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18 mars 2020

Sociologie du clientélisme.

Sociologie du clientélisme. Hélène Combes- Gabriel Vommaro. Collection Repères. La découverte. 10 €.

La recherche au-delà des antagonismes. Quelques extraits discontinus.

Hélène Combes est chercheur au CNRS, rattachée au CERI*-Sciences Po. Gabriel Vommaro est chercheur au CONICET* (Argentine). [* Centres de recherches.]

Dans cet ouvrage, les auteurs étudient l’ensemble des acteurs et des pratiques concentrés dans le reportage « Puteaux, la ville où il fait bon vivre », l’œil du 20 heures sur France 2, du 18 juin 2015 : une émission de cinq minutes et vingt-huit secondes. Un personnel politique local très préoccupé par un travail de proximité. Des ressources publiques qui circulent, des administrés issus plutôt des milieux populaires et demandeurs d’accès à des services publics, et un intermédiaire-une secrétaire de mairie-qui se fait le porte - parole de ces demandes. Des opposants appartenant aux classes moyennes supérieures, extérieurs à ou exclus de ce qu’ils dénoncent comme des pratiques jugées antidémocratiques et qui ont trouvé un allié de taille : un grand journal télé. Enfin le recours à un concept initialement forgé dans les sciences sociales et qui est passé dans le discours courant : le clientélisme.

Le clientélisme, concept-valise, existe depuis l’Antiquité romaine même si le terme est apparu beaucoup plus tard. Des anthropologues ont proposé une nomenclature des systèmes clientélaires : féodal, patrimonial et industriel... La question est parfois de savoir, selon les lieux et les époques, si le clientélisme a été un vecteur de modernisation ou pas...

Deux raisons expliquent le choix des auteurs de faire du clientélisme l’objet de cette publication. En premier lieu, un ouvrage de synthèse fait défaut en langue française. En second lieu le clientélisme reste un thème d’actualité dans le débat universitaire, les medias et le champ politique, et ce dans de nombreux pays...Dans ce contexte d’aspiration à une vie politique vertueuse et de démocratie de la « défiance » (Rosanvallon-2006), force est de constater que tout lien politique tend à faire naître le soupçon...L’usage du conditionnel au fil du texte du livre sert précisément à marquer la distance entre la description des faits et sa construction par les acteurs.

Les auteurs démontrent que la mobilisation de « la boîte à outils actuelle »  du clientélisme pour comprendre les relations politiques d’interconnaissance, localisées et personnalisées, occulte souvent les phénomènes à l’œuvre plutôt qu’elle ne les rend compréhensibles. Il faut adopter une autre méthodologie scientifique pour mieux comprendre la diversité des liens politiques dans leur complexité et leur diversité...Il est impossible de s’en tenir aux résultats des enquêtes de terrain et d’exonérer de la critique les grilles d’analyse qui les ont informées, déformées parfois. Le dernier chapitre propose des pistes méthodologiques et théoriques pour renouveler le débat sur le clientélisme... Il s’agit aujourd’hui de dépasser une étiquette schématique et englobante pour comprendre la diversité des liens politiques dans leur complexité.

Le travail politique se nourrit le plus souvent de rapports d’interconnaissance...

La notion de clientélisme est ici interrogée de façon critique et comparatiste par les deux auteurs. L’évolution inachevée de la notion, le rapport clientélaire, apparaît déjà dans sa définition. En 1976, Jean-François Médard a proposé : « Le rapport de clientèle est un rapport de dépendance personnelle non liée à la parenté, qui repose sur un échange réciproque de faveurs entre deux personnes, le patron et le client, qui contrôlent des ressources inégales ». Cette définition a été nuancée et amendée au fil des décennies. En 2015, les deux auteurs, au début de leur voyage au long cours de 127 pages, définissent le clientélisme comme un rapport politique personnalisé entre des acteurs dotés de ressources inégales, où des échanges de biens - généralement publics - interviennent : un rapport régulé par des principes moraux mobilisés de manière contradictoire à la fois par les acteurs qui sont engagés dans cette relation et par ceux qui y restent extérieurs (intellectuels, experts, concurrents politiques), lesquels la dénoncent alors comme déviante ou pathologique.

Pitt-Rivers montre que l’asymétrie des prestations matérielles « peut très bien se doubler d’une certaine symétrie des prestations immatérielles », c’est-à-dire de l’honneur ou du prestige que le patron et le client retirent de leur relation. En effet, pour l’anthropologue britannique « l’honneur est l’épine dorsale du patronage », « le patron comme le client voient leur prestige augmenter par la relation de patronage ; le client participe au prestige du patron et celui-ci augmente le sien en accordant de la protection à ceux qui reconnaissent son pouvoir...Les clients ne cherchent pas obligatoirement à être achetés, mais plutôt de l’assistance...

Les rapports qualifiés de clientélisme sont des relations nouées d’échanges sur le temps long de la vie des individus et créateurs d’obligations de type moral...On n’échange pas seulement des biens matériels, mais aussi de sentiments et des valeurs : des reconnaissances symboliques, de la déférence, de la gratitude...

L’ouvrage s’attache à étudier l’histoire savante du concept, depuis l’anthropologie du monde méditerranéen des années 1950- 1960 jusqu’aux études récentes du vote buying et différents cas nationaux où ce concept a été utilisé pour rendre compte de rapports politiques personnalisés où interviennent des échanges de biens : la France et l’Italie, l’Argentine et le Mexique. Les acteurs de la relation clientélaire sont analysés à partir d’exemples tirés des Etats-Unis, de l’Egypte, du Japon. Une analyse comparative s’intéresse à l’Europe et à l’Amérique latine. La diffusion de normes internationales de la démocratie nécessite aussi de s’intéresser à l’échelon national.

Les principaux anthropologues, de Julian Pitt-Rivers en 1954 à Jean-François Médard en 1976, ne permettent pas de dégager un concept consensuel du clientélisme. Les Etats décentralisés où l’appareil administratif n’arrive pas à s’implanter de manière homogène sur l’ensemble du territoire et où les  élites locales « placent » leurs partisans dans l’administration, favoriseraient ce type de rapport. Les Etats centralisés et favorisant l’accès méritocratique à l’appareil administratif seraient des remèdes à la primauté des rapports personnalisés et de clientèle...

Le chapitre II décrit les acteurs du clientélisme : les machines politiques- le patron, un acteur classique mais aujourd’hui oublié - l’«intermédiaire», une figure clé - le client, un acteur longtemps peu écouté.

En Amérique, la machine politique est une organisation conçue pour gagner des élections en mobilisant des clientèles dans le cadre de relations personnelles et de solidarités ethniques. La fidélisation des clientèles repose sur la distribution d’incitations matérielles, notamment des emplois publics, réels ou fictifs...Au Japon le clientélisme joue un rôle central dans le système politique et est au cœur de l’échec de l’opposition (Scheiner 2006). Son ouvrage s’intitule d’ailleurs La Démocratie sans compétition au Japon...

Le «patron » est la figure tutélaire sise tout en haut de la pyramide du pouvoir clientélaire. Ainsi le boss américain apparaît au moment de l’instauration du suffrage universel alors que la démocratisation précède le développement de l’administration dans des villes en mutation, marquées par un fort afflux de population immigrée. Entre 1870 et 1900, les maires de New York, appuyés sur la machine politique, font passer le nombre d’emplois municipaux de 4 222 à 20 516 (de 2.86% de la population à 5.97%)...

L’intermédiaire est généralement sociable, bien intégré dans la vie du quartier. Le destin des intermédiaires dépend de leur capacité « à s’assurer une carrière dans un parti et la maîtrise, à l’intérieur des collectivités locales, des leviers de la redistribution des biens publics (emplois, logements sociaux, différentes allocations et subventions). Il étudie les courriers des administrés, les reçoit et transmet les demandes...Nous sommes là au cœur du métier politique de l’élu comme en témoigne le travail de proximité qu’il accomplit...

Le client : c’est sur son rôle que le concept de clientélisme évolue depuis quelques années. Auyero, en 1999, a remis le client au centre de l’analyse du clientélisme. Son travail « prend au sérieux les perceptions des acteurs des échanges clientélistes, et tient compte de l’interface entre la structure des réseaux d’échanges et les actions - individuelles et collectives - des acteurs engagés dans ces réseaux. Pour l’auteur, reconstruire la perspective du client implique de prendre en compte l’ensemble de ses actions, de ses évaluations et de ses croyances. Les relations patrons/clients sont à géométrie variable...Les clients ne sont pas répartis sur un seul cercle, aux relations les plus intimes mais sur des cercles concentriques. Pour Auyero, les voisins hors cercles ou les acteurs du quartier qui n’y résident pas et/ou qui ne sont pas intéressés par les échanges clientélaires sont ceux qui recodent ces rapports comme des formes de pression ou de domination des « pauvres »...Notons d’ailleurs que les classes moyennes ne sont pas partie prenante des relations clientélaires. Or, ce sont généralement elles qui dénoncent comme clientélistes certaines pratiques, à l’instar...des opposants de Puteaux - exemple qui ouvre cet ouvrage...Dès lors, il s’agit de comprendre comment s’articulent l’ensemble des évaluations morales -internes et externes - du légitime et de l’illégitime en politique. L’appartenance sociale des acteurs partie prenante de la relation est souvent essentielle. Ceux qui sont vus depuis l’extérieur comme des acteurs « manipulés »apparaissent dans leurs propres visions de leurs rapports au politique - lorsqu’ils doivent par exemple expliquer les raisons de leur participation à des meetings - comme des personnes qui savent « collaborer » ainsi que « remercier » et « reconnaître » l’aide prêtée par le dirigeant du quartier qui les sollicite...Les difficultés méthodologiques de l’analyse du clientélisme sont justement liées à cette tonalité morale des échanges et à une trop faible attention prêtée au contexte de construction de ses dimensions diverses et contradictoires...Les clients, peu étudiés jusqu’aux années 2000, font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Certains travaux portant sur ces derniers permettent de complexifier la perception de la relation de clientèle et de dépasser une vision misérabiliste de la politique en milieux populaires...

Contrairement à l’Italie par exemple, le cas français n’a pas produit de débats historiographiques nourris. Le patronage aristocratique de l’Ancien régime a été remplacé par un  répertoire d’action « national et autonome »...Le discours républicain, qui charrie la figure de l’électeur rationnel, se révèle peu propice au développement de travaux sur le maintien de solidarités locales influant sur les comportements civiques...Des accusations de clientélisme animent de manière sporadique mais régulière la vie politique française : la Corse, les élections législatives de 1977 dans la ceinture rouge parisienne, le RPR des champs (Corrèze) et celui des villes (Clichy), plus récemment les primaires du PS à Marseille ou les élections municipales à Sarcelles. Cependant, ces accusations restent locales et ne se structurent pas nationalement...Dans le cas français, si le clientélisme ne fait qu’occasionnellement débat, c’est qu’il a rarement été brandi par des hommes politiques à l’encontre de leurs adversaires. Ce travail de délégitimation des adversaires propres à la bataille politique a porté à différentes périodes, sur d’autres aspects de la vie politique : les scandales politico-financiers des années 1930, les financements illégaux des partis dans les années 1990 ou la corruption. De plus, la judiciarisation des activités publiques dans les années 1990 s’est accompagnée d’une batterie propre de qualifications : abus de biens publics, abus de confiance, trafic d’influence, etc. Si ces délits concernent avant tout les faits de corruption, leur condamnation a aussi une incidence sur le régime des faveurs (voir les emplois fictifs de la mairie de Paris ou l’affaire Elf)...Dans le cas français, le faible intérêt des universitaires pour la notion s’est donc doublé d’une distinction entre catégories de la lutte politique et catégories de l’incrimination judiciaire...La justice n’a pas recours à la notion de clientélisme...

Le renouvellement de l’intérêt politique et public pour le concept de clientélisme est désormais lié à la constitution d’un espace international de la gouvernance et à la circulation des normes en son sein. Pour les entreprises d’exportation de la démocratie libérale occidentale (Transparency International...), d’une part, et celles de promotion des programmes de lutte contre la pauvreté (le FMI, la banque mondiale...), d’autre part, la question du clientélisme est centrale. La mise en place de programmes sociaux « compensatoires » des politiques d’ajustement  est dès lors associée non seulement à la réduction de la pauvreté, mais aussi à la viabilité politique des réformes économiques...L’enjeu est de «cibler pour mieux administrer ». Sous l’influence de la théorie des « capacités » de l’économiste de Harvard Amartya Sen, pour réduire la pauvreté, il faut désormais renforcer les capacités des pauvres devenus entre-temps « des protagonistes de la lutte » selon la banque mondiale, ce qui signifie entre autres promouvoir la participation de la société civile à la mise en œuvre des programmes sociaux. L’empowerment-c’est-à-dire l’accroissement des capacités autonomes-serait incompatible avec le clientélisme. Le label « qualité de la démocratie » et la lutte pour la transparence ont pour cible toutes les pratiques corrompues depuis les années 2000 .Cette entrée sur le marché intellectuel « d’entrepreneurs moraux » s’est accomplie au moyen de deux opérations : le recours aux statistiques (touchant aussi les achats de votes) et la construction d’une définition des rapports de clientèle permettant d’identifier un moment d’échange social proprement pathologique. C’est Larry Diamond et Leonardo Morlino qui ont identifié les huit dimensions conceptuelles de la « qualité de la démocratie » : la liberté, l’empire du droit, l’accountability verticale (responsabilité, obligation de rendre des comptes), la réceptivité, l’équité, la participation, la concurrence politique et l’accountability horizontale. De nouvelles organisations de contrôles apparaissent...

« Anticor » association contre la corruption financière et pour l’éthique en politique surveille, dénonce... Anticor condamne, mais de quel droit ? Philippe Sanmarco, auteur d’une intervention très sérieuse lors d’un séminaire à l’Université d’Aix Marseille a dénoncé le clientélisme politique dans cette région, en 2003. Il a inspiré Anticor. Or, depuis treize ans, les chercheurs progressent. Anticor doit actualiser ses sources afin d’interroger le lien social de manière moins instrumentaliste, plus « savante », moins exposée à un éventuel arbitraire. Annie Keszey.

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23 février 2020

Marie VIEIRA. Du 30/03/2017 au 11/11/2018.

Les documents personnels de Marie ne sont évidemment pas inclus.

[A partir du 11/11/2018, Marie ayant demandé l'aide de Christophe Grébert, j'ai cessé de l'accompagner. Des informations se répètent mais je n'ai pas souhaité toucher aux documents originaux adressés à plusieurs interlocuteurs.]

22/11/2018. ANNIE KESZEY.

Historique des démarches solidaires avec « MARIE qui, le 8/11/2018, campait à la Mairie pour décrocher un logement», titre d’un article du journal Le Parisien.

  1. 30/03/2017. Marie. Rapport à l’interlocuteur putéolien, attaché à la fraternité, qui m’a demandé d’aider Marie puisqu’il ne pouvait le faire par manque de temps. J’ai, bien sûr, accepté, pour lui et pour elle.

Mme de Jesus Ribeiro Vieira Marie Léocardie, rencontrée ce jour à 17 h, est dans une situation tragique, dangereuse. Marie vit dans un logement privé en location de deux pièces agréables, confortables et très soignées. Elle est dans l’attente d’une expulsion, son propriétaire souhaitant récupérer son appartement, ceci légitimement. Elle a reçu une lettre du préfet lui signifiant qu’il avait donné l’ordre à la police de participer à son expulsion. Le contrat de location de Marie est arrivé à échéance en Juin 2016. Par jugement du 22/12/2016, Marie a été rappelée à son obligation de quitter l’appartement. Son salaire est inférieur à 1 400 €, son loyer actuel est de 510 €, donc acceptable. Aucune agence immobilière ne lui a proposé d’appartement dans le parc privé du fait de son bas salaire. La fin de la trêve hivernale arrivant demain, elle peut peut-être espérer un sursis à son expulsion parce qu’elle a initié une action en justice pour obtenir un délai : cette action aura lieu le 27/04/2017 à Nanterre. Marie a déposé régulièrement, chaque année depuis 2004, une demande d’HLM depuis 2004, depuis donc 13 ans !!! Son numéro est : 092030422725581005.

Les demandes de logements sociaux, en Île de France, sont très supérieures à l’offre, résultat d’une politique gouvernementale incompétente.

Elle a déposé aussi un dossier DALO le 24/01/2017, n° O 922017000524. La réponse doit lui parvenir avant le 21/04/2017. Le maire de Puteaux a informé Marie que son recours DALO avait été refusé. Pour moi, c’est impossible et d’ailleurs Marie n’en a pas été avertie. Marie a adressé deux demandes d’audience au maire, le 10/01/2017 et une autre demande le 1/03/2017, sans réponses, dit-elle.

Le père Alain de la paroisse de Puteaux est intervenu auprès du CCAS pour soutenir Marie. Le CCAS lui a proposé de se séparer de ses meubles, de ses objets personnels et de partir avec quelques souvenirs occuper une pièce dans Les Yvelines. Pour moi, c’est une torture ignoble. La technicité de l’administration, sous contraintes, est froide.

Le Président des Anciens combattants, très proche du maire selon Marie, lui a promis d’intervenir auprès de Mme Ceccaldi-Raynaud, une amie (selon Marie), pour lui obtenir un logement. Mais il ne veut pas qu’on en parle (selon Marie toutefois)!!! Elle le rencontre samedi.

Marie, veuve depuis longtemps, mère d’une fille, chercheuse, qui vient de se marier en Ecosse, m’a paru une « citoyenne exemplaire ». Sa fille, qui part en voyage, vient dormir chez elle demain soir mais Marie ne veut pas lui parler de ses difficultés pour ne pas altérer son bonheur. J’ai tenté de la convaincre d’une attitude contraire !

Marie m’a montré son matériel prêt pour mettre fin à ses jours placé dans un sac dans la salle de bains. C’est le principe d’une électrocution dans sa baignoire. Ce n’est pas une mise en scène, Marie est à bout. Elle vit une telle injustice à 70 ans après une vie civique cadrée que l’on peut comprendre.

J’ai voulu qu’elle me donne ce matériel macabre à garder, elle n’a pas voulu.

Je la rappellerai samedi soir après son entretien avec le Président des anciens combattants.

Mon problème à moi par rapport à toi est que je pars Mardi matin dans mon autre domicile jusqu’au 25/04 et qu’il faudra un autre relais, libre, pour aider Marie.

Si rien ne se passe avec le « Président des anciens combattants », j’ai une stratégie de courriers très spécifiques. Je l’ai utilisée deux fois et cela a marché. Je pourrais faire ces lettres avant de partir, si tu es d’accord. Demain, je vais à l’Office HLM et au CCAS avec une procuration de Marie. Bonne nuit. Annie

  1. 14/06/2017. Hier j’ai appelé Marie par téléphone. Elle n’allait pas bien. Je suis allée la voir. Elle avait reçu le samedi précédent une lettre du préfet lui attribuant un logement F1B rue de Garches à Vaucresson. Elle avait fait connaître à M Roux, président des Anciens combattants, son opposition définitive et déterminée : elle veut rester à Puteaux. M Roux doit la rappeler.

Marie, sur les conseils de la Maison du droit, a fait une erreur, puisque dans son dossier DALO elle a inscrit plusieurs communes possibles du 92, pour son relogement, au lieu d’une seule !

Je l’ai convaincue cependant d’aller visiter cet appartement avant de renvoyer son refus sur un document joint à la lettre du préfet. Je lui ai expliqué qu’un tel refus risquait de l’exclure de la liste des prioritaires. La visite lui permettrait peut-être de faire un refus acceptable portant sur des critères reconnus : surface très inférieure à son logement actuel pour un coût de loyer très proche, éloignement excessif des transports en commun, d’un commerce alimentaire de base, d’une pharmacie ou d’un médecin...

Elle a fini par accepter et nous irons ensemble demain ou vendredi à Vaucresson. Je vous tiendrai au courant.

Bonne journée à vous. Annie

  1. 16/06/2017. Marie et moi.

Nous sommes donc allées à Vaucresson visiter le studio attribué à Marie. C’est enfin « la France sociale » ! Vaucresson est une banlieue plutôt aisée, très boisée, agréable. L’ensemble HLM est en excellent état, fait de plusieurs immeubles sécurisés aux intérieurs entretenus, avec des locaux pour vélos, poubelles et parkings. Le studio est au 2d étage desservi par un escalier, un ascenseur et un escalier de secours. Il est composé d’une entrée et d’une salle de bains de 6 m2 au total et d’une pièce claire, de 16 m2 environ. Le total pourrait être de 24 m2 parce que nous n’avons pas mesuré certains recoins. L’équipement du coin cuisine est minimal. Le bus est à proximité ainsi que les soins médicaux, la mairie, les commerces etc.

Marie ne veut pas aller à Vaucresson, elle va refuser l’appartement. Je lui ai bien dit qu’elle risquait d’être exclue définitivement des prioritaires DALO. M Roux des Anciens combattants ne l’a toujours pas rappelée, je lui ai conseillé de le rappeler et de lui demander s’il est sûr de pouvoir régler son problème d’appartement. Elle n’a toujours pas encaissé le chèque de M X (et non pas du CCAS), j’ai tenté de la convaincre de le faire. (Il s’agit d’un chèque important pour soutenir Marie).

Marie veut rester à Puteaux, sa ville. Elle y a ses amis et ses activités. Je la comprends : je n’ai pas aimé du tout quitter l’Etang-La-Ville, par obligation, l’année de ma retraite, pour venir ici !

Un argument qu’elle donne pour appuyer son refus est qu’elle ne pourrait plus recevoir sa fille chez elle parce qu’il n’y a qu’une pièce. Cet argument n’est pas présentable au préfet : sa fille est majeure et n’est plus à sa charge.

Elle va savoir dans peu de jours si le dernier jugement lui a accordé un sursis. Bonne journée. Annie

 

  1. 20/03/2018. Marie reçoit une lettre de Mme Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, lui confirmant l’attention particulière qu’elle porte au dossier de Marie. (Marie a reçu d’autres lettres non incluses ici.)

 

  1. 11/04/2018.

Annie Keszey, 44 ans d’Education Nationale, ce jour auprès de Madame de Jesus Ribeiro Vieira Marie Léocardie, 11 rue Parmentier, 92 800 Puteaux par solidarité élémentaire, à

Madame Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux et présidente du Conseil d’administration de l’Office de l’habitat,

Monsieur Pierre Soubelet, préfet des Hauts-de- Seine, LRAR.

Copie à Monsieur Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires.

Objet : application de l’article 223- 6 du code pénal.

Madame, Messieurs : Hauts Responsables de la solidarité sociale et de la fraternité républicaine.

Par devoir ordinaire citoyen, sans aucun intérêt personnel et sans moyens adaptés, je vous demande, avec confiance, de porter assistance, en urgence, à personne usée, désespérée par la menace d’une expulsion de son appartement privé qui peut être imminente. Je vous l’avais déjà demandé avant un procès qui lui avait accordé, par chance, un premier répit, suivi par le répit de la trêve hivernale terminée le 31/03/2018.

Mme de Jesus Ribeiro Vieira Marie Léocardie, âgée de 70 ans, épuisée, est dans une profonde souffrance qu’elle ne peut plus, ne veut plus supporter.

Les procédures d’attribution des logements sociaux devraient correspondre aux valeurs constamment répétées d’un Etat de droit, social !

Cette semaine, Marie et moi sommes allées à l’OPH et au CCAS de Puteaux, sans résultat. J’ai découvert qu’il n’y avait aucune structure d’hébergement d’urgence, provisoire, à Puteaux et cela, dans ce cas, est désespérant. Où irait Marie le jour de son expulsion ?

Madame le Maire, Monsieur le Préfet, Monsieur le ministre de la Cohésion des territoires, attribuez sans attendre un logement social à  Marie et protégez sa  vie!

Recevez l’expression de nos sentiments reconnaissants.

Pièces jointes : Attestation de renouvellement régional d’une demande de logement social. Attestation « prioritaire DALO ».

Marie Vieira                                                                                                                                            Annie Keszey

 

Synthèse partielle adressée au ministre du Logement, au préfet des Hauts-de-Seine et au maire de Puteaux. [Cette synthèse reprend des informations des documents précédents.]

Mme Marie Vieira, rencontrée par hasard début 2017, est dans une situation tragique, dangereuse, trop longue. « Marie », veuve de près de 70 ans, Putéolienne depuis de nombreuses années, vit dans un logement privé, en location, de deux pièces agréables, confortables et soignées. Elle est dans l’attente d’une expulsion, son propriétaire souhaitant récupérer son appartement, ceci légitimement. Elle a reçu une lettre de vos services, Monsieur le Préfet, lui signifiant l’ordre que vous avez donné à la police de participer à son expulsion, expulsion non datée. Le contrat de location de Marie est arrivé à échéance en juin 2016. Par jugement du 22/12/2016, Marie a été condamnée à quitter l’appartement et à verser à son propriétaire 900 €, au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civil. Elle n’a pas eu le délai demandé, lors de ce premier procès, pour quitter l’appartement. Le juge a écrit : « L’octroi de délais prévus aux articles L.412.3 et L. 412.4 du code des procédures civiles d’exécution est inutile et ne peut que conduire à faire reposer sur le bailleur les conséquences de l’inaction des bailleurs sociaux. Au vu de l’ensemble de ces éléments la demande est rejetée. »

La justice a reconnu l’inaction des bailleurs sociaux.

Le salaire mensuel de Mme Vieira est inférieur à 1 400 €, son loyer actuel est de 510 €, donc acceptable. Depuis des mois aucune agence immobilière ne lui a proposé d’appartement dans le parc privé du fait de son bas salaire. Elle a initié une action en justice pour tenter à nouveau d’obtenir un délai : cette action a eu lieu le 27/04/2017, j’étais avec elle. Ce qui est inacceptable est que Marie a déposé régulièrement chaque année depuis 2004 une demande d’HLM, depuis 13 ans donc !!! Son numéro est : 092030422725581005. Aucun des arguments administratifs habituels, leitmotiv de l’impéritie de l’Etat dans le domaine du logement, pour justifier une attente aussi longue, ne saurait être admis cette fois, pour des raisons que vous connaissez, Monsieur le Préfet, du fait de vos fonctions.

Marie avait déposé aussi un dossier DALO, le 24/01/2017, N° 0922017000524. La réponse devait lui parvenir avant le 21/04/2017. Madame le Maire, vous aviez informé Marie que son recours DALO avait été refusé. Or, Marie n’en avait pas été avertie, ni l’OPH : ce refus d’ailleurs était semble-t-il une erreur. Marie vous avait adressé deux demandes d’audience, le 10/01/2017 et une autre demande le 1/03/2017, mais vous n’aviez pas répondu, dit-elle. C’est vrai que vous n’étiez pas la bonne interlocutrice. Marie a bien été reconnue prioritaire DALO.

Le père Alain de la paroisse de Puteaux est intervenu auprès du CCAS pour soutenir Marie. Une assistante sociale du CCAS, qui nie bien sûr toute responsabilité, lui a proposé de se séparer de ses meubles, de ses objets personnels et de partir avec quelques souvenirs, occuper une pièce dans un foyer des Yvelines. Les difficultés certaines pour résoudre les graves problèmes de la cité ne justifient en rien une telle proposition assimilable à une épreuve, irresponsable. Cette proposition, d’un renoncement à son environnement privé, a cassé Marie.

Marie, veuve depuis longtemps, mère d’une fille, chercheuse, qui vient de se marier et vit en Ecosse, m’a paru une « citoyenne exemplaire et méritante » mais ne veut pas parler de ses difficultés à sa fille pour ne pas altérer son bonheur. J’ai tenté de la convaincre d’une attitude contraire mais la distance géographique entre elle deux reste un obstacle pour résoudre la difficulté.

Une employée du 1er étage de l’OPH de Puteaux, rencontrée le 31/03/2017, avait pris rapidement conscience de la situation d’urgence et avait donné un rendez-vous à Marie pour rencontrer Mme Madrid, à l’Office, le lundi 3/04/2017. Marie était accompagnée d’un soutien. Le résultat de cette rencontre a été nul.

Monsieur le Président des Anciens combattants est intervenu auprès de vous, Madame le Maire, deux fois semble-t-il, d’après Marie. Le résultat est inconnu.

Cette semaine, Marie et moi sommes allées à l’OPH et au CCAS pour y rencontrer « le vide » ! J’ai découvert qu’il n’y avait aucune structure d’hébergement d’urgence, provisoire, à Puteaux et cela reste incompréhensible. [Cependant la mairie paie des séjours à l’hôtel, dans certains cas d’attente ou d’urgence.]

Madame le Maire, Monsieur le Préfet, Monsieur le ministre de la Cohésion des territoires et du logement, attribuez sans attendre un logement social à Marie pour protéger sa vie !

Vous admettrez que cette lettre est l’appel au secours conseillé dans l’article 223.6 du code pénal.

Marie Vieira                                                  Annie Keszey

 

  1. 5/07/2018. Lettre de Mme Le Maire à Marie. Le ministre M Jacques Mézard lui a demandé de joindre le Préfet afin de soutenir sa candidature à un relogement urgent. C’est ce qu’elle a fait en précisant la gravité de la situation de Marie.

Mme le Maire m’adresse une lettre pour rappeler sa vigilance quant à la situation de Marie.

  1. 5/09/2O18.

Annie Keszey, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, à

Madame le Maire de Puteaux, Madame Ceccaldi- Raynaud.

Objet : réponse à votre lettre du 5/07/2018.

            Madame le Maire,

Absente de Puteaux depuis deux mois, ce n’est qu’hier, jour de mon retour, que j’ai pris connaissance de votre lettre. Recevez mes remerciements pour cette information concernant Madame Marie Vieira.

C’est par solidarité élémentaire que j’ai tenté d’aider « Marie », son grave état dépressif me semblant dangereux. Elle a reçu une première proposition de logement social dans une commune voisine, nous avons visité ensemble ce studio. L’immeuble et le studio étaient très soignés et agréables. Marie était « en compétition » avec un autre demandeur, mais sans connaître le choix officiel, elle a refusé ce studio. Son argument était parfaitement admissible : elle ne voulait pas vivre ailleurs qu’à Puteaux après tant d’années de présence.

Elle a reçu l’attribution d’un second studio, cette fois à Puteaux, mais après l’avoir visité elle a prévu de le refuser. A partir de la description qu’elle m’en a faite, ce studio me paraissait répondre à sa situation. J’ai longuement discuté avec elle pour l’engager à accepter cette offre, mais en vain. Ses arguments, cette fois, étaient étrangement, en effet, sans liens avec ses impératifs. Par exemple, comme elle n’aurait disposé que d’une pièce, (logiquement puisqu’elle est seule), elle n’acceptait pas de mettre sa table dans le même lieu que son lit !!! Cet argument, en particulier, nie sa situation éprouvante. Je lui ai décrit la tradition hongroise qui fait que chaque pièce à vivre dans les appartements est multifonctions : repas, sommeil et travail ...J’ai dit à Marie aussi que bien sûr je respectais sa liberté de choix mais que je ne pouvais plus soutenir sa nouvelle demande pour des raisons de droit. Elle revit la peur de son expulsion, mais elle seule est responsable de sa situation. Pour obtenir un nouveau logement social elle a sollicité « des amis » qui pourraient être efficaces du fait de leur notoriété. Je ne juge pas Marie mais je ne pratique pas ces démarches.

Merci Madame le Maire pour l’attention que vous portez à vos administrés, surtout envers ceux qui affrontent des épreuves majeures.

Recevez l’expression de mes sentiments très respectueux.

Annie Keszey.

  1. 26/09/2018. Annie Keszey, carrière de principal et de professeur de collège public, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800, Puteaux à Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine.

Monsieur le Préfet,

Veuillez trouver ci-dessous la copie de la lettre urgente que j’ai adressée hier au Maire de Puteaux.

Marie Vieira, prioritaire DALO pour être relogée d’urgence et toujours en attente est dans une situation personnelle tragique et dangereuse.

Vous êtes impliqué.

Respectueusement. Annie Keszey.

 

  1. Madame le Maire, Mme Ceccaldi-Raynaud, présidente de l’OPH de Puteaux.

Copie à la Direction de l’OPH.

Copie au Préfet des Hauts-de-Seine, en LRAR.

               Madame la Présidente,

Ce jour, à 15 h 30, je sors de l’OPH de Puteaux. J’y venais, « dans l’obligation de porter assistance à personne en danger », pour tenter de trouver une solution d’extrême urgence pour « sauver » Marie Vieira. J’ai rencontré l’indifférence, l’inhumanité, le conditionnement professionnel étriqué et simpliste de deux intervenantes. Démunies et sans intérêt   pour ma demande, parce qu’elles n’avaient aucun pouvoir, l’une m’a fait remarquer négativement que je venais toujours présenter de « nouveaux » demandeurs d’un logement social. J’ai rectifié : je tente de soutenir exclusivement les « prioritaires DALO », oubliés illégalement pendant des mois ou des années... (Je termine d’ailleurs le dossier de Moussa Z, malmené depuis quatre ans !)

Donc, j’avais répondu à votre lettre concernant la situation de Marie Vieira. Mais j’ai fait une erreur involontaire : j’écrivais que « Marie » voulait refuser un logement social d’une pièce à Puteaux et que je ne partageais pas son avis, déraisonnable. 0r, absente pendant deux mois, j’ai appris ce matin que Marie avait suivi les conseils de son environnement et fini par accepter le logement. Cependant, la Commission d’attribution ne le lui a pas attribué, désignant l’autre candidat également concerné par ce même logement. Marie a trop tardé !

Hier, sans prévenir « Marie » qui était absente de son domicile, les « acteurs » officiels sont venus pour concrétiser son expulsion. Marie, en rentrant plus tard a retrouvé cette équipe. Désespérée, elle a prévenu de son intention de se suicider selon le procédé auquel elle pense depuis longtemps, entrer dans sa baignoire pleine d’eau avec son sèche-cheveux branché ! Son intention (ou sa tentative peut-être) a été prise au sérieux. : Marie a été conduite dans un hôpital » psychiatrique »! Elle y est ce jour. Son expulsion est repoussée de huit jours.

Après ma communication téléphonique, avec Marie, mon premier réflexe a été de me rendre très vite à l’OPH. Il y aurait peut-être un studio libre avant cette nouvelle échéance ?

NON.

Par cette lettre, je transfère à Monsieur le Préfet, responsable de l’attribution d’un logement à Marie, l’obligation d’assistance à personne en danger.

Avec regret. Annie Keszey

  1. 1/10/2018.

Annie Keszey à Madame le Maire de Puteaux.

Objet : dernier point sur la situation de Marie Vieira.

Madame le Maire,

Marie Vieira avait refusé plusieurs fois de prévenir sa fille, qui vit en Angleterre, mais qui venait à Puteaux une fois tous les deux mois environ, afin de ne pas la déranger. Sans l’autorisation de Marie, le jour de son hospitalisation, un ami a alerté sa fille qui est venue en urgence. Elle a été très efficace : elle a fait sortir Marie de l’hôpital, a expédié tous les meubles dans un garde-meubles et, depuis vendredi, elles sont hébergées toutes deux chez des amis. Sa fille a aussi consulté des banques et des agences immobilières pour savoir si, avec son mari, ils pouvaient acheter un petit appartement pour Marie. Le résultat reste en attente.

Lors de notre dernier entretien, Marie m’avait dit avoir reçu un 3ème appartement social, qu’elle a refusé, parce qu’il était très loin de Puteaux, à la frontière entre le 92 et le 93. Son acceptation très tardive du logement social de Puteaux aurait été annoncée au bailleur par une employée de l’OPH, par téléphone. Ce n’était pas, de la part de Marie, la meilleure manière d’informer.

J’ai regretté de constater que, même si l’on peut tous rêver, Marie a des exigences au-delà de ses possibilités financières  et au-delà des droits définis par les lois: c’est déraisonnable.

Ces deux refus, cette troisième pratique inadaptée de Marie, m’interpellent désormais...

Bon courage Madame le Maire.

Annie Keszey

  1. 7/10/2018.

L’INFOX, contre le Maire de Puteaux, d’un journaliste putéolien, conseiller municipal de l’opposition, membre du bureau de l’Association privée ANTICOR !

L’INFOX, (information + intoxication) mot français pour « fake news », (paraît-il), est une information mensongère ou délibérément biaisée visant à désinformer le public et servant, par exemple, à défavoriser un parti politique, à entacher la réputation d’une personnalité ou d’une entreprise, ou à contrer une vérité scientifique établie.

Sur son site personnel Facebook, site public même si les visiteurs sont peut-être soumis à un tri, Christophe Grébert, le 25 septembre, à 16 : 05 a publié l’INFOX, information fallacieuse et biaisée suivante, dans le but principal d’entacher comme toujours la réputation du Maire de Puteaux:

« Une habitante de Puteaux, âgée de 71 ans, expulsée à la demande du propriétaire de son logement. Elle est en attente d’une HLM depuis 14 ans ! Aucune solution trouvée par la municipalité. Le maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud refuse même de lui accorder un RDV.

La honte du jour à #Puteaux». (Copie du tweet conservée).

Preuve de l’INFOX.

Remarque : pour prouver il faut connaître le sujet et tenter de faire prévaloir la raison contre une émotivité mauvaise conseillère.

Ce tweet, compassionnel en surface, mais pour « affaiblir la réputation du maire », en profondeur, occulte les données indispensables.

Oui, cette habitante de 71 ans, que l’on désignera par le prénom d’emprunt « Louise » a demandé une HLM pendant 14 ans. Elle n’est pas la seule dans ce cas. Les gouvernements successifs sont responsables de l’insuffisance de logements sociaux, particulièrement en Île-de-France. Elle n’était pas prioritaire puisqu’elle était logée dans un «deux pièces » privé, décent, soigné, confortable, au loyer très raisonnable de 550 €/mois.

Oui, Louise a été informée par son propriétaire qu’elle devait quitter ce logement qu’il souhaitait légitimement récupérer en fin de bail. L’inquiétude de Louise n’a alors cessé de croître puisqu’elle n’a pu trouver aucun autre logement privé, semblable et financièrement accessible, à Puteaux.

Menacée sérieusement et légalement d’expulsion, puisqu’elle ne partait pas, Louise et moi avons, ensemble, assisté au jugement du tribunal de Nanterre afin d’obtenir un délai. Louise a obtenu satisfaction et le délai accordé s’est heureusement prolongé par la trêve hivernale jusqu’au 31/03/2018.

Louise, cependant, depuis la nouvelle de l’obligation de quitter son logement privé avait constitué un dossier « DALO » et la Commission de médiation, placée sous l’autorité du préfet et non pas du maire, l’a déclarée prioritaire et devant être relogée en urgence. Dans le 92 on sait que de nombreuses décisions de la commission DALO ne sont pas appliquées plaçant ainsi l’Etat hors -sa- loi. L’attente prévue pour les prioritaires est au maximum de six mois mais des familles de Puteaux et autres communes du 92 attendent depuis cinq ans !

A partir de ce moment c’était donc le préfet du 92 qui avait l’obligation d’attribuer un logement social à Louise sur le contingent des logements réservés dans les communes et non pas le Maire de Puteaux.

Depuis 2017, Louise a rencontré et reçu l’appui de plusieurs personnalités qui ont accepté de soutenir sa cause, par exemple : M le Président des Anciens combattants, M Franchi conseiller municipal et fils du maire, une professionnelle de la Maison du droit de Puteaux. Elle a été reçue en entretien par Mme Madrid à l’OPH. Pour Louise, le ministre du Logement a été joint par courrier : il a répondu en précisant qu’il était intervenu auprès du préfet des Hauts-de- Seine. Madame le Maire de Puteaux a reçu plusieurs courriers de Louise auxquels elle a répondu. Le 5/07/2018, par exemple, elle a écrit à Louise pour lui exprimer sa satisfaction de l’intervention du ministre Monsieur Jacques Mézard auprès du préfet afin qu’un logement lui soit attribué. Le Maire confirme aussi, de sa part, le meilleur suivi du dossier.

Mais surtout, l’information essentielle que néglige l’infox est que Louise, à partir de sa position de prioritaire DALO, a reçu trois propositions de logement social. Nous avons visité ensemble le premier logement, exactement rue de Garches, à Vaucresson, dans un immeuble soigné. Le studio parfaitement « décent » comme, l’impose la loi, spacieux, était desservi par un ascenseur. Un arrêt de bus était très proche de l’immeuble. Louise a refusé le logement. Elle ne voulait pas habiter loin de Puteaux, sa ville depuis près de trente ans. Soit. Dans son dossier DALO, Louise avait cependant demandé plusieurs communes.

Un second logement social a été proposé à Louise. Cette fois à PUTEAUX ! Proposition parfaitement conforme à sa situation de femme seule et à la législation des HLM. C’était un autre studio. J’ai imaginé le bonheur de Louise ! Malheureusement, contre toute attente, Louise m’a exposé les raisons qui motivaient son refus. Elle voulait un « deux pièces », ce qu’elle avait inscrit d’ailleurs dans son dossier. J’ai argumenté contre cette décision déraisonnable fondée sur des exigences discutables. Par exemple Louise voulait deux pièces parce qu’elle ne supportait pas de mettre son lit et une table dans une même pièce !!! Elle souhaitait aussi pouvoir recevoir sa fille qui revenait périodiquement de l’étranger où elle résidait. Très tard, trop tard, Louise a changé d’avis, début juillet, et a fait prévenir le bailleur de son acceptation du logement par une employée de l’OPH, par téléphone ! Le studio avait été attribué à un autre prioritaire DALO, plus déterminé et plus rapide.

Alors, et c’est rare, en urgence en effet, un troisième logement social a été attribué à Louise, dans une autre commune du 92. Elle a refusé cette nouvelle attribution. Cette commune cependant n’appartenait pas aux vœux de son dossier.

L’expulsion n’a eu lieu « que » le 24/09/2018 et donc avec un rare délai supplémentaire de six mois, d’origine indéterminée. Interrompue ce 24/09, l’expulsion a été repoussée au 28/09/2018, en raison de l’état de santé préoccupant de Louise qui a été hospitalisée par les pompiers ce même jour. Ce jour- là aussi, sa fille, prévenue par un ami contre l’avis de Louise, était présente auprès de sa mère, avec affection et efficacité. Les meubles de Louise ont été placés, en urgence, avant l’expulsion définitive du 28/09, dans un garde-meubles.

Louise a-t-elle eu raison de préférer ses rêves au réalisme qu’imposait sa situation dangereuse et déprimante ? Je pense que non parce qu’elle était dans l’incertitude du futur proche.

Le 25/09/2018, pourtant, j’ai écrit une nouvelle demande au préfet et suis retournée à l’OPH de Puteaux pour Louise : un logement de deux-pièces était peut-être disponible ce jour-là ? Une employée de l’OPH m’a opposé sa technicité froide. Il n’y avait aucun logement disponible et puis, il aurait fallu attendre la réunion de la Commission d’attribution dont la date était inconnue. Le 27/09/2018, Louise, sortie de l’hôpital par sa fille, est venue aussi à l’OPH de Puteaux, elle a reçu une réponse semblable.

Louise est maintenant hébergée chez des amis. Elle est très soutenue, concrètement, par plusieurs personnes compétentes souhaitant la fin de son cauchemar dont une professionnelle de la Maison du droit. Le Maire de Puteaux, en particulier, vient d’être joint à nouveau, par courrier. Je viens de recommander à Louise, si elle le souhaite, de joindre le préfet afin de préciser, à partir de deux arguments légaux, qu’elle reste bien prioritaire DALO. Louise est retournée à l’OPH pour préciser sa situation : elle a été écoutée avec « humanité ».

Conseiller municipal d’opposition, formaté au harcèlement durable du Maire de Puteaux dont il veut la place, Christophe Grébert a utilisé un fait tragique dans son seul intérêt personnel, politique. Il consacre deux minutes à l’écriture, sur son fauteuil, d’une information fallacieuse qui sera son seul soutien à cette habitante en grande difficulté. Or, ce jour-là, comme tous les citoyens au courant de la situation dangereuse de Louise, l’auteur de l’infox était concerné par l’application du second paragraphe, ignoré, de l’article 223-6 du code pénal modifié par deux ordonnances.

Quant à la conclusion du texte « La honte du jour #Puteaux » elle n’appartient pas aux critiques saines, exactes, pertinentes, opérationnelles et non émotionnelles, seules adaptées aux buts concrets que l’on souhaite atteindre. Il nous faut relire « Le verbe contre la barbarie » du linguiste Alain Bentolila.

L’infox d’actualité ne se justifie pas par l’histoire vraie, tragique de Louise, mais s’explique par l’historique relationnel conflictuel et endémique entre Christophe Grébert et le maire de Puteaux depuis une quinzaine d’années.

Annie Keszey. LaREM- Génération. Puteaux.

 

  1. 9/10/2018. Mme le Maire répond à ma lettre du 1/10/2018. Elle regrette que Mme Vieira psychologiquement fragile ne prenne pas plus conscience, devant l’urgence de sa situation, de la nécessité d’accepter la dernière offre du 12/09/2018.

 

  1. 11/10/2018. Je tente de convaincre Marie de venir visiter avec moi le 3ème logement HLM proposé, mais c’est un échec. 

 

  1. 8/11/2018.

Annie Keszey, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 à Puteaux, keszey.annie@neuf.fr, à la Direction du journal « Le Parisien » des Hauts-de-Seine.

Veuillez trouver ci-joint mon témoignage sur « Marie » que j’appelle « Louise » afin de protéger son identité et qui fait l’objet d’un article de votre journal sous le titre « Marie, 71 ans, campe à la Mairie de Puteaux pour décrocher un logement ».

L’article de Florence Hubin, « émotionnel »,   gagnerait à être aussi « rationnel ». Lecteurs, nous devrions pouvoir compter sur l’objectivité des journalistes.

Marie, dans son dossier de demande pour être « prioritaire DALO », dossier accepté, avait demandé plusieurs communes pour être relogée et pas seulement Puteaux.

Marie n’a pas reçu deux propositions de logement social, mais trois : ce qui est rare.

Marie ne voulait pas accepter l’offre du logement à Puteaux pour des raisons « non impérieuses », et surtout incompatibles avec sa situation d’extrême urgence. Elle a fini par changer d’avis mais trop tard.

Le relogement de Marie, « prioritaire DALO », n’incombe pas au Maire de Puteaux mais au Préfet.

Il faut cependant que l’Etat, hors-la-loi, cesse d’exercer sa violence illégitime contre les « prioritaires DALO »!

Annie Keszey. www.notreputeaux.com

  1. 8/11/2018. Marie et moi avons communiqué par téléphone 20 minutes ce matin et j’ai passé 2 h 30 avec elle devant la porte de la mairie. En bref :

Marie dormira chez une amie, en HLM, demain soir, au lieu de dormir dans sa voiture.

Elle a quitté de son plein gré ses amis hébergeurs qui n’ont nullement sollicité son départ.

Elle a refusé mes invitations pour que nous dînions ensemble, ce soir, et que je la conduise ensuite dans un hôtel, à mes frais et avec plaisir.

Elle ne veut pas prévenir sa fille. Je lui donne tort.

Nous irons demain, ensemble, à 9 heures, à la synagogue de Puteaux. Marie m’a dit que le Président aurait trouvé, en 3 mois, un logement HLM pour le fils d’une de ses amies. Quel prestidigitateur!

Les personnels de la Mairie présents près de Marie et les policiers municipaux sont remarquables, ce jour, dans l’exercice de leurs diverses fonctions. Les policiers municipaux la raccompagnent jusqu’à sa voiture ou son hébergement, chaque soir.

Deux journalistes, de France- soir je crois, étaient présents pour faire un reportage. Marie leur a donné sa version, compréhensible du fait de son désespoir, mais divergente de la stricte réalité. Ils m’ont demandé ma version, je ne sais pas quel sera le résultat. Ils m’ont demandé en préambule si j’étais pour ou contre Mme Ceccaldi-Raynaud !!! Donc, il y aurait deux vérités possibles d’un même fait ? Pauvres de nous !

A suivre. Annie Keszey

  1. 9/11/2018. Marie. Rapport adressé à mes amis.

Hier soir, Marie n’a pas dormi dans sa voiture. Elle a été hébergée « fraternellement » par une voisine de son ancien immeuble qui accepte de l’héberger jusqu’à la fin du mois. Ce matin, à 9 h, nous étions devant la synagogue toutes portes fermées. Un « Monsieur » est sorti cependant de la porte de l’ACCIP ( ?) et nous a volontiers donné le nom et le téléphone portable du responsable de la synagogue. J’ai appelé et précisé le souhait de Marie de le rencontrer afin d’obtenir un HLM. Mon interlocuteur m’a demandé si Marie était juive : j’ai eu un petit moment d’incertitude et je n’ai pas répondu. Aucune importance : nous devrons le rappeler lundi, à 13 h : il nous recevra. Il m’a cependant précisé sa totale incapacité à reloger quiconque. Avec Marie, nous avons ensuite pris un café ensemble et Marie m’a raconté des événements marquants de sa vie. Je lui ai conseillé d’aller à l’OPH pour savoir si elle était toujours prioritaire DALO malgré ses 2 ½ refus  de logements. OUI ! Un miracle peut-être. Donc nous irons mardi à la Préfecture, parce que c’est le Préfet qui doit la reloger. J’imagine que nous devrons occuper le guichet de l’accueil comme je l’avais fait il y a deux ans, avec succès, pour la famille Abdel K afin d’être exceptionnellement reçue par le bureau de Médiation du DALO. On verra ! Je vais tenter de trouver aussi le numéro de téléphone de la fille de Marie afin de la prévenir de la situation de sa mère. Je prends cette responsabilité contre l’avis de Marie. Pendant ce week-end Marie a l’intention de participer à des commémorations de la guerre 14/18 à Puteaux. Je l’ai encouragée. Cet après-midi à 15 h 30, elle n’était ni devant la Mairie, ni à la médiathèque. Tant mieux.

N’hésitez pas à me conseiller si vous l’estimez utile. Bon week-end. Annie

  1. 11/11/2018. BONSOIR.

J’ai rencontré « Marie qui campait… », pour la dernière fois, hier de 14 h à 15 h. Elle sera aidée par d’autres Putéoliens. J’inscris sur Twitter #Puteaux que nous avions prévu d’aller avec Marie, le lundi 12/11 à la synagogue et le mardi 13/11 à la Préfecture.

Je porte plainte en diffamation publique contre les sites Twitter de TRAORE, CATPOM et Ndiaye amadou, qui m’ont accusée « de sabrer Marie », alors qu’ils ne connaissaient strictement rien de mes démarches.

Bonne soirée. Annie.

 

  1. 18/11/2018. Le journal Le Parisien a publié un nouvel article sur Marie pour repréciser certains faits (à la suite de ma rencontre avec un journaliste : j’avais souligné par un courrier antérieur les erreurs du journal dues à une source d’information non fiable).

Annie Keszey.

 

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22 février 2020

Lettre au Crif.

16/02/2020.

Annie Keszey, 44 ans d’Education nationale, au

Conseil représentatif des Institutions juives de France, espace RACHI, 39, rue Broca, 75 005 Paris.

Objet : Question sur le nom « François Coty » donné à la passerelle neuve de Puteaux.

                              Monsieur le responsable,

               C’est la première fois de ma vie que je communique avec le CRIF. Je le fais parce que j’en reconnais les compétences spécifiques. Peut-être aurez-vous été informé du débat putéolien entre le Maire de Puteaux, Madame Ceccaldi-Raynaud et sa majorité, d’une part, et ses opposants, d’autre part, heureux, aussi, de pouvoir exacerber un conflit en période électorale? Une nouvelle passerelle sur la Seine a reçu le nom de François Coty, en conseil municipal, en 2018, l’année avant son inauguration. Cet industriel avait en effet implanté une entreprise, sur l’île concernée par cette passerelle. Fin 2019, Christophe Grébert, opposant endémique au maire a dénoncé le fascisme et l’antisémitisme de François Coty et demandé à ce que la passerelle change de nom. Christophe Grébert, pour moi, n’est pas une source sûre. Je ne connaissais pas François Coty, j’ai joint sa famille et étudié sa vie pendant quelques 80 heures. J’ai publié deux textes que je joins à cette lettre. Pour moi, le fascisme « lourd » est peut-être discutable parce François Coty s’est séparé de Mussolini avant ses graves dérives politiques. Par contre, l’antisémitisme, dans l’état actuel de mes connaissances, me semble indiscutable.

               Faut-il donc changer le nom de cette passerelle?

               Vous devez être entouré de spécialistes de l’antisémitisme plus aptes que moi-même à décider objectivement et rationnellement.

               Professeur d ’Histoire dans l’Education nationale, avec des activités de recherche, j’ai appris que l’Histoire est plurielle, évolutive, parfois « affective » et qu’il est préférable de s’adresser aux sources « savantes ». Les fabulations et autres dérives sur Twitter, par exemple, invitent à la prudence.

               Recevez l’expression de ma reconnaissance respectueuse.

keszey.annie@neuf.fr

Annie Keszey.

 

              

 

 

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07 décembre 2019

Rectificatif d'un article de presse sur la situation de "Marie", en réponse à un tweet erroné.

9/12/2018. Annie Keszey, quarante- quatre ans d’Education nationale, au
Directeur de la rédaction du quotidien « Le Figaro ».
Observations sur l’article de Coline Vasquez, du 27/11/2018 à 20 : 12, mis,  à jour le 28/11/2018 à 10 : 18 : « Puteaux : Marie, 71 ans, vit dans sa voiture, en attendant un logement social ».
Madame Laurence de Charrette,
Mon mari est un fidèle lecteur du Figaro depuis très longtemps. Je lis souvent les deux avant-dernières pages de débats et d’opinions.
L’article cité précédemment, sur Marie, m’interpelle particulièrement parce que c’est une situation que je connais parfaitement. Par solidarité élémentaire j’ai aidé Marie Vieira pendant 18 mois et l’ai accompagnée dans de nombreuses démarches. Or, son camping devant la mairie a attiré les médias (Le Parisien 92, France Bleu, Le Figaro…). Les articles sont émotionnels au lieu d’être, si possible, émotionnels et rationnels : ils comportent des erreurs.
Marie Vieira, prioritaire DALO, a reçu trois propositions de logement : Vaucresson, Puteaux et Villeneuve la Garenne. Le directeur de l’OPH de Puteaux, rencontré hier, n’en connaissait que deux. Votre journaliste reprend les paroles de Marie : « j’ai écrit partout, mais je n’ai aucune réponse ». C’est faux. Plusieurs lettres ont d’ailleurs été écrites par moi-même ou par une personne de la Maison du droit de Puteaux. Marie a reçu des réponses du précédent ministre du logement, par exemple et du maire de Puteaux. Elle se présente aussi à l’OPH et elle y est accueillie. Marie, en remplissant son dossier de prioritaire DALO, a demandé plusieurs communes du 92 et pas seulement Puteaux. Coline Vasquez rapporte les paroles de Marie estimant trop court le délai de cinq jours pour renvoyer son dossier d’acceptation du logement de Puteaux. Or, Marie, malgré sa situation tragique, comptait refuser ce logement pour des raisons « non impérieuses » que votre journaliste pourra trouver, si cela l’intéresse, dans le dossier joint, strictement confidentiel désormais pour une raison spéciale. La situation des prioritaires DALO est scandaleuse : l’Etat est hors- la- loi dans le 92. Alors, quand un demandeur que je tente d’aider reçoit une proposition, je l’accompagne dès le lendemain ou le surlendemain à l’OPH, avec le dossier constitué en urgence ce qui est parfaitement faisable, afin d’accepter le logement. Son désistement pourrait intervenir ultérieurement si c’était nécessaire. Un même logement est attribué à deux prioritaires, en concurrence. Le nombre de jours pour renvoyer un dossier étant variable dans les médias, j’attends du bailleur des précisions sur ces délais supérieurs à cinq jours.
J’ai cessé de soutenir concrètement Marie quand l’opposant viscéral au Maire de Puteaux, Christophe Grébert, a récupéré le cas de Marie à des fins strictement personnelles, comme souvent : il veut devenir maire de Puteaux. La pétition est de « tout repos », quelques lignes à écrire, sans se déplacer !
La situation d’extrême urgence de Marie n’était pas compatible avec son exigence de n’être relogée qu’à Puteaux. Lui accorder ce « privilège » serait injuste pour d’autres familles (Ziada, M’Barek) qui auraient aussi cette préférence mais y renoncent en sachant que leur attente de relogement urgent pourrait être encore plus longue.
La journaliste rapporte des paroles de Marie : « On ne s’attend pas à ce qu’on puisse traiter comme ça une personne de 70 ans alors que j’ai toujours payé mon loyer. » Or, Marie connaissait parfaitement ce risque qu’elle prenait d’autant plus que je l’avais accompagnée au tribunal de Nanterre afin de solliciter un délai pour l’expulsion, délai qu’elle avait obtenu.
Marie Vieira a plusieurs solutions d’hébergement dont la première préparée par sa fille lorsqu’elle est revenue du Royaume- Uni pour soutenir sa mère au moment de l’expulsion. C’est de son plein gré que Marie Vieira a quitté ses hébergeurs...

Annie Keszey

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27 novembre 2018

ERREURS DANS UN ARTICLE DE FRANCE BLEU.

27/11/2018. Annie Keszey, keszey.annie@neuf.fr, 44 ans d’Education nationale, à Monsieur Jean-Etienne Poirier, Responsable du site «France Bleu », LRAR, copie à Madame Jocelyne Jean, Rédactrice en chef.

Objet : https://www.francebleu.fr/infos/société/ vivre-dans-sa-voiture-le-quotidien-d-une-habitante-de-puteaux-1543257895

               Monsieur le Responsable,

Pendant 18 mois, par solidarité élémentaire, j’ai aidé  « l’habitante de Puteaux » Marie Vieira  et l’ai accompagnée dans de nombreuses démarches. Je connais son histoire.   

L’article cité en objet, de Florian Cazzola, trahit les obligations de la charte professionnelle des journalistes : « le journaliste publie une information de qualité qui ne peut se confondre avec la communication...Le sérieux de l’enquête et la vérification des sources sont primordiaux… Le journaliste fait en sorte de rectifier rapidement toute information qui se révèlerait inexacte…

Florian Cazzola ne connaît pas la différence entre les demandeurs ordinaires de HLM et ceux d’entre eux qui ont été déclarés prioritaires DALO. Marie Vieira est prioritaire DALO. Ce n’est pas le Maire de Puteaux qui ne fait rien pour elle puisque c’est le Préfet des Hauts-de-Seine qui doit lui attribuer un logement. Le nombre de logements et l’ordre des attributions de l’article sont faux. Marie Vieira, sur son dossier DALO, avait demandé plusieurs communes et ce fut une erreur dans la mesure où elle n’en souhaitait qu’une. Trois logements ont été proposés à Marie, dans l’ordre : Vaucresson, un second logement à Puteaux, un troisième à Villeneuve- la- Garenne. Elle a refusé Vaucresson, mais a eu au-delà de 48 h pour se décider puisqu’elle et moi avons eu le temps de le visiter ! Pour Villeneuve-la-Garenne, elle a bénéficié de beaucoup plus de 48 h. Florian Cazzola ignore aussi la rapidité avec laquelle il faut agir dès que l’on reçoit une proposition de logement DALO parce qu’un même logement est attribué à deux « prioritaires »   différents, en attente et en concurrence. J’ai aidé et aide plusieurs prioritaires DALO dans leurs galères et l’extrême rapidité de leur acceptation est impérative : dès le lendemain de la réception du courrier (un désistement est toujours possible après). Marie, après la réception de l’attribution d’un logement social à Puteaux, a décidé de le refuser : j’ai discuté avec elle pour lui signifier que son refus ne reposait pas sur des motifs impérieux reconnus par les bailleurs : seule, elle voulait deux pièces pour recevoir parfois sa fille résidant à l’étranger et ne voulait pas mettre son lit et sa table dans la même pièce. J’ai tenté de la faire changer d’avis, mais en vain.  Je me suis absentée deux mois et j’ai appris, à mon retour, qu’elle avait enfin accepté ce logement de Puteaux, mais avec retard, et il avait été attribué à un autre prioritaire.   Justifiez l’obligation de composer un dossier dans les 48 heures !

Malgré ces refus et cette hésitation dont elle est seule responsable, Marie est toujours reconnue « prioritaire » DALO !

Marie n’est plus tous les soirs devant la porte de la mairie et si elle dort dans sa voiture (ce que Florian Cazzola a dû vérifier !!!), c’est parce qu’elle dit refuser les propositions d’hébergements. Quand Marie a été expulsée, sa fille est revenue de l’étranger pour l’aider avec affection et efficacité. Elle est repartie après avoir constaté l’hébergement de Marie, sa mère, chez des amis bienveillants.  Marie a quitté cet hébergement, de son plein gré, et sans prévenir sa fille, pour venir s’installer devant la mairie. Qui le lui a conseillé ?

Une personne âgée, « dans un bel  appartement du 16ème », que Marie aide depuis de nombreuses années lui a aussi proposé de l’héberger. Marie ne le souhaite pas pour des raisons à respecter.

Cet article doit être rectifié. La source (ou les sources) d’information de Florian Cazzola  ne sont pas rationnelles et paraissent plutôt rejoindre un mouvement émotionnel, d’ailleurs de tout repos. Il est possible aussi, puisque nous sommes à Puteaux, que le malheur de Marie soit exploité, à leurs profits strictement personnels, par certains politiciens traditionnels qui veulent la place du maire actuel.

Je peux mettre à votre disposition l’histoire de Marie que je viens d’écrire, mais à titre strictement confidentiel, afin que vous puissiez mesurer l’égarement, certainement involontaire,  de votre journaliste.

Ne me demandez pas (comme d’autres journalistes) si je suis Pour ou Contre le Maire. Je suis pour la Vérité.

La vérité, c’est aussi l’intérêt de Marie, aucun responsable n’étant dupe.

Annie Keszey.

www.atelier-idees.org

 

 

 

22 novembre 2018

MARIE QUI CAMPAIT DEVANT LA MAIRIE DE PUTEAUX...

21/11/2018.

Mon nom, KESZEY, est aussi celui de mon mari et nul ne saurait le salir, sauf preuves publiques de faits illégaux dont j’aurais été involontairement responsable.

Dossier 1 « Marie Vieira qui campait à la mairie de Puteaux pour être relogée. » Dépôt de plaintes d’Annie Keszey, pour outrages publics et diffamation publique, sur Twitter #Puteaux, contre Adama TRAORE, Catherine POMMERE et Amadou Ndiaye*(*écriture sur Twitter.) 

Deux autres dossiers composent ces dépôts de plaintes.

Les photocopies de tous mes tweets depuis septembre 2018 et des tweets adverses seront jointes au dossier.

Sur #Puteaux, j’ai écrit le tweet suivant : « LaREM- Génération. Marie, prioritaire « DALO », qui campe devant la mairie de Puteaux, a refusé deux logements sociaux et a trop tardé pour accepter celui de Puteaux donné à un autre propriétaire »  Cette information reprenait, avec exactitude, l’obstacle majeur empêchant, depuis plusieurs mois, d’aboutir au relogement de Marie. Le tweet  avait pour but d’informer la presse, après l’article incomplet, sur Marie, dans le journal Le Parisien et, en particulier, les deux journalistes que je venais de rencontrer auprès de Marie. Le Parisien a publié ultérieurement un autre article rectificatif sur Marie. Marie, très dépressive, déformait la réalité de son dossier afin de n’engager que la responsabilité du Maire, Madame Ceccaldi-Raynaud (Je pense, depuis, à partir du témoignage de Marie, à vérifier, qu’elle aurait pu joindre « une opposition viscérale » au maire de Puteaux parce que, dit-elle, quelqu’un de secret le lui aurait conseillé). De plus, à ce moment, il fallait être sûr que « le camping » de Marie devant la mairie se faisait à l’endroit approprié. Cet endroit eut été approprié si Marie avait perdu sa priorité DALO, après ses refus, mais inapproprié si elle restait prioritaire DALO. Marie s’est renseignée auprès de l’OPH, à ma demande, le vendredi  9/11/2018. Le préfet n’avait pas annulé sa priorité « DALO ». Un miracle ? Il fallait donc qu’elle aille camper à la Préfecture plutôt qu’à la Mairie. J’ai proposé de l’y accompagner le mardi 13/11/2018. Il est important de savoir, en effet, que les maires de Puteaux, de Neuilly-sur-Seine et peut être de Courbevoie ne gèrent  pas  les attributions de logements aux prioritaires DALO.

J’aidais Marie, régulièrement, dans ses nombreuses démarches,  depuis 18 mois, et je pensais continuer. J’ai interrompu ce « travail » après avoir pris connaissance de tweets de deux personnes (que je n’ai jamais rencontrées), Catherine POMMERE et Amadou Ndiaye et  d’Adama TRAORE (rencontré une fois, lors d’une réunion de 2 h, avec témoins). Dénaturant un tweet public de  trois lignes sur un total de quelques quatre cents lignes (11 pages) de textes relatant des actions concrètes de soutien, non publiés à cet instant, ils s’attribuent une commisération offusquée et rugissent d’indignation contre moi. Or, leurs tweets fallacieux, fondés sur l’ignorance absolue de l’histoire de Marie et sur leur absence totale d’actes d’aides concrets envers elle, ne peuvent se comprendre que par leur préoccupation éternelle qui est de « casser » le maire de Puteaux, pour servir leurs seuls intérêts personnels, servir aussi les intérêts politiques de certains de leurs amis qui aimeraient « gagner » la mairie de Puteaux. Un soutien, de tout repos, à une « démunie » pourrait peut- être servir d’éventuelles carrières ?

Quels tweets ? « C’est gentil de claironner prouver) votre connaissance du dossier- ça va bien l’aider...c’est au nom de la vérité que vous la saquez ? » (Preuve ?)

Ndiaye amadou approuve le tweet précédent. D’après  Marie il lui aurait téléphoné, sans venir la voir et aurait décidé de récolter des signatures.

« Agissez discrètement alors- Parce que quand la personne aidée ne correspond pas à votre « éthique »,

(faux  en écriture, Catherine POMMERE ne connait strictement rien à mon éthique) la balancer sans vergogne ne va résoudre son problème...grave. (Preuve ?)

« Bonjour @catpom27, J’admire votre courage...Très bon week-end (. ?) Amitié  Adama TRAORE approuve Catherine POMMERE et continue :

« C’est encore plus honteux une telle explication (. ?)

Elle a 70a... (ans) : aucune explication ne tient la route ». Adama TRAORE, actif au sein du Comité secondaire de LaREM écrit  sans rien savoir. Ce n’est pas la première fois qu’il trahit la charte des valeurs du parti : respect d’autrui, vérité, fraternité concrète, transversalité politique droite/gauche*. Il veut me nuire parce que je suis à LaREM mais avec un refus éthique* d’appartenir au Comité de Puteaux. Ce refus ne concerne en rien les adhérents intègres et civiques de ce même comité.

« Par ailleurs, je remarque que vos abonnés, et vos « re-tweeters » sont essentiellement des #LR ou #UDI, adversaires virulents d’@enmarche et d’@Emmanuel Macron. Vous êtes-vous donné pour mission de les convertir ? » Catherine POMMERE devrait s’informer au-delà de l’espace restreint de Twitter. Mes relations politiques et/ou amicales sont transversales, extrêmes exclus. Le  seul justificatif de ce tweet est de me nuire, encore, par un mensonge et de délégitimer mon appartenance à LaREM. Ce ne sera pas aussi simple.

« C’est sûrement la chargée de communication de la mairie ». Le dossier  suivant sur Marie Vieira  prouve l’ineptie de cette information malfaisante d’Adama TRAORE. D’autres dossiers personnels annulent cette affirmation fondée sur du vide. La pièce 5 du 11/04/2018, dans les pages suivantes, suffit à contredire cette affirmation malhonnête ! Je communique librement avec la mairie, rationnellement, sans injure ni outrage et en langue correcte, jamais dans mon intérêt personnel, toujours pour soutenir autrui. La communication de la mairie est, d ‘autre part, une activité obligatoire envers les citoyens mais je n’y participe absolument pas : il m’arrive de la critiquer, démocratiquement, positivement ou négativement : il ne me viendrait jamais à l’idée de la blâmer en bloc, par détestation, comme le fait Adama TRAORE, peu apte lui-même à des communications fiables et qui devra prouver ses affirmations, en justice.

Un conditionnement du professeur d’histoire que je suis m’engage à conserver et classer tous les documents  concernant les personnes que j’aide depuis 10 ans, dont Marie. Ce ne sera donc pas inutile.

17 documents suivent. Sur mon blog, public, les documents existants ne seront pas apparents, réservés à mon avocat et au comité d’éthique de LaREM. Tous les documents apparaîtront  sur les envois par courriels, confidentiels* (Marie a livré sa vie, cependant, publiquement*).

Les documents personnels de Marie ne sont évidemment pas inclus.

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 octobre 2018

Le premier budget participatif de Puteaux.

11/10/2018.

Insertion du « budget participatif » de Puteaux dans une histoire européenne des budgets participatifs.

Yves Sintomer, professeur de sociologie politique, directeur-adjoint du Centre Marc-Bloch de Berlin,  Carsten Herzberg, doctorant aux universités de Paris VIII, de Postdam et au Centre Marc-Bloch  et Anja Röcke, doctorante à l’Institut universitaire européen de Florence, à l’université Humboldt et au Centre Marc-Bloch ont rédigé et publié ensemble le livre de 350 pages « Les budgets participatifs en Europe. Des services publics au service du public » aux Editions La Découverte, 2008.

Extraits discontinus.

C’est une première synthèse  de la recherche comparative menée à partir d’une grosse cinquantaine de budgets participatifs existant en 2005 dans une dizaine de pays d’Europe...Le budget participatif touche à l’argent, le nerf de la guerre… Des villes françaises concernées par cette recherche sont, par exemple : Paris XXème, Saint-Denis, Aubagne, La Courneuve, Arcueil, Limeil- Brévannes, Poitiers, Bobigny (OPHLM), Pont- de- Claix ...L’écrasante majorité de ces budgets participatifs se situe dans des villes à gauche de l’échiquier politique mais cette situation évolue avec le temps : la « voie allemande », en particulier est politiquement originale…La taille moyenne des communes concernées diffère d’un Etat à l’autre. Les points communs entre ces villes sont rares.  Le public qui participe aux dispositifs est  dans la grande majorité des cas étudiés composé de personnes appartenant aux classes moyennes et aux fractions supérieures des couches populaires…Dans l’écrasante majorité des cas, il s’agit d’un processus venu d’en haut qui ne rencontre qu’un faible élan citoyen…

 En 1999, les expériences européennes de budgets participatifs se comptaient sur les doigts de la main, elles décollaient en 2001 (Hilden  par exemple), en 2002 elles dépassaient les deux dizaines (dont Bobigny) et le mouvement a continué…

Pour que les services publics puissent s’affirmer face aux logiques marchandes, ils doivent se mettre véritablement au service du public. C’est pourquoi le couplage de la modernisation et de la participation représente un enjeu crucial…

C’est, entre 1988 et 1992, à Porto Alegre, au Brésil, ville où le Parti des travailleurs (PT), dont Lula est issu, est fortement implanté, que nait le premier budget participatif…Les effets de cette démarche qui associe de simples citoyens  à la prise de décision ont été importants: constitution d’un espace public plébéien, émergence d’un contre-pouvoir coopératif venu de la société civile, réduction notable du clientélisme, mise en place d’un quatrième pouvoir institutionnalisé appuyé sur un dispositif participatif… Ses règles de fonctionnement précises, testées et améliorées au cours du temps, représentent un véritable « kit professionnel » qui peut être importé, adapté et modifié dans d’autres contextes...Dans les cas suivants latino-américains la participation s’inscrit dans le contexte plus large d’une dynamique d’émancipation des classes subalternes...Ces budgets participatifs, sans nul doute, ont contribué globalement à une démocratisation de la démocratie…Les auteurs classent les procédures diversifiées des budgets participatifs en six-idéaux types procéduriers à partir de l’analyse des origines, de l’organisation des réunions, du processus de la délibération, de la société civile concernée, des lieux influencés…Ils déduisent qu’un fort contraste marque les dispositifs qui accordent, au moins sur le papier, un véritable pouvoir à la société civile (capacité décisionnelle, autonomie procédurale, et influence sur la définition des règles du jeu, définition claire de ces règles) et ceux qui prennent soin de respecter la division du travail entre les élus, seuls détenteurs de la volonté générale et donc de la décision, et les citoyens qu’il faut écouter mais qui ne sauraient avoir une vue  d’ensemble, ou, en tout cas, prendre des décisions. D’autres paramètres sont eux aussi variables : seuls certains dispositifs incluent à l’exemple de Porto Alegre  une dimension sociale à travers des critères de justice distributive ou d’action affirmative…De nouveaux modèles sont perceptibles...Dans l’ensemble des budgets participatifs quatre rôles peuvent être assignés aux citoyens impliqués : consommateurs, codécideurs, coréalisateurs, contrôleurs ou évaluateurs...Beaucoup  de budgets participatifs relèvent plus de la politique d’image que de l’innovation réelle…

Contrairement aux latino-américains, les budgets participatifs européens n’ont jusqu’à présent constitué qu’à la marge un instrument de justice sociale ou de justice entre les genres et ils n’ont pas été liés à un mouvement d’affirmation des couches subalternes. C’est l’une de leurs principales limites, et cet enjeu constitue un défi central qu’ils devront affronter un jour ou l’autre…

Les budgets participatifs ont des faiblesses, par exemple, l’absence de garanties procédurales quant à la société civile favorise le risque de clientélisme et de populisme. Ils ont aussi des forces : en s’appuyant sur les citoyens- usagers, la modernisation administrative peut trouver la base sociale d’appui qui lui fait souvent défaut pour bousculer les pesanteurs des fonctionnements traditionnels et pour contrebalancer la puissance croissante des services marchands.

Gestion et démocratie de proximité, démocratie technique et intégration du savoir d’usage, gouvernance participative et en réseau, impératif délibératif et tournant communicationnel de la démocratie représentative : ces quatre logiques se retrouvent peu ou prou dans toutes les expériences actuelles.

Le premier budget participatif de Puteaux, initié par le Maire LR, s’est déroulé sur une période  précise du 15/06/2018  au 1/10/2018 (date de la fermeture du vote), mais il avait été abordé dès le 3/05/2018 et jusqu’au 13/5/2018 dans les réunions de quartiers. C’est un nouveau contrat démocratique : « Vous décidez, nous réalisons ». Les étapes du déroulement ont été publiées, en particulier, dans «  Puteaux Infos » de mai, sur le site de la mairie (le règlement y était téléchargeable) et par des publications spécifiques dont celle sur le vote. Les motivations étaient de faire appel à l’expertise des habitants aptes à faire des propositions innovantes, sur les crédits d’investissement et dans l’intérêt général. Tous les budgets participatifs existant ont pour but de faire participer les citoyens à la décision politique, en réponse aussi à la défiance citoyenne actuelle envers les institutions politiques. Les consignes du budget participatif étaient claires, écrites, schématisées et illustrées, compréhensibles donc. L’initiative est venue du « haut », c’est-à-dire du maire et peut-être des conseillers municipaux de la majorité. Les acteurs- décideurs prévus étaient tous les Putéoliens  majeurs, pour un seul vote et pour un seul projet sur les vingt proposés. Les conseillers municipaux n’avaient pas le droit de voter. Cette structure horizontale remplace  peu à peu l’ancienne structure pyramidale des budgets participatifs.  Le pouvoir décisionnel quant au choix des projets soumis aux votes a été exercé par des élus et autres professionnels réunis en commissions. Les citoyens n’ont exercé leur pouvoir décisionnel que lors de leur choix final, par vote.  Le montant de ce premier budget participatif, de 150 000 € correspondait environ à 1/ 1 200 ème des recettes  d’investissement 2018 de 180, 9 M€. Le montant par habitant est parmi les plus faibles des 80 budgets participatifs communaux d’aujourd’hui auxquels s’ajouteront  les initiatives de deux départements, deux régions et deux universités. C’est en Île-de-France qu’il y a actuellement la plus forte concentration des budgets participatifs : 29. Le montant du budget participatif de Puteaux, par habitant,  est de 150 000 € : 45 150 (en 2015) = 3,4 €, environ. Le montant médian national baisse depuis 2014, il est de 5€/hab. Pour quatre budgets participatifs, le montant par habitant était supérieur à 20 €, en 2017, dont celui de Paris à  plus de 40 €/hab. La faiblesse des propositions correspond à  l’une des deux raisons principales : un enthousiasme très mesuré pour la démocratie participative ou une prudence légitime s’il s’agit d’une première expérience. Les thèmes des sujets proposés à Puteaux rejoignent les thèmes des autres villes concernées et empruntent au développement durable : réduction de la consommation d’électricité, végétalisation, ramassages collectifs, réduction des déchets, circulation douce…Aucun projet, à Puteaux, ne correspond à une première nécessité, le projet 20 touche  au « luxe ». Aucun projet, proposé par des citoyens, ne concerne une mesure de justice sociale. La pauvreté est ignorée. Les « démunis » de Puteaux ont-ils participé ? C’est peu probable ici, comme ailleurs, mais l’évaluation terminale le précisera. Les « démunis » ne viennent pas, il faut aller les chercher, comme le fit Porto Alegre : ce que ne sait pas faire  l’Europe.  Dans « Puteaux Infos » de septembre Mme le Maire remercie les Putéoliens qui ont été nombreux à envoyer  des projets pour la ville, ce qui témoigne de leur engagement dans la vie démocratique. Cependant ce premier budget devrait être répété chaque année et dans cette perspective, il faut l’évaluer selon l’une des méthodes existantes. En particulier, il faut rapporter la participation au nombre d’habitants  afin de connaître le taux de participation. La médiane nationale en 2018 est de 4%, à Rennes, en 2017, le taux de participation fut de 7% et à Paris de 10%. Certes, dans une ville, mais chilienne, il est de 25%.

Lors du prochain conseil municipal, les projets choisis seront annoncés puis, ensuite, réalisés. L’évaluation scientifique de cette nouvelle expérience, fondée sur un idéal progressiste, sera sans doute publiée dans un prochain « Puteaux Infos ».

Annie Keszey. LaREM-Génération   notreputeaux.com

20 mai 2018

Témoignage adressé au Comité d'éthique national de LaREM.

18/05/2018.  Annie Keszey, adhérente ordinaire de la société civile du comité « un-historique » et de « Génération-Puteaux » de LaREM, au

Comité d’éthique de LaREM nationale, avec copies à Christophe Castaner, au bureau exécutif, à des adhérents de LaREM et à des amis.

Objet : Témoignage, pour validation ou invalidation par le Comité d’éthique, sur des données de LaREM de Puteaux semblant contraires aux  statuts et aux idéaux de LaREM nationale, afin de juger la situation avec exactitude.

« D’abord nous allons continuer à tout nous dire. Y compris quand ça ne va pas. Surtout quand ça ne va pas... » Christophe Castaner à Lyon, 18/11/2017.*

Une transparence parfaite est attendue dans les relations internes au sein du mouvement et entre les adhérents.

Pour certains adhérents du « comité deux » de LaREM de Puteaux « Faire de la politique » et « Faire de la politique autrement » sont incompatibles.

Est-ce utile de témoigner ? Peut-être. Est-ce utile de ne pas témoigner ? Sûrement pas ! 

Mesdames, Messieurs, les Responsables.

Synthèse. Des hommes et des femmes, politiques traditionnels, engagés « perdants », de l’opposition permanente au maire de Puteaux, souvent  étrangers à l’impératif de « faire de la politique autrement », font aujourd’hui partie du «  comité deux » de LaREM. Doivent-ils, au sein du « comité deux », s’écarter des responsabilités internes et  éventuellement électives pour laisser la place aux engagés de la société civile, par application des statuts nationaux? 

L’acceptation de « Puteaux en Mouvement », groupe politique de Sylvie Cancelloni, n’est-elle pas une décision interrogeant ainsi sur la sincérité des valeurs proclamées par LaREM nationale que sont  la bienveillance et le respect d’autrui ainsi que d’autres valeurs, peut-être bafouées? 

  • Faire de la politique traditionnelle d’opposition, c’est, en général, parler et écrire « contre », selon ses opinions, pour servir  le plus souvent son intérêt personnel, sans se remettre en question.
  • Faire de la politique autrement, objectif fondateur du mouvement, c’est d’abord Savoir, étudier rigoureusement des faits et des situations, puis agir, quand c’est nécessaire, dans l’intérêt d’autrui, en évaluant le résultat de chaque action. C’est aussi, en tous lieux, ne pas « radicaliser l’adversaire », (conseil du groupe récent international de Jean- Pierre Raffarin) et « appliquer les technologies du dialogue », pour « servir la paix » ! 

Principaux principes des statuts et de la charte éthique de LaREM piétinés par des défaillances locales.

La République En Marche continue de construire les bases d’un mouvement politique nouveau dans le paysage politique français...

Nous croyons en l’intérêt général : la politique, telle qu’elle nous anime, doit transcender les intérêts particuliers...

Nous nous battrons pour que de nouvelles personnes osent s’engager en politique qui ne doit plus jamais être une profession réglementée...

Tous les adhérents respectent, dans leurs prises de position publiques ou au sein de leur mouvement les formes de la courtoisie,  de la bienséance républicaine...et du respect d’autrui...

Il est possible de refuser une adhésion si la personne concernée a tenu des propos  ou a eu des comportements contraires à la charte des valeurs ou si cette adhésion a manifestement  pour objectif de porter atteinte aux buts et principes du mouvement.

Les comités locaux permettent l’émergence de femmes et d’hommes politiques au service du renouvellement de la vie politique française...

Nous partageons les valeurs de Démocratie...d’égalité...de fraternité... de bienveillance, de

transparence,  d’honnêteté intellectuelle et le sens de l’intérêt général... 

Les défaillances locales. 

Je suis adhérente, non affiliée à un  autre parti, sans aucun intérêt personnel, du comité «un- historique » constitué avant les présidentielles et de « Génération-Puteaux », de LaREM, groupe né le 31/03/2018. J’ai participé à l’élection d’Emmanuel Macron pour une seule raison : il a mis fin au fossé belliqueux des haines entre la droite et la gauche, obstacle à toute fraternité. Or, certains adhérents du « comité deux » de LaREM de Puteaux, pour moi,  travestissent des idéaux de LaREM, au sens exclusif des arguments qui suivent.

(Les numéros renvoient à des situations vécues au sein du comité deux.)

Ce témoignage ne concerne en aucun cas les adhérents de la société civile du « comité deux »  de LaREM sur lesquels, au contraire, les citoyens doivent pouvoir compter. Ce sont eux qui pourraient faire de la politique autrement, sans galvauder, avec cynisme, le mot « bienveillance » (1), sans trahir « le respect d’autrui » y compris dans la critique (2). Ils s’appliqueraient à défendre avec rigueur, en respectant la liberté de conscience individuelle et la liberté d’expression, sans police de la  pensée (3), la loi de 1905 pour une laïcité sans concession cultuelle (4) : la spiritualité n’étant pas le monopole des croyants. Ils ne doubleraient pas inutilement l’organisation nationale par des productions locales de chartes éthiques et de gouvernance, doublons inutiles. Ils sauraient faire vivre, sans tricher, l’horizontalité de la démocratie directe, sans évacuer quiconque des boucles de communication (5) entre initiés afin de ne pas tomber dans  le « fan-club » dénoncé par Mariel Primois  Bizot. Ils militeraient pour « la réconciliation nationale » en particulier pour la réduction des inégalités, la réhabilitation sociale des pauvres, des classes moyennes, de la France périphérique et des banlieues, par un renouveau des solidarités et des protections de l’Etat. Ils casseraient, à leur niveau, le capitalisme «  de l’argent magique pour les 1% »,  et travailleraient pour remettre les salariés au cœur de l’Union européenne contre « la théorie de la suprématie actionnariale ». Ils militeraient pour concrétiser les valeurs exposées par Emmanuel Macron sur le monde... 

La critique démocratique de l’autre ne saurait s’exercer dans l’irrespect absolu. La preuve suit.

L’un des mots préférés de responsables actuels du « comité deux »   est « la bienveillance » détourné  publiquement de son sens.

 «... Au cours de cette soirée, il n’y a pas eu d’attaques contre d’autres responsables politiques... »* avait dit Christophe Castaner à Lyon, le 18/11/2017. 

« Emmanuel Macron, c’est cet homme qui a su nous rassembler en dépassant les vieux clivages... » 

Le renouvellement de la vie politique... !!!  A Puteaux ce serait un conte de fées (et d’elfes) ! Ainsi : depuis 2016, le comité « un- historique », a travaillé en équilibre jusqu’à l’arrivée de certains de ces anciens politiques J’étais absente en juillet et août 2017 quand des conflits verbaux violents ont fracturé le comité « un-historique ». Des jalousies de pouvoirs et des divergences d’organisations expliquent partiellement ces  brutalités verbales ...

Sandrine Engels et Joseph Veissid référents de LaREM 92 ont initié une réunion de concertation entre les deux comités. Ils n’ont pas pu résoudre cette quadrature de cercle. Deux présents sur trois du comité «  un-historique »  ont immédiatement démissionné : l’animateur de ce comité, absent ce soir-là,  Olivier Sulhin, avait démissionné le matin même. Un « comité deux » s’est constitué, celui qui agit aujourd’hui au nom de LaREM de Puteaux. De nombreux adhérents de la société civile ont renoncé. Je suis restée seule adhérente  présente du comité «  un-historique », en cette fin de réunion. Ces démissionnaires, depuis, heureusement, se sont regroupés sous le nom « Génération Puteaux de LaREM » dont le référent est Pascal Milon.  

L’avenir politique ne pouvant perpétuer le passé, seule la renonciation aux pouvoirs locaux et nationaux présents et futurs des anciens politiques d’opposition, et, leur remplacement par des volontaires de la société civile, permettrait au « comité deux » de représenter LaREM, à Puteaux. 

En ce début de mai 2018, de nombreux adhérents du « comité deux » et principalement ceux aux manettes des diverses responsabilités sont d’anciens engagés politiques traditionnels, soucieux de continuer à faire carrière en politique non plus dans des oppositions  mais, peut-être, dans de futures majorités. Leurs bilans au service de l’intérêt général, pour la plupart, auprès des citoyens de Puteaux sont, à ma connaissance, inexistants. Ils parlent, écrivent, dénoncent à l’’excès la politique du Maire mais sans agir, sans agir concrètement et fraternellement, auprès des citoyens démunis. Ils n’ont pas anticipé les leçons des  Mooks/Moocs de LaREM. 

 Issus souvent de partis ou de groupes locaux restreints, séparés, divisés, recomposés, mouvants, perdants, ils se régénèrent sous la bannière unique de LaREM, pour une nouvelle légitimité dans la perspective, sans doute, des futures élections. Ces engagés politiques traditionnels dans LaREM  ont appartenu ou appartiennent à une liste d’union RPR-UDF-DL pour une élection municipale, au MoDem, à « Puteaux Ensemble », au « Rassemblement », à « Puteaux En Mouvement »...

Depuis des années d’engagement, ils n’ont produit aucune étude approfondie sur une Vision d’une « ville intelligente », de plus réductrice des inégalités, par exemple, et, quant à l’Europe, elle semble n’être apparue lisiblement que depuis deux semaines, dans leurs préoccupations. 

Revenons aux Statuts. Un mouvement politique nouveau...de nouvelles personnes...Certes.

Mais les statuts de LaREM accordent la possibilité d’une double appartenance politique et si cette stratégie électorale a été payante, elle est, à mon avis, un obstacle majeur au renouveau des pratiques politiques d’opposition. 

Cela commence avec l’entente récente entre LaREM et « Puteaux en Mouvement » de Sylvie Cancelloni qui aurait été acceptée par Jean-François Rouzières, coordinateur des communes LaREM 92 Nord.

1 Certains affiliés de ce mouvement partagent, depuis des années, un combat constant contre le maire LR de Puteaux: Madame Ceccaldi-Raynaud. Leurs critiques permanentes, usantes, ne se concrétisent pas en progrès pour tous : ils ne font pas de la politique autrement ! Hypothétiquement, certains n’y arriveront pas. 

2 Par cette entente, le « comité deux » s’exclut aussi de l’obligation de LaREM de respecter l’autre par cette intégration de « Puteaux en Mouvement »: la langue française d’injures triviales utilisée par Sylvie Cancelloni est une offense  culturelle maximale à la langue française remarquable d’Emmanuel  Macron et à son éthique. Mon témoignage sur Sylvie Cancelloni l’atteste, témoignage public d’ailleurs puisque les sources d’information sont sur Internet.  

Sylvie Cancelloni : un mouvement perpétuel.

L’instabilité politique  de Sylvie Cancelloni, pour se placer, est ancien, vivace et permanent : conseillère municipale, pendant un mandat, de Monsieur Charles Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, adhérente de l’UDF, sympathisante du RPR puis affiliée au MoDem. En 2008, elle occupe la seconde place sur la liste sans étiquette « Puteaux Ensemble », de Christophe Grébert, pour les élections municipales. Après les élections, tous deux élus conseillers municipaux de l’opposition, ils « jettent » 80% de leurs colistiers. Sylvie Cancelloni et Christophe Grébert  participent à un essai de mainmise sur la direction de la section locale du MoDem, mais leur liste é n’est pas élue. En 2011, Sylvie Cancelloni est suppléante de Christophe Grébert à l’élection cantonale. En 2012, elle quitte le MoDem  et devient suppléante de Jean-Christophe Fromantin, candidat de la Droite et du Centre aux élections législatives de 2012. Elle soutient Nicolas Sarkozy et, en 2013, appartient  (peut-être) à l’UDI. En 2014, elle présente une liste Divers droite (DVD) pour l’élection  municipale à Puteaux. En 2017, elle écrit avoir voté pour Emmanuel Macron mais ne votera pas pour le candidat de La République En Marche aux élections législatives  de juin. Elle est actuellement à la tête de «  Puteaux en Mouvement », séparé du « Rassemblement » de Christophe Grébert, avec un conseiller municipal d’opposition élu, Christophe Hautbourg, et la jonction de son mouvement avec La République En Marche vient d’être acceptée. 

Pourtant le 15/05/2017, Sylvie Cancelloni écrivait sur Twitter : législatives # commençons à éloigner les vieilles sirènes locales. !!!   

Sylvie Cancelloni,  irrespectueuse et triviale.

Critiquer intelligemment une politique publique locale, celle du maire Mme Ceccaldi-Raynaud, par exemple, est une aide judicieuse au progrès collectif, à la condition toutefois de connaître parfaitement les dossiers pour dégager des contrepropositions positives. A la double condition nouvelle de savoir décrypter le négatif, mais aussi le positif. Ce positionnement, dans l’intérêt général, fondé sur la compétence personnelle, avec un impératif respect d’autrui, s’oppose aux expectorations inquisitoires  automatiques,  inopérantes, d’une étrange vulgarité de Sylvie Cancelloni. Le site Twitter de Sylvie Cancelloni ravive « L’injure à fleur de peau » d’Evelyne Largueche, psychanalyste, chercheur au CNRS. Cette analyse nous aide à déchiffrer une succession de tweets politiques de Sylvie Cancelloni, impulsions hostiles contre le maire de Puteaux. Sylvie Cancelloni recherche les défauts de sa cible afin de donner de celle-ci une image négative qu’elle pense plausible. L’injurié, le Maire, est choisi en fonction du « nous » qui pourrait se constituer dans l’intérêt personnel électoraliste de Sylvie Cancelloni  grâce aux caractéristiques négatives. Le Maire n’est pas immédiatement présent sur Twitter lors de l’injure et le « Tiers », celui que Sylvie Cancelloni veut mettre de son côté pour servir son but électoral est constitué par les adeptes de son mouvement et les lecteurs de Twitter, mais ces derniers ne valident pas obligatoirement cette opinion irrespectueuse d’autrui.  Les résultats de« Puteaux En Mouvement », lors des élections municipales de 2014 et de 2015, furent faibles.

Site Twitter de Sylvie Cancelloni, de 2016 à 2015.  (« La moralisation politique », déjà publiée le 30/05/2017 sur notreputeaux.com)

20/06/2016. La pol gnagnagna de la majorité de Puteaux. Pas plus haut que la braguette, on risquerait de regarder l’horizon.

22/05/2016. FOUZYTOUT et Cie ...chez@Joëlle CR.

14/03/2016. # Puteaux : la médiocrité du débat politique. Pour cacher celle de son fils, l’âne,

qui refuse de présenter le budget...

13/03/2016. # Puteaux, Joëlle CR, une démocratie pour les nuls...

10/03/2016. Puteaux,# Joëlle CR ...propose de voter des travaux dont l’appel d’offres a déjà été lancé ! Du Ceaucescu* pur jus ... (* Non, écrire Ceaușescu ou ne pas écrire d’ailleurs !)

10/06/2016. Immature, affligeant, le comportement de l’adjoint aux finances, fils de #Joëlle CR.

18/09/2015. Histoire d’une  vulgaire profiteuse cachée par un physique de dame patronnesse.

20/06/2015. Une star is borning* (rising ou born* ?) @Hautbourg C pendant qu’une vieille star à  la com indigne@ Joëlle CR entame son naufrage.  

20/06/2015.Intéressant de suivre sur Twitter @Joëlle CR. Ce n’est pas un maire qui s’exprime mais une chipie revancharde. Cela promet ! # Indigne.

14/06/2015. Le bing bang à Puteaux, c’est pour demain. Aujourd’hui un système familial en sursis, caricatural et indigent, reprend du service pour 4 ans.

8/06/2015. # Puteaux a besoin non pas d’un potentat à bout de souffle et d’aboyeurs serviles... Etc. 

Mais son mensonge classique politique du 14/05/2015, largement prouvé deux ans plus tard, souligne l’imposture de ces deux années : la même écrivait alors sur Twitter : « Espérer une campagne électorale belle et digne sur Twitter, à Puteaux, loin des invectives et des procès. Cela ferait du bien à la politique. »

13/04/2017, sur Facebook, Sylvie Cancelloni présente Le chef de bande de la majorité municipale et... c’est la photo de Kim Jong- un ! Le trait d’esprit évoquant une plaisanterie n’annule pas l’injure.

Rappelons encore que dans une de ses publications de mai 2017, on retrouve cette même « grâce épistolaire douce et aimable» ! Le candidat local de La République En Marche aux élections législatives, Laurent Zameczkowski, dont elle écrit mal le nom et qu’elle ne connaît pas « est d’une inexpérience totale avec un côté Jean de la lune, la minceur de son profil professionnel serait un obstacle. Il est assimilé à « un pâle clone ânonnant le catéchisme macroniste ».

 [Notons, de plus, que nul ne connaissait à ce moment la malversation de ce candidat.]

Quant au maire de Puteaux (cible obsessionnelle, à la fonction jalousée par Sylvie Cancelloni) « elle a tout d’une bleuette (écrire bluette) en matière de compétence et de légitimité ». 

Or, le Maire de Puteaux tient sa légitimité de son élection. Personnellement et comme professeur d’Histoire je regrette la monarchie élective locale dont le pouvoir est exercé par une  même famille, le père puis la fille, depuis 49 ans. Cependant, ce pouvoir est légitime puisqu’aucune loi ne l’interdit, il découle d’élections successives auxquelles participent des citoyens libres, majoritaires depuis un demi-siècle. 

Les critiques, plus souvent du Maire que de sa politique, ne reposent pas sur la connaissance des dossiers : deux exemples.

Sylvie Cancelloni publie en juillet 2017 : « Expulsion du 17/19 rue Collin. La mairie de Puteaux met à la rue une quinzaine de familles sans solution de relogement. » 

C’est un bâclage indigne qui substitue au Droit une sorte de compassion indignée.  C’est faux. Et puis, qu’a-t-elle fait avant et après pour ces familles ? RIEN. C’est mettre en cause la responsabilité du Maire par l’usage d’un message critique d’opposition, mais Sylvie Cancelloni ne connaît rien aux destins impliqués dans ce bâtiment évacué pour insalubrité irrémédiable. Personnellement, par anticipation, depuis 2009, j’ai appliqué les conseils des Mooks/ Moocs 2018 de LaREM, à l’intérieur de ce taudis de 55 familles. J’oppose deux cents pages d’actions concrètes à ces deux lignes de mots de Sylvie Cancelloni, actions d’aides physiques, financières, éducatives, administratives, gestionnaires et protectrices effectuées par solidarité basique et publiées pour des récepteurs précis.

Lors d’une récente réunion de ce « comité deux », un débat a été prévu «  à partir d’un constat étonnant : Puteaux a un mauvais classement dans le palmarès des villes où il fait bon vivre. »

http://leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/notre-classement-des-villes-ou-il-fait-bon-vivre-en ile-de-france-22-09-2017-7278789.php

Cette enquête n’a fait l’objet, apparemment, de la part du « comité deux », d’aucune étude analytique de la méthodologie des journalistes du journal Le Parisien. J’avais fait cette étude titrée « Puteaux : le bilan municipal de mi-mandat » et l’avais publiée, le 14/12/2017, sur mon blog notreputeaux.com 

Le résultat du classement était  ARBITRAIRE, SUBJECTIF, à partir de choix personnels de critères, du classement de ces 31 critères (indicateurs) entre eux, des coefficients qui leur avaient été attribués,  des sources  d’informations choisies. Le thème, primordial, de la sécurité n’avait pas été pris en compte. Neuilly, ville indigente en HLM, avec un pourcentage faible de pauvres avait le  « bon » classement de second, après Charenton ! A Neuilly- sur- Seine, le prix du logement neuf, fin 2017, était de 12 424 € le m2 ; une ville où il fait bon vivre, mais pour qui ? 

Puteaux, avec 30% d’HLM, a des qualités que l’on ne peut mépriser quand on connaît l’état du monde. 

Est-ce le respect de la courtoisie et de la bienséance républicaine des statuts de LaREM ? Pour moi : NON !

La critique démocratique de l’autre ne saurait s’exercer avec cet irrespect absolu. Le mot « bienveillance » est détourné de son sens. Il faut  que le « comité deux » en trouve un autre. 

Annie Keszey. (Domaines : notreputeaux.com, rupture-et-metamorphose.org, atelier-idees.org)

02 avril 2018

LaREM de Puteaux.

GÉNÉRATION – PUTEAUX

Nous, adhérents de la société civile et premiers collaborateurs de LaREM, à Puteaux, nous sommes unis au sein d’un comité indépendant: Génération-Puteaux.

Nous voulons nous libérer d’inutiles contraintes et revenir aux fondements de l’éthique politique et de la transparence démocratique.

Nous veillerons à ne jamais travestir l’égalité, l’ouverture, la bienveillance, l’honnêteté intellectuelle et le respect mutuel.

« Nous partageons la volonté d’être utiles : pas à nous-mêmes, mais aux autres, à notre pays.»

Faire de la politique autrement, c’est redonner la parole aux citoyens sans se substituer à eux par carriérisme personnel. Notre ambition commune, soutenue par les idéaux énoncés par Emmanuel Macron,  est de servir les intérêts de la Cité, et de penser, collectivement, paisiblement, à l’avenir proche de notre ville, dans l’intérêt de tous.

Responsable de notre comité indépendant : Pascal Milon.

Pascal_milon@mac.com

 

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19 mars 2018

LaREM : vers les élections européennes de 2019.

Les éditions Flammarion, en 2009, ont publié « Les grands discours du XXème siècle », présentés par Christophe Boutin. Cinquante - deux discours de chefs d’États internationaux ou de personnalités influentes dont l’Abbé Pierre, Martin Luther King, Simone Veil, Aimé Césaire, Robert Badinter...consignent, pour l’Histoire, des événements marquants du siècle passé.

 Le 25 juillet 1914, Jean Jaurès prononce un discours à Lyon-Vaise : « Citoyens, Je veux vous dire ce soir que jamais nous n’avons été, que jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la responsabilité de vous adresser la parole... » Le 18 juin 1940, par message radiodiffusé depuis la BBC, Charles de Gaulle, s’oppose à la demande d’armistice du gouvernement français de Philippe  Pétain : « ...Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle, elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser, sans limites, l’immense industrie des Etats-Unis... »  Le 25 août 1944, Charles de Gaulle sur le perron de l’Hôtel de Ville, déclare la Libération de Paris : « Paris ! Paris outragé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré par lui-même avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France toute entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle... »  Le 9 mai 1950 , Robert Schuman  (allemand de naissance), reconnu aujourd’hui comme le père de l’Europe, propose de faire l’Europe en liant d’abord économiquement les États entre eux , avant une union politique qu’il ne voit pas encore se dessiner et avec comme premier objectif les domaines alors essentiels du charbon et de l’acier ...Le 30 avril 1952, Jean Monnet prononce son discours sur l’Europe fédérée  devant la National Press  Club, à Washington. « ...Finalement, les Européens restent divisés entre eux. Dans ce cadre, la  coopération s’arrête quand les  intérêts nationaux  divergent et la guerre demeure leur ultime recours. L’établissement d’institutions et de règles communes assurant la fusion des souverainetés nationales unira les Européens sous une autorité commune et éliminera les causes fondamentales des conflits... » « L’appel de Cochin » de Jacques Chirac, le 6 décembre 1978, marque le début de la campagne pour les premières élections au suffrage universel du Parlement européen : ...C’est pourquoi nous disons NON. NON à la politique de supranationalité. NON à l’asservissement économique. NON à l’effacement international de la France...Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l’Europe de demain... » Le dernier discours du livre est celui de Barack Obama, prononcé à Chicago le 4 novembre 2008 : « Yes, we can. »  Américain, ce titre nous convient cependant !

Le 26 septembre 2017, le Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, a prononcé un long discours, de deux heures environ, titré « Initiative pour l’Europe », dans le grand amphithéâtre  de la Sorbonne, devant de jeunes étudiants. Ce discours pourrait avoir sa place  dans « Les grands discours du XXIème siècle ». La langue française de ce discours, parfaitement maîtrisée, soutient l’exposé d’une vision érudite d’une grande densité,  cohérente et ambitieuse de l’Europe de demain. L’Union serait à plusieurs vitesses et la réalisation du projet serait, bien sûr, longue.

Arnaud Benedetti, professeur de communication à la Sorbonne, a jugé que l’Europe vécue comme une fatalité parfois désastreuse fut ainsi réinvestie de sa puissance onirique, par  ce discours. 

Pour voter, il faut savoir. Ce discours est accessible, en totalité, sur de nombreux sites dont www.elysée.fr ou https://en-marche.fr (discours-page 2)

Le président souligne que les passions tristes de l’Europe sont bien là. L’Europe est exposée aux bourrasques de la mondialisation et aux idées ( néfastes) du nationalisme et du protectionnisme, en particulier...Le réveil de l’obscurantisme est un peu partout en Europe...Choisir la voie du repli national serait un naufrage collectif...A partir d’une impulsion franco-allemande décisive et concrète l’avenir  sera la refondation d’une Europe aux trois défis : la souveraineté, l’ unité et la démocratie. L’idéal de Robert de Sorbon « Vivre collégialement » et celui de Monnet « Unir les hommes » aboutiront à une Europe juste et protectrice...

Assurer l’unité sans chercher l’uniformité...

Les propositions sont très nombreuses, complexes et la dureté des négociations, à venir, ne peut  être sous-estimée. Certaines propositions sont anciennes, jamais abouties, comme celles touchant à la souveraineté ou à la solidarité financière entre États ! Le projet contient la création de nombreuses structures communautaires : une force commune d’intervention, un budget de défense commun, un super-ministre des finances, un Parlement et un budget de la zone euro, la création d’une Académie européenne du renseignement, la création d’un Parquet commun contre  la    criminalité organisée et le terrorisme, un Office européen de l’asile et de l’immigration, une Force européenne de protection civile, une police des frontières, une politique commune en Méditerranée et en Afrique, une taxe carbone aux frontières de l’Europe, une agence européenne pour l’innovation de rupture, une politique de transition énergétique commune, une taxation de la valeur créée, là où elle est produite, des interconnexions énergétiques, une assiette commune consolidée de l’impôt sur les sociétés, une autre politique agricole commune...

Il faut reconstruire la grammaire d’un modèle social rénové et construire là aussi des convergences...Des listes transnationales pour les élections européennes de 2019 sont souhaitables. Elles pourraient constituer la moitié du Parlement européen en 2024...

Le nouveau modèle productif de l’Europe ne sera pas qu’un modèle économique mais sera un modèle de société, de civilisation, qui permettra aussi de repenser les inégalités, les externalités d’une société dont les principales victimes des déséquilibres sont les plus faibles et les plus fragiles...

Les  principaux obstacles prévisibles, malgré la volonté très forte d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron, sont  le nouveau gouvernement allemand, les risques d’un nouveau protectionnisme après les menaces de Donald Trump, les divisions de Bruxelles, les replis de certains états dont la Hongrie et la Pologne, les stagnations idéologiques des extrêmes de gauche et de droite. Le scepticisme actuel de Français quant aux bienfaits de l’Europe  se guérira si, avant les élections européennes, on peut constater, en France, des résultats positifs des nombreuses réformes entreprises. La confiance reviendra.  Le projet visionnaire, concret, d’Emmanuel Macron, n’a pas de concurrence. Les oppositions traditionnelles  de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen ou de Florian Philippot sont partielles  et évanescentes.

La feuille de route prochaine entre la France, l’Allemagne et « Bruxelles » sera, espérons-le, validée et sortira grandie à partir de sa confrontation avec les analyses variées, parfois divergentes, des chercheurs sur l’Europe : Jürgen Habermas, Jean-Claude Barbier, Edgar Morin, Thomas Piketty, Camille Landais, Emmanuel Saez, Bernard Maris, Michel Aglietta, Susan George, Hubert Védrine et les nombreux auteurs des livres du Parlement européen...  

A suivre donc, plus tard ! Annie Keszey, comité « historique » de LaREM de Puteaux.

(Domaines : notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/ atelier idées.org)