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10 mars 2015

10/03/2015. MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, MANUEL VALLS.

 Lettre ouverte.  

Objet : votre  appel à combattre le Front National. 

 

                        Monsieur le premier ministre, 

 

            Vous auriez dit : 

« Le danger (le FN, aux portes du pouvoir) est là devant nous, il est immense. Tout le monde le sait, et pourtant, il y a comme une étrange accoutumance, presque une forme d’endormissement généralisé...Où sont les intellectuels ? Où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes, les femmes de culture, qui doivent monter, eux aussi, au créneau ? Où est la gauche ? »  

Vous ne vous réveillez que quinze jours avant des élections, vous ne semblez pas avoir lu les nombreuses études publiées sur le FN, par des écrivains, des politiques et des journalistes, vous réduisez le peuple français, (que vous ne connaissez pas et que vous méprisez  dans vos propos, involontairement peut-être)  aux seuls intellectuels.  

Vous cherchez la gauche, vous n’êtes pas le seul. Mais, la gauche, n’est-ce pas d’abord vous-même ? 

Citoyenne banale, ordinaire, je vous informe m’opposer au FN, sans avoir attendu votre leçon de civisme: de nombreux autres citoyens que vous ne voyez, ni n’entendez,  coupé d’eux tous dans votre cocon élitiste, font de même. 

Veuillez trouver ci-joints quelques exemples de publications, contre le FN, faites sur de modestes blogs, la liste n’est pas exhaustive : 

  • 30/06/2014 : Enquête au cœur du nouveau Front National. Sylvain Crépon*. Nouveau monde 2012. Extraits.

  • 8/06/2014 : Le National-populisme, voilà l’ennemi. Jacques Julliard. Extraits.

  • 24/02/2015 : Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste. Cécile Alduy et Stéphane Wahnich. Seuil. Extraits.

  • 26/02/2015 : Puteaux. Incitation muette au rejet racial et religieux.

  • 2/03/2015 : Puteaux. Le zoo frontiste de Gérard Brazon. 

Michel Wieviorka qui a publié « Le Front National, entre extrémisme, populisme et démocratie, Maison des Sciences de l’homme, 2013. »  est autorisé à dire que le problème ne vient pas du silence des intellectuels mais de l’indifférence des politiques. Il s’est mis à votre disposition par courrier et attend toujours une réponse de votre part. Gaël Bustier, chercheur spécialiste de l’extrême droite et proche du PS partage cette opinion : Les appareils politiques ne peuvent pas anesthésier le débat public et en même temps reprocher aux autres d’être responsables de l’endormissement qu’ils dénoncent. (Le Monde du 7/03/2015.)  

En tapant sur google « Livres publiés sur le Front National », vous aurez une idée de l’implication des intellectuels et pourrez  commencer à vous informer.  

Vous êtes en première ligne : au-delà de vos mots déferlants, le peuple attend des actes urgents de votre part pour combattre le Front National. Il espère toujours une vision d’avenir crédible, novatrice, intelligente*, une République exemplaire et donc transparente, une République légale et morale.  

Avez-vous lu « Le capital au XXIème  siècle de Thomas Piketty, aux éditions du Seuil » ? Qu’en avez-vous fait ? Au lieu d’aider les très pauvres en ponctionnant les « un peu moins pauvres » comme vous venez de le faire, pourquoi ne ponctionnez-vous pas les rentes ou les actions ? 

Avez-vous lu « La France périphérique. Comment on sacrifie les classes populaires ? »  de Christophe Guilluy, auteur également des Fractures françaises ? Le PS a perdu les électeurs ouvriers et précaires Que faites- vous ? Ce sont ces mêmes populations  qui souffrent de l’Etat hors-la-loi quand il n’applique pas, souvent impunément, sa loi DALO. Retirez l’attribution des logements sociaux aux responsables politiques locaux tentés par le clientélisme. Ils ne peuvent être objectivement justes.  

Que faites-vous pour la jeunesse en désespérance ? Trois ministres socialistes successifs  (et leurs prédécesseurs bien sûr) n’ont pas encore soulevé la question dramatique des dizaines de milliers d’élèves qui quittent l’Education Nationale sans diplôme. Ces ministres ont joué et « jouent » avec des  sujets mineurs fortement médiatisés : les mots, pour eux aussi, se substituant aux actes. Pourtant la solution ne serait nullement complexe : elle heurterait certains principaux et proviseurs statiques. Il faudrait donc ce courage politique concret, inexistant. 

La morale ? Aucun parti politique n’est indemne. Le doute citoyen est permanent. 

Les Français n’oublient pas, moins encore quand ils sont mal informés et parce que la justice est lente. Tous les partis politiques ont des condamnés par la Justice, votre gouvernement aussi.  Le président d’honneur du Front National, Jean- Marie Le Pen, est le plus déshonoré, condamné un nombre extrême de fois, mais il survit dans un parti reconnu « républicain ». C’est une offense, ce sont des offenses, faites aux citoyens attachés aux valeurs fondatrices. Marquez votre temps Monsieur Valls, proposez une loi « évacuant » de la politique tous les représentants imparfaits dont les casiers judiciaires ne sont pas vierges!

Vous serez observé par les peuples européens et certainement suivi, par «Podemos », par exemple.

Ces quelques  actes anti- FN ne seraient que le début d’une belle politique de gauche.

 

www.atelier-idees.org 

www.rupture-et-metamorphose.org 

www.notreputeaux.com 

Annie Keszey.

 

07 octobre 2014

Laurent MAUDUIT.

 

Le hold-up démocratique de François Hollande.

 LAURENT MAUDUIT.jpg

 

François Hollande a méticuleusement caché la politique qu’il entendait suivre adoptant une posture conforme dans le seul but de gagner l’élection présidentielle. Il n’est ni socialiste, ni social-libéral mais néolibéral en économie  et néoconservateur en matière de libertés publiques.  Dans sa République, qui se voulait exemplaire, les valeurs fondatrices de la gauche se délitent inexorablement au sein d’un milieu politique incluant des combinards, petite bande de capitalistes de droite, défenseurs de leurs seuls intérêts personnels. La gauche  est morte.

 

Il est de notre responsabilité à tous de prendre la mesure de ce qui se profile. De prendre conscience que, au-delà des valeurs de la gauche, ce sont les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui sont fréquemment piétinées. 

 

Il  nous appartient à tous de nous engager.

 

Le livre de Laurent Mauduit, cofondateur de Mediapart, « A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient », aux Editions Don Quichotte, conduit à ce constat en 420 pages de preuves. 

Résumés partiels. 

Notre jeunesse. 

« Laurent Mauduit fut, dans sa jeunesse étudiante, un militant politique qui rêvait de transformer le monde en se réclamant de Marx, engagé, au sein de l’UNEF, le syndicat étudiant, puis trotskyste, au sein de l’Organisation communiste internationaliste (OCI). Plus tard il rejoignit le parti socialiste. Des désillusions lui firent préférer ensuite le journalisme militant. Au sein de ces institutions ou au cours de ses engagements, il a rencontré, François Hollande, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, Manuel Valls, en particulier,  dont il a suivi les carrières jusqu’à ce jour.  

Le jugement qu’il porte sur ces politiques est accablant. 

Les précédents gouvernements socialistes, le Front populaire, le gouvernement de François Mitterrand, celui de Lionel Jospin, contrairement à celui François Hollande, lors des premiers mois de leur mandat, avaient au moins instauré des conquêtes sociales, des dispositions progressistes, avant de sombrer, aussi, dans la rigueur et les débâcles électorales. 

Le hold-up démocratique. 

Lors de son discours lyrique, porteur d’espérances du Bourget, le 22/01/ 2012, François Hollande dit avoir pour adversaire « le monde de la finance ». Dès février 2012,  il se rend à Londres pour rassurer la City et dit : I’m not dangerous !  Il enrôle dans son équipe de campagne Emmanuel Macron, jeune inspecteur des finances, associé gérant de la banque Rothschild. En 2007, peu après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Emmanuel Macron était devenu rapporteur de la commission présidée par Jacques Attali, dite «  commission pour la libération de la croissance ». Cette commission comportait une ribambelle de grands patrons et des économistes de droite, d’une sensibilité voisine de celle des Gracques, une variété improbable de hauts fonctionnaires ou d’économistes représentatifs d’une gauche radicalement de droite. 

La commission a produit un premier rapport strictement conforme aux requêtes de l’Elysée. A bas l’Etat ! Vive le marché ! Et vivent les dérégulations en tout genre. Un brûlot libéral qui arrive au plus mauvais moment. 

Ce rapport est suivi d’un second, plus violent  encore, en 2010, précédé d’une invraisemblable note de méthode. Jacques Attali et Emmanuel Macron écrivent : « ces objectifs peuvent être partagés par tous quels que soient leurs choix politiques…Les réformes devront être poursuivies pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités ». Le système oligarchique, représenté par J. Attali et E. Macron garantit l’enrichissement de ceux qui y participent, la punition sociale pour les autres et en même temps elle distille une idéologie qui tient la démocratie pour méprisable ou quantité négligeable… 

Pendant la campagne électorale de François Hollande et depuis 2011 un autre acteur se démène, dans la presse et les medias, son ami, Jean Pierre Jouyet. Jean-Pierre Jouyet fut secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy puis président de l’Autorité des marchés financiers. Il incite François Hollande à conduire en France la politique allemande de Gerhard Schröder qui a dynamité le marché du travail et contribué à une explosion sans précédent de la précarité.  

Cap sur le néolibéralisme. 

Dans « social-libéralisme », il y a l’idée d’un nouveau compromis social entre  capital et travail. Ce n’est pas cette voie que choisit François Hollande au moins de juin 2012. Et sa duperie est toute entière contenue dans « le choc de compétitivité » que, sitôt élu, il commence à préparer en faveur des entreprises et qu’il accentue encore au début 2014 avec « le pacte de responsabilité ». Ce plus formidable cadeau jamais accordé en France aux patrons va préempter toutes les marges de manœuvre dont la puissance publique dispose, comme elle va la contraindre à un plan d’austérité sans fin…Ce projet politique mis en œuvre est celui de son rival Nicolas Sarkozy : il a été élaboré dans les arrière-cuisines du patronat. Deux notes inspirent le projet : celle de l’Institut de l’entreprise, annexe du MEDEF, dont les patrons du conseil d’administration sont issus pour l’essentiel du CAC 40 et celle de l’Institut Montaigne, un club patronal créé par Claude Bébéar, fondateur du groupe AXA. Le 7/07/2012, Louis Gallois, ancien patron d’EADS, prône un choc de compétitivité massif !...François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici l’engagent.  Ce choix implique des engagements budgétaires tellement considérables, tellement exorbitants, qu’il balaie progressivement toutes les autres promesses

 

C’est le plan le plus injuste qui ait jamais été conçu en France puisqu’il organise un transfert massif de charges des entreprises vers les ménages… 

Tous derrière Valls. 

Au lendemain des Municipales (perdues) François Hollande nomme Manuel Valls Premier ministre. Voulait-il sérieusement porter à Matignon un socialiste qui symbolise jusqu’à la caricature cette politique néolibérale dont le pays ne voulait pas- et de surcroît un socialiste impopulaire dans son propre camp mais applaudi à droite et dans les milieux conservateurs ? Peu de voix s’élèvent pour contester cette nomination : absence de désapprobation qui prouve le coma dans lequel a sombré le socialisme. Ce Premier ministre s’écarte encore davantage des valeurs sociales fondatrices de la gauche.  

L’austérité sans fin. 

Le plan d’austérité présenté par Manuel Valls au pays le 16/04/2014, est socialement injuste, économiquement dangereux et démocratiquement illégitime. Le gouvernement fait subir aux fonctionnaires, aux retraités et aux pauvres, un violent plan d’austérité dont le seul but, ou presque, est de trouver les financements nécessaires pour apporter les 36 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises, sans contreparties  ni en terme d’emplois, ni en termes d’investissements. Dans ce plan d’austérité on sent la patte de la Troïka, il est proche des réformes dites structurelles dont raffolent le FMI, Bruxelles et la Banque centrale européenne à partir de doctrines économiques de droite pourtant discréditées…A la suite de l’Europe, Manuel Valls pousse maintenant à la privatisation de la sécurité sociale…

D’un reniement à l’autre. 

François Hollande abandonne la politique de la demande pour une politique de l’offre, il renonce à la formidable promesse socialiste de 2011 de «  révolution fiscale » prenant la forme d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CGS, proposition défendue, en 2006, par Thomas Piketty. Le projet visait à fonder un grand impôt progressif et citoyen. François Hollande supprime le bouclier fiscal de son prédécesseur mais introduit des mesures fiscales encore plus favorables aux ultra-riches, selon les rapports de Bercy ou de Gilles Carrez. Le seuil de déclenchement de l’ISF a été maintenu à 1.3  million d’euros et non pas rabaissé à  800 000 € comme on aurait pu l’envisager au vu de la promesse du candidat. Le patrimoine personnel de François Hollande est de 1.17 millions d’euros ! 

Le 1/01/2014, la TVA est augmentée, idée évoquée par Nicolas Sarkozy et repoussée par François Hollande dans ses promesses de campagne. Les prix vont donc augmenter. En proportion de leurs revenus, les Français les plus modestes paient une TVA deux fois plus importante que les 10% des plus riches. Toute l’injustice de la TVA est contenue dans cette statistique. Alain Trannoy, membre du Conseil des prélèvements obligatoires éclaire la dégressivité de cet impôt, antisocial. 

La grande conférence sociale des 9 et 10 /07/2012, aboutit à des mesures de déréglementation jamais évoquées pendant la campagne : 

  • Accord de flexisécurité avec le patronat, accord déséquilibré, assorti de considérables concessions au patronat, au détriment du monde du travail.

  • Généralisation des complémentaires de santé mais partagées pour moitié entre salariés et employeurs.

  • Accord sur la création de droits rechargeables à l’assurance chômage mais qui pourraient être financés par des indemnités chômage revues à la baisse.

  • Libération des seuils créant des obligations particulières aux entreprises, pour 3 ans !...

     

    Ici s’achève la longue histoire du socialisme français, François Hollande et comparses ayant œuvré à son suicide.

     

    A suivre : Le triomphe de l’oligarchie- Le point de rupture- Les combinards- Les naufrageurs aux commandes- Pour une refondation- Conclusion.

    Annie Keszey.

 

19 octobre 2013

UN TZIGANE TEMOIGNE.

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Belle Cécilia, ex-Sarkozy, d'origine tzigane.


Alexandre  Romanès, poète et cofondateur du cirque Romanès, préfère dire Tzigane et non Rom. Il s’exprime dans le journal « Le Monde » du 18/10/2013.
Parole rare.  Alexandre Romanès dénonce les persécutions massives quotidiennes des siens en Roumanie et le détournement des fonds européens  qui n’arrivent jamais aux populations tziganes.
« La communauté tzigane-rom est prise à partie aujourd’hui, avec violence, parce qu’elle n’est plus comprise par une Europe qui s’uniformise. Son rejet est scandaleux et éhonté. Après les propos de Manuel Valls comme après ceux de Nicolas Sarkozy, les gens se lâchent contre les Roms, dans la rue, les medias, les administrations, les cours de récréation…Alexandre Romanès, comme beaucoup, n’a jamais demandé d’allocations familiales et ses enfants n’ont jamais été scolarisés. Sa dernière fille a voulu aller à l’école mais a fait l’objet d’un rejet constant de la part de ses « camarades » de classe. La France s’enfonce dans un climat délétère.
La situation misérable dans certains campements est un problème fabriqué par la France qui n’a pas laissé ce peuple circuler et travailler librement au mépris des conventions européennes. Les malfrats de la mafia, principalement d’origine roumaine et non tzigane, encerclent un campement de village, choisissent 4 ou 5 filles de 17 ou 18 ans, puis les envoient en Europe sous la menace. Elles se retrouvent sur le périphérique à Paris.
Pourquoi la police ne démantèle pas ces réseaux plutôt que les campements des Tziganes?
Les Tziganes ne veulent pas s’intégrer, au sens où le monde sédentaire les a toujours rebutés. Une blague roumaine résume très bien leur étrangeté : « Ces gens-là sont bizarres. Ils mettent leurs chevaux dans leur maison et vivent en dehors ». La réussite, la mode, le sport, le vote ne font pas partie de leurs habitudes.
S’intégrer, mais à quoi ? Aller à l’école jusqu’à 25 ans, être au chômage à 45 ans, faire une dépression à 50 ans, divorcer à 55 ans dans un monde gagné par la perte du sens collectif, par le  repli sur soi, la réussite à tous crins, un monde de familles sans enfants. Et pourquoi pas la cuisine Mobalpa ? Alexandre ne veut que le ciel étoilé au- dessus de lui. Ces Français qui cancanent devraient noter que pour les Roms, chrétiens, seuls comptent Dieu et la famille.
L’identité des Roms est menacée par l’uniformatisation de l’Europe et du monde qui n’accepte qu’un seul mode de vie à la fois précaire et sédentaire, flexible et normé…Leur culture peu à peu s’efface.
Les pays européens si prompts à vouloir un monde sans frontières pour les capitaux empêchent les Tziganes et les Roms de circuler.
Paris et Bordeaux sont des villes accueillantes à partir de médiations pertinentes… »

Manuel Valls, Espagnol naturalisé Français, écoutez les Tziganes et les Roms ! L’intégration ne peut être évaluée par des critères simplistes. Les conditions d’accueil sont décisives. L’approche ethnique, au niveau politique, est stigmatisante et ségrégative. Il faut d’abord connaître ces populations.
Et puis, Monsieur le ministre de l’intérieur,allez au cirque !
Le spectacle du cirque Romanès se tiendra de nouveau à Paris du 19/10/2013 au 23/02/2014. Les artistes du cirque sont talentueux, créatifs, d’une humanité universaliste.
Ce n’est peut-être pas par hasard que ce nouveau spectacle s’appelle « Les voleurs de poules » !
Finesse de l’humour tzigane.
www.cirque-paris.com/romanes
Un cirque de rêve. Télérama. Un très grand moment poétique. Le Monde. De la poésie à l’état pur. Libération. Surprenant et beau comme un battement de cœur. La Croix
Image : www.gala.fr
Annie Keszey.

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26 septembre 2011

Primaire Présidentielle 2012 : Manuel Valls

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Prochainement, des citoyens français volontaires qui adhèrent aux valeurs de la gauche, valeurs républicaines, voteront à la primaire de la gauche pour élire leur candidat (e) à l’élection présidentielle de 2012. Tous les électeurs français voteront ensuite pour la meilleure personnalité apparente, ce qui est simple et le meilleur programme, ce qui nécessite des informations sérieuses et du temps.

 

L’Atelier des Idées propose une grille de lecture unique de ces nombreux programmes aux électeurs libres de tout enfermement idéologique (enfermement qui les inciterait à voter droite ou gauche, par habitude).

 

Les programmes des candidats, faits d’extraits discontinus, suivront, si possible, le même plan. Pour ou contre : la mondialisation, le néolibéralisme, la suprématie de l’économie virtuelle, une taxation des spéculations, la nationalisation des banques, un gouvernement fédéral européen et des eurobonds, le passage des entreprises actionnariales aux entreprises partenariales, le développement durable, l’ouverture des frontières, le désendettement, la refonte du système fiscal, la création d’un nouveau système d’éducation et de formation, la ré-industrialisation, l’énergie nucléaire, le rétablissement de la morale en politique, la sécurité du plein emploi, l’accroissement des inégalités de toutes natures, la démocratie sanitaire, la sauvegarde des services publics, les valeurs de la République, la création d’un état palestinien, le droit d’ingérence militaire…


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L’ENERGIE DU CHANGEMENT.

 

 

L’ABECEDAIRE OPTIMISTE. MANUEL VALLS. Edition du Cherche Midi. 4.90 €

 

 

 

 

Site : www.valls2012.org

 

 

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Pierre Tambourin, biologiste, directeur général de Génopole à Evry et conseiller municipal, préside le comité de soutien de Manuel Valls. Il reconnaît à Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne les trois qualités essentielles pour exercer les plus hautes responsabilités politiques : l’honnêteté, la volonté et le professionnalisme.

 

 

 

Manuel Valls, actuellement, parle VRAI. Son programme de 200 pages est une ode militante aux combats optimistes.

 

 

 

 

Il revendique le vote obligatoire, à partir de 16ans. Socialiste, il critique le passé et le présent de son Parti qui ne parvient pas, entre l’idéal et le réel, à tracer un chemin crédible pour le futur. Le projet collectif récent pour 2012 doit être abandonné et sérieusement transformé puisqu’il était fondé sur une croissance annuelle de 2.50%, inaccessible !

 

 

 

 

Il propose à la gauche qu’elle place désormais, à la pointe de son but, l’utopie concrète de l’autoréalisation individuelle. L’objectif est d’ouvrir à l’individu les portes de lui-même en créant, à chaque âge de la vie, les occasions propices à tous les essais. Le nouveau socialisme permettra à chacun de devenir ce qu’il est…Ce qui ne s’oppose pas aux solidarités collectives. La gauche doit réhabiliter « le temps long » et s’opposer à la xénophobie.

Le clivage gauche-droite reste pertinent dans ce qu’il a de plus essentiel : la différence d’appréciation sur l’origine des inégalités entre les hommes. La droite prétend naturaliser les rapports entre les individus tandis que la gauche tend à les socialiser.

Pour lui, la proposition de dé-mondialisation est réactionnaire, dépassée et dangereuse. Le socialisme est intimement lié à l’internationalisation des échanges, des gens et des idées. Le libre-échange a ses vertus et ses limites, qu’il nous faut connaître, anticiper et réguler. Pour les secteurs bancaires et pétroliers, en particulier, il s’agira d’imposer davantage de transparence avec la mise en œuvre d’un « reporting » comptable pays par pays, avec des sanctions prévues dont le retrait de la cote sur les marchés financiers.

 

Les réunions G13, G14, G20 doivent cesser de faire le tour du monde offrant l’occasion à chaque chef d’Etat de surenchérir dans le faste et le bling-bling: il faut institutionnaliser le G 20, pour des conférences de travail sérieuses, discrètes et longues et reprendre le projet lancé  par Kofi Annan en 2005. Doter le monde d’un outil de gouvernance mondial pesant 90% du PIB mondial et 70% de la population de la planète est désormais un enjeu essentiel. Réformer les organisations internationales (OMC, FMI), leur permettra de jouer un rôle de garde-fou dans la régulation. Une nouvelle agence de notation, publique et interétatique ne pourra pas être suspectée de conflits d’intérêts.

L’euro, monnaie partagée, implique une gouvernance  économique et politique. Il faut permettre à la BCE, pour contrer les attaques spéculatives, d’acheter de la dette italienne et espagnole sur le marché, puis les dirigeants européens doivent se mettre d’accord pour augmenter les moyens du fonds européen de stabilité financière et du mécanisme européen de stabilité. Un gouvernement économique et monétaire de l’Europe devra promouvoir des projets communs en matière industrielle, de transport et de recherche que l’émission d’eurobonds (www.institutmontaigne.org) pourra faciliter. La nomination d’un ministre de l’économie  de la zone euro semble nécessaire et la réaffirmation du couple franco-allemand.

 

Nommer les discriminations (même à partir de statistiques sur le ressenti d’appartenance sur une base  auto-déclarative, facultative et sans constitution de fichiers) est indispensable pour les combattre. Enfin, il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre constitution. La politique devra prendre en compte, à la fois, les droits des migrants et les capacités d’accueil de notre pays.

Le désendettement est prioritaire. Les impôts ne pourront pas baisser. Tous les nombreux dispositifs d’exonérations seront revus. Notre système fiscal est devenu un dédale illisible, injuste car peu progressif et coûteux. Pour rendre l’impôt sur le revenu plus efficace et la CGS plus progressive, il faut les fusionner. Le bouclier fiscal et l’ISF, sources d’injustice  seront supprimés et l’instauration d’une tranche d’impôt supplémentaire, prélevée à la source, dont le pourcentage reste à fixer, sera étudiée.

 

L’Education nationale n’a pas réalisé l’égalité des chances. Une revalorisation du salaire des enseignants s’impose en compensation de l’obligation de suivre une formation continue et d’une présence accrue en dehors des heures de cours. Les établissements en difficulté se verront affecter les professeurs les plus expérimentés, et des moyens supplémentaires. Le temps scolaire des écoliers s’étalera sur  cent quatre-vingt-huit jours. La formation concernera les jeunes qui en ont besoin :ce n’est pas le cas. Chaque enfant du primaire pratiquera une activité artistique et fréquentera les œuvres qui s’y rattachent.

 

 

 

Protéger nos emplois et notre compétitivité ne suffit pas : il nous faut protéger notre environnement et favoriser le développement durable : cela passe par un signal prix fort sur les produits polluants, à partir d’une TVA modulable.

 

75% de notre énergie est nucléaire. Un objectif ambitieux et réaliste sera de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2022. Le prix de l’énergie augmentera.

 

La vraie sécurité suppose de relativiser la culture du chiffre, de ne pas falsifier les statistiques et de réhabiliter le volet préventif. L’instauration d’une police républicaine des quartiers serait constituée par les policiers les plus aguerris, incités financièrement à prendre en charge les zones les plus difficiles. Extirper le jeune de son environnement cassera la routine délinquante. Dernier recours avant la prison, les centres éducatifs fermés seront développés. Le recours au secteur privé ne peut être évacué faute de marges budgétaires suffisantes. Un nouveau service accompli par tous les citoyens et citoyennes, au service de l’intérêt général, serait un véritable levier pour le vivre- ensemble et le brassage social. La délinquance de l’Etat appelle des sanctions fortes* (*Entretien du 25/09, avec J P Elkabbach sur Europe 1)

 

La séparation des Eglises et de l’Etat n’a jamais signifié l’absence de dialogue et d’écoute. L’Etat français doit aider les musulmans à sortir des caves indignes dans lesquelles ils ont été réduits à prier.

 

Au champ des protections aujourd’hui évidentes, la protection sociale, de la vieillesse, de la santé et de l’emploi il faudra ajouter la protection des consommateurs par la mise en place d’actions de groupe, en particulier.

 

Les socialistes ne reviendront pas à la retraite à 60 ans pour tous, l’augmentation du nombre d’annuités est incontournable. Ils devront déployer des efforts considérables en faveur de l’emploi des seniors.

 

La réglementation du travail tient au fait qu’elle défend plus les postes que les personnes. Le chômeur danois bénéficie d’un revenu de remplacement élevé et d’un accompagnement approfondi. En contrepartie, il est incité à accepter l’emploi correspondant à son profil pour ne pas s’enliser dans le chômage.La politique étrangère n’est pas exposée dans ce livre mais *Manuel Valls appelle à la reprise urgente des négociations entre Israël et La Palestine.


 

www.atelier-idees.org

 

Annie Keszey

 

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