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04 février 2016

L'évaluation scientifique pour l'évaluation authentique des élus.

Les élus de la Nation ne sont pas évalués scientifiquement, objectivement. Les choix pour élire nos représentants qui seront dotés de responsabilités majeures quant aux politiques publiques ne reposent que sur des éléments idéologiques (le parti politique d’appartenance), subjectifs (le charisme, les promesses, l’art oratoire...) ou sur des intérêts personnels (les réseaux de copinage)...Les candidats ne publient pas leurs évaluations professionnelles antérieures lors des périodes électorales.

Il n’y a aucune évaluation officielle prévue en cours de mandats, ni en fin de mandats. Les élus sont en général satisfaits. Les opposants aux élus manifestent régulièrement leurs points de vue, majoritairement analytiques, essentiellement négatifs, pour se promouvoir par l’alternance. Ce sont des combats de volatiles intéressés, en aucun cas des évaluations rigoureuses et authentiques dont le but n’est pas la sanction mais l’amélioration permanente de l’intérêt général et la protection de la motivation des responsables.

En commençant par la base politique, il n’existe aucune grille d’évaluation scientifique nationale du maire. Il ne peut s’agir d’une auto-évaluation mais d’un processus évaluatif intégrant les décideurs, les bénéficiaires, les agents, des experts, des tiers neutres...

Seules, quelques initiatives isolées existent déjà ou ont existé. La Fondation City Mayors, association philanthropique, groupe de réflexion international, basée à Londres et fondée en 2003, organise tous les deux ans « Le meilleur maire du monde ». Le dernier élu fut Naheed Nenshi, maire de Calgary, en 2014. Des citoyens de la ville avaient cité des faits remarquables de leur maire, pris en compte dans l’ensemble des critères de sélection. Alain Juppé, maire de Bordeaux, était le seul maire français à participer à cette compétition.

Le cabinet Mercer, sur trente-neuf critères (la sécurité, la connectivité internationale...) et trois classements différents, a décerné le prix de la ville la plus agréable du monde à Vienne, en 2015. Lyon occupait la 39ème place.

Les palmarès annuels de l’Express, après l’examen de nombreux critères par un comité d’experts, classent les villes vertes, les villes où il fait bon vivre, les villes pour entreprendre, celles pour trouver un emploi... Etc.

L’INSEE, la DATAR, l’Observatoire des territoires, le Conseil économique social et environnemental (CESE), les CESE régionaux (CESER), les Cours des comptes régionales, l’ANCOLS, la Convention des maires sont des organismes riches en informations nécessaires à la composition d’une grille d’évaluation pour un maire, travail certes complexe et long qui doit vaincre une opposition culturelle anachronique.

Les secteurs à évaluer sont nombreux : l’éducation et le soutien à la jeunesse- l’emploi- la sécurité- le budget et la fiscalité- l’urbanisme de construction, de réhabilitation et le logement social- la solidarité- la culture et les loisirs- la santé, la qualité de l’air et la salubrité- le développement durable et l’efficacité énergétique- les transports urbains- l’économie- la « connectivité », l’information- la place de la nature et des circuits courts- la créativité gestionnaire- les spécificités de la commune- le leadership, la vision globale, la notoriété du maire- Le climat du conseil municipal- le respect des valeurs de la République- la qualité démocratique...

Une partie de la synthèse soulignera les actions novatrices, cohérentes, pour percevoir la situation urbaine "DEMAIN".

Donc, il faut avancer : quel maire chaque électeur va-t-il évaluer scientifiquement pour faire progresser sans cesse sa commune préférée?

Edgar Morin, sociologue et philosophe, encore lui, et Michelangelo Pistoletto créateur de ce remarquable générateur d’énergie qu’est Cittadellarte, extraordinaire laboratoire du monde de demain, nous interpellent : « Impliquons- nous »- Actes Sud- 90 pages- 8.80 €.

Annie Keszey, citoyenne de...Puteaux.

 

 

 

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19 mai 2014

DEVENEZ MAIRE!

 PETIT GUIDE DE L’ELU LOCAL. VINCENT QUIVY.

Le revenu de votre maire.

Conseils pratiques à ceux qui veulent tenter leur chance.

 

Le revenu de votre maire.

Les maires des 36 000 communes sont payés en fonction du nombre d’habitants. L’Etat a établi une grille des « maxima » mensuels correspondant à chaque tranche de population. Ces « maxima » sont devenus la norme. Le montant de cette première indemnité est décidé par les élus eux-mêmes lors du premier conseil municipal. Au 1/07/2010, le maire d’une commune de 500 habitants pouvait recevoir jusqu’à 646.25 € / mois, brut, 3421.32 € pour un maire d’une commune entre 20 000 et 49 999 habitants,  5512.13 € pour les maires des villes de plus de 200 000 habitants… Les adjoints touchaient respectivement 250.90 €/ mois, brut, 1254.49 € et 2756.07 €… S’il s’agit d’un canton ces indemnités sont majorées de 15%.

Si la commune est classée « touristique », elle fait l’objet d’une dotation de solidarité urbaine : le bonus accordé, par exemple, à l’édile de Lyon correspond à 50 % de son indemnité. En cas de cumul des mandats, député-maire ou sénateur-maire, les indemnités s’additionnent, de même si le maire est aussi conseiller général, régional ou intercommunal. Il y a, de plus, dans les institutions locales une maladie qu’il faut repérer : on l’appelle la vice-présidence aiguë. Elle consiste à élire un président et de nombreux vice-présidents, rémunérés. La loi plafonne cependant leur nombre : les vice- présidents ne peuvent dépasser 1/3 des élus dans une intercommunalité. [Par exemple, le président, Éric Cesari, de l’Assemblée de l’agglomération  Seine-Défense (Puteaux-Courbevoie), vient de faire approuver la nomination de 14 vice- présidents dotés d’une indemnité de 1400 € chacun et de 5 membres du bureau à 418 €.  L’indemnité prévue pour un vice-président est de 2508 €/ mois, brut, mais il y a eu un partage solidaire afin d’augmenter le nombre de vice-présidents, dans la perspective probable d’une extension de l’agglomération. L’indemnité de membre de bureau semble étrangement faible.  La maire de Puteaux ajoute ce gain à son indemnité de base approuvée en conseil municipal du 4/04/2014, de 3421.32 €, plus 15 %,  donc à 3934.52 €/ mois, brut. Son fils, Vincent Franchi, l’ajoute  à son indemnité de conseiller général  de 2661.03 €/ mois, brut et d’adjoint au maire de Puteaux : 1276.91 €/ mois, brut.] La communauté d’agglomération de La Rochelle regroupant 18 communes, avant l’élection de 2014, avait 26 vice-présidents plus 9 conseillers communautaires délégués, tous rémunérés. L’un de ces conseillers assistait par exemple un vice-président dans ses fonctions relatives à l’espace « Musiques actuelles! »

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