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13 novembre 2017

FAIRE DE LA POLITIQUE AUTREMENT. LA RENAISSANCE DU TIRAGE AU SORT.

13/11/2017.
 « Petite histoire de l’expérimentation démocratique. Tirage au sort et politique d’Athènes à nos jours ».  Yves Sintomer. La Découverte. 2011. 291 pages.
Yves Sintomer est codirecteur du département de science politique de l’université Paris-VIII et chercheur au CNRS. Extraits discontinus : ces deux pages ne se substituent évidemment pas à ce livre dense, érudit et transdisciplinaire.
«  Alors que l’idéal démocratique progresse dans le monde, les « vieilles démocraties » sont en crise. Les partis semblent de plus en plus incapables de fédérer les énergies civiques. Des expériences qui réintroduisent le tirage au sort en politique se multiplient à l’échelle internationale...
Six causes structurelles expliquent la décadence des démocraties électives :
- la politique impuissante (chômage, accroissement de la pauvreté et des inégalités, gouvernance reposant sur un consensus des experts qui ne profite qu’aux classes sociales privilégiées...),
- le décrochage politique des classes populaires (affaiblissement des syndicats, abstentionnisme, populisme...),
- l’émergence d’une société du risque (réchauffement climatique, manipulations génétiques, épuisement de ressources minières et énergétiques, adossement de la recherche sur les marchés qui menace la pluralité des modes de la régulation des sciences et des techniques...),
- la crise de l’action publique bureaucratique, malgré les efforts de nombreux fonctionnaires,
- l’obstacle idéologique dans une Europe où toutes les idéologies traditionnelles, le socialisme, la démocratie chrétienne, l’idéologie républicaine... déclinent,
- les causes internes au système politique (sous-représentation dans les institutions gouvernementales des ouvriers, des employés, des minorités visibles, cumul des mandats...) qui font que le système tourne à vide et semble mû seulement par des querelles mesquines de pouvoir et des ambitions personnelles...).
Le tirage au sort, une des dimensions du gouvernement du peuple, est né à Athènes, dans l’Antiquité. Au Moyen-Âge, les vertus pacificatrices du tirage au sort sont redécouvertes en Italie, particulièrement à Florence et à Venise. A la Renaissance la péninsule ibérique, (dont l’Aragon, la Catalogne, Majorque...), est, elle aussi, le lieu d’une grande complexité institutionnelle. Dans tous ces lieux du passé le tirage au sort instauré de diverses façons toujours très complexes, en nombreuses étapes de durées variables, s’articule avec l’élection. Le tirage au sort a des qualités spécifiques reconnues. Parce qu’il est censé exprimer la volonté divine ou permettre au destin de s’accomplir, il peut avoir une dimension surnaturelle ou religieuse. C’est également une procédure impartiale de résolution des conflits dans le cadre de la course aux postes de pouvoir. Il peut garantir l’égalité des chances d’accéder à des charges politiques ou judiciaires et favorise l’autogouvernement des citoyens. Le tirage au sort est le moyen pour sélectionner un échantillon représentatif (ou au moins diversifié) de la population, une sorte de microcosme de la cité, un mini-public contrefactuel qui peut opiner, évaluer, juger  et
éventuellement décider au nom de la collectivité, là où tous ne peuvent prendre part à la délibération et où l’hétérogénéité sociale interdit de croire que tous les individus sont interchangeables. »
 Le caractère démocratique du tirage au sort dépend bien entendu de la nature du groupe concerné : les conséquences sont maximales si tous les citoyens, classes populaires incluses, sont concernés.
Du XVIIIème siècle aux années 1970 le tirage au sort va presque totalement disparaître de la politique, sans doute par  crainte des masses, sauf dans le domaine de la justice où les  jurés d’assises continueront à être tirés au sort. Les révolutionnaires de 1789 l’avaient évité.
Depuis 1970, le monde entier est  concerné par des structures très nombreuses, très imaginatives et pensées, fondées sur le tirage au sort. Les medias restent particulièrement discrets, sauf cas particuliers, sur le retour de cette pratique. Des découvertes ont permis d’appliquer le tirage au sort à des zones plus peuplées et avec plus de rigueur méthodologique, par exemple, à partir de la composition d’échantillons représentatifs  ou de l’utilisation des listes électorales.
« Dans le chapitre quatre, l’auteur expose et analyse la floraison d’expériences actuelles :  les référendums, le triomphe des sondages d’opinion, une révolution dans la sélection des jurés judiciaires par disparition de la logique censitaire, les jurys citoyens, les panels citoyens, l’expérience berlinoise, l’hybridation avec les budgets participatifs, les sondages délibératifs, la désignation par tirage au sort des candidats aux élections, les assemblées citoyennes au Canada et en Islande, les conférences de citoyens, les mouvements et forums...
Ségolène Royal, en 2007, proposant la création de jurys citoyens tirés au sort pour évaluer les politiques publiques avait rencontré une opposition violente. Ces initiatives réveillent des oppositions protectionnistes.
Des milliers de personnes expérimentent ainsi une politisation qui n’est pas tournée vers l’occupation de mandats électoraux ou la prise du pouvoir d’État. La première force majeure des dispositifs aléatoires est de permettre la formation d’une opinion éclairée. Il s’agit de donner voix à l’opinion de citoyens ordinaires, en se démarquant des thèses élitistes conservatrices mais aussi de celles qui s’expriment au nom de l’avant-garde révolutionnaire ou de la science. Des moyens en formation sont attribués aux structures.
Pour pouvoir être mises en œuvre, ces procédures doivent s’appliquer à un groupe clairement défini d’individus entre lesquels il s’agit de procéder à la sélection : qui a le droit (ou le devoir) de participer à celle-ci, critères qui peuvent concerner l’âge, le sexe, la richesse, l’hérédité (familiale, de caste ou d’ordre, ethnique ou nationale), le lieu de naissance (nationalité par le sol), la profession, le statut (intégration à une corporation) et l’adhésion (à un groupement volontaire, par naturalisation dans le corps des citoyens).
A partir du rythme actuel de développement des expériences reposant sur la sélection aléatoire il n’est pas impossible qu’elles en viennent rapidement à occuper une place beaucoup plus significative.
« Face à un statu quo intenable, plus que jamais, il devient urgent d’expérimenter. »
Faire de la politique autrement c’est œuvrer pour progresser vers une démocratie bireprésentative,  moins oligarchique.      

Publié dans démocratie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection, tirage au sort, yves sintomer | | |  Facebook

12 juin 2015

LA DEMOCRATIE EST-ELLE SOLUBLE DANS L'ISLAM?

 

Bernard Lewis, historien, spécialiste de l’islam, professeur à Princeton. 

 

La séparation de l’église et de l’Etat, si importante chez les chrétiens, n’existe tout simplement pas chez les musulmans. Eglise et Etat ne font qu’un. Dès le début du christianisme, on distingue très bien Dieu de César. Cette séparation n’existe pas dans l’islam, comme il n’existe pas d’institution autonome qui se concentrerait uniquement sur le religieux...La mosquée est un simple bâtiment et rien de plus. Aujourd’hui cela a plutôt tendance à pénaliser les musulmans car l’institution religieuse résiste au progrès et au changement...

 

Les musulmans attachent une grande importance à l’histoire mais uniquement s’il s’agit de l’histoire musulmane. A leurs yeux tout ce qui s’est produit avant l’avènement de l’islam ou parallèlement à lui n’est qu’un tissu de digressions produit par des païens : il n’a ni sens ni valeur historiques...

 

L’occidentalisation du monde arabe, (l’invasion de l’Egypte par les Français par exemple), a eu des effets pervers. Pas tant en raison des idées, mais plutôt des techniques et des technologies : avant l’irruption des Occidentaux, le pouvoir des gouvernements était limité. Il n’y avait pas de démocratie au sens occidental du terme, mais il existait des formes de gouvernement responsable dont l’autorité n’était pas illimitée : le mot magique que l’on invoquait sans cesse à l’époque était « consultation ». En Turquie par exemple le sultan ainsi que les autres détenteurs du pouvoir devaient composer avec divers groupes au sein de la société ottomane. L’autorité émanait  du sein de cette société, elle ne s’imposait pas à elle de manière verticale : il fallait s’entendre avec les grands propriétaires terriens, les scribes, les guildes des marchands du bazar...Le processus de modernisation, imposé par l’occident au monde arabe a favorisé l’émergence de ces régimes dictatoriaux que nous voyons aujourd’hui...

 

La modernisation a considérablement accru le pouvoir de contrôle, d’encadrement et de coercition, grâce à la technologie, notamment en matière de communication et d’armement...

 

Avant la modernisation les régimes du Moyen-Orient étaient autoritaires mais n’étaient pas des dictatures : l’autoritarisme était lui-même toléré, mais à condition d’être lui-même soumis à des règles très précises.

 

Dans l’Empire ottoman, chaque minorité religieuse, juive, chrétienne ou musulmane avait son propre système juridique. Ainsi, par exemple, les juifs et les chrétiens avaient le droit de boire de l’alcool mais pas les musulmans.

 

Aujourd’hui, la plupart des régimes du Moyen-Orient sont très impopulaires. S’ils sont pro-occidentaux, ils développent dans la population des  sentiments antioccidentaux, et inversement. Il suffit qu’une dictature choisisse un camp pour que le peuple choisisse l’autre...

 

Comme tous les peuples de la terre, nous autres, Occidentaux, sommes convaincus que nous avons raison contre les autres. Quand nous parlons de démocratie, nous entendons notre type de démocratie reposant sur des élections et une représentation du peuple...Nous faisons fausse route...Procéder à des élections de type occidental dans des pays arabes ou musulmans peut se révéler dangereux si cela aboutit à une confiscation du pouvoir par des extrémistes religieux. Des groupes comme les frères musulmans possèdent des atouts considérables : un réseau de communication implanté dans les mosquées et soutenu par des prêches, avec lequel aucun parti ne peut rivaliser. Ils s’adressent aux gens dans un langage qui leur est familier et qui parle à leurs valeurs et à leurs idées. Les libéraux, les démocrates et les modernisateurs s’expriment en arabe mais ils utilisent des expressions qui n’ont été traduites que récemment et qui ne sont pas toujours comprises. Et même quand elles le sont, elles ne touchent pas vraiment l’homme de la rue.

 

C’est pour cela que des élections à l’occidentale risquent surtout d’amener au pouvoir les Frères musulmans ou d’autres qui leur ressemblent. Il vaut mieux procéder de manière inverse et laisser les Arabes construire graduellement leur propre démocratie au niveau local, notamment par le biais de leur culture ancestrale de la consultation.

 

 

 

Avec le printemps arabe, le paysage politique du monde arabe va être changé d’une manière irréversible mais Bernard Lewis ne sait pas sur quoi vont déboucher les changements actuels.

Tout peut basculer d’un côté comme de l’autre.

 

Extraits des propos recueillis par  Gilles Anquetil et François Armanet, publiés dans Les essentiels du Nouvel Observateur, « Les grands penseurs d’aujourd’hui ». 

 

Annie Keszey.

 

 

 

16 novembre 2014

UDI

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 Hervé Morin. J’aime, dirait-on sur Facebook !

Jean-Christophe Lagarde.

Mais non Jean-Christophe Lagarde ne pratique ni le clientélisme ni le népotisme, ni le trafic d’influence. Il n’est pas ambitieux, n’a aucun côté tranchant voire roublard, ni méthodes tranchées… Ses « troupes politiques » personnelles, pour une carrière nationale, sont déjà très vastes : la Seine-Saint-Denis !

La preuve ? Il vient d’être élu nouveau responsable de l’UDI et plus de 2 500 membres l’ont acclamé le 15/11/2014, à la Mutualité. Les électeurs, comme chacun sait, éthiques, exigeants, inspirés n’ont pu se tromper ! De plus, Jean-Louis Borloo,  depuis une ville lointaine, a manifesté sa satisfaction du résultat. 

Wikipédia  rappelle que Jean-Christophe Lagarde fut condamné en décembre 2012 à 5 000 € pour attribution illégale de marché public, dans le cadre confidentiel d’une procédure de plaider-coupable, à Paris.

Broutille ! Être condamné une fois est humain.

En 2013 surtout, l’association de soutien à l’action municipale de Jean-Christophe Lagarde remboursa 51 712 € à la municipalité de Drancy pour des frais qu’elle avait indûment engagés au profit de l’association, ce qui lui permit d’éteindre la poursuite.

Pertinence !

Jean-Christophe Lagarde attribue à la « nervosité » de ses concurrents toutes ces « imbécilités » contre lui.

Et puis, Marc Trévidic, Petit Méchant Juge, PMJ, par humour noir bien sûr, dans son dernier ouvrage, sous-tend  les méfaits des PMJ, les Petits Méchants Journalistes.

Ces PMJ, Marianne, Le Point, Le Figaro, Le Nouvel Observateur exagèrent en effet! UMPSUDIFN ? 

Jean-Christophe Lagarde aurait porté plainte contre Marianne : attendons ! 

Marine Le Pen avait porté plainte pour diffamation contre Mediapart qui avait dévoilé le 18/07/2013 qu’elle employait depuis deux ans, dans le cadre de son mandat de députée européenne, son compagnon, Louis Aliot, en tant qu’assistant parlementaire pour un salaire brut de 5 000 € par mois. Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Mediapart le 13/11/2014.

AUDE LAGARDE. UDI.

Aude, femme de Jean-Christophe Lagarde,  est conseillère régionale d’Île de France, Vice-présidente de la communauté d’agglomération de Drancy et 6ème adjointe, à mi-temps, de son mari, maire de Drancy. Cette dernière activité salariée n’est  sans doute pas liée directement  à l’exercice du mandat du maire puisqu’elle serait alors interdite à partir de l’article L 2122-6 du Code général des collectivités territoriales.

Aude Lagarde était aussi depuis 2002, jusqu’à sa démission très récente, attachée parlementaire à mi-temps de son mari, député. Elle était rémunérée mensuellement par une partie du crédit- collaborateurs de son mari de 9066 € mensuels. Des avantages s’ajoutent à la rémunération des collaborateurs : primes de 13ème mois, de prévoyance, avantage-repas, allocation pour enfant de moins de 3 ans.

Un tel cumul est-il légal ? La réponse viendra. Par communiqué du 29/10/2014, publié sur Twitter, Jacky Majda a annoncé son dépôt de plainte contre le couple Lagarde pour prise illégale d’intérêts…

Les rémunérations correspondantes de Madame Lagarde doivent être actuellement de  2647€ reçus du conseil régional et de 3823.16 € versés par la commune,  La réalité est peut-être plus élevée, pour trois raisons : la source sûre mais ancienne, les votes des conseils parfois plus généreux, l’opacité traditionnelle.

Jean-Christophe Lagarde, député, reçoit, approximativement, 7064 € d’indemnité brute par mois (montant 2010), plus 6209 € d’indemnité représentative de  frais de mandat (et donc, aussi, le crédit- collaborateurs).  Il faut ajouter bien sûr les aides aux transports, les frais de bureau, de téléphone… Son indemnité  de maire, après délibération du conseil municipal, est assujettie au plafonnement pour cumul. Une enveloppe de frais complémentaires allouée au maire est décidée librement par le conseil municipal.

Quel est le total de fonds publics que reçoit ce couple? Vincent Quivy, dans le chapitre II, « Petit guide de l’élu national » de son livre « Chers élus. Ce qu’ils gagnent vraiment » précise ces données financières. Ces rémunérations très élevées non légitimées par des évaluations de compétences, désacralisent la politique. 

Image:jdd.fr  Annie Keszey.

 

25 novembre 2012

BLANCHIR L'UMP.

Le théâtre misérable de l’UMP valide la thèse du sociologue Luc Boltanski, auteur de « De la critique. Précis de sociologie de l’émancipation » aux éditions Gallimard.

tricheur.jpgSous le rapport de leur assujettissement aux règles, dominants et dominés sont dans une position symétrique et inverse : les premiers, les dominants, ,les font, mais sont assez libres de s’y soustraire; les seconds les reçoivent comme imposées de l’extérieur, mais ils doivent s’y conformer…Tandis que les responsables peuvent utiliser les règles comme s’il s’agissait de règles techniques, c’est-à-dire de façon instrumentale, les mêmes règles sont imposées aux subordonnés sur le mode de la règle morale, c’est-à dire comme si elles valaient pour elles-mêmes. La sanction accompagne alors la violation de la règle, interprétée comme une transgression quels qu’aient été ses effets, et non les échecs auxquels a pu conduire le fait de ne pas l’avoir suivie…
Est-ce à dire que les responsables n’auraient pas de morale ? Certes non, mais ils ont une morale « supérieure ». Prétendant incarner la totalité, ces « grands » considèrent ne pouvoir être évalués qu’à l’aune de la réussite ou de l’échec final de leurs entreprises…La maîtrise de la durée est ainsi pour les responsables un enjeu de grande importance…
L’objectif principal d’un responsable est donc de se placer dans la perspective d’un horizon temporel défini de façon que la réalité lui donne finalement raison, même si, mesurées aux épreuves actuelles, ses actions semblent plutôt vouées à l’échec .C’est ce qui s’appelle survivre ou encore, dans le langage des élites, rebondir. En ce sens, le responsable dominant est comparé au survivant ; Il veut avant tout être encore là alors que les autres, ses fidèles aussi bien que ses concurrents et ses ennemis seront tombés, ce qui l’assure qu’il est bien le plus grand : « celui qui réussit à survivre est un héros ». Il est plus fort. Il possède davantage de vie. Les puissances supérieures lui sont propices. Le responsable qui dure, qui survit, ne le sait qu’en voyant les morts s’accumuler autour de lui. La survie est pour lui, l’indice, le seul indice de sa victoire…
C’est donc d’abord d’avoir affronté le risque au moment de la décision et en contournant les règles que le responsable, dominant, tire un orgueil  personnel sur lequel il prend appui pour mépriser les dominés…
Ceux qui appartiennent aux catégories intermédiaires, vivant dans la proximité de Hauts Placés ont touché du doigt la relation, à leurs yeux scandaleuse, que les dominants entretiennent avec l’ordre de la règle, mais ils n’en continuent pas moins de penser qu’il doit bien exister quelque part des responsables intègres, c’est-à-dire conformes aux idéaux auxquels ils voudraient eux-mêmes pouvoir adhérer, malgré tout. Ils continuent à croire à la possibilité d’une société dans laquelle règles, qualifications et formats, appliqués de façon littérale -à la lettre- feraient corps avec une réalité tout d’une pièce…
La théorie sociologique se confronte avec un certain succès à la réalité, même s’il n’est plus certain aujourd’hui de rencontrer un seul citoyen, même dans les classes moyennes, convaincu de la moralité des politiques.
Les congrès de Metz, de Rennes, de Reims et l’élection récente à l’UMP conduisent à une rupture entre les représentants politiques et leurs électeurs.
Il faut révolutionner cette structure politique dévoyée.
En 2005, un responsable politique, mesuré et maîtrisé comme chacun sait, voulait « nettoyer au karcher les cités » afin d’en extirper les jeunes délinquants et les trafics.
Il n’est pas question de meurtre aujourd’hui, mais malgré tout de délinquance d’adultes responsables : délinquance occultée, sans hypothèse de sanctions contre les nombreux tricheurs, menteurs, falsificateurs  de listes, de bulletins, de procurations de l’UMP.
« L’Excité et le Taiseux » (titre synthétique d’un journal étranger), englués dans leur haine déferlante, après s’être livrés à des échanges hypocrites courtois durant cinq ans, devront rendre des comptes à la République.
Image:malaika.overblog.com
www.atelier-idees.org
Annie Keszey  

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