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19 mars 2017

Puteaux: une réunion publique de grande qualité.

Merci donc au PS de Puteaux d’avoir permis aux résidents de la ville d’assister, le 16/03/2017, à une rencontre avec Francis Poézévara, responsable local du parti et conseiller municipal, Marie Brannens, conseillère municipale socialiste de Neuilly-sur- Seine, Eva Joly et Éric de Montgolfier, sur les thèmes de l’exemplarité en politique et  de la transparence de la vie publique.

Des Putéoliens  nombreux, attentifs à des intervenants  « rigoureux et  incorruptibles », ont participé aux échanges avec un grand intérêt. Stéphane Vazia et Nadine Jeanne, socialistes engagés à Puteaux depuis de nombreuses années, étaient aussi présents. [Une photo de la salle, publiée sur Twitter/LR/Puteaux, montre  27 ou 28 présents  assis ou debout : une information mensongère motivée sans doute par le fait qu’il est plus politique de s’occuper de la forme plutôt que du fond !]

Marie Brannens a rappelé les lois votées pour assainir la République durant le mandat de François Hollande. Ces progrès réels, merci encore, peu médiatisés, restent cependant très insuffisants tant la France est en situation de « démocratie grise ». Éric de Montgolfier, ancien procureur de la République, réputé, est issu d’une famille noble toujours reconnue pour avoir expérimenté « la montgolfière », en 1783. Après une carrière hautement compétente  et exemplaire au service de la Justice, de la Justice anti-corruption surtout, il conseille Benoît Hamon candidat socialiste à la présidentielle, mais n’est pas lui-même adhérent de ce parti. L’intervention orale d’Éric de Montgolfier  est une synthèse de son dernier livre « On ne peut éternellement se contenter de regarder les cadavres passer sous les ponts »*. Le constat professionnel sur les erreurs, les malversations, les corruptions est « impitoyable ». Les pouvoirs présidentiel, exécutif, législatif, judiciaire et locaux, les économistes, les médias et une partie du peuple ... sont gangrénés par un mélange d’incivisme et de corruption. Aux questions posées par le public sur des anomalies sérieuses d’actualité, il propose des réformes. La plus importante est de rompre avec la « dépendance » du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoirs présidentiel, exécutif et législatif et de lui donner les moyens nécessaires, tant la tâche est lourde, pour un fonctionnement normal. Il réprouve la justice à deux vitesses, l’une, tolérante pour « les puissants », l’autre, stricte pour les citoyens ordinaires et  souhaite un «  procureur européen » au-dessus des gouvernements pour agir en justice sans pressions ni entraves. De nombreuses autres propositions ont pour but direct d’empêcher la reproduction des dérives politiques d’actualité. Benoît Hamon en propose dix dans son programme : (ce programme est consultable dans sa totalité sur plusieurs sites du Web), l’identité des donateurs de plus de 2 500 € aux candidats  sera rendue publique, les déclarations de situations patrimoniales et d’intérêts des candidats à la présidentielle, obligatoires, le deviendront aussi pour les parlementaires. Les parlementaires n’auront plus le droit de recruter un  membre de leur famille comme assistant. Le mandat parlementaire sera incompatible avec les activités de « conseil ». Le nom des « lobbyistes » rencontrés par le candidat seront publiés. Pour être candidat, il faudra un extrait de casier judiciaire vierge. Le contrôle des dépenses des parlementaires sera renforcé. L’inégibilité en cas d’infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales sera portée à 6 ans. Les moyens humains, budgétaires et matériels de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et de Financements politiques seront renforcés.

Quand on a suivi les faits politiques dominants depuis deux mois, on constate que ces mesures collent à une réalité désastreuse pour une « purification »  bienvenue.

 Eric de Montgolfier regrette les choix de certains électeurs, évidents d’ailleurs dans le 92, qui réélisent des politiques condamnés par la Justice. Il déplore que la politique puisse infantiliser le peuple, peuple passif avec une flexibilité exagérée devant les diktats et un appétit féroce pour les  rumeurs. Il souhaite que « chacun s’engage », afin que nul n’accepte l’offre du corrupteur.

A la question qui lui est posée de savoir comment s’engager, la réponse déçoit. Il faut voter, dit-il, au lieu de s’abstenir ce qui pourrait être dangereux. Certes : le public de ce jour  en était déjà convaincu. Il faut s’exprimer sur les réseaux sociaux. Certes, mais comment ? Il ne s’agit pas d’agir à contresens en se substituant à la Justice tels les « addicts » à Twitter ou à Facebook qui passent des années à dénoncer les mêmes « trucs » avec une efficacité nulle ou les apprentis juges formés à l’école de l’inquisition qui s’exercent  aux critiques « laveuses » en dehors du Droit. L’article 40 du code de procédure pénale « quand on a connaissance  d’un délit ou d’un crime, il faut en informer le procureur de la République » reste un bon conseiller. Une « proche » d’Eva Joly évoque le mouvement « Nuit debout »  en lui accordant une certaine légitimité de combat. Peut-être, mais quel est  le résultat concret de ces engagés nocturnes ? Rien.  Éric de Montgolfier ne répondra pas à la question portant   sur le respect du droit à la présomption d’innocence, droit de l’homme, souvent bafoué, sans que les sanctions prévues soient appliquées. Il ne précisera pas comment ce droit s’articule intelligemment avec le droit à l’information. Regrets!

Mais on trouvera ailleurs cette réponse espérée, dans le livre « Avancer vers l’Etat de Droit. Droit et présomption d’innocence » de Guy Millière (Président de l’Institut Turgot), Jean-Philippe Feldman, Patrick Simon, Jean-Philippe Delsol (avocats), aux éditions « Cheminements ».

Eva Joly, née en Norvège, ancien juge d’instruction, conseillère anti-corruption et anti-évasion fiscale de plusieurs gouvernements étrangers, candidate à l’élection présidentielle de 2012 du parti Europe- Ecologie, avec 2,31 % des suffrages et qui a appelé à voter François Hollande au second tour, est avocate et  députée européenne depuis 2009. Toute sa vie elle a lutté contre la corruption, les paradis fiscaux et pour l’indépendance de la Justice. Sa spécificité de juge, engagé en politique contrairement à Éric de Montgolfier, est aussi de se situer au cœur de l’interrogation sur les rapports subtils entre la morale et le droit. Lors de la réunion publique, elle rappelle ses combats contre l’évasion fiscale et ses procédures pour aboutir malgré les obstacles complexes et durs rencontrés. Nous savons tous que sa vie a été menacée après l’affaire Elf ! Elle reconnaît le rôle positif d’associations compétentes : « Transparency International », par exemple.  Née et retournée dans son pays natal, elle rappelle la supériorité éthique des pays nordiques qui n’admettent nullement la délinquance des politiques y compris la petite délinquance d’un achat de 100 €, avec une carte bancaire inappropriée. Cette « erreur » entraîne immédiatement la démission du « coupable ».

Citoyens ordinaires on peut « coller» sans réserve aux propos d’Éric de Montgolfier, c’est un peu plus délicat parfois par rapport à Eva Joly. Elle a été condamnée deux fois pour diffamation, par la Justice, contre David Douillet  et Christian Vanneste.  Les peines furent minimes. Les juges ont reconnu la première fois qu’Eva Joly avait repris une fausse information publiée par les médias sans la vérifier. La seconde fois est un exemple fin de l’écart actuel entre la morale publique et les droits de la République.

Donc, si une spécialiste exceptionnelle du droit peut se tromper  dans sa lutte pour l’éthique,  tout citoyen bien intentionné doit savoir évaluer les risques. Il faut pourtant que chacun d’entre nous, comme Éric de Montgolfier nous y incite dans la conclusion de son livre*  poursuive les tentatives du colibri qui, sous le regard moqueur d’un éléphant, tente avec une goutte d’eau d’éteindre un  gigantesque brasier ! Pour le peuple, présent ce soir-là, le cynisme « Et alors ? »  est  moribond.

 Nul n’est indemne de ses actes ou de ses abstentions, pas davantage de ses incohérences.

Annie Keszey. http://www.notreputeaux.com.

28 février 2016

Jack Lang s'oppose à Martine Aubry.

Février 2016.

Après la violente critique de Martine Aubry contre François Hollande dans le journal Le Monde, Jack Lang, directeur de l’Institut du monde arabe répond aux questions du journal Le Parisien.

Un extrait.

Aubry a-t-elle eu tort ?

Oui. Affirmer avec force des convictions, d'accord. Mais s'attaquer avec cette hargne aux personnes, non. Quand on publie un texte aussi brutal, on a le devoir de l'accompagner d'un projet. Les citoyens ne peuvent être que désemparés : d'un côté, une dénonciation sans réserve avec des mots durs et, de l'autre, une absence totale de vision, de projet, de propositions. Qu'une personnalité de talent, qui exerce des responsabilités, se livre à un tel jeu de massacre réduit la politique à une foire d'empoigne...

Jacques Lang a raison.

Annie Keszey

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13 avril 2014

L'ECHEC DU PS AUX ELECTIONS MUNICPALES

L’ANALYSE DE JACQUES JULLIARD. MARIANNE  885. 

« Le bilan se décompose en deux figures ; la défaite intellectuelle du PS, la défaite personnelle de François Hollande. 

La première est illustrée de manière éclatante et même caricaturale par les succès du Front national : que trente années d’ANTIFASCISME se  soldent par une implantation de plus en plus profonde du mouvement de Marine Le Pen dans les milieux populaires devrait, s’il y avait quelque chose  dans les cervelles du parti réputé le plus intellectuel de France, soulever quelques vaguelettes d’interrogation. Je ne crois pas, je n’ai jamais cru, je ne croirai jamais qu’il y a 50% de fascistes à Hénin-Beaumont, à Béziers ou dans les quartiers nord de Marseille.

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06 octobre 2011

Primaire Présidentielle 2012 : Martine Aubry

 

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Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Socialiste, Maire de Lille, n’a pas publié de livre pour présenter son programme pour l’élection présidentielle de 2012, mais diffusé aux Français une lettre de 7 pages.

Dans cette lettre, concise, on trouve les propositions communes aux 5 candidats socialistes à la primaire de la gauche et les choix personnels de Martine Aubry.

Le texte est accessible sur le site : www.martineaubry.fr

 

 

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Extraits discontinus                                                                           

Martine Aubry n’accepte pas de voir décliner la France et veut redonner à chacun le goût de l’avenir et le choix d’un destin commun, retrouver le progrès en s’appuyant sur une gauche ambitieuse et sérieuse. Les socialistes seront les architectes d’un nouveau modèle de développement économique, social et durable. Elle souhaite une société du respect où la société respecte chacun, ou chacun respecte les autres et où, ensemble, nous respectons l’avenir. Cela passe par une révolution des services publics et un combat sans merci contre toutes les discriminations. Une véritable démocratie sociale et citoyenne constituera un des piliers de sa présidence. C’est de la fraternité, du local au global que viendront les réponses. Martine Aubry veut une République exemplaire: République laïque aussi qui tolère les croyances religieuses ou philosophiques, dès lors qu’elles respectent nos valeurs.

Le cumul des mandats sera supprimé et il sera mis fin aux conflits d’intérêts. Elle refuse la société du mépris qui relègue les plus pauvres hors de la cité, celle qui oublie les plus âgés, celle qui humilie les plus faibles.

Ma France, écrit-elle, c’est celle qui n’a pas peur de s’ouvrir au monde. C’est le sens de mon engagement européen. C’est la profondeur des liens d’amitié avec l’Afrique, le Maghreb, l’Asie.

L’urgence commande que la Banque Centrale Européenne intervienne massivement et que les moyens du Fonds européen soient doublés. Je proposerai à nos partenaires de prendre des mesures pour une croissance durable et riche en emplois : une taxe sur les transactions financières et des emprunts européens -eurobonds- contre les spéculateurs, mais aussi, pour financer des projets d’avenir : un gouvernement économique, une communauté européenne des énergies, une harmonisation fiscale et sociale, la réciprocité commerciale. Pour atteindre ces objectifs, il faudra une avant-garde : les six pays fondateurs, suivis des états de la zone euro sont les mieux placés pour en faire partie. Cette refondation est le devoir partagé de la France et de l’Allemagne.

Nous, socialistes, annulerons 50 milliards de niches fiscales, inefficaces et injustes pour réduire la dette. Je procéderai à une ample réforme fiscale, avec une fiscalité verte. Les revenus du capital seront taxés comme les revenus du travail ; les grandes entreprises comme les PME ; et l’impôt sur le revenu et la CSG seront rapprochés et prélevés à la source. Les ressources provenant des différentes politiques seront réparties : 50% pour le désendettement, 50% pour financer les priorités.

Je veux insister sur mes quatre priorités : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation et la sécurité.

L’accès à l’éducation commence par un service public de la petite enfance incluant un accueil en crèche et la scolarisation possible dès l’âge de 2 ans. Dès 2012, une loi-cadre définira les orientations fixées à notre école et je mettrai fin aux suppressions massives de postes. J’accorderai une priorité à l’école primaire. La lutte contre l’échec scolaire mobilisera aussi le gouvernement. Je donnerai au lycée l’objectif de 100% des lycéens sortant du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle. La culture c’est celle qui doit transmettre ce goût de l’art et de la pratique artistique à chaque enfant.

Parvenir à ces résultats supposera de créer une véritable formation pratique initiale et continue des enseignants, de repenser les rythmes scolaires. Je rétablirai la sécurité dans les établissements scolaires et proposerai aux étudiants un parcours d’autonomie.

Donner la priorité à l’emploi, c’est mobiliser toutes les énergies pour produire « durable », en France et en Europe, protéger les salariés, permettre à chaque jeune d’accéder rapidement à une première expérience professionnelle : 300 000 emplois seront créés, dont 100 000 dans les six premiers mois du quinquennat (secteurs de l’environnement, du service à la personne, de la sécurité et de l’éducation).

Cela passe par le choix de compétitivité-qualité : c’est privilégier la production plutôt que la finance en réduisant, (par exemple), le taux de l’impôt sur les sociétés et les entreprises qui réinvestissent leurs profits dans l’économie réelle. Une banque publique d’investissement sera créée sous forme de fonds régionaux.

Une conférence salariale annuelle réunira l’Etat, le patronat et les syndicats afin de rétablir l’esprit du dialogue social et de la négociation collective. Des mesures vigoureuses feront de l’égalité salariale femmes-hommes enfin une réalité. Une sécurité sociale professionnelle avec un compte temps-formation permettra à chacun de reprendre ses études, de rebondir après un licenciement, de progresser professionnellement. Les travailleurs aux métiers pénibles ou aux longues carrières pourront prendre leur retraite à 60 ans.

Un rayon de prix-citoyens sera instauré dans les grandes surfaces et les loyers seront encadrés dans les zones de spéculation.

Pour la sécurité, il faudra tout reprendre à zéro et ouvrir toutes les voies de solutions. Tout acte d’incivilité ou de délinquance doit entraîner une sanction rapide proportionnée et juste. Les sanctions seront  progressives: travaux d’intérêt général, centres de placements immédiats, centre de discipline et de réinsertion.

Pour cela, il faut d’abord des effectifs pour la police et la justice. Les soldats français reviendront d’Afghanistan.

Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Martine Aubry.

Le programme de Martine Aubry se situe à la gauche socialiste de Manuel Valls et à la droite socialiste d’Arnaud de Montebourg. C’est un programme « encastré » dans les valeurs républicaines historiques, très sérieux, travaillé, expérimenté et sincère : plusieurs fois ministre, Martine Aubry a prouvé son « humanité » juste (la couverture maladie universelle, par exemple). L’ensemble des mesures vise à corriger les erreurs, les reculs, les excès, les déséquilibres, les échecs, les dangers politiques et économiques actuels, parfaitement analysés. Le programme manque encore d’une vision plus profonde, radicale, du nouveau modèle sociétal attendu, et fortement novatrice, adaptée à l’ampleur du redressement économique et moral urgent. Le candidat élu (ou la candidate) à la primaire de gauche, devra développer, lors de la vraie campagne électorale 2012, les nouvelles pratiques socialistes volontaristes pour produire de la croissance, pour transformer l’éducation, pour défendre l’euro, pour industrialiser «  vert », pour contrer l’économie virtuelle et réduire les inégalités.

Pour évaluer l’action, l’accroissement des objectifs évaluables s’impose.

www.atelier-idees.org

Annie Keszey

Programmes suivants : François Hollande et Ségolène Royal.

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25 mai 2011

Une autre Europe

 

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Jean-Pierre Chevènement fut l’un des négociateurs du Programme commun de la gauche, en 1972. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, actuellement Président d’honneur du MRC et sénateur du territoire de Belfort, il ne cesse de défendre « une autre politique ».

Dans « La France est-elle finie ? » aux Editions Fayard, Jean-Pierre Chevènement analyse l’Histoire du XXème siècle, en profondeur, à partir de sa vaste culture pluridisciplinaire et  de son expérience politique au service d’idées et de valeurs républicaines fortes.

François Mitterrand, socialiste, dès son élection, et Jacques Delors, pour la France, Margaret Thatcher pour la Grande Bretagne, Helmut Kohl, pour l’Allemagne, ont été des acteurs importants de la construction de l’Europe. A partir de l’Acte Unique de 1985 et de la création de la monnaie unique, cette Europe néo-libérale et la globalisation financière ont privé la France (et les autres états européens) de toute marge de manœuvre monétaire et économique...

Dans l’univers globalisé, il n’y a plus de barrières, plus « d’écluses », donc plus d’amortisseurs. L’exploitation, l’avidité, les instincts prédateurs ne connaissent pas de bornes. Le repli égoïste, la démobilisation civique, le communautarisme, le racisme constituent de permanentes tentations en période de crise…La tentation de la guerre est toujours présente dans la crise du capitalisme comme « l’orage dans la nuée », selon Jaurès.

Le Moyen-Orient reste aujourd’hui ce que les Balkans étaient à l’Europe d’avant 1914: le foyer des guerres futures…Face à ce monde d’iniquité à l’accouchement duquel ils ont contribué- sans doute pour beaucoup involontairement- les sociaux-libéraux qui se voulaient, en France, au printemps 1991, « à l’avant-garde du nouvel ordre international » proclamé par George Bush père, restent aujourd’hui sans voix, comme la poule qui, croyant avoir pondu un œuf, se retrouve en présence d’un couteau…

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22 mars 2011

Cantonale 2ème tour à Puteaux : dilemme et choix civique impossible

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Le taux de participation au premier tour a été de 47.28% des inscrits et l’abstention de 52.72%

Deux candidats seront  présents au second tour des élections cantonales de Puteaux :


- Vincent Franchi, de l’UMP, avec 39.39 % des suffrages exprimés et 18.24%  des inscrits - 5129 suffrages sur 12834 suffrages exprimés.

- Christophe Grébert, du MoDem, avec 16.82 % des suffrages exprimés et 7.67% des inscrits- 2159 suffrages sur 12 834 suffrages exprimés.

 

Aucun citoyen de Puteaux, attaché à la DEMOCRATIE FRANCAISE et défenseur de ses VALEURS  ne peut engager spontanément sa responsabilité  dans un tel choix.

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La personnalité de Vincent Franchi n’est pas à mettre en cause. Il est peu connu des électeurs. Mais son appartenance au NEPOTISME, pratique résiduelle de notre révolution imparfaite, ferait de son élection, un nouvel affront à l’Histoire de France. 

La défense des conquêtes démocratiques passées, celle de l’égalité républicaine par exemple et le refus des reculs, nous incombent. Les ravages, d’actualité, des NEPOTISMES méditerranéens, condamnent, une fois de plus, les abus et dérives de ces « monarchies électives ».

Vincent Franchi, fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, député-Maire actuelle de Puteaux, et petit-fils de Charles Ceccaldi-Raynaud, Maire précédent de Puteaux, hérite de la rente politique des filiations. C’est un état de fait qu’il faut arrêter.

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Le blogueur Christophe Grébert est, virtuellement, très connu. Il se pare, sur sa toile d’araignée « internet », de nombreuses et fortes qualités : la résistance, la liberté d’expression, l’écoute d’autrui, l’intégrité…

Le comportement politique de Christophe Grébert  est imprévisible, sauf quand on sait qu’il sera toujours opportuniste. C’est pour Puteaux et le 92 un risque majeur à contourner. Virtuose du virtuel, Christophe Grébert est en réalité, quand on le connaît, redoutable. Les ¾  de ses colistiers de Puteaux Ensemble, aux élections municipales de Puteaux, en 2008, ont rompu leurs relations avec lui, après avoir compris et reconnu publiquement qu’ils avaient été dupés par leur leader.

Avec son groupe de fidèles, dont Sylvie Cancelloni,  il ne renonce à aucune méthode pour tenter d’obtenir une « place politique lucrative » dans le plus grand mépris de l’intérêt général et de la morale. Leurs tricheries communes, fraudes et  mensonges d’un passé récent sont connus du monde politique de Puteaux, puisque prouvés et dénoncés.

Lundi matin, Christophe Grébert annonce sa possible victoire au second tour des cantonales, parce que, écrit-il, Vincent Franchi n’a aucune réserve de voix. Est-ce à dire qu’il se considère comme seul héritier des voix d’extrême gauche, d’extrême droite et du PS ? Si c’est vrai, Christophe Grébert continue à faire preuve d’une souplesse exceptionnelle, même pour un opportuniste : adhérent au PS en 2008, tête d’une liste sans étiquette infiltrée par le MoDem, il rallie, une fois perdues les municipales, le Mouvement Démocrate : et maintenant, avide de voix pour le second tour, il prétend fédérer les extrêmes de gauche et de droite, le PS et  Europe Ecologie Les Verts.

En trois ans, quel parcours remarquable !

Le Parti socialiste appelle, ce jour, à voter pour Christophe Grébert, transfuge honni du Parti : « C’est la « fédé PS» qui le demande, parce qu’à Asnières et Levallois, le MoDem soutient le PS. »

 Cette « petite cuisine cantonale » sur le « petit réchaud » des départements, comme disait le Général de Gaulle, ces supputations d’entre-deux-tours, ces affrontements d’ambitions minuscules, ces alliances et ces dissidences, tout cela à quelque chose de dérisoire.

Voter, c’est le pouvoir exclusif de légitimer des candidats politiques. Le dilemme de chaque citoyen de Puteaux, ce dimanche 27 mars 2011, sera, dans la solitude de l’isoloir, de ne pas trahir son idéal personnel d’une démocratie exigeante et probe.

28 janvier 2011

Haïti : solidaires ici, ailleurs et toujours. Oui, mais comment ?

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Cette formule sur la solidarité partout et toujours, remarquablement humaniste, ne se réalise que très imparfaitement puisqu’elle est sous contrainte: les actions de solidarité publiques relèvent de choix raisonnés, planifiés, coordonnés et surtout hiérarchisés, tant les besoins sont immenses, d’importances inégales et de coûts variables.

La solidarité exclusivement émotionnelle, majoritairement privée, est libre dans ses choix. Souvent éphémère et médiatique, parfois efficace pour les situations d’urgence, elle n’est pas la plus adaptée aux aides de longues durées.

Il y a 8 millions de pauvres en France dont 1.8 millions avec moins de 602 €/ mois et 90 000 sans-logis. Il y manquerait 800 000  logements.

421 millions d’individus, dans le monde, vivent dans une extrême pauvreté.

776 millions d’adultes sont analphabètes.

9 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies que l’on sait guérir…

Le Maire de Puteaux vient de charger Nadine Jeanne, conseillère municipale d’opposition d’une mission d’observation, à HAITI, afin d’étudier la faisabilité d’une action concrète de solidarité, dans le cadre de la coopération décentralisée.

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21 janvier 2011

Les primaires socialistes : un non-sujet ! par Gérald Bogard

 

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Edito « Idées » paru le 6 janvier 2011 dans le Journal Le Monde

A l’instar de beaucoup de Français, je suis atterré par la situation dans laquelle se trouve notre pays et désespéré par la réponse politique qui y est apportée. Il ne s’agit pas seulement d’économie ! Sur tous les domaines, nos craintes n’en finissent pas de s’aggraver : l’éducation, la santé, la justice, les libertés, la défense, la protection sociale, la fiscalité, la culture, le dialogue social, le développement économique, l’égalité, le pouvoir d’achat, l’environnement, le lien social, l’entrée dans la vie active, la conduite de la vie professionnelle, l’articulation des territoires, la citoyenneté, la construction européenne … 

Quel domaine n’est pas à explorer ?

Partout, les orientations prises sont présentées comme les solutions inéluctables à une crise qui ne pourrait être gérée que sur le mode de la réforme libérale. Des débats tronqués ou laissés sans suite, des citoyens prétendument « entendus », une obsession présidentialiste omniprésente, tout cela ne laisse rien augurer de positif pour les mois qui viennent. Là encore, reportons-nous à la presse quotidienne qui n’est ici que bruissements sur les rumeurs d’entente, les marges de manœuvre, les possibles pistes de récupération, les petites phrases et les fausses stratégies.

La crise de civilisation est une évidence dont chacun est convaincu et dont il tire cette autre évidence qu’il nous faut y apporter de vraies et sans doute nouvelles réponses. Chacun est conscient qu’il nous faut collectivement redéfinir les principes qui fondent nos sociétés, les modalités souhaitables de leur gouvernance et construire les réponses les plus adaptées, à défaut de pouvoir en choisir immédiatement les plus idéales.

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03 décembre 2010

Egalité réelle et réformisme radical selon DSK

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« L’égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait et il reste encore à la réaliser. Pour garantir une société juste,  nous devons compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins. » Socialisme de la redistribution, socialisme de la production et socialisme de l’émancipation, c’est cette triple voie que je propose pour que la lutte contre les inégalités devienne une doctrine concrète : le réformisme radical. »

La situation de la France décrite il y a 6 ans, avec une rare expertise, par Dominique Strauss-Kahn, reste d’actualité. La crise financière, économique et sociale, sévère et durable, n’avait pas eu lieu mais son mécanisme, exposé par anticipation, en page 27, est exact. Pour rétablir la croissance et l’égalité, l’homme politique, devenu depuis Directeur du Fonds Monétaire International, définit un projet de société global, français et européen, humaniste et saisissant de démocratie sociale.

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22 novembre 2010

La République des élites du droit

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1/ Un parcours- type

La « Restauration » de la République des avocats, tradition ancrée dans l’histoire politique, avec son apogée lors de la IIIème République, est d’actualité. En France, situation unique, 12 présidents de la République sur 24 furent avocats. Un général de l’armée française cependant reste le plus illustre. En 2007, 44,4 millions de français étaient inscrits sur les listes électorales pour l’élection présidentielle. Cette même année la France comptait  50.314 avocats. 

Les avocats représentent environ un millième du corps électoral.

Le 14 novembre 2010, 31 membres plus le président de la République composent le Gouvernement français remanié : 12 membres sur 32 sont issus de la filière du Droit dont 8 sont avocats, mais tous ne cumulent pas cette profession avec leur fonction ministérielle.

La filière du Droit représente plus de 30% du Gouvernement.

Le suffrage universel conduit au pouvoir une catégorie sur- représentée : ce résultat diffère-t-il alors  de l’ancien suffrage censitaire qui n’accordait le droit de vote qu’aux plus riches, aux possédants ? La nouvelle composition du gouvernement, est accessible sur le site www.gouvernement.fr 

Des processus d’apprentissage et de sélection au sein de filières de recrutement sont à l’origine d’un parcours-type, de la conquête des mandats municipaux aux mandats nationaux,  qui conduit au sommet de l’état. Ces filières principales sont :

- les grandes écoles (ENA, SCIENCES PO, IEP, HEC, ESSEC…)

- les études de droit,

- les entourages politiques (secrétariat des hommes publics), les appareils centraux. » (1)

 

La profession d’avocat est un point nodal de la toile d’araignée tissée par l’oligarchie.

 « Notre démocratie reste marquée par l’inégalité d’accès aux fonctions politiques électives. Une conditionnalité de fait permet de sélectionner les citoyens en fonction du milieu social, de l’origine ethnique et du sexe. Le poids de ces variables fait basculer l’égalité juridique des citoyens en fiction réelle. Au regard de la composition de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Gouvernement, le modèle type du représentant de la nation est incarné par l’homme blanc de plus de 55 ans, appartenant aux couches sociales supérieures. Si cet archétype de l’élite républicaine est élu par le peuple souverain, il est également le produit d’une sélection qui relève plus de l’auto- reproduction sociale que de l’égalité des chances. Le discours, d’une homogénéité pathologique, charrie un conservatisme garant d’une consanguinité malsaine, par définition. Le système scolaire n’est pas en mesure de pallier ces inégalités de conditions… » (2)

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