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23 janvier 2017

Le "serpent de mer" du revenu universel d'existence.

« L’origine de l’expression « serpent de mer » proviendrait d’une analogie avec le monstre marin mythique qui apparaissait aléatoirement dans toutes les mers du monde sans que l’on puisse prouver son existence. Fréquemment évoqué par les marins, cela donnait lieu à de virulents débats quant à la véracité des événements relatés... »

Benoît Hamon, au nom de la gauche du passé, réactive le paradoxe idéologique du revenu universel. Son coût éléphantesque, dans un État surendetté, serait couvert (serait non-couvert), en particulier, par une augmentation de la taxe foncière qui concerne 62 % des Français...

Pour s’exprimer avec rigueur et sagesse, si possible, lors du second tour de  la primaire de la gauche, la  lecture de l’important article, très sérieusement documenté, de Wikipédia, par exemple, sur le revenu universel, est une aide précieuse quand on veut savoir avant de voter. Les analyses complexes et fortement contradictoires demandent un temps assez long pour une clarification nette.

Et puis, est-il pertinent de « réanimer » une fois de plus  cette idée de théologiens chrétiens du premier millénaire ? Est-il pertinent de promouvoir l’utopie d’un jardin d’Éden controversé?

Annie Keszey.

 

06 octobre 2011

Primaire présidentielle 2012 : Ségolène Royal

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LETTRE A TOUS LES RESIGNES ET LES INDIGNES QUI VEULENT DES SOLUTIONS. SEGOLENE ROYAL. PLON. 9 €.

www.desirsdavenir.org

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En 2007, Ségolène Royal est arrivée au second tour de l’élection présidentielle avec 17 millions d’électeurs derrière elle. Plusieurs fois ministre, elle est Présidente du Conseil Régional du Poitou-Charentes, qui est son laboratoire de solutions. Elle vient d’y créer une banque publique d’investissement pour les Petites et Moyennes Entreprises : 33 millions d’euros de crédits régionaux seront mis à disposition en 2 ans, davantage ensuite à partir d’apports de la caisse des dépôts ou d’investisseurs privés. Elle souhaite un « Small business Act » (www.ec.europa.eu)  aux niveaux national et européen. Une société d’économie mixte produira de l’électricité solaire. Elle continue d’appliquer localement des propositions fortes de son programme pour la primaire de la gauche. C’est l’honnêteté de la politique par la preuve. Quelle plus belle preuve que de pouvoir rendre des comptes sur la façon dont on a exercé ses responsabilités politiques, que d’en faire le bilan et la démonstration de l’efficacité, de la volonté de s’engager sur un nouveau modèle de croissance économique, écologique et sociale.

Ségolène Royal est une candidate très déterminée, libre dans ses relations avec le PS, qu’elle surplombe. Son programme, entre la défense ferme des valeurs traditionnelles et la conscience pertinente du futur, appelle un large rassemblement allant des altermondialistes, à la gauche de la gauche jusqu’aux Centristes humanistes et aux Gaullistes républicains. Elle emprunte d’ailleurs au Général de Gaulle l’ambition de « Viser haut et se tenir droit ». Depuis 4 ans, elle a acquis, par ses déplacements, une connaissance concrète du  monde avec laquelle aucun autre candidat ne peut rivaliser. Elle a mené aussi de nombreux dialogues avec des chefs d’Etat très divers, hommes et femmes, pour en appliquer des leçons (Lula da Silva, Manmohan Singh, Tarja Halonen, Dilma Roussef, Michelle Bachelet, Christina Kirchner)…

Le programme collectif de la gauche reprend plusieurs de ses propositions. La plus grande injustice, pour elle se situe entre ceux qui subissent leur vie et ceux qui ont les moyens de leur liberté. Il faut arrimer solidement l’une à l’autre la responsabilité individuelle et la solidarité équitable qui sont aujourd’hui très affaiblies, voire détruites. Je veux, écrit-elle, une France qui protège et qui avance. Je propose aux Français de construire un ordre social juste, appuyé sur la force citoyenne de chacun d’entre vous, de chacun d’entre nous.

Ségolène Royal adhère, contrairement à ses concurrents, à la Démocratie participative. Dans son livre de 156 pages, elle s’adresse directement aux forces citoyennes et propose aux Indignés et Résignés de se mettre en mouvement pour les rejoindre. Attachée à l’Europe, elle veut construire, marche après marche, les Etats-Unis d’Europe  et propose des règles pour moraliser le système financier dont la création d’une agence publique de notation et l’interdiction, pour les banques, de spéculer sur la dette des états.

Si la priorité de François Hollande est la jeunesse, celle de Martine Aubry, l’emploi, Ségolène Royal veut faire de la France un pays d’entrepreneurs, la première puissance écologique d’Europe. L’éducation (formation des enseignants, internats et classes relais, rapprochement entre les Universités et les Grandes Ecoles, droit égal au Savoir et à l’Art), la sécurité (l’encadrement éducatif militaire, la fin de la politique du chiffre), la réforme bancaire, la politique européenne, ramènent au programme collectif, avec davantage de courage cependant, dans l’expression. Sa politique pour les banlieues se démarque, parce qu’elle les connaît bien et ses mesures pour les minorités invisibles (femmes seules, travailleurs âgés) lui sont personnelles. L’égalité homme-femme passe par l’éradication des violences faites aux femmes et par le combat contre le sous-emploi des femmes. Elle définit aussi des mesures spécifiques pour les outre-mers. 

Les entreprises du CAC 40 seront davantage imposées à partir d’une réforme juste du système fiscal. Les comptes excédentaires en début de mois seront rémunérés, puisqu’ils sont pénalisés en cas de découverts, la distinction sera faite entre les activités spéculatives et les activités d’investissement, les bonus individuels seront prohibés et les paradis fiscaux interdits, L’ordre social juste c’est un équilibre entre les droits et les devoirs. C’est un contrat donnant-donnant, sans tricheurs ni prédateurs. Il s’agit de construire des compromis dynamiques afin de dépasser les oppositions dans l’intérêt bien compris de chacun .C’est ce que j’appelle des «  cercles vertueux ».

Ségolène Royal rejoint les chefs de gouvernements du monde et les ONG qui disent l’urgence d’un modèle alternatif de développement qui assure la prééminence de l’intérêt général sur les intérêts particuliers et sur la loi du plus fort. Un nouveau modèle dont le critère ne soit plus la boulimie financière de quelques-uns, mais le développement humain et la vie digne à laquelle chacun a droit. Les pays malmenés par la crise ont besoin d’un état anticipateur, porteur d’une vision à long terme de l’intérêt général. Morale et croissance, justice et performance économique, voilà ce qu’il faut conjuguer et mesurer à l’aide d’indicateurs de développement humain plus représentatifs que l’archaïque PIB.

Les cinq candidats socialistes à la primaire de la gauche.

Manuel Valls, nouvelle génération, insiste sur la rigueur budgétaire et la sécurité.

Arnaud Montebourg, comme Manuel Valls, s’oppose au projet de « régulation » du PS, qu’il estime dépassé, il refuse le libre-échange et défend une démondialisation verte.

Martine Aubry et François Hollande restent proches, mais Martine Aubry incarne un socialisme central sérieux et ambitieux tandis que la prudence marque les interventions de François Hollande.

Ségolène Royal constate que ses idées novatrices de 2007 ont été finalement intégrées au projet du PS.

LA PRIMAIRE CITOYENNE AURA LIEU LE DIMANCHE 9/10/2011

Annie Keszey

02 octobre 2011

Primaire présidentielle 2012 : Arnaud Montebourg

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La République plus forte que la mondialisation. 2€. Flammarion. Site: www.demondialisation.eu

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Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, Président du conseil général de Saône-et-Loire et député, centre son programme sur la démondialisation verte, entre le socialisme de l’impasse, socialisme redistributif condamné et le socialisme de la dérive, socialisme de l’ajustement qui veut nous adapter à la mondialisation.

La mondialisation libérale est un système qui a méthodiquement organisé la mise en concurrence mondiale, sans limite, sans scrupule, sans filet, sans foi ni aucune loi, des salariés, des entrepreneurs, des agriculteurs et de tous ceux qui ont été placés en concurrence directe avec des travailleurs chinois, des ingénieurs indiens et des paysans argentins, ceux-là même qui n’ont d’autres choix que d’accepter des rémunérations de misère pour vivre ou survivre. Le bilan de la dernière décennie est un désastre  pour ceux qui n’ont d’autres ressources que leur travail : délocalisations en série, destructions d’emplois et d’outils de travail, diminution des salaires et revenus du travail par la pression à la baisse.

Finalement, ouvriers, cadres, syndicalistes, même directeurs d’usine, élus locaux, parlementaires, peu importe, nous sommes devenus les otages enchaînés d’un système qui n’a plus le sens de l’être humain, de la modération et de l’équilibre. Un système extrémiste et inhumain auquel il faut mettre fin.

Fin de partie pour ce monde du libre-échange sans frein, tellement déséquilibré qu’il n’est plus utile à personne. Le libre-échange c’est la guerre de tous contre tous.

La grande modernité de la démondialisation c’est qu’elle agit comme un instrument de changement du monde. Protectionnisme vert et ouverture : ces deux principes sont conciliables.Le protectionnisme européen, à la fois vert et social, c’est le keynésianisme du XXIème siècle. Une volonté politique d’organiser de façon réaliste, juste et efficace, l’économie de marché mondiale.

Les principales propositions d’Arnaud Montebourg.

- Intégrer, dans les traités de libre-échange de l’Organisation Mondiale du Commerce, de nouvelles conditions non-marchandes,  afin de garantir que la compétition ne se fasse pas au détriment du travail et de l’environnement. Imposer des taxes douanières sur les produits en provenance de pays violant les obligations du protocole de Kyoto luttant contre le réchauffement climatique.

- Instaurer une taxe carbone extérieure aux frontières de l’UE et une autre intérieure aux frontières.

- Instaurer une taxe sur le transport maritime. (Quel est le sens de consommer des crevettes pêchées au Sénégal, épluchées en Hollande et consommées dans le monde entier ? Toujours moins de coûts, toujours plus de volume, 550 millions de tonnes transportées en 1955, 8 milliards en 2008.)

- Créer une agence sanitaire, sociale et environnementale chargée de calculer le coût écologique et social des produits étrangers afin de proposer à l’UE des mesures anti-dumping.

- Pratiquer la préférence commerciale régulée avec les pays s’adaptant aux normes sociales et écologiques internationales.

- Encadrer par une loi française, puis européenne, les filiales hors Europe, des entreprises transnationales afin qu’elles respectent les standards internationaux de production, des conditions de travail et de respect de l’environnement.

- Contraindre les entreprises à la transparence des comptes, à la publication de registres de leurs actionnaires et de rapports annuels sur l’impact social et environnemental de leurs activités.

Institutionnaliser les labels avec certifications sociales et environnementales pour informer le consommateur

- Doter l’UE d’un instrument de surveillance de certains investissements sensibles, engager la convergence fiscale et sociale, avec un salaire minimum état par état, abonder un budget communautaire par un impôt sur les bénéfices et les transactions.

- Interdire, en France, la commercialisation de certains produits, hors UE, aux prix déloyalement bas.

- Faire un accord stratégique industriel, avec l’Allemagne, en définissant 20 secteurs dans lesquels les intérêts sont communs. Passer un nouveau marché avec l’Allemagne : discipline budgétaire en Europe contre la hausse des salaires en Allemagne et en France ; maintien de l’euro sous gouvernance de la Banque Centrale européenne contre protectionnisme vert. Depuis la fin des années 1990 et les réformes Schröder, le « faux modèle allemand » s’est bâti sur une flexibilisation brutale du marché de l’emploi et sur la modération salariale. De 1998 à 2010, le pouvoir d’achat de chaque salarié allemand a baissé de 1% tandis qu’il augmentait de 18% en France. L’Allemagne est devenue «la Chine de l’Europe », celle qui exporte à tout prix, tire les salaires vers le bas et vit des déficits des autres. Le modèle allemand c’est un gagnant et vingt-six perdants. Il ne s’agit pas de dresser un portrait apocalyptique de l’Allemagne dont la force des PME est à envier et à imiter, comme la puissance de sa recherche développement qui conduit à 3 fois plus de brevets par habitant qu’en France.

Manuel Valls et Arnaud Montebourg.

Deux socialistes aux projets divergents. Manuel Valls, à la droite de la Gauche, sans être au Centre, propose une Réforme, pragmatique, possible à court terme, tempérée,  de la mondialisation et de l’économie virtuelle.

Arnaud Montebourg, à la gauche de la Gauche, avec refus des extrêmes, définit une politique de rupture complexe avec le néo-capitalisme débridé, marquée par sa formation d’avocat : les lois, règles, contraintes et contrôles nombreux exigeraient une concertation permanente et de haute technicité entre tous les états européens puis avec tous les états du monde. Arnaud Montebourg n’explore pas, dans ce livre, les contre- attaques des forces du marché et les contournements de son programme qu’il lui faudrait affronter.

www.atelier-idees.org

Annie Keszey

 

Programme suivant: Martine Aubry

26 septembre 2011

Primaire Présidentielle 2012 : Manuel Valls

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Prochainement, des citoyens français volontaires qui adhèrent aux valeurs de la gauche, valeurs républicaines, voteront à la primaire de la gauche pour élire leur candidat (e) à l’élection présidentielle de 2012. Tous les électeurs français voteront ensuite pour la meilleure personnalité apparente, ce qui est simple et le meilleur programme, ce qui nécessite des informations sérieuses et du temps.

 

L’Atelier des Idées propose une grille de lecture unique de ces nombreux programmes aux électeurs libres de tout enfermement idéologique (enfermement qui les inciterait à voter droite ou gauche, par habitude).

 

Les programmes des candidats, faits d’extraits discontinus, suivront, si possible, le même plan. Pour ou contre : la mondialisation, le néolibéralisme, la suprématie de l’économie virtuelle, une taxation des spéculations, la nationalisation des banques, un gouvernement fédéral européen et des eurobonds, le passage des entreprises actionnariales aux entreprises partenariales, le développement durable, l’ouverture des frontières, le désendettement, la refonte du système fiscal, la création d’un nouveau système d’éducation et de formation, la ré-industrialisation, l’énergie nucléaire, le rétablissement de la morale en politique, la sécurité du plein emploi, l’accroissement des inégalités de toutes natures, la démocratie sanitaire, la sauvegarde des services publics, les valeurs de la République, la création d’un état palestinien, le droit d’ingérence militaire…


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L’ENERGIE DU CHANGEMENT.

 

 

L’ABECEDAIRE OPTIMISTE. MANUEL VALLS. Edition du Cherche Midi. 4.90 €

 

 

 

 

Site : www.valls2012.org

 

 

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Pierre Tambourin, biologiste, directeur général de Génopole à Evry et conseiller municipal, préside le comité de soutien de Manuel Valls. Il reconnaît à Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne les trois qualités essentielles pour exercer les plus hautes responsabilités politiques : l’honnêteté, la volonté et le professionnalisme.

 

 

 

Manuel Valls, actuellement, parle VRAI. Son programme de 200 pages est une ode militante aux combats optimistes.

 

 

 

 

Il revendique le vote obligatoire, à partir de 16ans. Socialiste, il critique le passé et le présent de son Parti qui ne parvient pas, entre l’idéal et le réel, à tracer un chemin crédible pour le futur. Le projet collectif récent pour 2012 doit être abandonné et sérieusement transformé puisqu’il était fondé sur une croissance annuelle de 2.50%, inaccessible !

 

 

 

 

Il propose à la gauche qu’elle place désormais, à la pointe de son but, l’utopie concrète de l’autoréalisation individuelle. L’objectif est d’ouvrir à l’individu les portes de lui-même en créant, à chaque âge de la vie, les occasions propices à tous les essais. Le nouveau socialisme permettra à chacun de devenir ce qu’il est…Ce qui ne s’oppose pas aux solidarités collectives. La gauche doit réhabiliter « le temps long » et s’opposer à la xénophobie.

Le clivage gauche-droite reste pertinent dans ce qu’il a de plus essentiel : la différence d’appréciation sur l’origine des inégalités entre les hommes. La droite prétend naturaliser les rapports entre les individus tandis que la gauche tend à les socialiser.

Pour lui, la proposition de dé-mondialisation est réactionnaire, dépassée et dangereuse. Le socialisme est intimement lié à l’internationalisation des échanges, des gens et des idées. Le libre-échange a ses vertus et ses limites, qu’il nous faut connaître, anticiper et réguler. Pour les secteurs bancaires et pétroliers, en particulier, il s’agira d’imposer davantage de transparence avec la mise en œuvre d’un « reporting » comptable pays par pays, avec des sanctions prévues dont le retrait de la cote sur les marchés financiers.

 

Les réunions G13, G14, G20 doivent cesser de faire le tour du monde offrant l’occasion à chaque chef d’Etat de surenchérir dans le faste et le bling-bling: il faut institutionnaliser le G 20, pour des conférences de travail sérieuses, discrètes et longues et reprendre le projet lancé  par Kofi Annan en 2005. Doter le monde d’un outil de gouvernance mondial pesant 90% du PIB mondial et 70% de la population de la planète est désormais un enjeu essentiel. Réformer les organisations internationales (OMC, FMI), leur permettra de jouer un rôle de garde-fou dans la régulation. Une nouvelle agence de notation, publique et interétatique ne pourra pas être suspectée de conflits d’intérêts.

L’euro, monnaie partagée, implique une gouvernance  économique et politique. Il faut permettre à la BCE, pour contrer les attaques spéculatives, d’acheter de la dette italienne et espagnole sur le marché, puis les dirigeants européens doivent se mettre d’accord pour augmenter les moyens du fonds européen de stabilité financière et du mécanisme européen de stabilité. Un gouvernement économique et monétaire de l’Europe devra promouvoir des projets communs en matière industrielle, de transport et de recherche que l’émission d’eurobonds (www.institutmontaigne.org) pourra faciliter. La nomination d’un ministre de l’économie  de la zone euro semble nécessaire et la réaffirmation du couple franco-allemand.

 

Nommer les discriminations (même à partir de statistiques sur le ressenti d’appartenance sur une base  auto-déclarative, facultative et sans constitution de fichiers) est indispensable pour les combattre. Enfin, il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre constitution. La politique devra prendre en compte, à la fois, les droits des migrants et les capacités d’accueil de notre pays.

Le désendettement est prioritaire. Les impôts ne pourront pas baisser. Tous les nombreux dispositifs d’exonérations seront revus. Notre système fiscal est devenu un dédale illisible, injuste car peu progressif et coûteux. Pour rendre l’impôt sur le revenu plus efficace et la CGS plus progressive, il faut les fusionner. Le bouclier fiscal et l’ISF, sources d’injustice  seront supprimés et l’instauration d’une tranche d’impôt supplémentaire, prélevée à la source, dont le pourcentage reste à fixer, sera étudiée.

 

L’Education nationale n’a pas réalisé l’égalité des chances. Une revalorisation du salaire des enseignants s’impose en compensation de l’obligation de suivre une formation continue et d’une présence accrue en dehors des heures de cours. Les établissements en difficulté se verront affecter les professeurs les plus expérimentés, et des moyens supplémentaires. Le temps scolaire des écoliers s’étalera sur  cent quatre-vingt-huit jours. La formation concernera les jeunes qui en ont besoin :ce n’est pas le cas. Chaque enfant du primaire pratiquera une activité artistique et fréquentera les œuvres qui s’y rattachent.

 

 

 

Protéger nos emplois et notre compétitivité ne suffit pas : il nous faut protéger notre environnement et favoriser le développement durable : cela passe par un signal prix fort sur les produits polluants, à partir d’une TVA modulable.

 

75% de notre énergie est nucléaire. Un objectif ambitieux et réaliste sera de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2022. Le prix de l’énergie augmentera.

 

La vraie sécurité suppose de relativiser la culture du chiffre, de ne pas falsifier les statistiques et de réhabiliter le volet préventif. L’instauration d’une police républicaine des quartiers serait constituée par les policiers les plus aguerris, incités financièrement à prendre en charge les zones les plus difficiles. Extirper le jeune de son environnement cassera la routine délinquante. Dernier recours avant la prison, les centres éducatifs fermés seront développés. Le recours au secteur privé ne peut être évacué faute de marges budgétaires suffisantes. Un nouveau service accompli par tous les citoyens et citoyennes, au service de l’intérêt général, serait un véritable levier pour le vivre- ensemble et le brassage social. La délinquance de l’Etat appelle des sanctions fortes* (*Entretien du 25/09, avec J P Elkabbach sur Europe 1)

 

La séparation des Eglises et de l’Etat n’a jamais signifié l’absence de dialogue et d’écoute. L’Etat français doit aider les musulmans à sortir des caves indignes dans lesquelles ils ont été réduits à prier.

 

Au champ des protections aujourd’hui évidentes, la protection sociale, de la vieillesse, de la santé et de l’emploi il faudra ajouter la protection des consommateurs par la mise en place d’actions de groupe, en particulier.

 

Les socialistes ne reviendront pas à la retraite à 60 ans pour tous, l’augmentation du nombre d’annuités est incontournable. Ils devront déployer des efforts considérables en faveur de l’emploi des seniors.

 

La réglementation du travail tient au fait qu’elle défend plus les postes que les personnes. Le chômeur danois bénéficie d’un revenu de remplacement élevé et d’un accompagnement approfondi. En contrepartie, il est incité à accepter l’emploi correspondant à son profil pour ne pas s’enliser dans le chômage.La politique étrangère n’est pas exposée dans ce livre mais *Manuel Valls appelle à la reprise urgente des négociations entre Israël et La Palestine.


 

www.atelier-idees.org

 

Annie Keszey

 

Programme suivant : Votez pour la démondialisation! Arnaud Montebourg