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22 novembre 2010

La République des élites du droit

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1/ Un parcours- type

La « Restauration » de la République des avocats, tradition ancrée dans l’histoire politique, avec son apogée lors de la IIIème République, est d’actualité. En France, situation unique, 12 présidents de la République sur 24 furent avocats. Un général de l’armée française cependant reste le plus illustre. En 2007, 44,4 millions de français étaient inscrits sur les listes électorales pour l’élection présidentielle. Cette même année la France comptait  50.314 avocats. 

Les avocats représentent environ un millième du corps électoral.

Le 14 novembre 2010, 31 membres plus le président de la République composent le Gouvernement français remanié : 12 membres sur 32 sont issus de la filière du Droit dont 8 sont avocats, mais tous ne cumulent pas cette profession avec leur fonction ministérielle.

La filière du Droit représente plus de 30% du Gouvernement.

Le suffrage universel conduit au pouvoir une catégorie sur- représentée : ce résultat diffère-t-il alors  de l’ancien suffrage censitaire qui n’accordait le droit de vote qu’aux plus riches, aux possédants ? La nouvelle composition du gouvernement, est accessible sur le site www.gouvernement.fr 

Des processus d’apprentissage et de sélection au sein de filières de recrutement sont à l’origine d’un parcours-type, de la conquête des mandats municipaux aux mandats nationaux,  qui conduit au sommet de l’état. Ces filières principales sont :

- les grandes écoles (ENA, SCIENCES PO, IEP, HEC, ESSEC…)

- les études de droit,

- les entourages politiques (secrétariat des hommes publics), les appareils centraux. » (1)

 

La profession d’avocat est un point nodal de la toile d’araignée tissée par l’oligarchie.

 « Notre démocratie reste marquée par l’inégalité d’accès aux fonctions politiques électives. Une conditionnalité de fait permet de sélectionner les citoyens en fonction du milieu social, de l’origine ethnique et du sexe. Le poids de ces variables fait basculer l’égalité juridique des citoyens en fiction réelle. Au regard de la composition de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Gouvernement, le modèle type du représentant de la nation est incarné par l’homme blanc de plus de 55 ans, appartenant aux couches sociales supérieures. Si cet archétype de l’élite républicaine est élu par le peuple souverain, il est également le produit d’une sélection qui relève plus de l’auto- reproduction sociale que de l’égalité des chances. Le discours, d’une homogénéité pathologique, charrie un conservatisme garant d’une consanguinité malsaine, par définition. Le système scolaire n’est pas en mesure de pallier ces inégalités de conditions… » (2)

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01 septembre 2010

La République exemplaire sous Nicolas Sarkozy

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Juin- Juillet 2010. Les événements, sur ce même sujet, d'Août et de Septembre 2010, seront publiés ultérieurement.

Les faits contredisent le discours politique vertueux. La rigueur pour le Peuple ne peut s’accommoder de faveurs pour les nantis.

1. RAPPELS DE FAITS, CONTRE L’OUBLI

Christine BOUTIN, ministre de la santé, éconduite, a reçu, en compensation, une rémunération de 9500 € nets par mois pour « une mission ». Sous la pression médiatique, elle a renoncé à cette rémunération. Elle garde sa voiture avec chauffeur, ses bureaux et son secrétariat particulier. Cette rémunération s’ajoutait à son indemnité de conseillère régionale de 2605 € bruts et à sa retraite de députée voisine de 6000 €.

Rama YADE, secrétaire d’Etat aux sports, a dénoncé le prix élevé des chambres de l’hôtel de luxe de l’équipe de France de football, en Afrique du Sud. Mais la chambre d’hôtel qui lui fut réservée avait un prix supérieur!

Christian BLANC, secrétaire d’Etat au Grand Paris, a dépensé 12000 €, en 10 mois, sur fonds publics, pour ses cigares « havanes ». Il s’est engagé à  rembourser 3500 €, puis 1000 € de plus et a recherché un bouc émissaire dans son environnement proche !

Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat à la coopération, a obtenu un permis de  construire « amical » pour agrandir sa villa provençale, permis d’agrandir auquel il vient de renoncer. Le 22 mars 2010, il avait affrété un jet privé pour une visite éclair aux Antilles. Le coût du déplacement avait été de 116 500 €.

Fadela AMARA, secrétaire d’Etat à la ville et Christian ESTROSI, ministre de l’industrie, ont prêté leur logement de fonction, qu’ils n’habitent pas, à leur famille. Fadela a, de plus, prêté le cuisinier attribué par l’Etat!

Eric WOERTH, ministre du travail, au cœur de la négociation sur les retraites, ancien ministre du budget, trésorier de l’UMP, est pris dans la tourmente. Son épouse a géré certains actifs de Liliane BETTENCOURT, héritière de la fortune l’Oréal, soupçonnée d’évasion fiscale. Madame WOERTH vient d’annoncer sa démission de son poste. François-Marie BANIER, photographe soupçonné d’avoir profité financièrement de la vulnérabilité de Liliane BETTENCOURT a été décoré de la légion d’honneur. Le ministre du budget, François BAROIN s’engage à ce que l’administration fiscale examine la totalité des actifs de Liliane BETTENCOURT …

Six ministres, Roselyne BACHELOT (à la santé), Michèle ALLIOT-MARIE (à la justice), Patrick DEVEDJIAN (à la relance), Michel MERCIER (à l’espace rural), Henri de RAINCOURT (aux relations avec le parlement) et le secrétaire d’Etat Jean Marie BOCKEL ont renoncé à percevoir leur retraite de parlementaire cumulée à leurs rémunérations de membres du gouvernement : Cumul légal cependant! Hubert FALCO et Alain MARLEIX, par exemple, s’étaient dispensés de faire valoir leurs droits à la retraite parlementaire.

Gérard COURTOIS, dans « Le Monde » du 22/06/2010 montre que l’on assiste à un concours de petits arrangements, de prébendes et de cynisme et cite MONTESQUIEU, toujours d’actualité : « Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors, le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La République est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous ».

Le Premier Ministre, François FILLON, tance, au coup par coup et à posteriori, ceux qui se servent plutôt qu’ils ne servent, mais avec une efficacité réduite car l’exemple parfait de l’indécence financière vient du sommet !

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