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09 septembre 2014

LETTRE A LA MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE.

 Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale. 

Madame la ministre, ne parlez pas pour ne rien dire sur certains sujets permanents, au cœur du système éducatif, comme l’ont fait vos nombreux prédécesseurs pendant un demi-siècle, au moins.  

Le journal Le Monde du 2/09/2014 publie un entretien avec vous dans lequel vous dîtes en particulier «… Je souhaite à chaque enseignant de se retrouver dans une équipe harmonieuse au sein de laquelle pourra être mené un vrai travail collectif que je crois essentiel à la qualité de l’enseignement. Les écoles supérieures du professorat et de l’éducation, les ESPE sont d’ailleurs un bon outil pour cela, outil que nous allons encore perfectionner… » 

 

Or, il n’y aucun travail d’équipe au sein de la quasi-totalité des collèges publics. 

 

Les professeurs se réunissent officiellement quatre fois par an : le jour de la pré-rentrée pour l’organisation générale et lors des conseils de classe de chacun des trois  trimestres pour évaluer les élèves. 

Le travail en équipe, officiel, supposerait des locaux adaptés, une planification des séances de travail disciplinaires ou pluridisciplinaires dans les emplois du temps  de chaque année et un transfert interne de moyens financiers. Ces conditions sont inexistantes. 

 

En 1966, l’Institut pédagogique national avait créé un statut commun spécial pour les enseignants du nouveau collège expérimental audiovisuel de Marly-Le-Roi, dans les Yvelines, indépendamment de la diversité de leurs titres. Ils enseignaient pendant quinze heures  et travaillaient trois heures obligatoires, en équipe, chaque semaine. La diminution des heures de cours (sauf pour les rares agrégés) évitait le refus du travail d’équipe par les professeurs, de plus volontaires pour l’expérience.

Chacun des six bâtiments en forme de trèfles, réunis par des galeries couvertes, contenait trois salles de classe donnant sur un forum de réunion. Deux téléviseurs équipaient chaque classe. Un bâtiment central, relié aux autres bâtiments, contenait un studio intégré, en circuit fermé, de réalisation d’émissions pédagogiques audiovisuelles, une cantine moderne en libre-service, divers bureaux, des salles de cours spécialisées et un nombre suffisant de salles, pour les réunions de professeurs, équipées chacune d’un téléviseur et d’une imprimante. Les classes hétérogènes de chaque niveau étaient alignées pour la plupart des disciplines et recevaient  la  même progression à partir des mêmes cours établis collectivement par les professeurs. Les contrôles, identiques, étaient faits en même temps et des groupes homogènes, selon les résultats, pouvaient fonctionner temporairement : groupes de soutien ou d’extensions. Après les cours, les professeurs critiquaient ensemble leurs supports, leur pédagogie et  préparaient les documents, améliorés, pour l’année suivante. 

Ce collège, aux locaux neufs, a été rapidement désaffecté, en 1980, puis a brûlé; Une opération immobilière lucrative l’a remplacé… Un autre collège public, sans travail d’équipe, a été construit sur un terrain parallèle. Les archives de ces nombreux travaux pédagogiques concertés restent introuvables !

 

Dans les années 1990/2000, le principal du collège ordinaire de Chambourcy, dans les Yvelines, a prévu, dans l’emploi du temps, des réunions hebdomadaires possibles d’une heure pour les professeurs de chaque discipline et de chaque niveau.  Cette heure-là ne devait en aucun cas  « détériorer » les emplois du temps individuels. Afin de convaincre les professeurs, traditionnels, de renoncer à leur liberté pédagogique, une compensation financière, même symbolique, leur a été attribuée : une demi-heure payée pour une heure de travail. Ce temps était « pris » sur la dotation horaire globale, ce qui n’était absolument pas prévu par l’institution. Le principal avait informé de son initiative le ministre de l’Education nationale de l’époque: il n’est pas intervenu. Le principal suivant a mis fin au travail en équipe, il est vrai que sa prévision, complexe, dans l’emploi du temps, allonge le temps passé pour celui qui le construit, diminuant d’autant les vacances de ce fonctionnaire-cadre, le principal d’ailleurs dans ce collège sans adjoint.  

 

Madame la ministre, concrétisez le travail en équipe des enseignants. 

 

Et puis réglez définitivement les anomalies persistantes !

 

  • Contrôlez .l’application des directives sur le poids des cartables afin d’éviter les maux de dos.

  • Rappelez aux responsables la nécessité de respecter les règles de l’hygiène dans les toilettes des établissements scolaires afin d’éviter aux élèves diverses maladies connues.

  • Garantissez le temps scolaire. Ni Vincent Peillon, ni Benoît Hamon n’ont empêché la perte de cours, illégitime, dès la rentrée scolaire. Les principaux étalent cette rentrée, sans raison. De nombreuses classes de 4èmeet de 3ème n’ont commencé la classe que le mercredi  3/09 ! Supprimez le brevet. Il ne sert à rien.  De nombreux rapports sérieux de l’Education nationale le démontrent. Ainsi tous les élèves pourront-ils travailler jusqu’à la dernière heure de l’année scolaire!

     

    L’essentiel reste pour vous la lutte contre l’échec scolaire, mais concrètement réussie. Opposez-vous, par des décisions pertinentes, aux sorties massives d’élèves, sans diplômes, du système éducatif!

     

    Bien sûr, ce n’est pas « tout » !

     

    Hiérarchisez vos objectifs, au cœur du système à réformer et évaluez vos résultats : ce sera nouveau.

     

    Bon courage Madame la ministre.

    Annie Keszey.

 

01 septembre 2010

La République exemplaire sous Nicolas Sarkozy

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Juin- Juillet 2010. Les événements, sur ce même sujet, d'Août et de Septembre 2010, seront publiés ultérieurement.

Les faits contredisent le discours politique vertueux. La rigueur pour le Peuple ne peut s’accommoder de faveurs pour les nantis.

1. RAPPELS DE FAITS, CONTRE L’OUBLI

Christine BOUTIN, ministre de la santé, éconduite, a reçu, en compensation, une rémunération de 9500 € nets par mois pour « une mission ». Sous la pression médiatique, elle a renoncé à cette rémunération. Elle garde sa voiture avec chauffeur, ses bureaux et son secrétariat particulier. Cette rémunération s’ajoutait à son indemnité de conseillère régionale de 2605 € bruts et à sa retraite de députée voisine de 6000 €.

Rama YADE, secrétaire d’Etat aux sports, a dénoncé le prix élevé des chambres de l’hôtel de luxe de l’équipe de France de football, en Afrique du Sud. Mais la chambre d’hôtel qui lui fut réservée avait un prix supérieur!

Christian BLANC, secrétaire d’Etat au Grand Paris, a dépensé 12000 €, en 10 mois, sur fonds publics, pour ses cigares « havanes ». Il s’est engagé à  rembourser 3500 €, puis 1000 € de plus et a recherché un bouc émissaire dans son environnement proche !

Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat à la coopération, a obtenu un permis de  construire « amical » pour agrandir sa villa provençale, permis d’agrandir auquel il vient de renoncer. Le 22 mars 2010, il avait affrété un jet privé pour une visite éclair aux Antilles. Le coût du déplacement avait été de 116 500 €.

Fadela AMARA, secrétaire d’Etat à la ville et Christian ESTROSI, ministre de l’industrie, ont prêté leur logement de fonction, qu’ils n’habitent pas, à leur famille. Fadela a, de plus, prêté le cuisinier attribué par l’Etat!

Eric WOERTH, ministre du travail, au cœur de la négociation sur les retraites, ancien ministre du budget, trésorier de l’UMP, est pris dans la tourmente. Son épouse a géré certains actifs de Liliane BETTENCOURT, héritière de la fortune l’Oréal, soupçonnée d’évasion fiscale. Madame WOERTH vient d’annoncer sa démission de son poste. François-Marie BANIER, photographe soupçonné d’avoir profité financièrement de la vulnérabilité de Liliane BETTENCOURT a été décoré de la légion d’honneur. Le ministre du budget, François BAROIN s’engage à ce que l’administration fiscale examine la totalité des actifs de Liliane BETTENCOURT …

Six ministres, Roselyne BACHELOT (à la santé), Michèle ALLIOT-MARIE (à la justice), Patrick DEVEDJIAN (à la relance), Michel MERCIER (à l’espace rural), Henri de RAINCOURT (aux relations avec le parlement) et le secrétaire d’Etat Jean Marie BOCKEL ont renoncé à percevoir leur retraite de parlementaire cumulée à leurs rémunérations de membres du gouvernement : Cumul légal cependant! Hubert FALCO et Alain MARLEIX, par exemple, s’étaient dispensés de faire valoir leurs droits à la retraite parlementaire.

Gérard COURTOIS, dans « Le Monde » du 22/06/2010 montre que l’on assiste à un concours de petits arrangements, de prébendes et de cynisme et cite MONTESQUIEU, toujours d’actualité : « Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors, le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La République est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous ».

Le Premier Ministre, François FILLON, tance, au coup par coup et à posteriori, ceux qui se servent plutôt qu’ils ne servent, mais avec une efficacité réduite car l’exemple parfait de l’indécence financière vient du sommet !

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30 octobre 2009

Devenir ministre : orientation scolaire et professionnelle

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Les documents disponibles dans les Centres de Documentation de l'Education Nationale informent peu sur la carrière de ministre.

L'observation de l'actuel gouvernement devrait faire émerger quelques constantes.

39 personnes composent ce gouvernement  de ministres, secrétaires d'état et haut-commissaire, dont François Fillon est le Premier Ministre.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, est inclus dans les données suivantes. Ce gouvernement issu du dernier remaniement du 23/06/2009 est accessible sur le site : www.tsr.ch

La fonction de ministre est à durée déterminée : elle repose sur une volonté personnelle pour y accéder, une proposition du premier ministre quand il forme ou remanie son gouvernement et une nomination par le Président de la République. Cette fonction ne se présente que très exceptionnellement en début de carrière. Elle peut être éphémère ou durer.

 

L'AGE

  • 3 membres du gouvernement ont entre 30 et 40 ans,
  • 11 ont entre 40 et 50 ans,
  • 13 ont entre 50 et 60 ans,
  • 12 ont entre 60 et 70 ans,
  • 1 a plus de 70 ans.

 

ascenseur_social_en_panne_puteaux.jpgL'ORIGINE FAMILIALE

14 membres sur 32 sont issus de familles engagées en politique, (l'origine familiale de 8 membres n'est pas accessible). Parfois, il est facile de supposer une aide politique directe :

  • Michèle Alliot- Marie fut élue conseillère municipale, pour la première fois, au sud du fief de son père, au Pays Basque. L'année suivante elle fut élue dans le fief de son père, à Biarritz.
  • Henry de Raincourt, sénateur de l'Yonne, est le fils d'un ancien sénateur de l'Yonne.
  • Roselyne Bachelot a repris le siège de député de son père.
  • 5 membres du gouvernement sur 40 sont nés dans une famille ouvrière, catégorie socio- économique fortement sous- représentée. Il s'agit de 3 familles d'ouvriers du bâtiment, d'une famille de cheminot et une de tirailleur algérien.

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