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17 juillet 2012

LES CHAOS D'UNE PRESIDENCE ORDINAIRE.

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Image: meteobelle.com

JUIN 2012. Tout le monde le sait, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler,  journaliste, première dame de France et seconde femme du Président, au double second rôle  public et privé, s’est prononcée sur Twitter en faveur de l’adversaire de Ségolène Royal, dissident socialiste, au second tour des législatives de La Rochelle. Valérie Trierweiler  a préféré le mérite masculin à la parité.
Le tweet a réveillé, dans le désordre, le vieux débat, très compliqué,  sur le rapport entre la sphère publique et la sphère privée au sommet de l’état. L’évolution des mentalités et la reconnaissance de l’égalité entre l’homme et la femme tendent à supprimer la frontière étanche qui réduisait les épouses des présidents au « sois belle  (enfin, de préférence) et tais-toi » et à rompre avec une normalité conjugale*, mais un nouvel équilibre reste à inventer.  Valérie Trierweiler  souhaite conserver son métier de journaliste, ce qui ne saurait la contraindre à renoncer à son statut public de première dame, titre occasionnel et chimérique, concept machiste comique qui suppose de pratiquer la vertu classique  de faire-valoir du grand homme quitte à friser l’imposture et le quiproquo**. La demande des femmes d’avoir le droit de passer et repasser les frontières publiques et privées, personnelles et conjugales et donc de les bousculer exprime une exigence générale, moderne. Aujourd’hui, l’identité personnelle féminine refuse les enfermements et veut se rendre visible, sans être  obligatoirement  discrète.

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17 décembre 2010

Brice Hortefeux ignore le droit !

Le tribunal correctionnel de Bobigny, le 10/12/2010, a condamné sept policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour « dénonciations calomnieuses » et « faux en écritures publiques. »

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BRICE HORTEFEUX, MINISTRE DE L’INTERIEUR, IGNORE LE DROIT

Il a estimé, en effet, publiquement que « ce jugement peut légitimement apparaître comme disproportionné. »

Article 434-25 du Code pénal : Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende.

Maître Eolas (nom d’emprunt), expert en droit, avec sa rigueur habituelle (et son humour), expose la situation :..« Dans cette affaire, des policiers ont, au cours d’une poursuite en voiture, renversé un collègue. D’un commun accord, ils ont décidé de tous déclarer à l’unisson que le conducteur du véhicule en fuite avait volontairement renversé ce policier, l’accusant donc d’homicide volontaire aggravé puni de la réclusion criminelle à perpétuité. Le conducteur en question a de plus été roué de coup au sol par trois des policiers lors de son arrestation. À l’audience, le parquet avait requis de 3 à 6 mois de prison avec sursis. Le tribunal est allé au-delà, prononçant de 6 mois à un an ferme, et refusant la non inscription au casier judiciaire de cette condamnation pour cinq d’entre eux, qui seront donc très probablement révoqués de la police… Les policiers et le parquet ont fait appel de ces condamnations jugées trop sévères.»

Le site: www.maitre-eolas.fr présente une analyse détaillée.

Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, politique, ump, hortefeux, police, justice, société, maitre eolas | | |  Facebook