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06 mars 2017

"Marianne" et le droit à la présomption d'innocence.

M Yves de Chaisemartin (LRAR), M  Jacques Julliard, M Joseph Macé- Scaron, M Jacques Dion, M Guy Konopnicki, M Arnaud Bouillin, M Frédéric Dessort,  Mme Caroline Fourest, journalistes de « Marianne ».

Objet : le respect des droits.

                Madame, Messieurs les journalistes,

                Je lis Marianne depuis vingt ans. J’apprécie l’éthique de votre hebdomadaire et votre professionnalisme.

                Dans le numéro 1040 du 3 au 9 mars 2017, en page 14, Messieurs Bouillin, Dessort et Rieth publient, avec Transparency International France, 11 engagements pour la probité en politique. Nous, citoyens, ne pouvons qu’exprimer notre reconnaissance pour cette initiative fortement liée à l’actualité politique.

                En bas de la page 16 cependant, vous publiez une photo de Christophe Grébert, conseiller municipal d’opposition à Puteaux (Hauts-de-Seine), et vous reproduisez son information : « J’ai lancé une pétition en ligne : « Madame Fillon, rendez-nous ces 1,5 millions d’euros. » Elle a été signée par 410 000 personnes... 

                Pour connaître Christophe Grébert, sa déclaration ne m’étonne pas, mais le fait que vous la repreniez, semblant ainsi l’approuver, m’interpelle. 

                Pour moi, cette pétition sur « Change.org » est illégale. Elle bafoue le droit à la présomption d’innocence, droit de l’homme, inscrit dans plusieurs textes officiels français, européens et internationaux. Elle ignore les droits de la Défense : ce n’est pas à Penelope Fillon de déclarer sa culpabilité ou son innocence mais à l’Institution judiciaire de la prouver. La sanction, rembourser 1,5 millions d’euros, sans savoir de plus si elle est adaptée, provient d’un tribunal populaire incompétent, dangereux, et nullement habilité à exercer cette fonction. Certes, il existe un autre droit, celui à l’information, dont le risque reconnu, par Éric de Montgolfier par exemple, est qu’il pourrait être en contradiction avec le droit à la présomption d’innocence. Or, l’un de ces deux droits ne saurait occulter l’autre comme cela est fait dans la pétition. Ces deux droits doivent dialoguer, s’articuler, se compléter, se respecter...Certes Christophe Grébert ne sait pas le faire et dans ce cas précis, ne veut  sans doute pas le faire préférant un buzz pour une banale notoriété médiatique.

Quant aux 415 083 suiveurs de la pétition, leur responsabilité est partagée avec celle du politicien qu’ils suivent. Chacun est responsable de la part qui lui incombe dans une initiative d’un cloaque global.

Mais, vous ?

S’il vous plaît, publiez une étude sur les respects cumulatifs du droit à la présomption d’innocence et du droit à l’information. Démêlez l’écheveau.

Annie Keszey.

19 janvier 2017

Oxfam dénonce l'inégalité économique croissante.

oxfam,inégalité économique,pauvreté,davos,élections,pétition,annie keszeyL’organisation OXFAM publie chaque année un rapport pour promouvoir une économie centrée sur l’Humain.

Le système économique mondial d’aujourd’hui est injuste, il est au service de 1% des plus riches de la population qui détient, depuis 2015, autant de richesses que les 99 % restants.

Huit personnes possèdent autant que les 3,6 milliards des plus pauvres de la population mondiale.

En France, vingt et une personnes, les plus riches, détiennent autant que les 40 %  des plus pauvres.

C’est le résultat d’un capitalisme débridé, d’une évasion fiscale incontrôlée et des pressions sur les travailleurs et les producteurs.

Les exemples stupéfient : Un PDG d’une entreprise du FTSE (les cent entreprises britanniques les plus cotées à la bourse de Londres) gagne en un an autant que 10 000 ouvriers de l’industrie textile du Bangladesh. La fortune de Liliane Bettencourt et de la famille Meyers (selon Challenges, en 2016), de 31,20 milliards d’euros, demanderait 1,8 millions d’années  de travail à un ouvrier au SMIC pour atteindre cette même somme.

Oxfam appelle donc les candidats aux élections présidentielle et législative à agir pour une France solidaire dans le monde.

Les citoyens attachés à la lutte contre la pauvreté sont invités à signer la pétition sur le site d'Oxfam France

 

Annie Keszey.