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28 juillet 2014

LE SPECTACLE DE L'UMP.

Joseph Macé-Scaron. Marianne 897.Extraits.

 

Nous ne saurions mieux dire !

 

« Il n’y a pas d’intermittents du spectacle à l’UMP, les acteurs jouent sans discontinuité et à guichets fermés. La comédie Bygmalion, la tragédie Karachi et l’impromptu libyen vont continuer, cet été, leurs représentations…Voilà assurément un mouvement convivial où chacun tente de se sauver en passant « le compagnon » par-dessus le bastingage du navire…Peut-être faudrait-il karchériser les locaux pour nettoyer toute trace de sarkozysme, s’interrogent ceux qui s’effrayent d’un retour hypothétique de l’ancien président de la République, non pas pour sauver son parti mais pour se sauver lui-même…

 

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25 novembre 2012

BLANCHIR L'UMP.

Le théâtre misérable de l’UMP valide la thèse du sociologue Luc Boltanski, auteur de « De la critique. Précis de sociologie de l’émancipation » aux éditions Gallimard.

tricheur.jpgSous le rapport de leur assujettissement aux règles, dominants et dominés sont dans une position symétrique et inverse : les premiers, les dominants, ,les font, mais sont assez libres de s’y soustraire; les seconds les reçoivent comme imposées de l’extérieur, mais ils doivent s’y conformer…Tandis que les responsables peuvent utiliser les règles comme s’il s’agissait de règles techniques, c’est-à-dire de façon instrumentale, les mêmes règles sont imposées aux subordonnés sur le mode de la règle morale, c’est-à dire comme si elles valaient pour elles-mêmes. La sanction accompagne alors la violation de la règle, interprétée comme une transgression quels qu’aient été ses effets, et non les échecs auxquels a pu conduire le fait de ne pas l’avoir suivie…
Est-ce à dire que les responsables n’auraient pas de morale ? Certes non, mais ils ont une morale « supérieure ». Prétendant incarner la totalité, ces « grands » considèrent ne pouvoir être évalués qu’à l’aune de la réussite ou de l’échec final de leurs entreprises…La maîtrise de la durée est ainsi pour les responsables un enjeu de grande importance…
L’objectif principal d’un responsable est donc de se placer dans la perspective d’un horizon temporel défini de façon que la réalité lui donne finalement raison, même si, mesurées aux épreuves actuelles, ses actions semblent plutôt vouées à l’échec .C’est ce qui s’appelle survivre ou encore, dans le langage des élites, rebondir. En ce sens, le responsable dominant est comparé au survivant ; Il veut avant tout être encore là alors que les autres, ses fidèles aussi bien que ses concurrents et ses ennemis seront tombés, ce qui l’assure qu’il est bien le plus grand : « celui qui réussit à survivre est un héros ». Il est plus fort. Il possède davantage de vie. Les puissances supérieures lui sont propices. Le responsable qui dure, qui survit, ne le sait qu’en voyant les morts s’accumuler autour de lui. La survie est pour lui, l’indice, le seul indice de sa victoire…
C’est donc d’abord d’avoir affronté le risque au moment de la décision et en contournant les règles que le responsable, dominant, tire un orgueil  personnel sur lequel il prend appui pour mépriser les dominés…
Ceux qui appartiennent aux catégories intermédiaires, vivant dans la proximité de Hauts Placés ont touché du doigt la relation, à leurs yeux scandaleuse, que les dominants entretiennent avec l’ordre de la règle, mais ils n’en continuent pas moins de penser qu’il doit bien exister quelque part des responsables intègres, c’est-à-dire conformes aux idéaux auxquels ils voudraient eux-mêmes pouvoir adhérer, malgré tout. Ils continuent à croire à la possibilité d’une société dans laquelle règles, qualifications et formats, appliqués de façon littérale -à la lettre- feraient corps avec une réalité tout d’une pièce…
La théorie sociologique se confronte avec un certain succès à la réalité, même s’il n’est plus certain aujourd’hui de rencontrer un seul citoyen, même dans les classes moyennes, convaincu de la moralité des politiques.
Les congrès de Metz, de Rennes, de Reims et l’élection récente à l’UMP conduisent à une rupture entre les représentants politiques et leurs électeurs.
Il faut révolutionner cette structure politique dévoyée.
En 2005, un responsable politique, mesuré et maîtrisé comme chacun sait, voulait « nettoyer au karcher les cités » afin d’en extirper les jeunes délinquants et les trafics.
Il n’est pas question de meurtre aujourd’hui, mais malgré tout de délinquance d’adultes responsables : délinquance occultée, sans hypothèse de sanctions contre les nombreux tricheurs, menteurs, falsificateurs  de listes, de bulletins, de procurations de l’UMP.
« L’Excité et le Taiseux » (titre synthétique d’un journal étranger), englués dans leur haine déferlante, après s’être livrés à des échanges hypocrites courtois durant cinq ans, devront rendre des comptes à la République.
Image:malaika.overblog.com
www.atelier-idees.org
Annie Keszey  

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22 mars 2011

Cantonale 2ème tour à Puteaux : dilemme et choix civique impossible

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Le taux de participation au premier tour a été de 47.28% des inscrits et l’abstention de 52.72%

Deux candidats seront  présents au second tour des élections cantonales de Puteaux :


- Vincent Franchi, de l’UMP, avec 39.39 % des suffrages exprimés et 18.24%  des inscrits - 5129 suffrages sur 12834 suffrages exprimés.

- Christophe Grébert, du MoDem, avec 16.82 % des suffrages exprimés et 7.67% des inscrits- 2159 suffrages sur 12 834 suffrages exprimés.

 

Aucun citoyen de Puteaux, attaché à la DEMOCRATIE FRANCAISE et défenseur de ses VALEURS  ne peut engager spontanément sa responsabilité  dans un tel choix.

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La personnalité de Vincent Franchi n’est pas à mettre en cause. Il est peu connu des électeurs. Mais son appartenance au NEPOTISME, pratique résiduelle de notre révolution imparfaite, ferait de son élection, un nouvel affront à l’Histoire de France. 

La défense des conquêtes démocratiques passées, celle de l’égalité républicaine par exemple et le refus des reculs, nous incombent. Les ravages, d’actualité, des NEPOTISMES méditerranéens, condamnent, une fois de plus, les abus et dérives de ces « monarchies électives ».

Vincent Franchi, fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, député-Maire actuelle de Puteaux, et petit-fils de Charles Ceccaldi-Raynaud, Maire précédent de Puteaux, hérite de la rente politique des filiations. C’est un état de fait qu’il faut arrêter.

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Le blogueur Christophe Grébert est, virtuellement, très connu. Il se pare, sur sa toile d’araignée « internet », de nombreuses et fortes qualités : la résistance, la liberté d’expression, l’écoute d’autrui, l’intégrité…

Le comportement politique de Christophe Grébert  est imprévisible, sauf quand on sait qu’il sera toujours opportuniste. C’est pour Puteaux et le 92 un risque majeur à contourner. Virtuose du virtuel, Christophe Grébert est en réalité, quand on le connaît, redoutable. Les ¾  de ses colistiers de Puteaux Ensemble, aux élections municipales de Puteaux, en 2008, ont rompu leurs relations avec lui, après avoir compris et reconnu publiquement qu’ils avaient été dupés par leur leader.

Avec son groupe de fidèles, dont Sylvie Cancelloni,  il ne renonce à aucune méthode pour tenter d’obtenir une « place politique lucrative » dans le plus grand mépris de l’intérêt général et de la morale. Leurs tricheries communes, fraudes et  mensonges d’un passé récent sont connus du monde politique de Puteaux, puisque prouvés et dénoncés.

Lundi matin, Christophe Grébert annonce sa possible victoire au second tour des cantonales, parce que, écrit-il, Vincent Franchi n’a aucune réserve de voix. Est-ce à dire qu’il se considère comme seul héritier des voix d’extrême gauche, d’extrême droite et du PS ? Si c’est vrai, Christophe Grébert continue à faire preuve d’une souplesse exceptionnelle, même pour un opportuniste : adhérent au PS en 2008, tête d’une liste sans étiquette infiltrée par le MoDem, il rallie, une fois perdues les municipales, le Mouvement Démocrate : et maintenant, avide de voix pour le second tour, il prétend fédérer les extrêmes de gauche et de droite, le PS et  Europe Ecologie Les Verts.

En trois ans, quel parcours remarquable !

Le Parti socialiste appelle, ce jour, à voter pour Christophe Grébert, transfuge honni du Parti : « C’est la « fédé PS» qui le demande, parce qu’à Asnières et Levallois, le MoDem soutient le PS. »

 Cette « petite cuisine cantonale » sur le « petit réchaud » des départements, comme disait le Général de Gaulle, ces supputations d’entre-deux-tours, ces affrontements d’ambitions minuscules, ces alliances et ces dissidences, tout cela à quelque chose de dérisoire.

Voter, c’est le pouvoir exclusif de légitimer des candidats politiques. Le dilemme de chaque citoyen de Puteaux, ce dimanche 27 mars 2011, sera, dans la solitude de l’isoloir, de ne pas trahir son idéal personnel d’une démocratie exigeante et probe.

28 janvier 2011

Haïti : solidaires ici, ailleurs et toujours. Oui, mais comment ?

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Cette formule sur la solidarité partout et toujours, remarquablement humaniste, ne se réalise que très imparfaitement puisqu’elle est sous contrainte: les actions de solidarité publiques relèvent de choix raisonnés, planifiés, coordonnés et surtout hiérarchisés, tant les besoins sont immenses, d’importances inégales et de coûts variables.

La solidarité exclusivement émotionnelle, majoritairement privée, est libre dans ses choix. Souvent éphémère et médiatique, parfois efficace pour les situations d’urgence, elle n’est pas la plus adaptée aux aides de longues durées.

Il y a 8 millions de pauvres en France dont 1.8 millions avec moins de 602 €/ mois et 90 000 sans-logis. Il y manquerait 800 000  logements.

421 millions d’individus, dans le monde, vivent dans une extrême pauvreté.

776 millions d’adultes sont analphabètes.

9 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies que l’on sait guérir…

Le Maire de Puteaux vient de charger Nadine Jeanne, conseillère municipale d’opposition d’une mission d’observation, à HAITI, afin d’étudier la faisabilité d’une action concrète de solidarité, dans le cadre de la coopération décentralisée.

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21 janvier 2011

Les primaires socialistes : un non-sujet ! par Gérald Bogard

 

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Edito « Idées » paru le 6 janvier 2011 dans le Journal Le Monde

A l’instar de beaucoup de Français, je suis atterré par la situation dans laquelle se trouve notre pays et désespéré par la réponse politique qui y est apportée. Il ne s’agit pas seulement d’économie ! Sur tous les domaines, nos craintes n’en finissent pas de s’aggraver : l’éducation, la santé, la justice, les libertés, la défense, la protection sociale, la fiscalité, la culture, le dialogue social, le développement économique, l’égalité, le pouvoir d’achat, l’environnement, le lien social, l’entrée dans la vie active, la conduite de la vie professionnelle, l’articulation des territoires, la citoyenneté, la construction européenne … 

Quel domaine n’est pas à explorer ?

Partout, les orientations prises sont présentées comme les solutions inéluctables à une crise qui ne pourrait être gérée que sur le mode de la réforme libérale. Des débats tronqués ou laissés sans suite, des citoyens prétendument « entendus », une obsession présidentialiste omniprésente, tout cela ne laisse rien augurer de positif pour les mois qui viennent. Là encore, reportons-nous à la presse quotidienne qui n’est ici que bruissements sur les rumeurs d’entente, les marges de manœuvre, les possibles pistes de récupération, les petites phrases et les fausses stratégies.

La crise de civilisation est une évidence dont chacun est convaincu et dont il tire cette autre évidence qu’il nous faut y apporter de vraies et sans doute nouvelles réponses. Chacun est conscient qu’il nous faut collectivement redéfinir les principes qui fondent nos sociétés, les modalités souhaitables de leur gouvernance et construire les réponses les plus adaptées, à défaut de pouvoir en choisir immédiatement les plus idéales.

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17 décembre 2010

Brice Hortefeux ignore le droit !

Le tribunal correctionnel de Bobigny, le 10/12/2010, a condamné sept policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour « dénonciations calomnieuses » et « faux en écritures publiques. »

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BRICE HORTEFEUX, MINISTRE DE L’INTERIEUR, IGNORE LE DROIT

Il a estimé, en effet, publiquement que « ce jugement peut légitimement apparaître comme disproportionné. »

Article 434-25 du Code pénal : Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende.

Maître Eolas (nom d’emprunt), expert en droit, avec sa rigueur habituelle (et son humour), expose la situation :..« Dans cette affaire, des policiers ont, au cours d’une poursuite en voiture, renversé un collègue. D’un commun accord, ils ont décidé de tous déclarer à l’unisson que le conducteur du véhicule en fuite avait volontairement renversé ce policier, l’accusant donc d’homicide volontaire aggravé puni de la réclusion criminelle à perpétuité. Le conducteur en question a de plus été roué de coup au sol par trois des policiers lors de son arrestation. À l’audience, le parquet avait requis de 3 à 6 mois de prison avec sursis. Le tribunal est allé au-delà, prononçant de 6 mois à un an ferme, et refusant la non inscription au casier judiciaire de cette condamnation pour cinq d’entre eux, qui seront donc très probablement révoqués de la police… Les policiers et le parquet ont fait appel de ces condamnations jugées trop sévères.»

Le site: www.maitre-eolas.fr présente une analyse détaillée.

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03 décembre 2010

Egalité réelle et réformisme radical selon DSK

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« L’égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait et il reste encore à la réaliser. Pour garantir une société juste,  nous devons compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins. » Socialisme de la redistribution, socialisme de la production et socialisme de l’émancipation, c’est cette triple voie que je propose pour que la lutte contre les inégalités devienne une doctrine concrète : le réformisme radical. »

La situation de la France décrite il y a 6 ans, avec une rare expertise, par Dominique Strauss-Kahn, reste d’actualité. La crise financière, économique et sociale, sévère et durable, n’avait pas eu lieu mais son mécanisme, exposé par anticipation, en page 27, est exact. Pour rétablir la croissance et l’égalité, l’homme politique, devenu depuis Directeur du Fonds Monétaire International, définit un projet de société global, français et européen, humaniste et saisissant de démocratie sociale.

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22 novembre 2010

La République des élites du droit

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1/ Un parcours- type

La « Restauration » de la République des avocats, tradition ancrée dans l’histoire politique, avec son apogée lors de la IIIème République, est d’actualité. En France, situation unique, 12 présidents de la République sur 24 furent avocats. Un général de l’armée française cependant reste le plus illustre. En 2007, 44,4 millions de français étaient inscrits sur les listes électorales pour l’élection présidentielle. Cette même année la France comptait  50.314 avocats. 

Les avocats représentent environ un millième du corps électoral.

Le 14 novembre 2010, 31 membres plus le président de la République composent le Gouvernement français remanié : 12 membres sur 32 sont issus de la filière du Droit dont 8 sont avocats, mais tous ne cumulent pas cette profession avec leur fonction ministérielle.

La filière du Droit représente plus de 30% du Gouvernement.

Le suffrage universel conduit au pouvoir une catégorie sur- représentée : ce résultat diffère-t-il alors  de l’ancien suffrage censitaire qui n’accordait le droit de vote qu’aux plus riches, aux possédants ? La nouvelle composition du gouvernement, est accessible sur le site www.gouvernement.fr 

Des processus d’apprentissage et de sélection au sein de filières de recrutement sont à l’origine d’un parcours-type, de la conquête des mandats municipaux aux mandats nationaux,  qui conduit au sommet de l’état. Ces filières principales sont :

- les grandes écoles (ENA, SCIENCES PO, IEP, HEC, ESSEC…)

- les études de droit,

- les entourages politiques (secrétariat des hommes publics), les appareils centraux. » (1)

 

La profession d’avocat est un point nodal de la toile d’araignée tissée par l’oligarchie.

 « Notre démocratie reste marquée par l’inégalité d’accès aux fonctions politiques électives. Une conditionnalité de fait permet de sélectionner les citoyens en fonction du milieu social, de l’origine ethnique et du sexe. Le poids de ces variables fait basculer l’égalité juridique des citoyens en fiction réelle. Au regard de la composition de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Gouvernement, le modèle type du représentant de la nation est incarné par l’homme blanc de plus de 55 ans, appartenant aux couches sociales supérieures. Si cet archétype de l’élite républicaine est élu par le peuple souverain, il est également le produit d’une sélection qui relève plus de l’auto- reproduction sociale que de l’égalité des chances. Le discours, d’une homogénéité pathologique, charrie un conservatisme garant d’une consanguinité malsaine, par définition. Le système scolaire n’est pas en mesure de pallier ces inégalités de conditions… » (2)

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15 novembre 2010

Suffrage universel et démocratie

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« Universel » signifie qui s’étend à l’univers, qui ne souffre pas d’exception, qui est valable pour tous les hommes (et femmes) en tout temps et en tout lieu, sans distinction de race, de sexe, de condition sociale, d’origine… 

Le suffrage « universel », né de la Révolution de 1789, devenu égal, secret et sincère, avait une première fonction : supprimer la transmission héréditaire monarchique du Pouvoir.

Penser que le suffrage universel puisse légitimer, au 21ème siècle, des fils ou filles d’élus, candidats héréditaires à divers pouvoirs républicains, par une continuité dynastique est  « un trou de mémoire ». La filiation privilégiée, inégale, trahit l’égalité.

Le suffrage universel, suite de combats contre l’exclusion du droit de vote des pauvres, des femmes, des militaires, des jeunes, des français d’Outre- Mer  puis des immigrés,  est un progrès, perfectible, de la démocratie.

Le suffrage universel est l’expression d’une majorité et non d’une totalité d’électeurs. La question est de savoir si le suffrage universel est un critère suffisant pour maintenir la démocratie. Une réponse est qu’il est actuellement indispensable mais insuffisant parce que les classes moyennes et populaires sont dépossédées du pouvoir.

La légitimation d’une élection par le suffrage universel dépend de conditions complexes :

  1. L’histoire fluctuante du suffrage universel.
  2. La progression du corps électoral.
  3. La situation politique avant l’élection.
  4. Les candidats de l’oligarchie.
  5. La participation non-universelle au vote.
  6. Les conséquences du choix et la controverse.

 

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 1. L’histoire fluctuante du suffrage universel

Maximilien de Robespierre, député élu de l’Artois, pour le Tiers Etat, dans son discours à l’Assemblée Constituante du 11 août 1791,  plaide pour le suffrage universel  égalitaire,  contre  le « marc d’argent »: « Qu’importe au citoyen qu’il n’y ait plus d’armoiries, s’il voit partout la distinction de l’or ! ». Il s’appuie sur l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen  du 26 septembre 1789, inappliqué pour les élections : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Le décret du 11 août 1792 supprime la distinction entre les citoyens actifs, qui payaient pour voter, et les citoyens passifs, non-possédants. Le principe du suffrage universel masculin, inscrit dans la Constitution montagnarde de 1793 n’est pas utilisé.

Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’Empereur Napoléon Ier, est le premier Président (de la seconde République) élu au suffrage universel, masculin, en 1848. Il devient l’empereur Napoléon III, à la suite de son coup d’état du 2 décembre 1851 motivé par son désir d’obtenir, par la force, un second mandat de 4 ans, interdit par la loi.

Ensuite, le suffrage universel, redouté pour ces déviances inattendues, subit de longues éclipses.

Le Général De Gaulle, Chef de l’Etat, rétablit cette élection du Président de la République au suffrage universel direct par le référendum du 28 octobre 1962 : 62.2% de suffrages favorables.   

Le rôle novateur du suffrage universel direct ajoute une fonction politique à la fonction présidentielle institutionnelle.

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13 octobre 2010

Pour en finir avec les conflits d'intérêts : Martin Hirsch

 

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Martin Hirsch, éditeur : Parti Pris Stock

« …Ce qui caractérise la période actuelle n’est pas telle ou telle dérive individuelle. Ce n’est pas non plus un hasard de circonstances, ce n’est pas plus un état de corruption généralisé, un flux de malhonnêteté. Non, c’est un manque de boussole et de repères. C’est la zone grise, le flou, les règles à géométrie variable. C’est comme si notre code de la route de la vie publique avait été amputé de quelques panneaux, de quelques éléments signalétiques. On ne sait plus ce qui est de l’ordre du normal ou du déviant, du tolérable ou de l’inacceptable…  

Le conflit d’intérêts, c’est avant tout une contradiction entre son intérêt personnel et l’intérêt collectif que sert le responsable public. Mais cela peut-être également, non plus une contradiction, mais une trop grande convergence entre l’intérêt public et l’intérêt privé…Les deux ingrédients principaux sont l’absence de transparence et l’absence d’indépendance…»

Martin Hirsch est Conseiller d’Etat et préside l’agence du service civique. Il fut président d’Emmaüs France pendant cinq ans et membre du gouvernement entre 2007 et 2010. Les conflits d’intérêts qu’il dénonce ont pu être observés de l’intérieur du Pouvoir.

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