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14 novembre 2016

Cumuler individuellement les votes aux deux primaires.

Une nouvelle nécessité démocratique. 

Deux primaires avant l’élection présidentielle de mai 2017 sont  prévues, chacune à deux tours : celle de la droite et du centre, éclatés, celle de la gauche éclatée.

Ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis, comme en France, c’est que l’aléa, l’imprévu, renverse la table autour de laquelle les élites banquetaient.  Désormais tout est devenu possible (Joseph Macé-Scaron). Donc, tout futur électeur appartenant, en particulier, aux 70 % des Français qui refuseraient les trois candidats Nicolas Sarkozy,  François Hollande et Marine Le Pen, doit  accroître son poids individuel démocratique en participant aux deux primaires et à leurs deux tours probables. Si d’autres primaires s’ajoutaient ultérieurement il faudrait également y participer.

Caroline Fourest, éditorialiste, fait un reproche essentiel d’actualité à saint Sarkozy de Latran qui loin de méditer sur ses fautes, prétend en 2016 défendre le modèle laïque français. Lorsqu’il était président, il n’a cessé d’appeler de ses vœux une laïcité positive, ouverte, c’est-à-dire accommodante et a souhaité abattre l’article 2 de la loi de 1905, âme de la loi...Le bilan médiocre de son mandat est évalué.

Thomas Piketty, économiste, craint que François Hollande ne soit qu’un social cafouilleur à répétition dans un socialisme de l’usine à gaz...Le bilan interpellant de son mandat est en cours d’évaluation.

Olivier Pastré, économiste, démontre que le programme schizophrène de Marine Le Pen nuira d’abord, rapidement, prioritairement et paradoxalement, aux intérêts de ses électeurs. Un programme cynique pour masochistes.

Pour Mathieu Goar, journaliste, Nicolas Sarkozy et François Hollande soldent leur passé en s’offrant une nouvelle image. 

A chaque primaire, l’électeur  dispose de deux possibilités : voter pour le candidat de son choix, c’est  une action démocratique habituelle pour promouvoir, ou voter contre le candidat auquel il s’oppose,  afin de tenter son exclusion préalable de l’élection présidentielle, en reportant son choix sur un des autres candidats participants : action démocratique inhabituelle, réfléchie, d’affaiblissement. A ce niveau, l’abstention, le vote blanc ou le vote nul restent peu pertinents.

L’exercice fondamental du droit de vote suppose une connaissance sérieuse des bilans des candidats répétitifs et des programmes des nouveaux prétendants au rôle suprême. Les choix d’électeurs fanatiques, idéologues ou ignorants, ont souvent induit, dans l’Histoire, des drames collectifs. Un autre savoir est indispensable : celui du théâtre politique de « faussaires » aux déclamations irréelles que refusent désormais les électeurs, éclairés. Ces électeurs, par exemple, ne croient plus aux promesses grandioses des candidats, trahies depuis des décennies : « Changer la vie-Le droit à la beauté » de François Mitterrand, « En finir avec la fracture sociale » de Jacques Chirac, « Je veux une République exemplaire » de Nicolas Sarkozy, « Le changement, c’est maintenant-Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance », de François Hollande... D’autre part, la lucidité citoyenne appelle au rejet de la croisade « antisystème » des candidats du système, nombreux,  qui recherchent, en dupant, une arme de mobilisation massive. 

Il n’y a plus de fossé entre le socialisme et le libéralisme : le libéralisme est devenu social-démocrate et le socialisme libéral-productiviste. Manuel Valls et Henri Guaino représentent, autant l’un que l’autre, le socialisme réconcilié avec le libéralisme.

L’avenir de la France ne peut être ni socialiste, ni capitaliste tant ces deux voies  échouent.

Il s’agit de faire de la politique pour un projet qui fasse sens commun : une régénérescence pour quitter l’insécurité culturelle (Laurent Bouvet).

L’économie vire réellement à la folie. Le capitalisme actionnarial, c’est-à-dire le primat de la rentabilité financière, n’est pas seulement injuste et inefficace, il engendre la souffrance au travail, il tue les gens et détruit notre écosystème...La transition démocratique de mai 2017 doit avancer vers un autre système économique et politique (Jacques Généreux).

L’économiste socialiste Bernard Maris, assassiné avec les journalistes de Charlie Hebdo, dans « Plaidoyer (impossible) pour les socialistes » synthétise les échecs des deux voies politiques traditionnelles.

«Le capitalisme mène une guerre permanente à la société en modifiant les structures, les besoins, les marchés, les comportements ; il en institue la pression et le mouvement brownien permanents qui empêchent les hommes de s’arrêter, de penser et de vivre... Le capitalisme d’aujourd’hui est morbide et suicidaire : il sait qu’il tue l’humanité et il le fait...Tout ce qui existe a vocation à passer par l’eau de vaisselle du libéralisme, à être nettoyé dans l’évier graisseux de l’offre et de la demande. Ce monde totalitaire du calcul, de l’évaluation et de la computation peut bien être peint en vert, avec le logo Monsanto écrit en vert, il reste le monde du calcul et de l’horreur économique...Le capitalisme va détruire en deux siècles le pétrole que la terre a mis vingt millions d’années à fabriquer...

Le socialisme moderne est technocratique, statistique, étatique et non démocratique, globaliste, mondialiste, libre-échangiste, oubliant la morale au nom de l’efficacité et de la gestion, refusant le passé au nom du progrès et de la modernité, oubliant l’hymne à la beauté de celui qui voulait, je cite, Marcher et chanter, et délirer même sous les cieux, respirer les larges souffles et cueillir les fleurs du hasard . Les fleurs du hasard ! Y a-t-il métaphore plus anti technocratique?

Ils ont tué Jaurès !...Le socialisme, à son tour, mène la guerre civile perpétuelle pour le compte du capitalisme. Il est devenu le condottiere du capital... 

Alors, adieu. Adieu. Laissons les socialistes gérer la guerre aux vivants avec les libéraux. La vie est ailleurs. » 

Très chers amis électeurs de la présidentielle de 2017, malgré le pessimisme de Jean-François Kahn (Réflexion sur mon échec/ L’Aube) qui estime avoir perdu la quête de sa vie d’un dépassement de la bipolarité débilitante, il n’est pas impossible de trouver, non pas un entre-deux, mais une alternative à la débâcle d’aujourd’hui, la réinvention d’un devenir...

Il faut refuser d’envisager un choix nul, qui induirait, pour chacun, un vote nul : aucune autre issue que de relever la tête !

Nos futurs représentants ne seront plus des désireux de places confortables et bien rémunérées mais des engagés compétents dans la quête du bien commun : presque une révolution !

Il nous faut trouver, en six mois, un candidat (homme ou femme) pragmatique mais visionnaire, talentueux, unificateur, intègre et profondément démocrate. Un candidat que l’on souhaite admirer, soutenir et respecter. Ses engagements définis avec expertise par Thomas Piketty, devront impérativement inclure la réorientation de la mondialisation en luttant contre les inégalités scolaires, sociales, économiques et territoriales pour réconcilier la France d’en haut et celle d’en bas, en servant la protection de la terre au-delà des accords sans contraintes, pour un modèle de développement équitable et durable, en créant une puissance publique européenne forte, juste et fraternelle...Il ne sera plus possible de négocier des traités de libre-échange, en échange de rien...

Un rêve...français.

Annie Keszey.

 

28 juillet 2014

LE SPECTACLE DE L'UMP.

Joseph Macé-Scaron. Marianne 897.Extraits.

 

Nous ne saurions mieux dire !

 

« Il n’y a pas d’intermittents du spectacle à l’UMP, les acteurs jouent sans discontinuité et à guichets fermés. La comédie Bygmalion, la tragédie Karachi et l’impromptu libyen vont continuer, cet été, leurs représentations…Voilà assurément un mouvement convivial où chacun tente de se sauver en passant « le compagnon » par-dessus le bastingage du navire…Peut-être faudrait-il karchériser les locaux pour nettoyer toute trace de sarkozysme, s’interrogent ceux qui s’effrayent d’un retour hypothétique de l’ancien président de la République, non pas pour sauver son parti mais pour se sauver lui-même…

 

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08 novembre 2011

Un Pouvoir amnésique : le déclin de l’Europe pronostiqué en 2005

Austérité et Majestic Barrière.

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Les Français et les Néerlandais, particulièrement ceux qui ont voté NON au référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, refusaient et refusent le néolibéralisme sauvage, la cupidité et l’impunité des puissants, la concentration des richesses et les écarts sociaux de l’Union Européenne. La campagne référendaire avait été riche en avertissements de nombreux mouvements et associations, ignorés par les medias traditionnels, contre une constitution encore plus libérale que les précédents traités, privilégiant le marché, la concurrence, les banques et les grandes entreprises multinationales.

Une convention, en 2002, sous la présidence de Valérie Giscard d’Estaing, avait rédigé ce Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE), après, en particulier, l’instauration du système monétaire européen, de l’acte unique, du traité de Maastricht, du traité d’Amsterdam, de la banque centrale européenne pour mettre en place l’euro et du traité de Nice de 2000. Ce TCE  est un modèle abscons non modifiable de   principes et de procédures lourds et inadaptés. L’immobilité du traité s’ajoute à la rigidité de l’euro commun, piège « mortel », autant que le fut l’étalon-or, en l’absence d’un gouvernement économique européen ou fédéral chargé de gérer les écarts de compétitivité. Le vocabulaire utilisé, pernicieux, dévoile le risque : la constitution offre à ses citoyens « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ». Mais elle œuvre pour la justice, le développement durable et tend vers le plein emploi et la cohésion sociale.


En dehors de la concurrence obligatoire, le traité ne propose aucun engagement contraignant pour soutenir l’éducation, les prestations sociales, les services publics et l’emploi.


Les opposants  au TCE voulaient (et veulent) pour l’Europe, un modèle de réussite alternatif à celui des Etats-Unis, ultralibéral et à celui de la Chine, autoritaire. L’Europe du « bien commun » attendue est sociale, juste, écologique, démocratique et égalitaire. Elle s’oppose aux objectifs des élites : accaparer  les richesses pour elles-mêmes au détriment du salariat, détruire la démocratie et briser l’état. Cette Europe des élites est celle de la droite politique, en France,  mais, de plus, pourrait devenir celle des sociaux- démocrates devenus sociaux-libéraux depuis François Mitterrand ! Michel Rocard, Jack Lang, Jacques Delors ont défendu le OUI à la Constitution malgré son danger. Les députés européens socialistes ont fait des contre-propositions, DSK a présenté un important rapport, sans succès. Même inquiets, ces derniers ont voté « oui ».


Nicolas Sarkozy a cassé la décision populaire majoritaire par le traité de Lisbonne.


L’exigence complexe, lucide et pertinente des opposants au référendum était une voie pour détourner l’Europe de son déclin et de son impuissance d’aujourd’hui.


Il fallait, disaient-ils, rétablir la justice entre les revenus du capital et ceux du travail, devenir une économie de la connaissance, pour favoriser la croissance en développant la recherche et en la structurant au niveau européen, concentrer les moyens, d’abord, sur ceux qui en avaient le plus besoin en investissant fortement dans la petite enfance et les banlieues défavorisées, assurer des parcours professionnels sécurisés, se doter d’une vraie politique industrielle et de l’emploi avec de grands projets à la clé, permettre la constitution de grands groupes européens capables d’exceller au niveau mondial. La concurrence fiscale et la concurrence sociale étaient démontrées incompatibles avec le modèle européen attendu et 66 régimes fiscaux déloyaux devaient être bannis. La progression de l’Europe supposait son autonomie énergétique, son indépendance dans le domaine de la Défense aux coûts partagés entre les états et une forte maîtrise de la communication et de l’information.


Bien sûr, l’écologie soutenait ce projet alternatif, (parce que le capitalisme est criminel pour l’environnement), avec une dimension nouvelle: celle de capital naturel.


Un secteur intouchable d’économies, pour le budget français en déséquilibre, avait animé les débats du moment : il fallait diminuer les dépenses militaires, disproportionnées, en veillant bien sûr à la réorientation, par la formation, des nombreux emplois publics du secteur.


Le livre de Susan George, politologue, européenne convaincue et altermondialiste experte « Nous, peuples d’Europe », publié en 2005 chez Fayard commente l’ensemble complet des propositions pour cette Europe radicalement différente.


Il y a 6 ans, Susan George savait que la débâcle surviendrait si une autre Volonté Politique Collective n’émergeait pas :


Aucune nation ne contrôle le mécanisme financier qui fait jouer la concurrence à l’échelle mondiale non seulement entre les productions et les salaires, mais aussi entre les systèmes sociaux. Cette mondialisation ne respecte aucune règle, sauf celles de la rentabilité. Elle approfondit les inégalités et détruit l’environnement. Elle bouleverse les identités culturelles et brime les nations surtout les plus faibles. Elle favorise l’émergence d’ensembles internationaux ou nationaux géants, capables de se concurrencer et d’imposer leur loi au reste du monde.

Le mépris des faibles, la religion de l’argent et le refus de partager sont, à notre époque aussi barbares que l’étaient le colonialisme ou l’esclavage en d’autres temps, et, à terme, aussi destructeurs pour nous tous.


Aujourd’hui, en novembre 2011, la zone euro, menacée par ses dettes folles, s’enfonce dans la tourmente de l’impuissance d’un G20


L’économiste américain Paul Krugman, dans le New York Times du 25/10/2011, publié par Le Figaro, expose « la tragicomédie de la dette européenne ». 


Alors que les plans de sauvetage tombent à plat les uns après les autres, les élites économiques européennes-qui sont, est-ce possible?, encore plus prétentieuses et égocentriques que les élites américaines- continuent de se ridiculiser…Les européens avaient réussi à bâtir un système de paix et de démocratie et à édifier des sociétés qui pour être imparfaites sont probablement ce que l’humanité a fait de mieux... L’impuissance de l’Europe des « 17 » nait d’un cercle vicieux. Les investisseurs qui achètent de la dette italienne, par exemple, redoutent une banqueroute et imposent des taux d’intérêts très élevés, ce qui -mécaniquement- alourdit encore le service de la dette et rend le risque de faillite plus vraisemblable. Le sauvetage de l’euro pourrait passer par le Fonds Européen de Stabilité Financière qui, le cas échéant, prêterait suffisamment d’argent à l’Italie (et aux Etats suivants) pour qu’elle n’ait pas à emprunter à de tels taux. Mais ce FESF implique le soutien des principaux Etats européens obligés de faire des promesses crédibles aux yeux des investisseurs. Or, l’Italie appartient au cercle des puissants surendettés : comment pourrait-elle se sauver en se prêtant elle-même de l’argent ? De même, la France, par sa  contribution au fonds alourdirait sa propre dette !


La dette française, fin 2007, était de 1211 milliards d’euros, soit 64.2% du Produit Intérieur Brut. En avril 2011, elle atteignait 1646 milliards, 85% du PIB. Un rapport de la Cour des Comptes la prévoit à 90% du PIB en 2012. Les effets d’une crise sévère et une gestion politico-économique lente, faible et éphémère, malgré son effervescence formelle, sont les causes d’un tel trou.


Des sites nombreux analysent le contenu et l’évolution des dettes de l’Europe. Le site www.slate.fr met ces dettes en images pour tenter de les concrétiser et les comparer.

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La dette est un sujet rarement débattu dans les medias. Un nouveau site français, récent, www.audit-citoyen.org, lié à d’autres sites européens, souhaite combler cette lacune. Le site s’appuie sur un constat : déléguer la responsabilité des budgets à des ministres conduit souvent à l’échec. Les connaissances sur la « fabrication » des dettes modifient les thèses politiques. Ainsi nous a-t-on expliqué que l’Allemagne acceptait d’être généreuse avec la Grèce : la réalité est moins abrupte. L’Allemagne, excédentaire, produit plus que sa population ne peut consommer, elle a donc besoin de vendre à des pays « déficitaires ». Que ferait-elle de ses surplus ? Il y a eu trop d’emprunts par les prodigues parce qu’il y a eu trop de prêts par les prudents…Les ajustements ne concernent pas les seuls débiteurs !


La dette française actuelle, depuis 4 ans, a des responsables identifiables. Elle a, ce jour, une étrange utilité : en « affolant » le peuple, François Fillon, premier ministre, à la mine patibulaire de circonstance, sert plus facilement l’objectif du pouvoir conservateur de détruire l’Etat-providence en diminuant les prestations sociales au nom d’une nécessaire « rigueur* » (*élément du langage commun de l’UMP!).


Mais les catégories moyennes et défavorisées des peuples européens ne sont pas naïves. La proposition de référendum de Papandréou, démocratique, pour la Grèce, n’avait d’autre but que d’apaiser la société grecque, révoltée de devoir « payer » à la place des coupables, en lui donnant la parole. Mario Draghi, quand il était Vice-Président de la banque Goldman Sachs, accepta le maquillage des comptes grecs, entrepris par le gouvernement conservateur, pour faciliter l’entrée dans la zone euro: il vient pourtant de succéder à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne !


L’austérité renforcée a été imposée à la Grèce lors d’un G20 …de 33 chefs d’état dont le coût est évalué  à 28 millions d’euros (80 millions selon le Canard Enchaîné). Les deux nuits de Nicolas Sarkozy au Majestic de Cannes auraient coûté un minimum de 7000 €. Le bling-bling « Fouquet’s-Majestic-Barrière » est un mal chronique, provocateur.


Le plan de rigueur « Merkozy » n’envisage pas de relancer la croissance grecque. Daniel Cohn-Bendit, député européen, coprésident du groupe des Verts, travaille sur un ensemble de mesures  d’économies et de recettes nouvelles par solidarité avec le peuple grec afin de lui donner une perspective positive. Par exemple, il propose une refonte écologique du système agricole (en sachant que 70% des olives grecques sont manufacturées en Italie)… et une diminution de dépenses militaires consternantes. De même, l’alliance des députés européens démocrates et libéraux propose, dans la même intention, le projet « reset Greece».


Le plan d’austérité du Gouvernement, pour la France, est un ensemble de « rustines » aléatoires, le montage allemand pour l’Europe s’inscrit désespérément dans un univers néolibéral décadent.


De nombreux plans B s’élaborent pour proposer une alternative crédible européenne: repenser les rapports entre le capital et le travail, renforcer les fondements institutionnels et constitutionnels de l'Europe, redéfinir la place de l’Etat, produire un avenir dynamique, rassurant et juste.


L’atelier des idées tentera de différencier ces plans, très techniques et parfois contradictoires, pour les publier.


www.atelier-idees.org


Annie Keszey

01 septembre 2011

De la guerre

LE CONFLIT LIBYEN ET LE CONCEPT DE GUERRE DE CLAUSEWITZ

 

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Les  vérités d’une guerre ne peuvent être connues qu’après un décalage dans le temps et à partir d’études plurielles des spécialistes écrivains de l’Histoire. Parler d’une guerre à partir de sources imparfaites, quand elle se fait, expose aux erreurs…mais le temps qui passe rectifie.

 

Carl Von  Clausewitz (1780-1831), militaire allemand, ennemi des Français sous la Révolution et l’Empire, dans Vom Kriege, a construit une théorie remarquable de la guerre qui explore les rapports entre la guerre et la politique. L’aviation, la bombe atomique, les drones, le terrorisme n’existaient pas, ni l’OTAN, l’ONU ou les moyens internationaux de communication rapide, ce qui rend incomplète aujourd’hui cette analyse, sans la rendre caduque. Ce concept de guerre reste magistral. Il ne s’agit pas de l’ériger cependant en absolu à partir de la variété des points de vue existants.

La guerre moderne, celle qui oppose des citoyens dissidents libyens (nommés rebelles, insurgés, révolutionnaires) au Gouvernement du colonel- dictateur Mouammar Kadhafi, valide plusieurs  principes généraux de

Clausewitz:

 

 

« Le point de vue suprême, dans la conduite de la guerre, d’où partent les lignes directrices, ne peut être autre que celui de la politique.

 

Le jugement sur une guerre imminente, sur le but à lui donner et les moyens nécessaires, ne peut naître que d’une vue d’ensemble embrassant toutes les données. Ce jugement ne peut jamais être purement objectif : il est déterminé par les qualités intellectuelles et morales (des princes), des hommes d’état et des chefs de guerre que ces rôles soient ou non tenus par une seule personne.

 

Pour mener à son terme une guerre entière, il faut une grande intelligence des plus hautes données politiques de l’Etat.

 

La guerre est un duel. »

 

Après l’arrestation de l’avocat et défenseur des droits de l’homme Fathi Tirbil, des manifestants se réunissent devant le siège de la police, à Benghazi, le 15/02/2011. Le 17, des protestataires défilent dans au moins 5 villes de Libye…Plusieurs villes basculent aux mains des manifestants, munis d’armes trouvées dans les casernes. Ils se lancent sur la route du golfe de Syrte. Les forces de kadhafi attaquent Benghazi le 19/03. L’armée officielle brise l’insurrection à Misrata et Zaouïa…

 

Deux choses dans la réalité peuvent remplacer l’incapacité de résister plus avant et devenir des motifs de paix: la première est l’improbabilité du succès, la seconde son prix trop élevé. L’évaluation de l’énergie déjà dépensée et de celle qu’il faudra encore déployer pèse d’un poids encore supérieur sur la décision de conclure la paix. Le terrain perdu et le manque de réserves fraîches sont les deux raisons principales qui provoquent habituellement la décision de battre en retraite.

 

Le chef de l’état français, Nicolas Sarkozy, sollicité par Bernard Henry Levy, reçoit, en avril, les chefs militaires représentants des dissidents et fait de l’intervention de l’OTAN, en Libye, à partir de deux résolutions de l’ONU, un combat personnel militaire et politique.

 

Pour vaincre la difficulté particulière de la situation dans laquelle l’un des combattants connaît moins bien le terrain que l’autre, il faut la faculté de se faire rapidement de tout terrain une représentation géométrique exacte.

 

Nicolas Sarkozy, avec des spécialistes, aurait étudié minutieusement les terrains, fait livrer des armes à l’armée populaire, participé à l’élaboration de plans d’attaque. Son but public est d’être aux côtés des opprimés pour défendre la liberté (les citoyens français restent dubitatifs quant aux opprimés négligés, Yémen, Syrie, Arabie, Palestine…). Ses motivations personnelles sont plus prosaïques: retrouver une crédibilité en politique étrangère après l’erreur stratégique envers la Tunisie et l’Egypte, effacer son accueil erroné de Kadhafi à Paris, retrouver une puissance électorale, par l’armée française, dont il est le chef exclusif pour les actions extérieures, armée qui reste une puissance militaire mondiale.

 

Cet été, devant l’éventualité d’un enlisement et soumis à un fort questionnement par l’opinion, Nicolas Sarkozy a convaincu l’ONU de poursuivre ce « duel », avec l’aide de David Cameron, d’Obama et de certains états arabes dont le Qatar.

 

« La masse des expériences nous permet de croire que les conditions principales pour terrasser l’adversaire sont l’anéantissement de son armée, la prise de la capitale ennemie siège des corps  politiques et des partis. La fin politique de la guerre résulte d’une quantité d’actes plus ou moins   importants qui se rattachent à l’action d’ensemble. Le principe de destruction des forces armées ennemies prédomine. Quand l’objectif est de terrasser l’ennemi, le premier principe fondamental  qui englobe  le plan de guerre est d’agir de la façon la plus concentrée possible. Le but de l’acte militaire est d’ôter à l’ennemi tout moyen de se défendre. L’action militaire est un mouvement dans un milieu résistant. Le but de l’engagement est la destruction de l’adversaire. »

 

Les objectifs de la guerre en Libye sont, en effet, classiques. Clausewitz cependant n’a jamais rencontré une telle structure organisationnelle des combattants.

 

Comme un brasier qui lentement se propage, l’insurrection populaire dévore les fondements de l’armée ennemie. Les conditions requises pour que la guerre populaire soit efficace sont les suivantes : la guerre doit  être menée à l’intérieur du pays, son sort ne doit pas être tranché par une catastrophe unique, le théâtre de guerre doit occuper une portion considérable du pays… Une classe d’hommes pauvres, habitués aux travaux pénibles et aux privations, se montre en général plus vigoureuse et plus martiale.

 

D’un côté, l’armée officielle en uniforme, munie d’armes variées avec un commandement précis, intègre des mercenaires étrangers, africains en particulier.

 

De l’autre, une armée populaire d’opposition, sur le terrain, aidée de syriens, en vêtements civils, avec des armes disparates, prend des villes et des centres stratégiques et une aviation « étrangère », solidaire, dédiée à la protection des populations, détruit les forces de Kadhafi et nettoie les places au sol, à conquérir. L’avenir confirmera que les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, ont été appliquées parfois avec « souplesse » : les occidentaux ne devaient pas participer aux combats sur le terrain, mais les conseillers techniques et entraîneurs aux manipulations d’armes (des forces spéciales ?) auraient « bien travaillé ». L’OTAN participe à la traque du colonel Kadhafi, en apportant de l’aide en matière de renseignements et de reconnaissance.

 

« La grande incertitude de toutes les données constitue une difficulté propre à la guerre : l’action est toujours exercée dans une sorte de crépuscule, dans un éclairage lunaire et nébuleux qui donne souvent aux choses une dimension exagérée. Des facteurs accompagnent constamment l’engagement et l’influencent plus ou moins : le lieu, l’heure et les conditions météorologiques. »

 

Les conditions d’intervention des hélicoptères, depuis les bâtiments navals militaires, la nuit, ont été dangereuses et délicates. Les militaires ne sont pas encore autorisés à témoigner. La protection des civils lors des frappes fut particulièrement complexe. Les combattants au sol rencontraient des nuages de sable.

 

Quatre composantes constituent l’atmosphère dans laquelle évolue la guerre : le danger, l’effort physique, l’incertitude et le hasard. Les chroniqueurs de guerre parlent d’énergie, de fermeté, de persévérance et de force d’âme et de caractère. Tout engagement est donc un nivellement sanglant et destructeur des forces physiques et morales.

 

Trois facteurs sont d’une importance décisive : la surprise, l’avantage du terrain et l’attaque sur plusieurs flancs. Il faut engager le plus grand nombre de troupes au point décisif de l’engagement. La stratégie ne connaît pas de loi plus haute et plus simple que celle de concentrer ses forces.

 

Si nous voulons terrasser l’adversaire, nous devons doser notre effort en fonction de sa force de résistance produite par deux facteurs indissociables, l’ampleur des moyens dont il dispose et la vigueur de sa force de volonté. »

 

La nature objective de la guerre en fait un calcul de probabilités. Il ne lui faut alors plus qu’un seul élément pour devenir un jeu et cet élément ne fait assurément pas défaut : c’est le hasard. »

 

Les cellules dormantes, secrètes, de Tripoli ont préparé l’arrivée des combattants « libérateurs  » venus de divers points du pays, comme si un grand cri de ralliement avait retenti dans les villes insurgées, pour converger vers le quartier d’Abou Salim et la résidence Bab-Al-Azizia de Kadhafi. Le Conseil National de Transition, dirigé par Moustapha Abdeljalil est arrivé à Tripoli. La prise de la capitale est audacieuse et méthodique. Les thuwars du djebel Nefoussa sont en tête. Il faut faire vite pour éviter une contre-insurrection.

 

« Avant le succès final, rien n’est joué, rien n’est gagné, rien n’est perdu. La guerre est un tout indivisible, dont les membres n’ont de valeur que par rapport au tout.

 

Dimanche 28/08/2011, à 17H, Kadhafi reste introuvable.

 

 

 

La guerre libyenne interpelle aussi la théorie de Clausewitz.

 

« Le premier acte de jugement, le plus important, le plus décisif, que l’homme d’état ou le général exécute, consiste à discerner exactement le genre de guerre qu’il entreprend : ne pas la prendre pour ce qu’elle n’est pas, ou vouloir en faire ce qu’elle ne peut pas être en raison de la nature de la situation. »

 

Le déroulement et l’issue de la guerre en Libye étaient-ils prévisibles?

 

Les libyens réaliseront-ils demain leur désir d’en finir avec la guerre, de retourner à la maison pour instaurer l’amour, la justice et la liberté?

 

www.atelier-idees.org

 

Annie Keszey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 novembre 2010

La République des élites du droit

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1/ Un parcours- type

La « Restauration » de la République des avocats, tradition ancrée dans l’histoire politique, avec son apogée lors de la IIIème République, est d’actualité. En France, situation unique, 12 présidents de la République sur 24 furent avocats. Un général de l’armée française cependant reste le plus illustre. En 2007, 44,4 millions de français étaient inscrits sur les listes électorales pour l’élection présidentielle. Cette même année la France comptait  50.314 avocats. 

Les avocats représentent environ un millième du corps électoral.

Le 14 novembre 2010, 31 membres plus le président de la République composent le Gouvernement français remanié : 12 membres sur 32 sont issus de la filière du Droit dont 8 sont avocats, mais tous ne cumulent pas cette profession avec leur fonction ministérielle.

La filière du Droit représente plus de 30% du Gouvernement.

Le suffrage universel conduit au pouvoir une catégorie sur- représentée : ce résultat diffère-t-il alors  de l’ancien suffrage censitaire qui n’accordait le droit de vote qu’aux plus riches, aux possédants ? La nouvelle composition du gouvernement, est accessible sur le site www.gouvernement.fr 

Des processus d’apprentissage et de sélection au sein de filières de recrutement sont à l’origine d’un parcours-type, de la conquête des mandats municipaux aux mandats nationaux,  qui conduit au sommet de l’état. Ces filières principales sont :

- les grandes écoles (ENA, SCIENCES PO, IEP, HEC, ESSEC…)

- les études de droit,

- les entourages politiques (secrétariat des hommes publics), les appareils centraux. » (1)

 

La profession d’avocat est un point nodal de la toile d’araignée tissée par l’oligarchie.

 « Notre démocratie reste marquée par l’inégalité d’accès aux fonctions politiques électives. Une conditionnalité de fait permet de sélectionner les citoyens en fonction du milieu social, de l’origine ethnique et du sexe. Le poids de ces variables fait basculer l’égalité juridique des citoyens en fiction réelle. Au regard de la composition de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Gouvernement, le modèle type du représentant de la nation est incarné par l’homme blanc de plus de 55 ans, appartenant aux couches sociales supérieures. Si cet archétype de l’élite républicaine est élu par le peuple souverain, il est également le produit d’une sélection qui relève plus de l’auto- reproduction sociale que de l’égalité des chances. Le discours, d’une homogénéité pathologique, charrie un conservatisme garant d’une consanguinité malsaine, par définition. Le système scolaire n’est pas en mesure de pallier ces inégalités de conditions… » (2)

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01 septembre 2010

La République exemplaire sous Nicolas Sarkozy

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Juin- Juillet 2010. Les événements, sur ce même sujet, d'Août et de Septembre 2010, seront publiés ultérieurement.

Les faits contredisent le discours politique vertueux. La rigueur pour le Peuple ne peut s’accommoder de faveurs pour les nantis.

1. RAPPELS DE FAITS, CONTRE L’OUBLI

Christine BOUTIN, ministre de la santé, éconduite, a reçu, en compensation, une rémunération de 9500 € nets par mois pour « une mission ». Sous la pression médiatique, elle a renoncé à cette rémunération. Elle garde sa voiture avec chauffeur, ses bureaux et son secrétariat particulier. Cette rémunération s’ajoutait à son indemnité de conseillère régionale de 2605 € bruts et à sa retraite de députée voisine de 6000 €.

Rama YADE, secrétaire d’Etat aux sports, a dénoncé le prix élevé des chambres de l’hôtel de luxe de l’équipe de France de football, en Afrique du Sud. Mais la chambre d’hôtel qui lui fut réservée avait un prix supérieur!

Christian BLANC, secrétaire d’Etat au Grand Paris, a dépensé 12000 €, en 10 mois, sur fonds publics, pour ses cigares « havanes ». Il s’est engagé à  rembourser 3500 €, puis 1000 € de plus et a recherché un bouc émissaire dans son environnement proche !

Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat à la coopération, a obtenu un permis de  construire « amical » pour agrandir sa villa provençale, permis d’agrandir auquel il vient de renoncer. Le 22 mars 2010, il avait affrété un jet privé pour une visite éclair aux Antilles. Le coût du déplacement avait été de 116 500 €.

Fadela AMARA, secrétaire d’Etat à la ville et Christian ESTROSI, ministre de l’industrie, ont prêté leur logement de fonction, qu’ils n’habitent pas, à leur famille. Fadela a, de plus, prêté le cuisinier attribué par l’Etat!

Eric WOERTH, ministre du travail, au cœur de la négociation sur les retraites, ancien ministre du budget, trésorier de l’UMP, est pris dans la tourmente. Son épouse a géré certains actifs de Liliane BETTENCOURT, héritière de la fortune l’Oréal, soupçonnée d’évasion fiscale. Madame WOERTH vient d’annoncer sa démission de son poste. François-Marie BANIER, photographe soupçonné d’avoir profité financièrement de la vulnérabilité de Liliane BETTENCOURT a été décoré de la légion d’honneur. Le ministre du budget, François BAROIN s’engage à ce que l’administration fiscale examine la totalité des actifs de Liliane BETTENCOURT …

Six ministres, Roselyne BACHELOT (à la santé), Michèle ALLIOT-MARIE (à la justice), Patrick DEVEDJIAN (à la relance), Michel MERCIER (à l’espace rural), Henri de RAINCOURT (aux relations avec le parlement) et le secrétaire d’Etat Jean Marie BOCKEL ont renoncé à percevoir leur retraite de parlementaire cumulée à leurs rémunérations de membres du gouvernement : Cumul légal cependant! Hubert FALCO et Alain MARLEIX, par exemple, s’étaient dispensés de faire valoir leurs droits à la retraite parlementaire.

Gérard COURTOIS, dans « Le Monde » du 22/06/2010 montre que l’on assiste à un concours de petits arrangements, de prébendes et de cynisme et cite MONTESQUIEU, toujours d’actualité : « Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors, le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La République est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous ».

Le Premier Ministre, François FILLON, tance, au coup par coup et à posteriori, ceux qui se servent plutôt qu’ils ne servent, mais avec une efficacité réduite car l’exemple parfait de l’indécence financière vient du sommet !

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16 octobre 2009

Jean Sarkozy ou le dilemme de l'EPAD

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Jean Sarkozy, jeune fils du Président de la République, conseiller général des Hauts- de- Seine pour le Canton de Neuilly-sur-Seine sud, est candidat à la présidence de l'Etablissement public d'Aménagement de la Défense (EPAD).

Cette candidature interpelle légitimement sur l'impartialité du pouvoir en place mais « Jean » est le « bouc émissaire » d'une nouvelle campagne contre le Népotisme français, permanent, enraciné dans des siècles de Monarchie et entretenu par des courtisans républicains.

Le lynchage médiatique, procédé barbare, n'apporterait qu'une réponse éphémère à cette exception héréditaire.

Les promesses politiques de tous bords d'une « autre civilisation », d'une « société humaniste » supposeraient plutôt l'organisation d'un « GRENELLE » REFONDATEUR DES VALEURS DE LIBERTE, D' EGALITE ET DE FRATERNITE.

Comment une revendication pour l'égalité, sans restreindre la liberté, pourrait-elle rester fraternelle et aboutir ?

A court terme, l'instauration d'une DIRECTION COLLEGIALE pour l'EPAD, induisant un travail d'équipe pour gérer la complexité, serait une modernisation de sa gouvernance et un apaisement entre les générations.

L'AGE

Jean Sarkozy a 23 ans. Il fut élu conseiller général à 21 ans et président de son groupe UMP-Nouveau Centre a 22 ans. Il devrait obtenir sa licence en droit, fin 2010.

Les responsables politiques actuels ne forment pas un ensemble homogène par l'âge, ni par l'expérience, ni par le diplôme. Tous ne sont pas diplômés.

Le plus jeune conseiller général du Calvados, non élu, est une femme de 21 ans, fille de maire*. Bonaparte fut Général d'armée à 23 ans et 1er Consul à 30 ans.

La plupart des grands Généraux de l'armée de Napoléon avaient moins de 30 ans, nul n'étant trop jeune pour mourir au champ d'honneur.

Violaine de Montclos rappelle que le duc de Coislin, petit neveu de Richelieu, entra à l'Académie Française à 16 ans. Il en était le doyen 50 ans plus tard !

Le réseau des Ministères français et néerlandais des Affaires étrangères organise depuis 2005 des rencontres de Jeunes Talents issus du monde politique, économique, scientifique, culturel, associatif...

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07 juillet 2009

Les HLM de Neuilly-sur-Seine à Puteaux ?

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Nicolas Sarkozy a dirigé Neuilly de 1983 à 2002.

Le monde HLM propose plusieurs types de logements, avec des loyers et des critères d’attribution très différents:

  • PLAI (prêt locatif aidé d’intégration), pour les ménages aux faibles ressources,
  • PLUS (prêt locatif à usage social) auquel peuvent prétendre les 2/3 de la population,
  • PLS (prêt locatif social), pour les catégories intermédiaires.

Au 1/01/2007, la ville avait 954 logements sociaux, soit 3. 2% des logements  au sens de la loi SRU 2000 qui impose à 740 communes d’atteindre 20% en 20 ans.

Pour les faibles pourcentages, des pénalités sont prévues qui n’ont concerné Neuilly qu’en 2004.

Le foncier est rare et cher à Neuilly, les bailleurs sociaux achètent donc des immeubles anciens du parc privé pour les transformer, mais les locataires en place au moment des rachats ont le droit de rester. Le Conseil Général participe aux programmes sociaux et à ce titre bénéficie d’un contingent d’appartements attribués à des catégories socialement favorisées. Autrefois l’attribution de logements sociaux n’était soumise à aucun critère de ressources et ces occupants se trouvent toujours dans ces lieux.

Les voitures des parkings HLM, d’abord, interpellent : Peugeot 607, 4X4, BMW, coupé Alfa Roméo. ..

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