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22 décembre 2010

L'esprit du capitalisme et l'écologie

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« Au-delà de  l’horreur économique  voici venu le temps d’affirmer, contre les économistes, que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement »… Dans le monde des comptes, il ne faut pas s’en laisser conter !

Bernard Maris nommé « meilleur économiste », en 1995, est aussi un sociologue, un anthropologue, un romancier, un professeur d’université. Dans son «Antimanuel d’économie», en deux tomes, les Cigales puis les Fourmis, aux éditions Bréal, il convoque tour à tour des économistes de Keynes à Stiglitz , des philosophes et des romanciers tels que Montesquieu, Zola, Orwell ou Houellebecq…

L’atelier des idées publie, à nouveau, d’autres extraits de l’Antimanuel d’économie, après « Altruisme et concurrence ». Bernard Maris étudie et critique, sur un ton léger et incisif, les caractéristiques du capitalisme financier d’aujourd’hui : l’offre, la demande, la concurrence, le commerce, l’argent,  la rareté...

Le capitalisme crée la rareté

« Le capitalisme s’efforce toujours et encore de créer de la rareté là où elle n’existe pas, de la nécessité là où elle a enfin disparu, du manque là où il y a de l’excès, et des besoins là où ils sont inutiles…

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28 avril 2010

L'Agenda 21

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L'agenda 21, adopté par 173 Chefs d'Etat au sommet de la terre de Rio de Janeiro, en 1992, repose sur un précepte : penser globalement et agir localement. Ce programme d'actions de développement durable, pour le 21ème siècle, défini dans 40 chapitres et 27 principes, est encadré, en France, par des textes fondateurs. Le développement durable devra satisfaire les besoins des générations actuelles et futures...

La méthodologie de l'agenda 21, accessible, par exemple, sur le site www.agenda21france.org et sur le site www2.ademe.fr, pour l'agenda local , induit « que le développement durable sonne le glas d'une culture technocratique et d'un pouvoir hiérarchisé et repose sur un partage des savoirs, des pouvoirs et des responsabilités : il introduit un nouveau mode d'évaluation, de décision et d'action politiques, un changement de posture du monde ».

La réalité de l'agenda 21 confirme-t-elle cet idéal de démocratie participative?

L'agenda 21 de Puteaux a été voté lors du conseil municipal du 27/04/ 2009, après diverses concertations.  Les 27 et 28 Mars 2010, le Maire de Puteaux a organisé les journées du développement durable pour faire le point sur l'avancement des 97 actions planifiées et maintenir la mobilisation citoyenne. Trois ateliers, d'une heure chacun, se sont tenus dans la salle du tribunal sur la biodiversité, la qualité de la vie et l'activité économique (dont la mobilité). Moins de dix participants, (les trois- quarts restant silencieux), dans une ville de 44 278 habitants, ont suivi ces ateliers! La chargée de mission de l'agenda 21 n'est pas responsable de cette situation : ses exposés furent agréables et construits...

Certes, il y avait des visiteurs à l'exposition, sur la place, mais on peut faire l'hypothèse d'une fréquentation voisine de 1% de la population. Ce n'est pas seulement le cas de Puteaux. Par contre, à Laval, au Québec, 10 % de la population participe aux actions concrètes de développement durable. La région Rhône-Alpes dispose d'un panel de 10 000 personnes qui participent aux débats. La Suisse procède, elle, à des «  votations »...Maintenir la démocratie en éveil n'est pas impossible mais suppose des conditions à réunir, volontairement. La ville de Porto Alegre, au Brésil, est bonne conseillère.

Aucune enquête locale n'est accessible sur les attentes des habitants de Puteaux mais de nombreuses données nationales clarifient le contexte des agendas 21, peu propices à l'investissement citoyen.

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