien social de manière moins instrumentaliste, plus « savante », moins exposée à un éventuel arbitraire. Annie Keszey.

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01 février 2020

Puteaux. La moralisation politique.

Nouvelle publication des insultes ordurières passées de Sylvie Cancelloni contre le maire de Puteaux et son fils, à partir d'une haine strictement personnelle et laide. Un tweet, ce jour, évoque S. Cancelloni "une vraie belle profondeur d'âme"... Sylvie Cancelloni, maintenant à LaREM dont la charte impose le respect d'autrui, ne peut être candidate aux élections municipales: elle ne peut représenter le peuple qui mérite mieux. On ne peut trouver  pire horreur linguistique.

[L’avocat de Sylvie Cancelloni, par son professionnalisme, saura distinguer la diffamation, l’insulte, l’injure et le dénigrement.]

Chut ? Non !

Surtout, chers Putéoliens, ne plions pas sous la menace d’une représentante de l’opposition politique locale qui souhaite continuer à s’exprimer sans obstacle, malgré l’impéritie morale que révèlent certains de ses propos.

Critiquer intelligemment une politique publique locale, celle du maire Mme Ceccaldi-Raynaud, par exemple, est une aide judicieuse au progrès collectif, à la condition toutefois de connaître parfaitement les dossiers pour dégager des contrepropositions positives. Ce positionnement, dans l’intérêt général, fondé sur la compétence personnelle, s’oppose aux expectorations inquisitoriales  automatiques,  inopérantes.

Une position critique efficiente n’est hélas pas celle de l’opposante concernée  qui collectionne ses infamies avec son impunité parfaitement admise.

Relevé de « perles » sur le site Twitter de Sylvie Cancelloni, de 2017 à 2015. 

20/06/2016. La pol gnagnagna de la majorité de Puteaux. Pas plus haut que la braguette, on risquerait de regarder l’horizon.

22/05/2016. FOUZYTOUT et Cie ...chez@Joëlle CR.

14/03/2016. # Puteaux : la médiocrité du débat politique. Pour cacher celle de son fils, l’âne, qui refuse de présenter le budget...

13/03/2016. # Puteaux, Joëlle CR, une démocratie pour les nuls...

10/03/2016. Puteaux,# Joëlle CR ...propose de voter des travaux dont l’appel d’offres a déjà été lancé ! Du Ceaucescu* pur jus ... (* Non, écrire Ceaușescu ou ne pas écrire d’ailleurs !)

10/06/2016. Immature, affligeant, le comportement de l’adjoint aux finances, fils de #Joëlle CR.

18/09/2015. Histoire d’une vulgaire profiteuse cachée par un physique de dame patronnesse

20/06/2015. Une star is borning @Hautbourg C pendant qu’une vieille star à  la com indigne@ Joëlle CR entame son naufrage.  

20/06/2015.Intéressant de suivre sur Twitter @Joëlle CR. Ce n’est pas un maire qui s’exprime mais une chipie revancharde. Cela promet ! # Indigne.

14/06/2015. Le bing bang à Puteaux, c’est pour demain. Aujourd’hui un système familial en sursis, caricatural et indigent, reprend du service pour 4 ans.

8/06/2015. # Puteaux a besoin non pas d’un potentat à bout de souffle et d’aboyeurs serviles... Etc.

Mais son mensonge classique politique du 14/05/2015, largement prouvé deux ans plus tard, souligne l’imposture de ces trois dernières années : la même écrivait alors sur Twitter : « Espérer une campagne électorale belle et digne sur Twitter, à Puteaux, loin des invectives et des procès. Cela ferait du bien à la politique. »

Rappelons encore que dans une de ses publications récentes, de mai 2017, on retrouve cette même « grâce épistolaire douce et aimable» ! Le candidat local de La République En Marche aux élections législatives Laurent Zameczkowski, dont elle écrit mal le nom et qu’elle ne connaît pas, « est d’une inexpérience totale avec un côté Jean de la lune, la minceur de son profil professionnel serait un obstacle ) ». Il est assimilé à « un pâle clone ânonnant le catéchisme macroniste ». Quant au maire de Puteaux (cible obsessionnelle, à la fonction jalousée par Sylvie Cancelloni) « elle a tout d’une bleuette (écrire bluette) en matière de compétence et de légitimité » (la légitimité du maire repose légalement sur son élection).

Depuis des mois, particulièrement, les Français ont exprimé leur colère envers les représentants politiques traditionnels, usés, dépassés, inefficaces : c’est une lucidité justifiée.

Annie Keszey.

http://notreputeaux.com

http://rupture-et-metamorphose.org

http://atelier-idees.org

 

 

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01 janvier 2020

Le meilleur maire du monde.

Depuis 2003, le prix World Mayor récompense, tous les deux ans, le meilleur maire du monde. En 2018, « Les maires de la ville » la fondation City Mayors de Londres a décidé de mettre à l'honneur les femmes. En France, anormalement, 16% des maires seulement seraient des femmes. Dans le monde existe cette même inégalité.

        Ce prix est décerné à "celles qui ont bien servi leurs communautés et qui ont contribué au bien-être des villes, à l’échelle nationale et internationale. Pour choisir les nominés, le comité s'est basé sur plusieurs critères comme le "sens aigu des affaires financières, commerciales et économiques", "l'honnêteté et l'intégrité dans la prise de décision", la "répugnance à utiliser le poste de maire pour l'enrichissement personnel" ou encore "l'équité face aux besoins et préoccupations variés des citoyens".

        Mais aussi la "passion pour favoriser la tolérance et l'amitié entre les différentes communautés", la "croyance de travailler avec d'autres villes à l'échelle nationale et internationale", la "vision d'une ville qui offre prospérité, sécurité et bonheur aux futures générations de citoyens", la "conviction que la protection et l'amélioration de l'environnement n'est pas une option mais un impératif absolu" et enfin l'intérêt envers les "groupes de citoyens défavorisés".

        La fondation a institué un code d’éthique, de 11 articles, pour le dirigeant de la ville qui souhaite s’acquitter de ses fonctions au-delà de tout reproche. Ce code est accessible sur :

http://www.citymayors.com

38 maires de 24 pays, dont 4 Françaises, avaient été retenus pour participer au concours.

        C’est Valeria Mancinelli, maire d’Ancona, en Italie, qui a obtenu la première place en 2018. Nathalie Appéré, maire de Rennes, a reçu la mention « Commendation », Martine Aubry, maire de Lille et Anne Hidalgo, maire de Paris, en particulier, ont reçu la mention « Distinction ».

        Une nouvelle élection aura lieu en 2020.

Annie Keszey.

 

 

01 mars 2019

Refaire l'Europe. Suite n° 3. Les nouveaux concepts.

REFAIRE L’EUROPE. Sous la direction de : Yves Charles ZARKA. Avec Jürgen HABERMAS. PUF. 22 €.

Yves Charles ZARKA est philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes et directeur de la revue Cités. Jürgen HABERMAS est un philosophe de notoriété mondiale, l’un des principaux représentants de l’Ecole de Francfort.

Extraits synthétiques. Suite n° 3. Trois concepts nouveaux susceptibles de donner théoriquement consistance à l’idée d’une Europe démocratique. (1 page/15 pages.)

  1. Le concept de souveraineté partagée ou le citoyen doublement constituant.

Aujourd’hui, la souveraineté nationale est composée de quatre dimensions : a/ l’autonomie du politique comme lieu de décision en dernier recours attribué à l’Etat ; b/ l’hégémonie du politique sur les autres sphères de la vie religieuse, sociale, économique, financière ; c/ la maîtrise du destin pour un peuple libre de déterminer son système social, son mode de vie, sa langue, sa culture et surtout le régime de son choix (c’est par là que la souveraineté a été liée à l’Etat territorial et à la nation ; d/ le principe de la légitimité démocratique avec la notion de souveraineté du peuple. C’est pour cela que la souveraineté a été traditionnellement pensée comme indivisible et absolue, ne pouvant être partagée, parce qu’un partage signifierait sa destruction : quelle maîtrise un peuple pourrait-il avoir de son destin s’il n’était pas maître de lui-même ?...

Il faut donc réinventer le partage de souveraineté, pour l’extraire de l’alternative entre fédéralisme et confédéralisme…Tant que l’on imaginera le partage de la souveraineté comme une perte ou un transfert d’une part de la souveraineté nationale à une instance supranationale, les problèmes persisteront...La conception du partage de souveraineté chez Habermas se fait entre les peuples européens d’une part, et les citoyens européens de l’autre. Les peuples européens sont bien entendu les Etats-nations. La volonté

exprimée par chacun de ces peuples est la souveraineté du peuple, c’est-à-dire l’expression démocratique d’une volonté majoritaire qui s’impose à tous...Ces citoyens qui s’expriment nationalement sont aussi des citoyens de l’Union qui peuvent être appelés à exprimer leur volonté  concernant les institutions, les choix et les finalités de cette Union dans le cadre de consultations européennes et non plus nationales dont le caractère européen devra être particulièrement marqué...Le partage de souveraineté  ne se fait donc pas entre deux instances différentes, mais entre les mêmes sujets-acteurs doublement citoyens et consultés différemment selon qu’ils le sont au niveau national ou au niveau européen. Il faut que chacun fasse une claire distinction entre les deux rapports où il est appelé à exprimer sa volonté...Ce partage de souveraineté surmonte les difficultés actuelles. La volonté de l’Union, qui définit un droit prévalant sur les droits des Etats nationaux, ne sera plus ce qu’elle est aujourd’hui, à savoir une législation ou une réglementation élaborée, dans l’ignorance des citoyens, soit par des fonctionnaires sans aucune légitimité, soit par un parlement lointain s’imposant de l’extérieur à des peuples qui le vivent comme une contrainte externe. Les choix démocratiquement délibérés seront appliqués à ceux-là même qui les ont déterminés...La crise des Etats européens est due à la soumission des gouvernements successifs à l’égard des marchés économiques et financiers...

Pour que l’expression des citoyens européens puisse prendre consistance...il faut qu’un espace public européen commun de débats, de délibération et de discussion soit mis en place, espace transversal par son organisation institutionnelle...

  1. Un objet politique nouveau : l’Union comme unité politique non étatique.

Il faut concevoir une unité politique ayant une volonté et une action, sans pour autant démunir les Etats de leurs droits régaliens.  L’Union doit avoir une existence juridico-politique, c’est-à-dire une Constitution intégrative, une législation positive et une instance exécutive, lesquelles tiennent leur légitimité de l’expression des citoyens européens et de celle des peuples européens...

  1. Retour sur la légitimité démocratique.

L’ensemble de cette structure politique sera, en outre, en mesure d’assurer la convergence des politiques économiques et sociales...

Mais qui pourra construire cette « belle » Europe politique et démocratique?

22 février 2019

Refaire l'Europe. Suite n° 2. Les dilemmes de la démocratie.

REFAIRE L’EUROPE. Sous la direction de : Yves Charles ZARKA. Avec Jürgen HABERMAS. PUF. 22 €.

Yves Charles ZARKA est philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes et directeur de la revue Cités. Jürgen HABERMAS est un philosophe de notoriété mondiale, l’un des principaux représentants de l’Ecole de Francfort.

Extraits synthétiques. Suite n° 2 : Les dilemmes de la démocratie. (1/2 page sur 14 pages.)

De nombreux accords, très redondants, signés depuis mars 2011, par l’Europe, ont trois défaillances majeures :

  • Le diktat des politiques d’austérité répète l’erreur stratégique qui consiste à parier sur la stabilité fiscale...La stratégie n’est pas seulement désastreuse pour des raisons économiques et pour des conséquences sociales : elle est en outre contre-productive au regard d’une reprise de contrôle politique sur les marchés financiers débridés…
  • Le mouvement vers une gouvernance supranationale au moyen de la coordination des politiques nationales selon des règles identiques ne parvient pas à éliminer les causes structurelles des cycles économiques destructeurs. L’idée d’un système à une règle pour tous ne s’accorde pas avec la nécessité d’établir des programmes publics différentiels en fonction des niveaux de développement économique différents, dans le contexte de cultures économiques différentes…
  • Quant à la pratique visée par le pacte fiscal, elle ne saurait être déguisée : en fonction d’accords informels, dans le clair-obscur des pressions et de la soumission à contrecœur, les chefs des gouvernements de l’Union monétaire européenne imposent leur volonté à chacun des parlements nationaux pris individuellement…

Aujourd’hui, l’Europe semble la proie d’un dilemme entre la nécessité et l’impossibilité simultanées d’un approfondissement des institutions européennes…

Même si nous concédons la faisabilité  constitutionnelle et économique du projet d’amener des cultures économiques différentes à se développer ensemble, nous sommes toujours confrontés au problème majeur et immédiat de la résistance des majorités eurosceptiques au sein des électorats de presque tous les Etats membres de l’Union monétaire européenne. Depuis le début des années 1990, les élections attestent d’un rejet croissant de l’Union européenne en général et d’une abstention croissante lors des élections au Parlement européen. Plus récemment, la crise financière a encouragé l’euroscepticisme dans toute l’Union ; elle a également suscité  un nouveau type d’agression mutuelle entre les nations européennes. Si nous devions envisager l’organisation d’un référendum à propos de l’alternative « plus » ou « moins » d’Europe, les enjeux  les plus « polarisants » et les plus liés seraient le transfert supplémentaire de droits souverains et la création d’un impôt de base pour un gouvernement économique européen (avec des clauses de redistribution). Laissez-moi considérer deux questions : quel intérêt les partis politiques pro-européens auraient-ils à engager une mobilisation politique risquée des citoyens à propos d’enjeux à ce point controversés ? Et quelles raisons y aurait-il de penser qu’ils vont réussir ?

...L’entreprise d’un référendum supposerait un « lourd travail politique » préalable.

J Habermas pense la constitution européenne autour de cinq thèmes :

  • l’idée qu’une union politique de l’Europe ne peut se faire non seulement sans une harmonisation des économies, mais aussi sans une homogénéité des conditions de vie au sein des peuples européens ;
  • l’idée que l’Europe doit être une entité politique mais non étatique. Autrement dit, elle ne saurait avoir les prérogatives des Etats touchant à la violence, l’application de la justice, la protection des libertés : mais il y aurait cependant subordination des droits nationaux au droit supranational ;
  • le partage de souveraineté doit être pensé entre les peuples européens et les citoyens de l’Union, les individus jouant un rôle constituant à deux niveaux, dans le cadre des Etats et dans celui de l’Union ;
  • l’égalité des peuples européens et des citoyens européens doit se traduire au niveau institutionnel par une stricte égalité du Parlement et du Conseil européens, devant lesquels la Commission serait responsable ;
  • l’exercice de la citoyenneté européenne rendrait progressivement possible une solidarité des Citoyens de l’Union…

La crise de l’Europe est essentiellement due au délitement politique asservi au marché. Or, il se pourrait bien que la relance de l’idée d’une Europe politique et du projet constitutionnel qui lui est lié soit la voie par laquelle l’idée démocratique pourrait retrouver son sens y compris au niveau des Etats-nations...

Suite n°3, en attente. Trois concepts nouveaux : le sujet-acteur doublement constituant, l’union politique non étatique et la distinction entre légitimité de titre et légitimité d’exercice.

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com/rupture-et-metamorphose.org/atelier-idees.org)

 

11 février 2019

REFAIRE L'EUROPE.

REFAIRE L’EUROPE. Sous la direction de : Yves Charles ZARKA. Avec Jürgen HABERMAS. PUF. 22 €.

Yves Charles ZARKA est philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes et directeur de la revue Cités.

Jürgen HABERMAS est un philosophe de notoriété mondiale, l’un des principaux représentants de l’Ecole de Francfort.

Extraits synthétiques.

  1. Introduction. Quel avenir pour l’Europe ? Y-Ch. ZARKA. (1/2 page sur 4 pages.)

Rien n’est plus difficile à concevoir que l’avenir… Prévoir l’avenir ou prétendre le dire, en dessiner même des modèles est non seulement risqué mais exposé à un échec assuré...Il s’agit donc de déterminer ce que nous pouvons faire pour que le projet d’Union européenne ne soit pas rangé dans le grenier des utopies humaines, pour que l’horizon de démocratie et de paix ne disparaisse pas sous les coups redoublés de forces adverses. C’est le présent qu’il s’agit de penser et de faire dans la perspective de l’avenir. Considérer l’avenir dans le présent, telle est la tâche philosophique qui anime cet ouvrage...L’idée européenne fut dès le départ politique. Elle visait à sauver l’Europe de l’effondrement qu’elle venait de connaître au cours de la Seconde Guerre mondiale...Mais cette dimension politique est vite passée au second plan, parce qu’elle risquait de compromettre l’aspiration qu’elle avait promue...Les politiques mirent donc au premier plan autre chose que le politique, à savoir l’union économique, avec le marché commun, puis monétaire, avec l’euro comme monnaie unique. On pensait ainsi faire progresser la construction européenne sur le plan des échanges, de la circulation des biens et des personnes (Schengen).

La transition de l’économique et financier au politique n’a pas eu lieu pour deux raisons au moins.

  1. Les institutions européennes ont été conçues et mises en place sans la participation des peuples. Comment s’étonner que ceux-ci puissent vivre l’Europe comme une réalité étrangère leur imposant une volonté hétéronome, administrative, bureaucratique, sans légitimité démocratique ?
  2. Les dérégulations successives de l’économie et surtout de la finance qui ont été réalisées depuis les années 1970, en particulier par Valéry Giscard d’Estaing, Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont rendu possible l’expansion sans limites du néolibéralisme, en supprimant les limites que le premier libéralisme avait posées. Résultat : le politique a perdu pied. L’emprise du néolibéralisme a été telle qu’il s’est mondialisé...Or, dans ce cadre, l’économie et surtout le système financier ont pris le pouvoir ; Un pouvoir que l’on peut dire antipolitique… La croyance (de la droite et de la gauche) en la capacité d’autorégulation d’un marché libéré de toute réglementation politique ou juridique est la principale cause de ce déplacement des lieux de pouvoir… Loin que nous ayons atteint un stade terminal de l’histoire, nous connaissons actuellement une double régression sociale et politique…

Les peuples ressentent l’Europe comme étrangère. Le politique s’est lui-même soumis aux lois des marchés dérégulés. Tels sont les deux aspects de la crise gravissime de l’Union européenne.

Que faire ? Réponse : non pas tout refaire depuis le début, mais réorienter la construction européenne en mettant au centre de celle-ci la réflexion sur l’idée d’une Europe démocratique…

Il s’agit de construire les concepts susceptibles de permettre de penser : d’abord, un objet politique nouveau parce que ni le paradigme fédéral, ni le paradigme confédéral ne peuvent convenir. Ensuite, une démocratie européenne qui ne supprime pas les démocraties nationales : une démocratie supranationale donc, mais non postnationale.

A suivre. Prochain chapitre de Jürgen HABERMAS, « Les dilemmes de la démocratie : l’exemple de la crise actuelle de l’Union européenne.

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/atelier-idées.org)

 

 

30 janvier 2019

Lettre à Monsieur le Délégué général de LaREM.

30/01/2019. Annie Keszey, LaREM-Génération Puteaux, à

Monsieur Stanislas Guerini, Délégué général de LaREM, 63 rue Sainte- Anne, 75002 Paris. LRAR.

Objet : Twitter.

Monsieur,

Dans le journal Le Monde du 29/01/2019, j’ai lu avec un grand intérêt, en page 23, l’article « 245 députés s’engagent contre la haine sur Internet ». Ce collectif, auquel vous appartenez, s’insurge légitimement contre les mots d’une rare violence sur les réseaux sociaux.

J’ai écrit le tweet personnel suivant sur  #Puteaux :

KESZEY @KESZEY. 28 janvier.

LaREM #Puteaux. Stanislas Guerini, Délégué général et 244 députés se sont engagés ce jour contre la haine sur Internet. Ils associent les GAFAM et les jeunes générations afin de s’élever contre la violence des mots. Merci à eux tous. (Copie  jointe de ce  tweet.)

Le tweet suivant est apparu, en réponse :

catpom@catpom27

En réponse à @KESZEY

Mémé Guerini ne devait pas croire à la violence des mots non plus ; pour d’autres raisons.

4:19 PM. 29 janv. 2019. Twitter Web Client (Copie jointe de ce tweet sur lequel une petite tête ronde dessinée précise l’ambiguïté du propos.) 

Je pense que ce second tweet est un exemple consternant et indigne de ce que les citoyens normalement équilibrés doivent combattre. Catpom rapproche votre nom, pour le salir, de celui de Barthélémy Guérini, appelé Mémé, trafiquant de drogue et proxénète corse dont l’histoire se confond avec celle du milieu marseillais.

Catpom ne serait pas adhérente de LaREM, selon son témoignage antérieur : présente, elle y serait d’ailleurs une traîtresse à la charte des valeurs du Mouvement/Parti.

L’on peut regretter cependant la proximité de Catpom avec le groupe « Puteaux en mouvement » qui vient d’être accepté dans le comité deux  de LaREM  de Puteaux malgré les propos de caniveau, d’une rare imagination haineuse, de sa responsable. 

Bon courage Monsieur le Délégué général.

Très respectueusement.

Annie Keszey

17 octobre 2018

Le Verbe contre la barbarie.

17/10/2018.

« Le Verbe contre la barbarie. Apprendre à nos enfants à vivre ensemble ». Alain Bentolila. Edition Odile Jacob. 2008. 200 pages. 

Alain Bentolila est un éminent linguiste, spécialiste de l’apprentissage de la langue et engagé dans le combat contre l’illettrisme.

Jean- Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, concrétise enfin les analyses approfondies d’Alain Bentolila, par exemple. Le dédoublement de classes en zones d’éducation prioritaire, les nouvelles évaluations en cours d’année scolaire, la scolarité obligatoire à partir de 3 ans sont des mesures appropriées pour lutter, en particulier, contre « les ghettos  de l’insécurité linguistique ». L’insuffisante efficacité de l’Education nationale, incapable de valider son slogan « l’égalité des chances », ne saurait perdurer.

Extraits discontinus. Ces extraits ne peuvent remplacer la lecture de ce livre majeur.

« Tous les systèmes linguistiques du monde obéissent au principe selon lequel rien ne relie la forme phonique (orthographique) au sens des mots sinon une convention collective non négociable. L’arbitraire du signe linguistique constitue la condition nécessaire à l’indépendance de la forme d’un mot par rapport à son sens…

A la maîtrise du langage (celle qui est développée dans le livre), bien des enfants n’accèderont pas. Ce sont des enfants qui ont un développement cérébral normal, qui ne souffrent d’aucun trouble psychologique sévère et qui pour autant sont dans une situation d’insécurité linguistique dès que s’impose à eux la distance et une moindre prévisibilité. Ce sont des enfants qui, à 4 ou 5 ans, ne savent « parler qu’à vue ». L’absence de ce dont ils parlent, l’absence de celui à qui ils parlent, rendent leur parole hésitante et les obligent à garder un silence prudent. Effrayés par la distance, démunis par l’inconnu, ces enfants auront les plus grandes difficultés à aborder la lecture...Le fossé qui sépare leur langage oral de proximité de l’écrit à conquérir est immense et pour beaucoup infranchissable…

Le degré de maîtrise de la langue auquel parvient un individu est directement fonction de la qualité de la médiation dont il a bénéficié dans ses premières années…

La lucidité d’un enfant apprenant à lire dépend de la clarté dans laquelle a baigné son apprentissage du langage oral…

Le délabrement de la médiation familiale que ne peuvent ou ne savent compenser les institutions éducatives a pour conséquence que bien des enfants dès leur plus jeune âge se trouvent en situation d’insécurité linguistique…

Combien sont-ils ceux qui ont la chance de trouver sur le chemin de la découverte des enjeux de la langue les médiateurs bienveillants et exigeants qui sauront reconnaître l’intelligence sous les tentatives maladroites, analyser les approximations pour les transformer en conquêtes nouvelles ? Combien sont-ils ceux qui, livrés trop tôt à eux- mêmes, puis à la machine scolaire, verront leurs essais  langagiers se perdre dans le silence et l’indifférence ?...

Être parent, c’est être conscient que la maîtrise de la langue conditionne le destin scolaire et le destin social de ses enfants…

Ce n’est pas le fait de déchiffrer qui est responsable d’une lecture dépourvue d’accès au sens, mais c’est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l’enfant d’y accéder. La responsabilité de l’école maternelle est ainsi essentielle ; dès la petite section, elle doit, avec patience et obstination, s’attacher à nourrir le stock lexical des enfants, à travailler sur le sens des mots en contexte et hors contexte. C’est là que se gagne la bataille future de la lecture…

L’école doit mettre tout en œuvre pour distribuer de la façon la plus équitable le pouvoir linguistique : celui qui permet de se défendre contre la tromperie, les mensonges et la propagande…

Echec scolaire, échec professionnel, échec civique, voilà ce que promet l’absence de véritable pouvoir linguistique…

Depuis plus de trente ans, nous avons accepté - et parfois aveuglément encouragé- le regroupement dans des lieux enclavés de populations qui avaient en commun d’être pauvres et pour la plupart de venir d’un ailleurs estompé et confus...Ces cités socialement abandonnées sont devenues des ghettos dans lesquels  les liens sociaux sont en fait très relâchés et la solidarité quasi inexistante. Il faut bien reconnaître  que ce système d’intégration dont, nous Français, sommes si fiers, a engendré des lieux honteux de repliement et de relégation. Dans ces lieux confinés, bien de jeunes adultes de langue maternelle française vivent en situation d’impuissance linguistique. Pour la plupart d’entre eux, le langage qu’ils utilisent a été forgé dans un milieu restreint, souvent indifférent, parfois hostile. De ce fait, ils ne se sont pas dotés (comment et pourquoi l’auraient-ils fait ?) de moyens propres à véhiculer  le sens au-delà du trivial ou de l’invective…

Tous les langages ne sont pas égaux : certains livrent les clés du monde et d’autres ferment les portes du ghetto…

C’est donc bien  la marginalisation culturelle et sociale qui engendre l’insécurité linguistique ; mais la réduction des outils lexicaux, grammaticaux et discursifs qui en résulte rend cet enfermement de plus en plus sévère, et de plus en plus faibles la volonté et les chances d’évasion…

L’impuissance linguistique conduit à la violence...Lorsqu’on ne peut pas s’inscrire pacifiquement  sur l’intelligence des autres (par le Verbe ; la langue juste et précise), la seule façon d’exister, c’est de laisser physiquement des traces sur le corps de l’autre…

Nous devons donner à nos enfants les moyens linguistiques de résister intellectuellement  à la tentation de la passivité, au piège de la manipulation politique et aux sirènes des discours sectaires…

Être capable de vigilance et de résistance contre toutes les utilisations perverses du langage, être prêt à imposer ses propres discours et ses propres textes en accord avec sa juste pensée voilà ce qu’on doit à  un enfant si l’on veut qu’il contribue à donner à ce monde un sens honorable…

C’est bien parce que la langue donne à ceux qui l’utilisent un pouvoir exorbitant qu’elle impose une exigence éthique sans faille à celui qui parle ou écrit comme à celui qui écoute ou lit…

Faiblesse d’âme et illettrisme sont les meilleurs alliés des intégristes religieux, des gourous sectaires et des leaders politiques extrémistes… »

notreputeaux.com, rupture-et-metamorphose.org, atelier-idees.org

Annie Keszey.

 

11 octobre 2018

Le premier budget participatif de Puteaux.

11/10/2018.

Insertion du « budget participatif » de Puteaux dans une histoire européenne des budgets participatifs.

Yves Sintomer, professeur de sociologie politique, directeur-adjoint du Centre Marc-Bloch de Berlin,  Carsten Herzberg, doctorant aux universités de Paris VIII, de Postdam et au Centre Marc-Bloch  et Anja Röcke, doctorante à l’Institut universitaire européen de Florence, à l’université Humboldt et au Centre Marc-Bloch ont rédigé et publié ensemble le livre de 350 pages « Les budgets participatifs en Europe. Des services publics au service du public » aux Editions La Découverte, 2008.

Extraits discontinus.

C’est une première synthèse  de la recherche comparative menée à partir d’une grosse cinquantaine de budgets participatifs existant en 2005 dans une dizaine de pays d’Europe...Le budget participatif touche à l’argent, le nerf de la guerre… Des villes françaises concernées par cette recherche sont, par exemple : Paris XXème, Saint-Denis, Aubagne, La Courneuve, Arcueil, Limeil- Brévannes, Poitiers, Bobigny (OPHLM), Pont- de- Claix ...L’écrasante majorité de ces budgets participatifs se situe dans des villes à gauche de l’échiquier politique mais cette situation évolue avec le temps : la « voie allemande », en particulier est politiquement originale…La taille moyenne des communes concernées diffère d’un Etat à l’autre. Les points communs entre ces villes sont rares.  Le public qui participe aux dispositifs est  dans la grande majorité des cas étudiés composé de personnes appartenant aux classes moyennes et aux fractions supérieures des couches populaires…Dans l’écrasante majorité des cas, il s’agit d’un processus venu d’en haut qui ne rencontre qu’un faible élan citoyen…

 En 1999, les expériences européennes de budgets participatifs se comptaient sur les doigts de la main, elles décollaient en 2001 (Hilden  par exemple), en 2002 elles dépassaient les deux dizaines (dont Bobigny) et le mouvement a continué…

Pour que les services publics puissent s’affirmer face aux logiques marchandes, ils doivent se mettre véritablement au service du public. C’est pourquoi le couplage de la modernisation et de la participation représente un enjeu crucial…

C’est, entre 1988 et 1992, à Porto Alegre, au Brésil, ville où le Parti des travailleurs (PT), dont Lula est issu, est fortement implanté, que nait le premier budget participatif…Les effets de cette démarche qui associe de simples citoyens  à la prise de décision ont été importants: constitution d’un espace public plébéien, émergence d’un contre-pouvoir coopératif venu de la société civile, réduction notable du clientélisme, mise en place d’un quatrième pouvoir institutionnalisé appuyé sur un dispositif participatif… Ses règles de fonctionnement précises, testées et améliorées au cours du temps, représentent un véritable « kit professionnel » qui peut être importé, adapté et modifié dans d’autres contextes...Dans les cas suivants latino-américains la participation s’inscrit dans le contexte plus large d’une dynamique d’émancipation des classes subalternes...Ces budgets participatifs, sans nul doute, ont contribué globalement à une démocratisation de la démocratie…Les auteurs classent les procédures diversifiées des budgets participatifs en six-idéaux types procéduriers à partir de l’analyse des origines, de l’organisation des réunions, du processus de la délibération, de la société civile concernée, des lieux influencés…Ils déduisent qu’un fort contraste marque les dispositifs qui accordent, au moins sur le papier, un véritable pouvoir à la société civile (capacité décisionnelle, autonomie procédurale, et influence sur la définition des règles du jeu, définition claire de ces règles) et ceux qui prennent soin de respecter la division du travail entre les élus, seuls détenteurs de la volonté générale et donc de la décision, et les citoyens qu’il faut écouter mais qui ne sauraient avoir une vue  d’ensemble, ou, en tout cas, prendre des décisions. D’autres paramètres sont eux aussi variables : seuls certains dispositifs incluent à l’exemple de Porto Alegre  une dimension sociale à travers des critères de justice distributive ou d’action affirmative…De nouveaux modèles sont perceptibles...Dans l’ensemble des budgets participatifs quatre rôles peuvent être assignés aux citoyens impliqués : consommateurs, codécideurs, coréalisateurs, contrôleurs ou évaluateurs...Beaucoup  de budgets participatifs relèvent plus de la politique d’image que de l’innovation réelle…

Contrairement aux latino-américains, les budgets participatifs européens n’ont jusqu’à présent constitué qu’à la marge un instrument de justice sociale ou de justice entre les genres et ils n’ont pas été liés à un mouvement d’affirmation des couches subalternes. C’est l’une de leurs principales limites, et cet enjeu constitue un défi central qu’ils devront affronter un jour ou l’autre…

Les budgets participatifs ont des faiblesses, par exemple, l’absence de garanties procédurales quant à la société civile favorise le risque de clientélisme et de populisme. Ils ont aussi des forces : en s’appuyant sur les citoyens- usagers, la modernisation administrative peut trouver la base sociale d’appui qui lui fait souvent défaut pour bousculer les pesanteurs des fonctionnements traditionnels et pour contrebalancer la puissance croissante des services marchands.

Gestion et démocratie de proximité, démocratie technique et intégration du savoir d’usage, gouvernance participative et en réseau, impératif délibératif et tournant communicationnel de la démocratie représentative : ces quatre logiques se retrouvent peu ou prou dans toutes les expériences actuelles.

Le premier budget participatif de Puteaux, initié par le Maire LR, s’est déroulé sur une période  précise du 15/06/2018  au 1/10/2018 (date de la fermeture du vote), mais il avait été abordé dès le 3/05/2018 et jusqu’au 13/5/2018 dans les réunions de quartiers. C’est un nouveau contrat démocratique : « Vous décidez, nous réalisons ». Les étapes du déroulement ont été publiées, en particulier, dans «  Puteaux Infos » de mai, sur le site de la mairie (le règlement y était téléchargeable) et par des publications spécifiques dont celle sur le vote. Les motivations étaient de faire appel à l’expertise des habitants aptes à faire des propositions innovantes, sur les crédits d’investissement et dans l’intérêt général. Tous les budgets participatifs existant ont pour but de faire participer les citoyens à la décision politique, en réponse aussi à la défiance citoyenne actuelle envers les institutions politiques. Les consignes du budget participatif étaient claires, écrites, schématisées et illustrées, compréhensibles donc. L’initiative est venue du « haut », c’est-à-dire du maire et peut-être des conseillers municipaux de la majorité. Les acteurs- décideurs prévus étaient tous les Putéoliens  majeurs, pour un seul vote et pour un seul projet sur les vingt proposés. Les conseillers municipaux n’avaient pas le droit de voter. Cette structure horizontale remplace  peu à peu l’ancienne structure pyramidale des budgets participatifs.  Le pouvoir décisionnel quant au choix des projets soumis aux votes a été exercé par des élus et autres professionnels réunis en commissions. Les citoyens n’ont exercé leur pouvoir décisionnel que lors de leur choix final, par vote.  Le montant de ce premier budget participatif, de 150 000 € correspondait environ à 1/ 1 200 ème des recettes  d’investissement 2018 de 180, 9 M€. Le montant par habitant est parmi les plus faibles des 80 budgets participatifs communaux d’aujourd’hui auxquels s’ajouteront  les initiatives de deux départements, deux régions et deux universités. C’est en Île-de-France qu’il y a actuellement la plus forte concentration des budgets participatifs : 29. Le montant du budget participatif de Puteaux, par habitant,  est de 150 000 € : 45 150 (en 2015) = 3,4 €, environ. Le montant médian national baisse depuis 2014, il est de 5€/hab. Pour quatre budgets participatifs, le montant par habitant était supérieur à 20 €, en 2017, dont celui de Paris à  plus de 40 €/hab. La faiblesse des propositions correspond à  l’une des deux raisons principales : un enthousiasme très mesuré pour la démocratie participative ou une prudence légitime s’il s’agit d’une première expérience. Les thèmes des sujets proposés à Puteaux rejoignent les thèmes des autres villes concernées et empruntent au développement durable : réduction de la consommation d’électricité, végétalisation, ramassages collectifs, réduction des déchets, circulation douce…Aucun projet, à Puteaux, ne correspond à une première nécessité, le projet 20 touche  au « luxe ». Aucun projet, proposé par des citoyens, ne concerne une mesure de justice sociale. La pauvreté est ignorée. Les « démunis » de Puteaux ont-ils participé ? C’est peu probable ici, comme ailleurs, mais l’évaluation terminale le précisera. Les « démunis » ne viennent pas, il faut aller les chercher, comme le fit Porto Alegre : ce que ne sait pas faire  l’Europe.  Dans « Puteaux Infos » de septembre Mme le Maire remercie les Putéoliens qui ont été nombreux à envoyer  des projets pour la ville, ce qui témoigne de leur engagement dans la vie démocratique. Cependant ce premier budget devrait être répété chaque année et dans cette perspective, il faut l’évaluer selon l’une des méthodes existantes. En particulier, il faut rapporter la participation au nombre d’habitants  afin de connaître le taux de participation. La médiane nationale en 2018 est de 4%, à Rennes, en 2017, le taux de participation fut de 7% et à Paris de 10%. Certes, dans une ville, mais chilienne, il est de 25%.

Lors du prochain conseil municipal, les projets choisis seront annoncés puis, ensuite, réalisés. L’évaluation scientifique de cette nouvelle expérience, fondée sur un idéal progressiste, sera sans doute publiée dans un prochain « Puteaux Infos ».

Annie Keszey. LaREM-Génération   notreputeaux.com