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08 avril 2010

Circulaire administrative secrète : les rafles du Vel d’Hiv’ et de Drancy

velodrome hiver.jpeg

Le 10 mars 2010, Maître Eolas, avocat, a publié, sur son site « Le crime administratif en action ».

« Le crime contre l'humanité qu'a constitué l'extermination des juifs en Europe, au cours de la seconde guerre mondiale, est unique en ce qu'il est un crime administratif...C'est un crime commis à l'aide de la machine administrative, froide, efficace, organisée et insensible... ». Maître Eolas met en ligne un document d'archive « glaçant ».

C'est la circulaire, secrète, n° 173- 42, du 13/07/1942, de la Préfecture de Police, Direction de la Police Municipale de Paris, Etat- Major, bureau 4. Elle est signée du Directeur de la Police Municipale Hennequin.

Les nationalités et âges  des  femmes, enfants, hommes juifs concernés par l'arrestation de masse sont énumérés, ainsi que les dérogations. Le descriptif technique de l'organisation est complet : la composition des équipes d'arrestation, les horaires de « travail », les fiches à remplir (dont 38 fiches sur Puteaux), les effectifs, les comportements, les matériels, les cars, les renforts, les réponses anticipées aux éventuels problèmes, les gardes des lieux de rétention, tout est prévu avec minutie et expertise...

La copie du document authentique est accessible sur le site : Maître Eolas

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08 février 2010

Puteaux / La Rochelle : journaux municipaux de pages en pages

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Ce texte suit une précédente publication concernant « Puteaux-Infos » de décembre 2009. Pour changer Puteaux-Infos, il est possible de s'inspirer de villes plus en avance dont La Rochelle n'est qu'un premier exemple.

Contrairement à Puteaux, le coût de la publication de la ville, très dense en informations, est très inférieur, la participation citoyenne devance le narcissisme politique et les points de gestion sont situés dans une politique globale, cohérente.

« La Rochelle, le journal » est le journal de la ville de La Rochelle, ville près de 2 fois plus peuplée que Puteaux.

Cette publication relève d'un choix équilibré, financièrement maîtrisé et se distingue de Puteaux-Infos:

  • elle paraît tous les 2 mois,
  • le papier est plus ordinaire et plus léger, elle a, en ce mois de décembre, 35 pages (au lieu de 68), son poids est inférieur de 60 g,
  • des pages de publicité pour les entreprises locales, à partir d'un contrat de la mairie avec une régie publicitaire, couvrent 50% du coût de la publication.

 

Le maire de La Rochelle n'apparaît qu'une fois, son unique photo illustre son éditorial en début de journal. Il n'y a pas de photo  des conseillers municipaux.

La majorité n'y publie pas de tribune contrairement aux partis d'opposition.

La parole est donnée très largement aux citoyens des 20 comités de quartiers, sur 4 pages.

La « générosité » s'exerce avec rationalité : les associations diverses dirigent leurs initiatives (repas- cadeaux- chèques, animations...) vers des publics précis.

  • les retraités isolés,
  • les personnes en difficulté,
  • les sans- abri,
  • les bénéficiaires de l'épicerie sociale, (il y a aussi un « resto du cœur »)
  • les personnes hébergées,
  • les enfants des personnes hébergées (spécialement)
  • les enfants de la ville,
  • les adhérents des centres sociaux,

 

Les travaux concernent, en particulier, la progression de La Rochelle vers une ville « écologique » à circulation douce. Ville très en avance dans cette politique. Les photos des rues devenues piétonnes ou à circulation très ralentie s'insèrent dans un plan global, complexe, difficile à mettre en œuvre, qui concerne l'ensemble de la ville.

Ce plan  inclut de multiples changements liés entre eux pour éviter les erreurs : créations de parkings à durées et prix variables, pour tout type de véhicule, nouvelle ligne d'autobus transversale, pistes cyclables ...

Trois navettes de véhicules urbains sans chauffeur, les UP GO, sur un circuit ouvert au public, vont être mises en service début 2010, sur fonds européens...Une première !

Atelier des Idées

28 janvier 2010

Coup de gueule contre les charities business

bourse_puteaux_charities.jpg

Marre, marre, marre de recevoir tous les jours et, généralement le lendemain du jour où j'y ai déjà répondu favorablement, une nouvelle demande d'argent de la part d'un organisme patenté pour s'occuper des autres.

J'ai écrit, dit et redit par téléphone que nous donnions selon nos revenus et que ce n'était pas la peine de nous relancer jusqu'à dix fois par an ; que l'argent consacré à ces relances grevait le budget de l'organisation au lieu d'être employé sur le terrain. J'ai expliqué que cette façon de faire était agaçante, énervante, exaspérante ; qu'elle était perte de temps, d'énergie, de papier. Rien à faire. Au contraire, les envois postaux sont maintenant couplés d'appels téléphoniques pour relancer les heureux bénéficiaires d'un courrier.

Que dire devant cet acharnement, ce déploiement extraordinaire d'énergie épuisant ceux qui en sont l'objet ?

Donner, c'est normal. Donner c'est faire preuve de fraternité, de solidarité. Ca peut aussi être se dédouaner de toute responsabilité subsidiaire.

Ne pas donner tous les mois aux vingt-cinq organismes qui nous sollicitent plusieurs fois par an est culpabilisant, inhumain, égoïste et tout ce que vous voudrez.

Je ne fais pas d'ironie.

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25 janvier 2010

Hommage particulier à Philippe Séguin

philippe seguin_cour des comptes_puteaux.jpg

Premier Président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin a permis aux responsables d'organismes divers et, de plus, aux citoyens ordinaires, d'accéder aux rapports sur la légalité et la « qualité » de gestions financières.

Un exemple

Le rapport, du 13/04/2007, comportant les observations définitives arrêtées par la Chambre Régionale des Comptes d'Ile de France sur la gestion du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de Puteaux, de 2000 à 2004. Ce rapport complet est accessible sur le site http://www.ccomptes.fr/fr/CRC13/documents/ROD/IFR200706.pdf

A partir des informations de ce rapport, prochainement, avant le débat d'orientation budgétaire, le Maire devra fournir au Conseil Municipal l'analyse annuelle des besoins sociaux de l'ensemble de la population. Sur cette base, le CCAS adoptera, en fonction des moyens dont il dispose, les modifications à apporter aux critères d'accès aux prestations et activités relevant de sa compétence. De plus, un rapport municipal regroupant l'intégralité des activités 2009 du CCAS, obligatoire, facilitera le choix d'éventuelles re- orientations.

Les anomalies de gestion, antérieures, devraient avoir disparu. Les quelques rappels suivants en faciliteront le constat.

  • L'effectif réel du personnel de 94 personnes au 1/02/2006, était jugé « élevé » pour un CCAS et son écart avec l'effectif budgétaire autorisé, trop grand (164 personnes). La situation de quelques personnels contractuels du secteur administratif était critiquable (un déroulement de carrière particulièrement rapide, la rémunération illégale d'une collaboratrice de cabinet).
  • L'éventail des 10 prestations était particulièrement large, certaines s'écartaient des mesures prises au niveau national, avec des risques pour les allocataires. D'autres privilégiaient des jeunes sans condition de ressources des familles...
  • Les activités sociales et médico- sociales du CCAS auraient dû être retracées dans un budget annexe, appliquant les règles budgétaires et comptables de l'instruction M22.
  • La situation financière de l'unique foyer- logement pour les personnes âgées, la Résidence Wallace, était déséquilibrée. Les faibles taux de couverture des dépenses par les produits de gestion étaient dus à des défaillances dans l'analyse des besoins d'hébergement, des possibilités de facturation et des coûts. Cette politique du CCAS ne tenait pas compte des possibilités d'aide personnelle au logement ni des capacités contributives d'une moitié des résidents. (La fermeture du foyer Edgar Quinet en 2003, suppose une information sur l'usage actuel de ses locaux).
  • L'activité des repas à domicile, devait être rattachée au CCAS et financièrement intégrée au budget annexe « Maintien à domicile ».
  • Le club 102 était très peu financé par ses bénéficiaires, avant 2004.

La faiblesse du suivi et de l'analyse des besoins était illustrée par le manque de maîtrise des activités payantes (foyer- logement, aide- ménagère, animation).

La Cour Régionale des Comptes exigeait, du CCAS, une politique rigoureuse.

Philippe Séguin est décédé le 7 janvier 2010. Sa mémoire a été unanimement saluée par l'ensemble de la classe politique française qui a reconnu en lui « l'éternel Républicain ».

Annie Keszey pour Atelier des Idées

08 janvier 2010

Janvier 2010 : avenir de la critique

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Les Institutions (préfectures, universités, mairies...)  sont des « êtres sans corps » nécessaires pour établir un accord minimal qui ne peut découler d'un échange de points de vue entre des personnes engagées dans des corps. Reconnaître leur nécessité, ne conduit pas à ignorer la validité d'une autre position, carrément critique : celle qui dénonce leur pouvoir de domination en y voyant la manifestation d'une violence symbolique ...

Le problème avec les Institutions, c'est qu'elles sont à la fois nécessaires et fragiles, bénéfiques et abusives...

Ces « êtres sans corps » ne peuvent parler autrement qu'en s'exprimant par l'intermédiaire de porte- parole, c'est- à- dire d'êtres de chair et d'os comme nous le sommes tous_ tels que les Maires, les Magistrats...Ces derniers, même lorsqu'ils sont officiellement mandatés et autorisés, ne sont néanmoins que des êtres corporels ordinaires- situés, intéressés- et, par là, condamnés à la fatalité du point de vue. C'est la raison pour laquelle on les dote souvent de marques symboliques spécifiques (l'écharpe du maire...) pour rendre manifestes     les occasions dans lesquelles ils s'expriment, non en leur nom propre et depuis leur corps propre, mais au nom d'une Institution qui les investit des propriétés d'un « être sans corps ».

D'un côté donc on fait confiance aux Institutions, on « croit » en elles. Comment faire autrement puisque sans leur intervention l'inquiétude sur ce qui est ne pourrait que croître en même temps que les désaccords ? Mais d'un autre côté, chacun sait bien que ces Institutions ne sont que des fictions et que seuls sont réels les êtres humains qui les composent, qui parlent en leur nom et qui, étant dotés d'un corps, de désirs, de pulsions...ne possèdent aucune qualité particulière qui permettrait de leur faire confiance. On balance ainsi entre « c'est un arrêté de la municipalité » et « tu parles, c'est le maire qui veut vendre à un prix surestimé la vieille bicoque héritée de sa tante »...

Croyance dans l'Institution et critique de l'Institution forment un couple indissociable car, si personne ne prenait la peine de dire ce qui est, que resterait- il à critiquer ?

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25 novembre 2009

Les mouvements citoyens

corinne lepage entre colere et espoirs.jpgLa perte de confiance dans les partis politiques traditionnels engage des militants à chercher d'autres voies pour « changer le monde » et pour influencer les élus.

Il existe de nombreuses structures d'échanges et de réflexion, en dehors des partis : les « cercles », les fondations, les clubs... mais plutôt réservées à des élites restreintes et dont les productions ne sont pas obligatoirement concrétisées.

Corinne Lepage, députée européenne, Présidente du Club 21 et Vice- Présidente du Mouvement Démocrate pense que les partis politiques sont dans une impasse.

Il est impossible d'y travailler collectivement parce que les préoccupations électorales individualistes l'emportent sur l'urgence du changement.

Elle a crée, le 16 novembre, une association en réseau: Terre Démocrate, l'imagination au pouvoir. Les fondateurs et les membres partagent un même désir de faire émerger des solutions nouvelles.

http://www.terre-democrate.fr

alternative jean francois khan.jpgJean- François Kahn, cofondateur de l'hebdomadaire Marianne, qui s'est mis en satellite lointain du MoDem, a inauguré, le 18 novembre, le Centre de Réflexion et de Recherches pour l'Elaboration d' Alternatives, le CRREA, de paix. Jean François Kahn veut faire affluer, dans son association populaire, des gens de tous les horizons, démocrates et républicains, pourvu qu'ils placent l'homme au cœur de leurs réflexions.

Ce think tank n'a pas encore de site internet mais l'on peut accéder aux informations disponibles en tapant CRREA par google.

Le 21 novembre, c'est Patrick Sébastien, animateur de télévision, qui a souhaité peser sur la politique. Il va créer un rassemblement humaniste. Ce rassemblement  n'aura pas d'élu et aucun élu ne pourra s'en réclamer...

http://www.patricksebastien.fr: message vidéo.

Le prochain « cercle » sera sans doute celui de Fadela Amara, Secrétaire d'Etat en charge de la politique de la ville...

http://www.fadela-amara.net/blog/

Annie Keszey

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23 novembre 2009

Grands sujets du moment : ce qu'en pense Robert Badinter

robert badinter.jpgFaut-il légaliser l'euthanasie ?

« Chacun, en France, est libre de disposer de sa vie, libre, s'il le désire, de se suicider. Le suicide n'étant pas un délit, l'aide au suicide ne peut-être poursuivie. Il n'est donc pas nécessaire de légiférer »...

 

Faut-il une loi sur le port de la burqa ?

« Je suis un adversaire résolu de la burqa. Elle exprime une conception du rapport  de la femme aux autres et à la société que nous refusons...Mieux vaut procéder par des arrêtés municipaux interdisant le port de la burqa dans certains lieux publics et notamment dans les services publics. L'arrêté sera contesté et le Conseil d'Etat décidera au cas par cas »...

 

Faut-il pénaliser les délinquants sexuels qui refuseraient un traitement par castration chimique ?

« La castration est une mutilation irréversible de l'homme contraire à nos valeurs et aux principes de notre droit. Ce dont on parle, c'est d'un traitement hormonal destiné à réduire la libido. Il ne peut être administré qu'avec le consentement du sujet et doit être réversible...

Ces traitements (complexes) nécessitent le concours de praticiens qui actuellement font cruellement défaut »...

 

Le débat sur l'identité nationale est-il nécessaire ?

« L'arrière- pensée politique est évidente. Si l'on voulait un débat consensuel, il aurait fallu que les responsables politiques de tous les partis soient reçus à l'Elysée pour discuter de son contenu et de ses modalités »...

 

Quelle est votre définition de l'identité nationale ?

« Je lui vois trois composantes essentielles :

  • la culture française exprimée dans une langue prestigieuse, le français,
  • le triptyque, liberté, égalité, fraternité, auquel s'ajoute la laïcité spécifique de notre pays,
  • la conscience d'un avenir commun : les Français partagent une communauté de destin  qui fonde le modèle social français »...

Extraits du Parisien du 22/11/2009. Propos recueillis par Eric Hacquemand et Henry Vernet.

Image : Sénat

Annie Keszey

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20 novembre 2009

Les grands discours politiques du vingtième siècle

L'éloquence est un art, une compétence, que se partagent les très grands prédicateurs et responsables politiques.

« Le narcissisme ne permet pas d'accéder à l'éloquence. L'usage trop fréquent du « je » ou du « moi », réduit le monde aux dimensions de celui ou de celle qui parle et décrédibilise le discours. Cette mise en scène du « je » engendre une parole incapable de véhiculer quelque chose de l'ordre du politique, qui soit général, s'applique à tout le monde et en quoi chacun puisse se reconnaître.

Ce manque de générosité, ajouté au désir de séduire en peu de mots, affaiblit l'art de parler et donc de convaincre.

L'art du discours ne se réduit pas aux formules pérennisées : « Yes, we can » de Barack Obama, « I have a dream » de Martin Luther King ou « Je vous ai compris de Charles de Gaulle »... Il repose sur la composition tripartite équilibrée d'arguments rationnels fondés sur la raison, de transcendance et d'émotion » (François Sureau, avocat et écrivain).

Ces deux exemples de discours radiodiffusés sont extraits de l'anthologie de Christophe Boutin :

 

 

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PARIS LIBERE

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l'émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains ?

Non ! Nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de France, avec l'appui et le concours de la France toute entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien, puisque l'ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris chez elle. Elle y rentre sanglante mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l'immense leçon, mais plus certaine que jamais de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d'abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s'agit de devoirs de guerre. L'ennemi chancelle mais il n'est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l'ayons, avec nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s'est passé.

Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit en vainqueur. C'est pour cela que l'avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon. C'est pour cela que la Grande Armée Française d'Italie a débarqué dans le midi  et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C'est pour cela que nos braves et chères forces de l'intérieur vont s'armer d'armes modernes. C'est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu'au dernier jour, jusqu'au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu'il exige l'unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre histoire, nous n'avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu'à la fin, dignes de la France.

Vive la France !

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05 novembre 2009

Une identité mondiale

paix_monde_puteaux.jpg« Pour progresser, il faut que les hommes collaborent ; et au cours de cette collaboration, ils voient graduellement s'identifier les apports dont la diversité initiale était précisément ce qui rendait leur collaboration féconde et nécessaire...

Mais même si cette contradiction est insoluble, le devoir sacré de l'humanité est d'en conserver également les deux termes présents à l'esprit, de ne jamais perdre de vue l'un au profit exclusif de l'autre : de se garder, sans doute, d'un particularisme aveugle qui tendrait à réserver le privilège de l'humanité à une race, une culture ou une société : mais aussi de ne jamais oublier qu'aucune fraction de l'humanité ne dispose de formules applicables à l'ensemble, et qu'une humanité confondue dans un genre de vie unique est inconcevable, parce que ce serait une humanité ossifiée...

...L'humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l'un tend à instaurer l'unification, tandis que l'autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification...

...La nécessité de préserver la diversité des cultures, dans un monde menacé par la monotonie et l'uniformité n'a certes pas échappé aux institutions internationales. Elles comprennent aussi qu'il ne suffira pas, pour atteindre ce but, de choyer des traditions locales et d'accorder un répit aux temps révolus.

poussin_colores_puteaux.jpgC'est le fait de la diversité qui doit être sauvé, non le contenu historique que chaque époque lui a donné et qu'aucune ne saurait perpétuer au-delà d'elle-même. Il faut donc écouter le blé qui se lève, encourager les potentialités secrètes, éveiller toutes les vocations à vivre ensemble que l'Histoire tient en réserve. Il faut aussi être prêt à envisager sans surprise, sans répugnance et sans révolte ce que toutes ces nouvelles formes sociales d'expression ne pourront manquer d'offrir d'inusité.

La tolérance n'est pas une position contemplative, dispensant des indulgences à ce qui fut ou à ce qui est. C'est une attitude dynamique, qui consiste à prévoir, à comprendre et à promouvoir ce qui veut être.

La diversité des cultures humaines est derrière nous, autour de nous et devant nous... »

Extrait de : Race et histoire de Claude Lévi-Strauss.

Annie Keszey

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30 août 2009

Eté 2009 : deuxième panorama des fontaines putéoliennes

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