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08 juillet 2011

Una ilusion compartida...un espoir partagé

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Un espoir partagé avec les indignés de la Puerta Del Sol...

Des intellectuels et artistes espagnols ont signé un manifeste, marquant leur solidarité avec les contestataires de la Puerta del Sol. En Europe et autour de la Méditerranée, des révolutions, des révoltes ou des manifestations contestataires partagent le rejet du capitalisme financier, fondé sur une économie virtuelle prédatrice et inégalitaire, réclament un pouvoir accru des citoyens et doutent du bipartisme.

Traduction du manifeste

Le discrédit de la politique et les questions permanentes sur la corruption de la vie démocratique ne peuvent laisser indifférentes les consciences progressistes. Les personnes, de différentes idéologies, sont nombreuses à s’être senties exposées au milieu de cette crise économique, sociale et institutionnelle. L’absence d’horizon de la gauche explique le progrès des forces réactionnaires aux dernières élections. Tandis que les marchés financiers imposent le démantèlement de l’Etat- providence, par la recherche de profits démesurés, un gouvernement socialiste a été incapable d’imaginer une autre recette que celle d’accepter les pressions antisociales et de dégrader les droits publics et les conditions de travail…

Mais, ce n’est pas le moment de perdre « l’espoir », parce que la rue et les réseaux sociaux ont investi le domaine politique pour démontrer leur révolte. Cette énergie civique, rénovée et contrastée, a quatre préoccupations décisives ; la régénération démocratique, l’accès à la dignité des conditions de travail, la défense des services publics et le développement d’une économie durable, liée au respect écologique et au service à la personne. Ce sont les grandes inquiétudes du XXIème siècle par rapport à un système de plus en plus avare, qui détruit la solidarité internationale, la dignité de la nature et des êtres humains.

La corruption démocratique s’est montrée la meilleure alliée de la spéculation, séparant les destins politiques de la souveraineté civique et décomposant, de l’intérieur, les pouvoirs institutionnels. Pour cela, il faut rechercher de nouvelles formes de démocratie participative et regrouper en un espoir commun tous les idéaux démocratiques de la gauche démocratique et sociale.

Les pouvoirs financiers comptent sur notre solitude et notre peur. Leurs menaces tentent de nous paralyser, de neutraliser nos consciences, de nous soumettre à la loi de l’égoïsme et du « sauve qui peut ». Mais l’énergie du tissus social peut faire converger les sensibilités diverses à gauche et rencontrer le consensus nécessaire pour créer un espoir partagé.

L’appui et les efforts de tous sont nécessaires, parce que rien n’est écrit et que tout est possible… La mémoire de l’émancipation humaine exige un regard honnête vers les valeurs et le futur. Nous sommes convaincus de la nécessité de reconstruire le présent de la gauche. Et toi ?

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Ce manifeste, traduit de l’espagnol, a été signé par Baltasar GARZON, juge de l’Audience Nationale, Pedro ALMODOVAR, réalisateur, Penelope CRUZ, actrice, Juan CAPELLA, titulaire  émérite de la chaire de philosophie du droit de l’Université de Barcelone, Rosalia MERA, cofondatrice de ZARA…

La liste complète des signataires  se trouve sur le site : www.ciranda.net

01 juillet 2011

la critique systématique interdit un débat démocratique

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La raison de la pauvreté du débat politique, en France, est que l’opposition (qu’elle soit de droite ou de gauche) critique de façon systématique et automatique toute réforme du gouvernement, même celle qu’elle aurait elle-même réalisée si elle était au pouvoir …

Cette opposition qui se veut « radicale » ne trompe personne, parce que chacun a pu constater que, depuis la ratification du traité de Maastricht, gauche et droite mènent des politiques assez voisines lorsqu’elles sont au pouvoir, les marges de manœuvre que leur laissent les traités européens qu’elles ont toutes deux ratifiés étant devenues assez faibles. La législation française est maintenant constituée de près de 70%  de transpositions devenues obligatoires, dans le droit français, des directives de la Commission de Bruxelles…

Le résultat de ce comportement qui se croit radical est la perte de toute crédibilité d’un discours qui est perçu comme « Je ne sais pas encore de quoi il s’agit, mais je voterai contre puisque c’est le pouvoir  qui le propose, même si j’avais voté pour si j’étais au pouvoir » : et, encore une fois, ceci est aussi vrai pour la droite que pour la gauche lorsqu’elles sont dans l’opposition. Ce qui est automatique, mécanique et prévisible n’est jamais crédible…

Ce comportement était justifié lorsque gauche et droite étaient porteuses –au moins en théorie- de deux projets de société totalement différents et incompatibles entre eux ; ce qui n’est plus le cas depuis que le Parti Socialiste s’est rallié à la social-démocratie (1983), puis à l’Union Européenne, puis au social-libéralisme (gouvernement Jospin)…

C’est sans doute cette opposition mécanique, systématique  et pavlovienne de l'opposition  (qu’elle soit de droite ou de gauche) qui est responsable de la pauvreté du débat démocratique, en France.

Dans sa publication intégrale sur un site de la Gauche Moderne du Pays de la Loire, Elie Arié compare le débat démocratique en France aux débats, plus constructifs, dans les autres démocraties occidentales : un « shadow-cabinet »  de l’opposition étudie chaque proposition gouvernementale afin de s’y opposer ou de proposer.

La critique systématique d’Elie Arié est disponible ici.

Annie Keszey

24 juin 2011

Les intellectuels faussaires

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Le triomphe médiatique des experts en mensonge. Pascal Boniface. Editeur : Jean-Claude Gawsewitch. Mai 2011.

Pascal Boniface est directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’université de Paris VIII. Parce qu’il dit et écrit ce qu’il pense, contre l’air du temps, certaines portes lui sont fermées, mais sa liberté d’expression  participe à l’équilibrage  des convictions, à condition toutefois que nul citoyen ne cesse d’exercer son esprit critique.

[A la suite d’une note interne au PS, en 2001, devenue publique, il subit une violente campagne d’accusation d’antisémitisme dans les médias. Il regrettait qu’on n’applique pas les principes universels au conflit israélo-palestinien et pensait qu’on ne pouvait mettre sur le même plan l’occupé et l’occupant…Un jugement de 2006, confirmé par la cour d’appel de Paris du 5/07/2007 ne reconnut pas le bien-fondé des accusations portées contre la note de Pascal Boniface et lui rendit justice: elle prêtait à discussion mais nullement à condamnation et avait été déformée par divers organes de presse.] www.iris.france.org http://fr.wikipedia.org/wiki/pascal_boniface

 

Extraits du livre.

Je suis estomaqué par tous ces intellectuels et experts qui n’ont pas de scrupules à employer des arguments de mauvaise foi, à énoncer des contrevérités, afin d’emporter l’adhésion. Loin de subir une réprobation générale, on les acclame de plus belle…

Plus grave que ceux qui se trompent, il y a ceux qui trompent : les « faussaires».

Pire encore : les «mercenaires ». Ceux-là ne croient en rien, si ce n’est à eux-mêmes. Ils vont adhérer (ou plutôt faire semblant d’adhérer) à des causes, non parce qu’ils sont convaincus de leur bien-fondé, mais parce qu’ils estiment qu’elles sont porteuses, qu’elles vont dans le sens du vent dominant… quitte d’ailleurs à s’auto-présenter, comme c’est souvent le cas, comme allant à l’encontre du politiquement correct.

Dans tous les cas, tous sont conscients qu’ils sont aux antipodes de l’honnêteté intellectuelle, et ils ne s’en soucient pas pour deux raisons.

La première est que pour eux la fin justifie les moyens.

La seconde est qu’à partir du moment où ils défendent les thèses dominantes, leurs méthodes répréhensibles ne seront jamais sanctionnées…

Celui qui dénoncera les mensonges d’intellectuels médiatiques n’aura pas toujours accès aux médias, ces derniers ne voulant pas se critiquer eux-mêmes… 

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15 juin 2011

L'élite

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Il existe en France une élite de l’élite, une superélite coiffant les élites particulières, qui fait régner une connivence de tous les instants entre la banque, les affaires, l’administration, la politique, le barreau, les arts et les lettres, parfois le journalisme, l’édition, l’université. Tous ces gens-là échangent des points de vue et des informations, des adresses et des services, des fonctions, des femmes- ou des hommes- des appartements l’hiver, et, l’été, des villas au bord de la mer. Beaucoup de dirigeants politiques en font partie. Faut-il en parler ? Je pense que oui, tant dans ce domaine la France vit dans l’hypocrisie et le mensonge ; tant la double vie de nos responsables explique leur duplicité politique…

Extrait de l’éditorial de Jacques Julliard. Marianne mai 2011

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01 juin 2011

"Los indignados" de la Puerta del Sol - Madrid - Espagne

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No nos vamos! Basta la probreza! Juventud sin futuro! Sin casa, sin curro, sin pensión, sin miedo.  Rebélate! El Cambio !

Nous ne partons pas! A bas la précarité! Jeunesse sans futur ! Sans maison, sans boulot, sans peur!  Rebelle-toi ! Le Changement !

Le modèle productiviste né de la révolution industrielle; le modèle de solidarité sociale promu en Europe à la libération; le modèle néo-libéral issu de la révolution conservatrice, explosent avec la crise*. Des révolutions s’étendent contre des dictatures politiques et contre des démocraties : les Tunisiens, les Egyptiens, les Libyens, les Syriens, les Algériens, les Iraniens, les Yéménites, les Georgiens , les Islandais, les Irlandais, les Portugais, les Grecs, les Italiens,  les Espagnols et…Ces révolutions naissent et perdurent à partir des réseaux sociaux Facebook et Twitter parce que les canaux normaux de la contestation ne fonctionnent plus ou qu’ils sont censurés.

Tous ces manifestants pacifiques partagent le sentiment de ne pas être entendus par les responsables politiques, d’être exclus de systèmes politiques sourds et aveugles à leurs préoccupations. Ils  revendiquent, souvent au péril de leur vie, une autre place pour les êtres humains  qui suppose la fin des régimes politiques prévaricateurs, des actionnaires-sangsues, du « tout-marché » régi par la loi du plus fort, des délocalisations, du libre-échange sans rivage, des crises alimentaires, des bulles financières et du dumping salarial à l’échelle planétaire.

Les Indignés de la Puerta  del Sol, rejettent les partis traditionnels, incompétents et souvent corrompus dans des scandales immobiliers (ces partis ignorent « le nouveau monde » de Michel Serres, défini dans « le Temps Des Cerises », en 2009,  par exemple). Ils projettent de changer le système, grâce à internet, sans passer par les organisations classiques. Les peuples arabes, qui changent le cours des choses dans des dictatures, ont convaincu les européens qu’il était donc  possible de le faire en démocratie ! (Editorial du journal Le Monde du 24/05/2011)

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Toutes ces révolutions d’aujourd’hui rassemblent des jeunes sans emploi d’une génération sacrifiée (44% des jeunes espagnols sont au chômage), des étudiants, des pauvres, des précaires, (90% des contrats de travail, en Espagne encore, sont des CDD), des retraités, des femmes seules, des familles surendettées, des intellectuels… Les partis politiques et les syndicats classiques sont absents. Ces citoyens indignés et actifs se regroupent, participent aux flux des discussions, s’organisent contre les systèmes oppressifs obsolètes et les fausses démocraties pour instaurer un « ordre juste », une société nouvelle qui érige « la Vie », comme priorité : la liberté, l’égalité et la dignité, au-delà des intérêts économiques et politiques.

Les évolutions seront difficiles, instables, imprévisibles. Mais, désormais, les Gouvernements, s’ils ne veulent pas être « dégagés », pourront moins impunément ignorer le Peuple.

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25 mai 2011

Une autre Europe

 

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Jean-Pierre Chevènement fut l’un des négociateurs du Programme commun de la gauche, en 1972. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, actuellement Président d’honneur du MRC et sénateur du territoire de Belfort, il ne cesse de défendre « une autre politique ».

Dans « La France est-elle finie ? » aux Editions Fayard, Jean-Pierre Chevènement analyse l’Histoire du XXème siècle, en profondeur, à partir de sa vaste culture pluridisciplinaire et  de son expérience politique au service d’idées et de valeurs républicaines fortes.

François Mitterrand, socialiste, dès son élection, et Jacques Delors, pour la France, Margaret Thatcher pour la Grande Bretagne, Helmut Kohl, pour l’Allemagne, ont été des acteurs importants de la construction de l’Europe. A partir de l’Acte Unique de 1985 et de la création de la monnaie unique, cette Europe néo-libérale et la globalisation financière ont privé la France (et les autres états européens) de toute marge de manœuvre monétaire et économique...

Dans l’univers globalisé, il n’y a plus de barrières, plus « d’écluses », donc plus d’amortisseurs. L’exploitation, l’avidité, les instincts prédateurs ne connaissent pas de bornes. Le repli égoïste, la démobilisation civique, le communautarisme, le racisme constituent de permanentes tentations en période de crise…La tentation de la guerre est toujours présente dans la crise du capitalisme comme « l’orage dans la nuée », selon Jaurès.

Le Moyen-Orient reste aujourd’hui ce que les Balkans étaient à l’Europe d’avant 1914: le foyer des guerres futures…Face à ce monde d’iniquité à l’accouchement duquel ils ont contribué- sans doute pour beaucoup involontairement- les sociaux-libéraux qui se voulaient, en France, au printemps 1991, « à l’avant-garde du nouvel ordre international » proclamé par George Bush père, restent aujourd’hui sans voix, comme la poule qui, croyant avoir pondu un œuf, se retrouve en présence d’un couteau…

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06 mai 2011

La double violence de l'identité nationale

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Depuis longtemps les chercheurs en sciences humaines et sociales s’interrogent sur les quêtes individuelles et collectives d’identité, et sur les raisons qui font que nous parlons si souvent  d’identité. Leurs recherches les mènent vers les limites, les frontières, les contacts, bien loin de la croyance en une unité « vraie », essentielle, figée. Pour les sciences sociales comme pour les sciences humaines, il s’agit d’accompagner ce long travail que chacun mène dans sa vie- chaque personne ou chaque collectif-  pour accepter l’idée que l’identité est insaisissable et indéfinissable, qu’elle est une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il y ait jamais d’existence réelle. Prétendre la définir (en faisant donc croire qu’elle est définissable) c’est produire des normes identitaires, donc une double violence. Violence pour ceux qu’elle met au défi de s’inclure et de rester « sous contrôle identitaire » au prix d’humiliations culturelles et mémorielles (faisant ainsi violence, par exemple, à la part africaine, antillaise ou maghrébine de l’histoire de France) ...

Mais la définition officielle, gouvernementale pour être précis, d’une identité nationale provoque une autre sorte de violence, en direction de tous ceux qu’elle exclut, qu’ils soient d’ailleurs ou d’ici .Car cette identité normative a comme toutes les normes pour fonction essentielle de produire des anormaux et de les exclure. Faire exister « l’étranger » dans nos esprits et dans des politiques xénophobes est le seul résultat et la seule vérification empirique d’une identité nationale improbable. Cette politique de l’identité prend la forme caricaturale de l’inventaire des traits ethno-nationaux comme aux temps les plus reculés de l’ethnologie  folkloriste. .. Et le contrôle de la conformité de ce « kit identitaire » national, enfermé et appauvri sur le plan culturel, est l’instrument de la politique de rejet de l’étranger. Pourtant jamais satisfaite de ses propres définitions essentialistes, cette politique entraîne toujours plus de procédures d’identification, de vérification, de tri des personnes et donc davantage de police, de murs, d’enfermement et de mise à l’écart. Comme si la mise en œuvre des procédures d’identification et de contrôle des indésirables était la seule fin de cette politique identitaire. 

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18 février 2011

Une laïque ignorance

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Comme en 1900, la laïcité française est à une croisée des chemins. Des manifestations et révolutions d’actualité interpellent légitimement l’avenir.

La nouvelle menace serait la norme salafiste publique, vision étroite et rigoriste de l’Islam, religion hégémonique de l’identité arabe. Des collectifs prétendent défendre la laïcité mais occultent un siècle d’évolutions souples, pluralistes, pour la cohésion sociale et proposent un modèle laïque rétrograde, figé et répressif. Leur démarche, conflictuelle, est une agitation médiatique, dangereusement provocatrice.

Or, il faut progresser, avec sang-froid, et puiser dans une tradition arabe et musulmane qui, pendant des siècles, a multiplié les espaces d’autonomie culturelle.

L’Education Nationale n’a pas développé  dans ses programmes scolaires  la notion politique, essentielle, des LAICITES : l’ignorance assez répandue de l’histoire, de la géographie, de la sociologie, du droit, constructeurs de cette notion fine, complexe et évolutive, dessert la paix sociale.

Jean Baubérot, universitaire, professeur émérite de la chaire histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et Micheline Milot, universitaire du Québec, dans « LAICITES SANS FRONTIERES » aux éditions du Seuil, nous invitent à revenir aux fondamentaux. http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com

La LAICITE ne se limite pas au cas français  et se distingue de la sécularisation et du sécularisme. La laïcisation anglaise a commencé dans le domaine juridique en 1215, 1679, 1689… La loi française de séparation des églises et de l’Etat en 1905, s’est inspirée de l’Ecosse et de plusieurs états américains, réalisant un équilibre de frustration,  elle avait de quoi déplaire à tout le monde. Si le contexte idéologique de la séparation a été conflictuel, les lois de 1905 à 1908 ont su prendre, avec sang-froid, une distance structurelle avec ce contexte.

Depuis le 17ème siècle, l’idée laïque a pris corps progressivement dans le principe de tolérance à l’égard des cultes, dans le déliement de l’appartenance citoyenne et de l’appartenance religieuse et dans le déplacement de la légitimité de l’Etat, des religions dominantes à la souveraineté du peuple.

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24 décembre 2010

Noël 2010 à Puteaux : d'une réalité à une autre

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HOTEL DE VILLE DE PUTEAUX

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19 RUE COLLIN - PUTEAUX

 

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22 décembre 2010

L'esprit du capitalisme et l'écologie

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« Au-delà de  l’horreur économique  voici venu le temps d’affirmer, contre les économistes, que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement »… Dans le monde des comptes, il ne faut pas s’en laisser conter !

Bernard Maris nommé « meilleur économiste », en 1995, est aussi un sociologue, un anthropologue, un romancier, un professeur d’université. Dans son «Antimanuel d’économie», en deux tomes, les Cigales puis les Fourmis, aux éditions Bréal, il convoque tour à tour des économistes de Keynes à Stiglitz , des philosophes et des romanciers tels que Montesquieu, Zola, Orwell ou Houellebecq…

L’atelier des idées publie, à nouveau, d’autres extraits de l’Antimanuel d’économie, après « Altruisme et concurrence ». Bernard Maris étudie et critique, sur un ton léger et incisif, les caractéristiques du capitalisme financier d’aujourd’hui : l’offre, la demande, la concurrence, le commerce, l’argent,  la rareté...

Le capitalisme crée la rareté

« Le capitalisme s’efforce toujours et encore de créer de la rareté là où elle n’existe pas, de la nécessité là où elle a enfin disparu, du manque là où il y a de l’excès, et des besoins là où ils sont inutiles…

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