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22 juillet 2011

Deux villes du futur

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Songdo New City : une ville écologique et numérique.

Commencée en 2001, Songdo New City, à 65 kilomètres de Séoul, en Corée du Sud, sur une île artificielle, pourrait être habitée en 2014.

40% de ses 607 hectares seront réservés aux espaces verts, dont une imitation du Central Park de New York.

La construction et le fonctionnement répondront aux derniers critères environnementaux. La ville, prévue pour 250 000 habitants, sera entièrement numérique, pour un nouveau style de vie « U-life »: vie appuyée sur le  concept de l’omniprésence informatique (Ubiquitus Computing). Une clé unique, sous forme de carte à puce, permettra de fermer la maison, la voiture, le bureau, acheter des tickets de métro, louer une mobylette ou aller au cinéma…Les poubelles seront numérisées et les comptes des utilisateurs qui penseront à jeter leurs verres ou leurs cannettes aux endroits définis seront automatiquement crédités…

La ville sera un centre d’affaires international, zone franche économique, avec l’anglais pour langue officielle. Toutes les données relevées par des capteurs seront partagées et réinjectées dans le système d’information global de la ville.

Les gens et les choses, dans cette première ville équipée intégralement avec le web 3.0, risquent cependant d’expérimenter une perte généralisée de « l’intimité ».L’attractivité reposera sur la modernité, la propreté et la sécurité.

www.songdo.com

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01 juin 2011

"Los indignados" de la Puerta del Sol - Madrid - Espagne

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No nos vamos! Basta la probreza! Juventud sin futuro! Sin casa, sin curro, sin pensión, sin miedo.  Rebélate! El Cambio !

Nous ne partons pas! A bas la précarité! Jeunesse sans futur ! Sans maison, sans boulot, sans peur!  Rebelle-toi ! Le Changement !

Le modèle productiviste né de la révolution industrielle; le modèle de solidarité sociale promu en Europe à la libération; le modèle néo-libéral issu de la révolution conservatrice, explosent avec la crise*. Des révolutions s’étendent contre des dictatures politiques et contre des démocraties : les Tunisiens, les Egyptiens, les Libyens, les Syriens, les Algériens, les Iraniens, les Yéménites, les Georgiens , les Islandais, les Irlandais, les Portugais, les Grecs, les Italiens,  les Espagnols et…Ces révolutions naissent et perdurent à partir des réseaux sociaux Facebook et Twitter parce que les canaux normaux de la contestation ne fonctionnent plus ou qu’ils sont censurés.

Tous ces manifestants pacifiques partagent le sentiment de ne pas être entendus par les responsables politiques, d’être exclus de systèmes politiques sourds et aveugles à leurs préoccupations. Ils  revendiquent, souvent au péril de leur vie, une autre place pour les êtres humains  qui suppose la fin des régimes politiques prévaricateurs, des actionnaires-sangsues, du « tout-marché » régi par la loi du plus fort, des délocalisations, du libre-échange sans rivage, des crises alimentaires, des bulles financières et du dumping salarial à l’échelle planétaire.

Les Indignés de la Puerta  del Sol, rejettent les partis traditionnels, incompétents et souvent corrompus dans des scandales immobiliers (ces partis ignorent « le nouveau monde » de Michel Serres, défini dans « le Temps Des Cerises », en 2009,  par exemple). Ils projettent de changer le système, grâce à internet, sans passer par les organisations classiques. Les peuples arabes, qui changent le cours des choses dans des dictatures, ont convaincu les européens qu’il était donc  possible de le faire en démocratie ! (Editorial du journal Le Monde du 24/05/2011)

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Toutes ces révolutions d’aujourd’hui rassemblent des jeunes sans emploi d’une génération sacrifiée (44% des jeunes espagnols sont au chômage), des étudiants, des pauvres, des précaires, (90% des contrats de travail, en Espagne encore, sont des CDD), des retraités, des femmes seules, des familles surendettées, des intellectuels… Les partis politiques et les syndicats classiques sont absents. Ces citoyens indignés et actifs se regroupent, participent aux flux des discussions, s’organisent contre les systèmes oppressifs obsolètes et les fausses démocraties pour instaurer un « ordre juste », une société nouvelle qui érige « la Vie », comme priorité : la liberté, l’égalité et la dignité, au-delà des intérêts économiques et politiques.

Les évolutions seront difficiles, instables, imprévisibles. Mais, désormais, les Gouvernements, s’ils ne veulent pas être « dégagés », pourront moins impunément ignorer le Peuple.

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25 mai 2011

Une autre Europe

 

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Jean-Pierre Chevènement fut l’un des négociateurs du Programme commun de la gauche, en 1972. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, actuellement Président d’honneur du MRC et sénateur du territoire de Belfort, il ne cesse de défendre « une autre politique ».

Dans « La France est-elle finie ? » aux Editions Fayard, Jean-Pierre Chevènement analyse l’Histoire du XXème siècle, en profondeur, à partir de sa vaste culture pluridisciplinaire et  de son expérience politique au service d’idées et de valeurs républicaines fortes.

François Mitterrand, socialiste, dès son élection, et Jacques Delors, pour la France, Margaret Thatcher pour la Grande Bretagne, Helmut Kohl, pour l’Allemagne, ont été des acteurs importants de la construction de l’Europe. A partir de l’Acte Unique de 1985 et de la création de la monnaie unique, cette Europe néo-libérale et la globalisation financière ont privé la France (et les autres états européens) de toute marge de manœuvre monétaire et économique...

Dans l’univers globalisé, il n’y a plus de barrières, plus « d’écluses », donc plus d’amortisseurs. L’exploitation, l’avidité, les instincts prédateurs ne connaissent pas de bornes. Le repli égoïste, la démobilisation civique, le communautarisme, le racisme constituent de permanentes tentations en période de crise…La tentation de la guerre est toujours présente dans la crise du capitalisme comme « l’orage dans la nuée », selon Jaurès.

Le Moyen-Orient reste aujourd’hui ce que les Balkans étaient à l’Europe d’avant 1914: le foyer des guerres futures…Face à ce monde d’iniquité à l’accouchement duquel ils ont contribué- sans doute pour beaucoup involontairement- les sociaux-libéraux qui se voulaient, en France, au printemps 1991, « à l’avant-garde du nouvel ordre international » proclamé par George Bush père, restent aujourd’hui sans voix, comme la poule qui, croyant avoir pondu un œuf, se retrouve en présence d’un couteau…

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11 février 2011

Une nouvelle politique contre la pauverté mondiale

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L’ ECOLE: CONSTRUIRE POUR INSCRIRE OU INSTRUIRE ?

Des  économistes soulignent l’importance de la santé et de l’éducation comme valeurs et facteurs de croissance. Le rapport de 2009 sur les huit objectifs du millénaire que 189 pays se sont fixés pour 2015  fait état d’avancées réelles mais, malgré cela, l’état de l’éducation et de la santé, dans le monde, n’incite pas à l’optimisme.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, déclare que l’on a progressé vers les objectifs internationaux et William Easterly, spécialiste de l’économie du développement, conclut que toute aide extérieure a été gaspillée.En réalité, il n’y a pas eu d’évaluation.

Il est cependant possible de s’inspirer des essais cliniques pour conduire des programmes pilotes en matière d’éducation et de santé, soutenus par le combat contre la corruption, partout, et l’amélioration de la gouvernance locale. La lutte contre la corruption s’appuie sur la combinaison de deux contrôles : par le haut, par des audits, des contrôles administratifs et par le bas, la supervision  par les usagers. La gouvernance locale peut être améliorée en prêtant attention aux règles qui l’encadrent.

Première titulaire de la chaire internationale 2009 « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France, Esther Duflo, professeur au Massachussets Institute of Technology , http://econ-www.mit.edu/faculty/eduflo/, démontre les naïvetés et les approximations qui entendent tout miser sur l’initiative des pauvres et propose une expérimentation scientifique, sans relâche, pour améliorer concrètement leur vie.

Pour tester l’effet des nouveaux médicaments, la recherche pharmaceutique a mis au point « les essais cliniques », un nouveau médicament est testé sur un échantillon choisi au hasard, un groupe témoin recevant le placebo. Le choix aléatoire du groupe témoin et du groupe auquel est administré le traitement garantit que la comparaison entre les deux permettra d’isoler exclusivement l’effet du nouveau produit. Ce n’est qu’après une expérience avec assignation aléatoire qu’un nouveau médicament est approuvé et mis sur le marché.

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02 février 2011

Avenir de l'Europe et du monde, après la Crise

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Prévisions d’une science économique qui ne sait pas prévoir.

Guy Sorman, essayiste, dans Le Figaro du 6/01/2011, estime que le capitalisme a digéré la crise, car les marchés, en forçant l’euro à la baisse, vont favoriser nos exportations et la croissance soldera nos dettes. Mais il envisage une « croissance sans emploi », parce qu’une partie de la population française (et européenne) n’est pas qualifiée pour les métiers complexes tandis que les métiers manuels sont exportés là où les salaires sont bas. . Il s’agit donc d’élever le niveau et la spécialisation de l’éducation, ce qui prendra une génération. Une réindustrialisation, à partir de nouvelles techniques, offrirait aussi une nouvelle source d’emplois de qualification moyenne

Le dernier bulletin en ligne du Fonds Monétaire International, le FMI publie un entretien de Jeremy Clift avec Olivier Blanchard, chef économiste du FMI.

Pour Olivier Blanchard, l’année 2011, sera vraisemblablement marquée par une reprise mondiale à deux vitesses : la faible croissance des pays avancés suffira à peine à faire baisser le chômage tandis que les pays émergents devront s’acquitter de la rançon de la réussite, notamment en évitant la surchauffe et en gérant des afflux massifs de capitaux.

Olivier Blanchard a rappelé que les pays devraient continuer de rééquilibrer leur économie durant l’année à venir, notamment par des mesures structurelles et des ajustements de taux de change

Durant cette interview, Olivier Blanchard a évoqué le rôle primordial du Groupe des vingt pays avancés et émergents (G-20) pendant la crise mondiale et rappelé que la coopération restait nécessaire pour affermir la reprise ainsi que les perspectives de l’Europe et des pays à faible revenu.

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22 décembre 2010

L'esprit du capitalisme et l'écologie

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« Au-delà de  l’horreur économique  voici venu le temps d’affirmer, contre les économistes, que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement »… Dans le monde des comptes, il ne faut pas s’en laisser conter !

Bernard Maris nommé « meilleur économiste », en 1995, est aussi un sociologue, un anthropologue, un romancier, un professeur d’université. Dans son «Antimanuel d’économie», en deux tomes, les Cigales puis les Fourmis, aux éditions Bréal, il convoque tour à tour des économistes de Keynes à Stiglitz , des philosophes et des romanciers tels que Montesquieu, Zola, Orwell ou Houellebecq…

L’atelier des idées publie, à nouveau, d’autres extraits de l’Antimanuel d’économie, après « Altruisme et concurrence ». Bernard Maris étudie et critique, sur un ton léger et incisif, les caractéristiques du capitalisme financier d’aujourd’hui : l’offre, la demande, la concurrence, le commerce, l’argent,  la rareté...

Le capitalisme crée la rareté

« Le capitalisme s’efforce toujours et encore de créer de la rareté là où elle n’existe pas, de la nécessité là où elle a enfin disparu, du manque là où il y a de l’excès, et des besoins là où ils sont inutiles…

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10 décembre 2010

Manifeste d’économistes atterrés

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Les politiques de soumission au pouvoir de la finance mettent en danger l’avenir du projet européen. Manifeste d’économistes atterrés. Il faut mettre en débat, dès maintenant, les grandes lignes de politiques économiques alternatives qui rendront possible une refondation de la construction européenne.

« La crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2007 et 2008 ne semble pas avoir affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans. Le pouvoir économique n’est nullement remis en cause dans ses fondements. En Europe, au contraire, les états, sous la pression des institutions internationales et des agences de notation, appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes de réforme et d’ajustements structurels qui ont démontré dans le passé leur capacité à accroître l’instabilité et les inégalités.Ils vont encore aggraver la crise européenne.»

Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d’ATTAC), André Orlean (CNRS, Président de l’Association Française d’Economie Politique), Henri Sterdyniak (OFCE : Centre de recherche en économie de Sciences Po), dans leur manifeste d’économistes atterrés, de novembre 2010, aux éditions « les liens qui libèrent », dénoncent dix fausses évidences, mal fondées scientifiquement, qui servent à justifier les politiques actuellement menées en Europe. Le manifeste soumet au débat  vingt-deux propositions pour une autre stratégie: 630 économistes d’horizons très divers l’ont signé : http://economistes-atterres.blogspot.com

Un exemple

- La fausse évidence n° 6

La dette publique reporte le prix de nos excès sur nos petits-enfants. C’est une affirmation hypocrite. La dette publique est un mécanisme de transfert de richesses des contribuables ordinaires vers les rentiers. Se fondant sur la croyance jamais vérifiée que les baisses d’impôts stimuleraient la croissance, les réductions d’impôts et de cotisations (sur les revenus des plus aisés, sur les patrimoines), depuis 1980, ont, en fait, aggravé les inégalités sociales et les déficits publics. Ces politiques fiscales ont obligé les administrations à s’endetter auprès des ménages les plus riches et des marchés financiers pour compenser les déficits. Avec l’argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres, porteurs d’intérêts, de la dette publique émise pour financer les déficits publics, provoqués par les réductions d’impôts : effet jackpot ! Au total se met en place un mécanisme de redistribution à rebours, des classes populaires vers les plus aisées, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente privée. Pour redresser de façon équitable les finances publiques en Europe et en France, deux mesures sont mises en débat.

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03 décembre 2010

Egalité réelle et réformisme radical selon DSK

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« L’égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait et il reste encore à la réaliser. Pour garantir une société juste,  nous devons compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins. » Socialisme de la redistribution, socialisme de la production et socialisme de l’émancipation, c’est cette triple voie que je propose pour que la lutte contre les inégalités devienne une doctrine concrète : le réformisme radical. »

La situation de la France décrite il y a 6 ans, avec une rare expertise, par Dominique Strauss-Kahn, reste d’actualité. La crise financière, économique et sociale, sévère et durable, n’avait pas eu lieu mais son mécanisme, exposé par anticipation, en page 27, est exact. Pour rétablir la croissance et l’égalité, l’homme politique, devenu depuis Directeur du Fonds Monétaire International, définit un projet de société global, français et européen, humaniste et saisissant de démocratie sociale.

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15 novembre 2010

Suffrage universel et démocratie

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« Universel » signifie qui s’étend à l’univers, qui ne souffre pas d’exception, qui est valable pour tous les hommes (et femmes) en tout temps et en tout lieu, sans distinction de race, de sexe, de condition sociale, d’origine… 

Le suffrage « universel », né de la Révolution de 1789, devenu égal, secret et sincère, avait une première fonction : supprimer la transmission héréditaire monarchique du Pouvoir.

Penser que le suffrage universel puisse légitimer, au 21ème siècle, des fils ou filles d’élus, candidats héréditaires à divers pouvoirs républicains, par une continuité dynastique est  « un trou de mémoire ». La filiation privilégiée, inégale, trahit l’égalité.

Le suffrage universel, suite de combats contre l’exclusion du droit de vote des pauvres, des femmes, des militaires, des jeunes, des français d’Outre- Mer  puis des immigrés,  est un progrès, perfectible, de la démocratie.

Le suffrage universel est l’expression d’une majorité et non d’une totalité d’électeurs. La question est de savoir si le suffrage universel est un critère suffisant pour maintenir la démocratie. Une réponse est qu’il est actuellement indispensable mais insuffisant parce que les classes moyennes et populaires sont dépossédées du pouvoir.

La légitimation d’une élection par le suffrage universel dépend de conditions complexes :

  1. L’histoire fluctuante du suffrage universel.
  2. La progression du corps électoral.
  3. La situation politique avant l’élection.
  4. Les candidats de l’oligarchie.
  5. La participation non-universelle au vote.
  6. Les conséquences du choix et la controverse.

 

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 1. L’histoire fluctuante du suffrage universel

Maximilien de Robespierre, député élu de l’Artois, pour le Tiers Etat, dans son discours à l’Assemblée Constituante du 11 août 1791,  plaide pour le suffrage universel  égalitaire,  contre  le « marc d’argent »: « Qu’importe au citoyen qu’il n’y ait plus d’armoiries, s’il voit partout la distinction de l’or ! ». Il s’appuie sur l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen  du 26 septembre 1789, inappliqué pour les élections : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Le décret du 11 août 1792 supprime la distinction entre les citoyens actifs, qui payaient pour voter, et les citoyens passifs, non-possédants. Le principe du suffrage universel masculin, inscrit dans la Constitution montagnarde de 1793 n’est pas utilisé.

Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’Empereur Napoléon Ier, est le premier Président (de la seconde République) élu au suffrage universel, masculin, en 1848. Il devient l’empereur Napoléon III, à la suite de son coup d’état du 2 décembre 1851 motivé par son désir d’obtenir, par la force, un second mandat de 4 ans, interdit par la loi.

Ensuite, le suffrage universel, redouté pour ces déviances inattendues, subit de longues éclipses.

Le Général De Gaulle, Chef de l’Etat, rétablit cette élection du Président de la République au suffrage universel direct par le référendum du 28 octobre 1962 : 62.2% de suffrages favorables.   

Le rôle novateur du suffrage universel direct ajoute une fonction politique à la fonction présidentielle institutionnelle.

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15 août 2010

Israël vs Gaza : conséquences d'une flottille

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LE  PRESIDENT  WARFIELD:  l’EXODUS 47

Le bateau « Président Warfield »,  propriété de l’organisation sioniste Haganah, quitta le port de Sète  le 11/07/1947.  Il avait à son bord 4515 personnes juives déplacées, survivantes, pour la plupart, de l’holocauste : hommes, femmes, adolescents, enfants (655). Toutes possédaient un passeport, leur identité était connue. S’y ajoutaient 5 cadres de la Haganah et 36 membres de l’équipage.

Après 5 jours de navigation, le capitaine hissa le drapeau sioniste  (israélien aujourd’hui), le bateau devint l’Exodus 47 et fit route vers la Palestine alors sous mandat britannique.

Dans les eaux internationales, la Marine britannique arraisonna l’Exodus. L’intervention armée de la flotte (6 destroyers, 2 mouilleurs de mine et le croiseur léger Ajax), contre ces juifs, fut très brutale.

800 passagers armés de boîtes de conserves et de barres de fer se défendirent contre le commando. Un membre de l’équipage sauva des marins d’un lynchage.

Les autorités britanniques se sont rendues coupables d’un acte de piraterie en haute mer en assaillant un navire dans les eaux internationales, en temps de paix.

Il y eut 2 morts et 150 blessés, dont certains par balles. Le capitaine fut emprisonné. « La cargaison humaine », d’abord conduite à Haïfa fut contrainte au retour, dans 3 cargos- prisons. Le 29/07, à Port-de-Bouc, en France, ordre fut donné aux rapatriés de quitter le navire. 138 réfugiés, épuisés, descendirent : tous les autres refusèrent et commencèrent une grève de la faim. La France leur avait cependant accordé le droit d’asile.

Ces « prisonniers » furent accueillis à Hambourg par l’opération britannique « oasis » ( !): 1000 hommes des forces policières et militaires, lances à incendie, grenades lacrymogènes, ambulances de la Croix Rouge.

Des trains bondés, grillagés, conduisirent ensuite ces « émigrés » dans des camps de personnes déplacées, près de Lübeck, en Allemagne.

La majorité d’entre eux refusa le statut de personnes déplacées : ils étaient des juifs en transit vers leur pays.

Les populations des camps d’Europe, par solidarité, firent la grève de la faim. L’émotion du monde dont celle du peuple anglais et la réprobation internationale de cette dureté répressive ont accéléré la reconnaissance de l’état d’Israël, déclarée en 1948.

L’histoire complète de l’Exodus est accessible à partir de nombreuses sources et, en particulier, sur le site www.palestine1967.voila.net Les versions, à part quelques données chiffrées, sont proches, fixées par les historiens.

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