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01 décembre 2016

Merci Monsieur François Bayrou.

La presse rapporte vos propos confirmés sur le site du MoDem : les électeurs démocrates ne peuvent donc que  vous remercier.

Vous ne vous ralliez pas à François Fillon. Avec le projet du député de Paris « ceux qui ont moins auront moins, et ceux qui ont plus auront plus » avez-vous dénoncé. « Il y a aujourd’hui une vague idéologique simple qui consiste à choisir l’augmentation permanente des inégalités ».

Or l’accroissement des inégalités, en France et dans le monde, met en péril la démocratie.

Nous l’avons appris à partir de diverses analyses profondes et convaincantes : Au nom du tiers état/François Bayrou, La société des égaux /Pierre Rosanvallon, L’idée de justice/Amartya Sen, Changer l’Europe/  Les économistes atterrés, Quand le capitalisme perd la tête/Joseph Stiglitz, Le capital au XXIème siècle/ Thomas Piketty...

Vous avez mis en parallèle la suppression de l’ISF pour quelques-uns, d’une part, le travail payé moins et la hausse de deux points de TVA pour tous les consommateurs, d’autre part, mesures contenues dans le projet de François Fillon. Ce sont en effet des mesures d’une droite «hors frontières », caricaturale.

La Mutualité française évalue à 20 milliards d'euros* le coût supplémentaire, pour les ménages français, de l'application du programme de François Fillon en matière de déremboursement de certains soins.(* 1 200 € de plus par an pour un couple avec deux enfants.)

François Fillon a semblé être un responsable politique engagé mais peut-être n’est-il, lui aussi, qu’un responsable politique intéressé. Le Canard enchaîné se serait informé sur l’entreprise de conseil très lucrative «  2 F Conseil », dont François Fillon est le seul salarié. A son salaire complet de député (député  à temps partiel ?) de 5 357 € net, François Fillon aurait  rajouté près  de 18 000 € par mois provenant de ses activités de conseil. Ces excellentes conditions matérielles  pourraient engager François Fillon à se protéger lui-même, peut-être, dans un avenir proche, contre l’impôt sur la fortune...

Les commentaires médiatiques après « la primaire », requièrent parfois de la part du peuple ordinaire, dont je suis, un petit exercice de réflexion : ainsi, les Centristes (Nouveau Centre et UDI) ne seraient plus centraux ?  

Bon courage Monsieur Bayrou. Continuez à communiquer avec nous!

Annie Keszey.

 

 

 

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20 novembre 2016

Primaire de la droite et du centre: la charte.

20/11/2016, à midi.

Annie Keszey, citoyenne électrice hors partis de Puteaux, à

Madame le Maire , Messieurs les présidents des partis politiques, Monsieur le ministre de la Justice, Monsieur le Premier ministre,

à Médiapart et à Marianne.  

Un avis.

Dans les bureaux de vote de ce dimanche, à Puteaux, une  charte des valeurs, affichée, doit être  approuvée par signature avant chaque vote individuel : comme dans tous les bureaux de vote de France d’ailleurs.

Or, cette signature n’engage en rien l’électeur.

La charte commence ainsi : « Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre... »

NON !

Non, parce que la République est UNE et INDIVISIBLE, depuis sa proclamation par la Convention, le 25/09/1792. L’indivisibilité qui induit l’unicité du peuple français est inscrite dans l’article premier de la Constitution française de 1958. 

Les valeurs républicaines de la droite et du centre n’existent pas isolément, par captation d’un « Tout », par l’une des parties.

Ce sont les valeurs de la République française « une et indivisible » qui existent : liberté, égalité, fraternité, laïcité.

L’unité et l’indivisibilité de la République garantissent une application uniforme du Droit sur l’ensemble du territoire national.

La charte devrait être rectifiée : « Je partage les valeurs de la droite et du centre (et lesquelles) » ou  « Je partage les valeurs politiques de la droite et du centre (et lesquelles) », par exemple. 

[Une étrangeté antérieure suffisait : le centre, en particulier, n’appartient pas aux « Républicains », à partir d’un choix monopolistique discutable de l’UMP pour son nouveau et récent « baptême civil»]

Annie Keszey. www.notreputeaux.com

 

 

 

06 octobre 2011

Primaire Présidentielle 2012 : Martine Aubry

 

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Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Socialiste, Maire de Lille, n’a pas publié de livre pour présenter son programme pour l’élection présidentielle de 2012, mais diffusé aux Français une lettre de 7 pages.

Dans cette lettre, concise, on trouve les propositions communes aux 5 candidats socialistes à la primaire de la gauche et les choix personnels de Martine Aubry.

Le texte est accessible sur le site : www.martineaubry.fr

 

 

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Extraits discontinus                                                                           

Martine Aubry n’accepte pas de voir décliner la France et veut redonner à chacun le goût de l’avenir et le choix d’un destin commun, retrouver le progrès en s’appuyant sur une gauche ambitieuse et sérieuse. Les socialistes seront les architectes d’un nouveau modèle de développement économique, social et durable. Elle souhaite une société du respect où la société respecte chacun, ou chacun respecte les autres et où, ensemble, nous respectons l’avenir. Cela passe par une révolution des services publics et un combat sans merci contre toutes les discriminations. Une véritable démocratie sociale et citoyenne constituera un des piliers de sa présidence. C’est de la fraternité, du local au global que viendront les réponses. Martine Aubry veut une République exemplaire: République laïque aussi qui tolère les croyances religieuses ou philosophiques, dès lors qu’elles respectent nos valeurs.

Le cumul des mandats sera supprimé et il sera mis fin aux conflits d’intérêts. Elle refuse la société du mépris qui relègue les plus pauvres hors de la cité, celle qui oublie les plus âgés, celle qui humilie les plus faibles.

Ma France, écrit-elle, c’est celle qui n’a pas peur de s’ouvrir au monde. C’est le sens de mon engagement européen. C’est la profondeur des liens d’amitié avec l’Afrique, le Maghreb, l’Asie.

L’urgence commande que la Banque Centrale Européenne intervienne massivement et que les moyens du Fonds européen soient doublés. Je proposerai à nos partenaires de prendre des mesures pour une croissance durable et riche en emplois : une taxe sur les transactions financières et des emprunts européens -eurobonds- contre les spéculateurs, mais aussi, pour financer des projets d’avenir : un gouvernement économique, une communauté européenne des énergies, une harmonisation fiscale et sociale, la réciprocité commerciale. Pour atteindre ces objectifs, il faudra une avant-garde : les six pays fondateurs, suivis des états de la zone euro sont les mieux placés pour en faire partie. Cette refondation est le devoir partagé de la France et de l’Allemagne.

Nous, socialistes, annulerons 50 milliards de niches fiscales, inefficaces et injustes pour réduire la dette. Je procéderai à une ample réforme fiscale, avec une fiscalité verte. Les revenus du capital seront taxés comme les revenus du travail ; les grandes entreprises comme les PME ; et l’impôt sur le revenu et la CSG seront rapprochés et prélevés à la source. Les ressources provenant des différentes politiques seront réparties : 50% pour le désendettement, 50% pour financer les priorités.

Je veux insister sur mes quatre priorités : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation et la sécurité.

L’accès à l’éducation commence par un service public de la petite enfance incluant un accueil en crèche et la scolarisation possible dès l’âge de 2 ans. Dès 2012, une loi-cadre définira les orientations fixées à notre école et je mettrai fin aux suppressions massives de postes. J’accorderai une priorité à l’école primaire. La lutte contre l’échec scolaire mobilisera aussi le gouvernement. Je donnerai au lycée l’objectif de 100% des lycéens sortant du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle. La culture c’est celle qui doit transmettre ce goût de l’art et de la pratique artistique à chaque enfant.

Parvenir à ces résultats supposera de créer une véritable formation pratique initiale et continue des enseignants, de repenser les rythmes scolaires. Je rétablirai la sécurité dans les établissements scolaires et proposerai aux étudiants un parcours d’autonomie.

Donner la priorité à l’emploi, c’est mobiliser toutes les énergies pour produire « durable », en France et en Europe, protéger les salariés, permettre à chaque jeune d’accéder rapidement à une première expérience professionnelle : 300 000 emplois seront créés, dont 100 000 dans les six premiers mois du quinquennat (secteurs de l’environnement, du service à la personne, de la sécurité et de l’éducation).

Cela passe par le choix de compétitivité-qualité : c’est privilégier la production plutôt que la finance en réduisant, (par exemple), le taux de l’impôt sur les sociétés et les entreprises qui réinvestissent leurs profits dans l’économie réelle. Une banque publique d’investissement sera créée sous forme de fonds régionaux.

Une conférence salariale annuelle réunira l’Etat, le patronat et les syndicats afin de rétablir l’esprit du dialogue social et de la négociation collective. Des mesures vigoureuses feront de l’égalité salariale femmes-hommes enfin une réalité. Une sécurité sociale professionnelle avec un compte temps-formation permettra à chacun de reprendre ses études, de rebondir après un licenciement, de progresser professionnellement. Les travailleurs aux métiers pénibles ou aux longues carrières pourront prendre leur retraite à 60 ans.

Un rayon de prix-citoyens sera instauré dans les grandes surfaces et les loyers seront encadrés dans les zones de spéculation.

Pour la sécurité, il faudra tout reprendre à zéro et ouvrir toutes les voies de solutions. Tout acte d’incivilité ou de délinquance doit entraîner une sanction rapide proportionnée et juste. Les sanctions seront  progressives: travaux d’intérêt général, centres de placements immédiats, centre de discipline et de réinsertion.

Pour cela, il faut d’abord des effectifs pour la police et la justice. Les soldats français reviendront d’Afghanistan.

Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Martine Aubry.

Le programme de Martine Aubry se situe à la gauche socialiste de Manuel Valls et à la droite socialiste d’Arnaud de Montebourg. C’est un programme « encastré » dans les valeurs républicaines historiques, très sérieux, travaillé, expérimenté et sincère : plusieurs fois ministre, Martine Aubry a prouvé son « humanité » juste (la couverture maladie universelle, par exemple). L’ensemble des mesures vise à corriger les erreurs, les reculs, les excès, les déséquilibres, les échecs, les dangers politiques et économiques actuels, parfaitement analysés. Le programme manque encore d’une vision plus profonde, radicale, du nouveau modèle sociétal attendu, et fortement novatrice, adaptée à l’ampleur du redressement économique et moral urgent. Le candidat élu (ou la candidate) à la primaire de gauche, devra développer, lors de la vraie campagne électorale 2012, les nouvelles pratiques socialistes volontaristes pour produire de la croissance, pour transformer l’éducation, pour défendre l’euro, pour industrialiser «  vert », pour contrer l’économie virtuelle et réduire les inégalités.

Pour évaluer l’action, l’accroissement des objectifs évaluables s’impose.

www.atelier-idees.org

Annie Keszey

Programmes suivants : François Hollande et Ségolène Royal.

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