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14 décembre 2015

Remèdes politiques: après le 13/12/2015.

Si l’on refuse de choisir, lors de l’élection présidentielle de 2017, entre les trois candidats François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, alors il faut SAVOIR puis AGIR.

Dans ce but, les meilleures idées actuelles et à venir sont à diffuser.

Préalable : « Hollande, Sarkozy, qu’ils ne se représentent pas », par la rédaction de Marianne.

1. Un candidat pour un nouveau monde : Alain Juppé.

2. A suivre... (ultérieurement « La nouvelle société du coût marginal zéro » de Jeremy Rifkin)

Préalable.

Quarante ans, ça suffit ! Depuis quarante ans, l’un et l’autre (Hollande et Sarkozy) œuvrent dans les coulisses, d’abord comme seconds couteaux, avant d’occuper les premiers rôles de la vie politique...Nous avons tous été assommés des photos du très jeune Sarkozy auprès de Chirac et du très jeune Hollande auprès de Mitterrand. Ils ont posé ensemble dans Paris Match pour défendre de concert le traité européen de 2005. Ils ont mené carrière, conquis le sommet de l’Etat, assouvi leur suprême ambition en gagnant l’Elysée. Personne ne peut le leur reprocher. Ils ne se ressemblent pas mais partagent cette obsession de la politique comme objectif unique. Pour quoi faire ? L’un et l’autre ont montré plus d’efficacité dans la conquête du pouvoir que dans la conduite de l’Etat. L’un et l’autre donnent l’impression de gouverner au doigt mouillé, sans conviction, sans ligne directrice. Et cela, on peut le leur reprocher. A force d’aller où le vent les porte, ils se sont usés prématurément. Ils ont une petite soixantaine, un quinquennat chacun et semblent déjà si vieux. Du coup, Marine Le Pen et ses acolytes représentent une certaine « fraîcheur » dans la vie politique. La fille du vieux chef donne l’image d’une self-made woman qui aurait conquis ses victoires à la seule force de son poignet. Peu importe que l’histoire soit autre. C’est la « vieillesse » des autres qui lui permet d’écrire ainsi son propre roman. La question n’est pas l’âge du capitaine, mais son usure et le nombre de récifs qu’il n’a su éviter...Donc Hollande- Sarkozy, la revanche...surtout pas. Ce serait un boulevard offert à Marine Le Pen. Et puisqu’ils prétendent tous les deux se battre contre elle, qu’ils passent la main, ce sera la meilleure manière d’empêcher qu’elle ne s’empare de l’Elysée. C.D.

1. Vers un nouveau monde. Mes chemins pour l’école. L’éducation est la mère des réformes. Alain Juppé. JC Lattès. 305 pages.

Alain Juppé, ancien professeur, ancien ministre, maire de Bordeaux, affilié au parti « Les Républicains » est candidat à l’élection présidentielle de 2017. Dans ce but, il a engagé une réflexion sur les réformes prioritaires vers un nouveau monde.

« Apaiser, rassembler et réformer. Le changement ne se décrète pas, il se prépare et ne peut se réaliser que s’il est porté par le plus grand nombre. La réforme de l’école porte toutes les réformes.»

Oui, la réforme de l’école est la plus urgente. Les propositions de la ministre de l’Education nationale, Najat vallaud-Belkacem, ne redresseront pas le système éducatif : elles sont sans professionnalisme. Alain Juppé a pratiqué la démocratie participative afin de recueillir de très nombreuses participations de professeurs, de parents d’élèves, de chercheurs, de spécialistes de l’éducation dont Alain Bentolila, linguiste, le docteur Boris Cyrulnic et Yves Quéré, membre de l’Institut. Leurs interventions composent la moitié du livre et sont suivies d’une interview d’Alain Juppé par Jérôme Saltet novateur en instruction et éducation. En fin de livre des chapitres courts explorent divers points : les dépenses pour l’éducation en France et dans le monde, les résultats de l’enquête PISA, la rémunération des enseignants, la notation des élèves, les inégalités croissantes...

Alain Juppé n’a pas terminé ses consultations : il souhaite rencontrer des élèves, des membres divers de l’Institution, des directeurs, des principaux...

C’est pourtant, à ce stade, un travail rare, remarquable, au-dessus des clivages politiques. Alain Juppé connaît le système éducatif en profondeur. Ses propositions de réformes, précises, exigeantes, portent sur l’essentiel. Il connaît les forces et les faiblesses du système éducatif et mesure la difficulté de son adaptation progressive pour redevenir performant et plus juste. Le bon sens, introuvable jusqu’alors, prévaut dans ses objectifs évaluables.

Les principales orientations.

Deux priorités nationales.

  1. Assurer à tous les jeunes Français (100%) une maîtrise complète de la langue française et du socle commun des savoirs fondamentaux à la fin du collège. Un jeune sur cinq ne maîtrise pas ce que l’on appelle communément les fondamentaux, aujourd’hui rassemblés dans le socle commun de connaissances et de compétences. Je fais du combat pour la maîtrise de la langue française LA priorité numéro un de mon action future.
  2. Assurer à tous (100%) une véritable qualification à la sortie du système éducatif. 150 000 jeunes sortent chaque année sans aucun diplôme. En 2017, nous aurons « produit » 2,5 millions de citoyens peu ou pas qualifiés, dans l’incapacité ou presque de trouver un emploi, de s’insérer, de vivre tout simplement.

Un objectif général.

         Faire remonter la France de 10 places dans chacun des volets du classement international PISA.

Cinq axes majeurs pour y parvenir (à budget constant pour le ministère de l’Education nationale, par redéploiement de moyens).      

    1. Accroître substantiellement l’effort sur les classes de maternelle et de CP.

Alain Juppé reprend la demande ancienne de Bentolila d’accroître considérablement les acquisitions de vocabulaire, de pratiquer, dès la crèche, des séances de conversation dans une langue soutenue, de réduire les effectifs, de travailler aussi en petits groupes. La formation des enseignants doit porter sur la spécificité des apprentissages, particulièrement linguistiques, en maternelle...

   2.Revaloriser le statut d’enseignant.

Les salaires des enseignants du second degré doivent se rapprocher de ceux de l’OCDE, par une augmentation de 10%. Alain Juppé reconnaît la nécessité de la pédagogie : il faut donc accroître aussi, dans la formation initiale des enseignants, la connaissance des processus d’apprentissage, une meilleure connaissance des neurosciences cognitives et permettre la possibilité de reconversion dans d’autres carrières pour les professeurs qui le souhaitent.

    3.Donner de nouvelles responsabilités aux équipes pédagogiques.

Pour les collèges c’est une évolution majeure. Elle envisage une modification de la direction des établissements, plus collégiale. C’est un Conseil éducatif d’établissement travaillant en équipe sous la direction d’un directeur principal qui dirigerait l’établissement et gérerait les moyens. Une plus grande autonomie de répartition des moyens de la dotation horaire globale permettrait d’assouplir les structures et les pratiques de chaque établissement en fonction de son projet. Les professeurs seraient appelés à exercer diverses responsabilités : coordonnateur, responsable de l’orientation, responsable des partenariats...Des regroupements d’établissements pourraient se faire, fondés sur des projets...

   4.Une évaluation indépendante, régulière et performante.

L’évaluation est, pour Alain Juppé, l’indispensable corollaire de la responsabilisation des équipes pédagogiques. Evaluer a pour but essentiel le repérage permanent des élèves « décrocheurs » afin d’y remédier sans tarder et à tous les niveaux, par des séances personnalisées, intensives, de remise à niveaux. Une Agence nationale de l’évaluation, de l’innovation et de la performance scolaire, indépendante, serait chargée du repérage des bonnes pratiques en France et à l’étranger, de favoriser des méthodes d’évaluation efficaces et d’évaluer la progression des établissements, en concertation...

  5. L’orientation et l’apprentissage au service de la qualification et de l’emploi.

Rapprocher les CFA et les lycées professionnels. Confier les lycées professionnels et les CFA aux régions. Améliorer le suivi et l’orientation des élèves, mieux les informer. Adapter les formations aux besoins. Réduire le coût de l’apprentissage pour les entreprises... 

Bien sûr, ces 3 pages ne peuvent résumer les 305 pages denses d’Alain Juppé. Cet essai n’a d’autre but que de nous engager tous à répondre à la question posée : Quelle école voulons-nous ?

http://www.al1jup.com

Après 44 ans dans l’Education nationale, je me permets de dire à Alain Juppé que la notion essentielle d’équipes éducatives doit être concrétisée. Il n’y a pas d’équipes de travail dans les collèges : il faut définir des lieux de réunions, des horaires inscrits dans l’emploi du temps général, leur insertion dans un statut professoral qui les ignore. Cette mutation ne peut être laissée au hasard.Des « détails » pléthoriques doivent être pensés parce que leurs incidences sont graves. Les professeurs des écoles apprennent-ils à leurs élèves à apprendre leurs leçons et selon quelle méthode ? Aucune ? Des professeurs font encore des contrôles- surprises ou des contrôles portant sur des cours inexistants ! Des professeurs se plaignent en conseils de classes des élèves bavards alors que l’ordre scolaire relève de leur responsabilité. L’autorité s’apprend mais n’est pas encore enseignée dans les centres de formation. Les professeurs se sentent-ils partiellement responsables des « mauvaises notes » qu’ils attribuent à certains élèves, pour rechercher une plus grande efficacité? 20% d’entre eux ?

Les résultats de la démarche d’Alain Juppé sont exceptionnels, il faut poursuivre.

Annie Keszey.

http://www.atelier-idees.org          http://www.rupture-et-metamorphose.org

http://www.notreputeaux.com

11 février 2011

Une nouvelle politique contre la pauverté mondiale

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L’ ECOLE: CONSTRUIRE POUR INSCRIRE OU INSTRUIRE ?

Des  économistes soulignent l’importance de la santé et de l’éducation comme valeurs et facteurs de croissance. Le rapport de 2009 sur les huit objectifs du millénaire que 189 pays se sont fixés pour 2015  fait état d’avancées réelles mais, malgré cela, l’état de l’éducation et de la santé, dans le monde, n’incite pas à l’optimisme.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, déclare que l’on a progressé vers les objectifs internationaux et William Easterly, spécialiste de l’économie du développement, conclut que toute aide extérieure a été gaspillée.En réalité, il n’y a pas eu d’évaluation.

Il est cependant possible de s’inspirer des essais cliniques pour conduire des programmes pilotes en matière d’éducation et de santé, soutenus par le combat contre la corruption, partout, et l’amélioration de la gouvernance locale. La lutte contre la corruption s’appuie sur la combinaison de deux contrôles : par le haut, par des audits, des contrôles administratifs et par le bas, la supervision  par les usagers. La gouvernance locale peut être améliorée en prêtant attention aux règles qui l’encadrent.

Première titulaire de la chaire internationale 2009 « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France, Esther Duflo, professeur au Massachussets Institute of Technology , http://econ-www.mit.edu/faculty/eduflo/, démontre les naïvetés et les approximations qui entendent tout miser sur l’initiative des pauvres et propose une expérimentation scientifique, sans relâche, pour améliorer concrètement leur vie.

Pour tester l’effet des nouveaux médicaments, la recherche pharmaceutique a mis au point « les essais cliniques », un nouveau médicament est testé sur un échantillon choisi au hasard, un groupe témoin recevant le placebo. Le choix aléatoire du groupe témoin et du groupe auquel est administré le traitement garantit que la comparaison entre les deux permettra d’isoler exclusivement l’effet du nouveau produit. Ce n’est qu’après une expérience avec assignation aléatoire qu’un nouveau médicament est approuvé et mis sur le marché.

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22 juin 2010

Le métier de professeur

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« Un professeur transmet des connaissances. L'école publique dans laquelle il exerce, en 2010, est en difficulté ».

Dans le passé, le Ministère de l'Education Nationale, n'a jamais accepté de reconnaître la complexité du métier de professeur au- delà de sa fonction unique, originelle, de transmission d'une matière, par des cours magistraux, de préférence.

Le recrutement des professeurs se fait à partir d'examens et de concours qui évaluent des connaissances. Les aptitudes à parler, communiquer, intéresser,  gérer des groupes,  maintenir l'ordre,  travailler en équipe, se former en permanence,  prévenir la violence,  innover en instruction et en éducation sont des qualités professionnelles indispensables, dont l'apprentissage, paradoxalement, n'est pas ou peu proposé par l'Institution.

Les cadres de l'Education Nationale, majoritairement, ont une idéologie conservatrice, éloignée de la « pédagogie », mot- valise rejeté, déraisonnablement. Ils sont les principaux responsables de l'état actuel, injuste, du Système.

Sébastien Clerc, jeune professeur de Français et d'Histoire vient de publier  « Au secours ! Sauvons notre école », aux éditions OH. Après une analyse approfondie des difficultés graves et variées de l'acte d'enseigner, il propose des solutions pour sauver l'école. C'est une rare description du métier de professeur dans sa réalité actuelle qui interpelle, avec sincérité, cette Institution plutôt muette et ses usagers !

La réalité pédagogique décrite est celle d'un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis : ce n'est pas la réalité de l'Education Nationale. L'égalité des chances n'est pas harmonieusement répartie, en effet, sur le territoire de la République. »

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09 juin 2010

Les mathématiques en ligne

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www.sesamath.net est un site de très nombreuses ressources pédagogiques en mathématiques. Fondé par Sébastien Hache, il est destiné aux professeurs, aux élèves et aux parents d'élèves. L'association de professeurs a pour but principal la production de logiciels libres, gratuits.

Contact : contact@sesamath.net

Le site a reçu 961.062 visites en avril 2010, 33.984 professeurs reçoivent la lettre du site.

Ce site est novateur : les professeurs volontaires échangent leurs pratiques, critiquent, travaillent ensemble pour produire des documents pédagogiques individualisés, vivants, variés. L'évaluation par compétences aide les professeurs et les élèves à sortir du carcan de la note chiffrée : les élèves, informés de leurs erreurs, trouvent à l'écran de brèves leçons leur permettant de combler leurs lacunes.

Les professeurs de l'association ont créé des manuels scolaires « libres », de la 6ème à la 2de, accessibles sur www.mathenpoche.sesamath.net dont ils ont fait ensuite des versions « papier », commercialisées chez Belin, Hatier ou Magnard. L'UNESCO a récompensé cette initiative, d'autant plus que ces manuels en ligne peuvent être utilisés par des pays sans ressources pédagogiques. (L'actuel programme africain d'éducation repose sur l'utilisation de tableaux interactifs à faible coût).

Travailler ensemble, s'entraider ... communiquer !

SESAPROF : Pour les profs, les mathématiques ensemble (9158 inscrits, accès réservé).

SESABLOG : Un regard sur l'enseignement actuel des Mathématiques.

MATHEMATICE : Une revue en ligne consacrée à l'utilisation des TICE par les professeurs dans leur enseignement.

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15 février 2010

Le Brevet des Collèges

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Dans Puteaux-Infos de Janvier 2010, en page 59, dans la tribune de la majorité municipale, Monsieur Vincent Franchi, Adjoint au Maire, chargé, en particulier, des affaires scolaires, écrit :

... « Par ailleurs, si les collèges de Puteaux obtiennent de bons résultats au brevet, pourquoi n'aurions-nous pas le droit de féliciter les établissements et les collégiens de notre ville ? »...

Monsieur Franchi peut, en effet, féliciter individuellement des collégiens, surtout si cette marque de considération les motive et remercier les enseignants pour leur engagement.

Mais, en aucun cas, il ne peut féliciter les collèges pour leurs bons résultats au brevet. Les résultats collectifs au brevet, exprimés en pourcentages, n'évaluent pas un établissement.

Un Maire, un Adjoint au Maire ne sauraient perpétuer des « idées reçues » en ignorant les faits.

L'EDUCATION NATIONALE A POUR OBLIGATION DE CONSTRUIRE UNE CERTIFICATION TERMINALE EFFICACE, VALABLE, DU COLLEGE, DANS SA GLOBALITE.

« ...Le brevet n'est plus un diplôme national et a perdu de son sens. Cette formule, brutale, résume le sentiment du Haut Conseil de l'Evaluation à l'Ecole.

[Ce Haut Conseil est un organisme officiel créé en 2000. Il a eu pour mission, non pas d'évaluer l'école, mais de faire état de l'évaluation de celle- ci. Il s'est s'intéressé à tous les niveaux du système éducatif. Il comprenait 35 membres représentants l'ensemble des usagers et partenaires de l'Education Nationale .Il a été remplacé en 2005 par le Haut Conseil de l'éducation aux fonctions encore plus larges].

Les conditions actuelles d'organisation et surtout de pilotage de cet examen ne lui permettent pas de remplir ses fonctions.

Vu la forme des épreuves actuelles, les modalités d'élaboration des sujets, les très fortes disparités des appréciations des élèves entre établissements et entre enseignants (disparités qui ne concernent pas le seul contrôle continu), l'absence à peu près générale d'harmonisation de la notation (y compris souvent au plan de chaque département), sans parler de l'hétérogénéité des séries, le brevet peut difficilement apprécier de façon fiable et cohérente les acquis des élèves en fin de troisième et encore moins donner des indications utiles à son orientation.

L'absence d'un pilotage national de l'examen est manifeste : il ne fait pas l'objet d'un véritable suivi au niveau national et l'administration centrale ne dispose pas d'un fichier des résultats qui lui permettrait de réaliser des études de nature à alimenter le pilotage du système éducatif, comme elle peut le faire pour le baccalauréat...

Cependant, sur le terrain, le brevet ... conserve une valeur symbolique forte, notamment aux yeux des familles populaires et modestes, ceci bien qu'il ne bénéficie plus d'une reconnaissance de la part des employeurs »...

Christian Forestier, Claude Thélot, Jean- Claude Emin, dans « Que  vaut l'enseignement en France ? » Editeur Stock, mars 2007, permettent d'acquérir une connaissance approfondie du système éducatif. Cette source d'information très expérimentée et fiable est indispensable à tous les responsables en instruction.

college_puteaux.jpgPRIORITE AU SAVOIR

Il est de notoriété publique que les communes ne sont pas responsables des locaux des collèges ou des lycées. Le Lycée Agora, à lui seul, démontre que si des locaux réfléchis et entretenus sont nécessaires, ils ne sont pas suffisants pour réaliser la réussite scolaire. Rien ne s'oppose cependant à ce que la ville de Puteaux (trop riche par rapport à d'autres villes) appuie, à tous les niveaux, la scolarité des élèves, en concertation avec les autres autorités.

Ainsi participera-t-elle, par un renforcement du langage par exemple, à un moindre chômage ultérieur puisque, dès le cours préparatoire, ceux qui échouent y sont prédestinés. Un engagement complémentaire précis, au niveau des collèges et des lycées, pour l'apprentissage des langues et de la culture générale, sur une longue durée, serait plus pertinent que les quotas (trop tardifs) d'entrée dans les Grandes Ecoles.

Le soutien renforcé du Collège des Bouvets, page 18 de Puteaux-Infos de décembre, paraît être une orientation précoce vers le monde du travail : une insistance sur les compétences pratiques (alors que l'adaptation au monde demande des capacités d'abstraction), une résurgence d'un diplôme minimal (CFG) sans valeur sociale, un retour déguisé, modulé, anachronique, malgré sa sincérité, aux anciennes classes préparatoires à l'apprentissage (filière CPPN, CPA).

Combien y a- t-il d'enfants d'enseignants ou de cadres supérieurs dans cette structure ?

Où est l'égalité des chances sociales?

Le rapport de Jean Etienne et de Roger- François Gauthier sur l'évaluation des collèges et des lycées en France, présenté au Ministre de l'Education Nationale en 2004, reste un document complet sur ce sujet . Il est accessible sur le site :

ftp://trf.education.gouv.fr

Annie Keszey pour Atelier des Idées

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01 février 2010

Le « travail au noir » des élèves de l’Ecole Publique

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Les devoirs du soir

L'arrêté du 23/11/1956 aménage les horaires des écoles primaires et inscrit les devoirs pendant le temps scolaire. En application de l'arrêté, la circulaire du 23/11/1956 supprime, sans équivoque les devoirs à la maison :

« Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail ne peut qu'apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants. Enfin, le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité. En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l'enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte. Libérés des devoirs du soir, les enfants de 7 à 11 ans pourront consacrer aisément le temps nécessaire à l'étude des leçons. »

L'interdiction est rappelée en 1962, 1964, 1971, 1986, 1990, 1994, 2002.

Toutes les Ecoles Publiques transgressent la loi républicaine, alors qu'elles sont, de plus, chargées de l'instruction civique. Les élèves travaillent au noir.

Cette situation a des conséquences négatives:

  • Les devoirs du soir échappent au contrôle des Inspecteurs de l'Education Nationale qui évitent de s'y intéresser, par prudence diplomatique.
  • Aucune enquête de l'Education Nationale ne porte sur le temps qu'ils demandent aux élèves, ni sur les conditions de leur réalisation, ni même sur leur sens.
  • Nul ne peut dire s'ils sont efficaces ou non : ils ne font l'objet d'aucune évaluation globale quant à leur effet sur le système éducatif.

Au collège, les devoirs sont autorisés, mais la coordination entre professeurs d'une même classe est pratiquement inexistante, ce qui a pour effet d'éliminer les devoirs sur l'acquisition de compétences transversales, pourtant essentielles : savoir résumer, comparer, synthétiser...

Les collèges publics ayant défini collectivement (professeurs- parents- délégués des élèves) une politique des devoirs du soir, dans leur projet d'établissement, sont rares. (Un exemple suit ce texte).

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30 novembre 2009

A deux ans, tu seras grand, mon fils !

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Il y a quelques mois, notre ministre de l'éducation nationale du moment, très inspiré, fustigeait la redoutable efficacité des enseignants de maternelles, à mots choisis : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »*

Je vous fais part, en primeur, d'un choc reçu il y a deux semaines, lors de la réunion du Conseil d'Ecole à Défense 2000 (4 classes de maternelles). La Mairie souhaite que la directrice accueille quelques enfants de deux ans révolus (trois enfants, pour le moment), dans une des classes de petite section !

En d'autres termes, pour que le mot si vulgaire de M Darcos trouve sa pleine justification, on bouscule les règles de l'Education Nationale et on décide de placer en maternelle des petits qui, bien évidemment, ne sont pas encore propres, et ne peuvent en aucun cas, en débarquant ainsi en cours d'année (au 15 novembre), suivre un quelconque programme, qui de toute manière, n'est pas conçu pour eux. Inspecteur d'Académie, dites-vous ? Aux abonnés absents, politique de l'autruche... Elle est belle notre République de la Liberté, l'Égalité et la Fraternité...

En d'autres termes encore, Madame le Maire, qui ne fait pas beaucoup d'efforts, depuis sa prise de poste en 2004, pour faire mieux que son père, c'est à dire,  pour ouvrir des lits de crèche archi-nécessaires (en 2007, à la Rotonde, à une question que je lui avais posée à ce sujet, elle m'avait dit que toutes les statistiques indiquaient une baisse du nombre des enfants sur les 5 ans à venir ! La réalité, même statistique, est exactement inverse**... hormis pour les enfants de 2 ans, en effet ! Je ne sais pas qui lui communique ses chiffres...), préfère tordre le cou à certaines règles nationales pour pallier au manque de place en crèche. Sans compter la probable manipulation démagogique : l'école ne coûte rien aux parents (enfin, hormis la cantine) au contraire de la crèche...

N'est-ce pas un sujet qui vous fait bondir ? Personnellement, j'en suis resté « estomaqué » ! Et la directrice est "contrainte" d'accepter, parce que sur ses quatre classes, elle n'atteint pas le quota minimum francilien, de 26 enfants par classe ! Son inquiétude est la suivante : refuser, c'est s'exposer à une vérification de l'IA, et peut être voir celle-ci décider d'une fermeture de classe pour l'année prochaine...

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28 novembre 2009

Accueil des enfants de 2 ans en maternelle : la position d’Alain Bentolila

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Alain Bentolila est professeur de linguistique à l'Université Paris-V- Sorbonne, conseiller scientifique de l'observatoire national de la lecture et de l'agence nationale de lutte contre l'illettrisme.

« L'apprentissage de la langue conditionne le destin scolaire et social de chacun de nos enfants...

C'est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d'exigence les vertus pacifiques du Verbe que l'on peut espérer qu'ils en viennent aux mots plutôt qu'aux mains. »...

Une mère et un père devraient pouvoir conjuguer leur travail et l'éducation de leurs enfants.

« ... Avant d'exprimer ma façon de penser sur l'accueil des enfants de 2 ans à l'école, je voudrais dire combien il m'apparaît injuste et scandaleux qu'une femme ne puisse pas conjuguer avec sérénité son travail et son rôle de mère. Au lieu d'avoir octroyé à tous les français des loisirs supplémentaires à travers la loi sur les trente-cinq heures, j'aurais aimé que l'on fit un effort significatif pour permettre aux mères (ou aux pères d'ailleurs) de jeunes enfants de partager leur temps entre leur profession et l'éducation de leurs petits et ce, avec l'assurance totale que ce partage ne nuirait en rien à l'avancement dans leur carrière. On ne peut pas condamner un enfant de 2 ans à ne voir sa mère qu'une heure à peine par jour pendant la semaine: on ne peut condamner une mère à laisser toute la journée son enfant à des gens qui n'auront que peu de temps à lui consacrer...

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08 septembre 2009

Les fournitures scolaires municipales de Puteaux

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La municipalité de Puteaux offre, à chaque élève de l'école élémentaire, un cartable rempli de fournitures scolaires.

Le contenu du cartable varie selon les niveaux.

Pour le CM1, par exemple, il comprend :

  • Un sac à bandoulière noir brillant en polyester et coton, fait en Chine. Ce sac porte un quadrillage coloré avec des figures géométriques, des chiffres et des inscriptions : le doux, blue, XXIème siècle, je « cours » !
  • Une trousse de même origine et de mêmes couleurs.
  • 2 gommes différentes, conformes à la nouvelle norme européenne N E sur le jouet.
  • 1 paire de ciseaux à bouts ronds.
  • 4 marqueurs Velleda, pour tableau blanc, effaçables à sec, d'odeur faible, pour tableau blanc.
  • 4 « Bics », bleu, blanc, rouge, vert.
  • 18 crayons de couleur « Bic » kids, sans bois. Ces crayons sont en résine de synthèse, la mine est ultra résistante aux chocs et il n'y a pas d'échardes en cas de bris. Ils résistent aux mordillages.
  • 6 tubes de colle UHU, sticks sans solvant, faits en Allemagne.
  • 1 taille crayon avec récepteur.
  • 12 crayons « graphite », sans bois, à mines ultra solides, fabriqués recyclés à 57% de leur poids.
  • 2 cahiers de 96 pages, papier surfin de 70 grammes, cahier NF 91, marque Hamelin. Ces cahiers limitent des impacts environnementaux liés à l'impression et à la fabrication du papier et du produit.

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03 juin 2009

Les résultats 2008 du Lycée Agora de Puteaux

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Chaque année, le Département de l’Evaluation et de la Prospective du Ministère de l’Education Nationale publie un classement des lycées d’enseignement général et des lycées polyvalents à dominantes tertiaire et industrielle.

Ce classement inclut trois indicateurs :

  • Le taux de réussite aux baccalauréats,
  • Le taux d’accès de seconde et de première au bac (taux qui ne tient pas compte du nombre d’années nécessaires),
  • La proportion de bacheliers parmi les sortants.

L’offre de formation du lycée paraît restreinte mais elle est liée à l’effectif des élèves. 144 élèves ont été présentés, en tout, aux 3 séries : ES, S, STI.

Seuls les taux d’accès aux baccalauréats peuvent être comparés avec les taux antérieurs. Pour les deux autres indicateurs ce n’est pas possible, la méthodologie s’étant affinée.

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